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N’ayez pas peur de manger des charcuteries

Pratique, appétissante, toute prête, la charcuterie est appréciée, mais elle a une mauvaise réputation nutritionnelle, accusée d’être trop grasse, trop salée, génératrice de cholestérol.

 

Des aliments riches en protéine

Chiffres

Chiffres

90%
des adultes consomment de la charcuterie au moins une fois par semaine.

34 g
par jour,  c’est la consommation moyenne des français.

Bon nombre de préjugés sur la charcuterie disparaissent peu à peu et son intérêt nutritionnel est aujourd’hui reconnu. Par leur diversité, les charcuteries entrent dans la composition d’un repas structuré tel que le recommande le Programme national nutrition santé (Pnns). Les teneurs en sel et en lipides diminuent depuis plusieurs années et cette tendance doit être maintenue, tout en respectant la qualité sanitaire et la gastronomie de ces aliments.

Les achats de jambon cuit ont augmenté entre 2005 et 2009, ceux des pâtés et terrines ont diminué dans le même temps comme pour le saucisson sec. Les charcuteries renferment 15 à 20 % de protéines de bonne digestibilité, dont des acides aminés indispensables, et elles peuvent intervenir dans la ration alimentaire, une portion modeste peut couvrir un besoin journalier. Les jambons et leurs multiples préparations, par leur richesse en protéines et leur faible teneur en lipides, sont tout à fait compatibles avec des régimes restrictifs ou hypocaloriques. Certaines vitamines ou oligoéléments sont bien représentés, comme les vitamines du groupe B dont la B1, le fer (boudin noir), le zinc. Le risque de cancer colorectal ne concerne que les grands consommateurs (plus de 52 g par jour) et il est aggravé par d’autres facteurs comme la consommation de tabac, d’alcool et le manque d’activité physique.

 

Consommer plus léger la charcuterie

La charcuterie peut être consommée sans crainte même pour un régime contre la goutte. La charcuterie fait souvent parler d’elle notamment lors des régimes et pourtant sa consommation n’est pas forcément risquée

1/ Moins de gras avec par exemple du saucisson sec

À savoir

À savoir

LA SAUMURE. Selon la durée du saumurage et la concentration en sel de la saumure, on obtient des charcuteries dites salées ou demi-sel.
Les apports restent très caloriques, mais depuis 30 ans les teneurs en matières grasses ont diminué d’un quart, grâce à une meilleure sélection des porcs d’élevage et une meilleure alimentation. Par ordre décroissant, les produits les plus riches en lipides sont les salamis, rillettes, chorizo (35 à 50 %) ; les saucisses, saucissons cuits, pâtés de foie ou de campagne, boudin noir (20 à 35 %) ; les andouilles, andouillettes, pâtés de tête ou en croûte (10 à 20 %) ; les jambons, rôtis de porc, filets de bacon, tripes (moins de 10 %).

2/ Moins de sel

Quant à la teneur en sel, les changements dans les procédés de fabrication et de saumurage ont permis sa diminution au cours de ces décennies. Mais les morceaux de salaison restent riches en sel même après dessalage, et leur consommation doit rester occasionnelle. Sinon, ils ont à peu près la même valeur alimentaire que leur équivalent frais.

3/ Transformer et conserver

Les charcuteries sont des produits de transformation des viandes rouges et la matière principale est le porc. Il existe plus de 400 produits dont la garantie en matière de qualité et de tradition est le Code des usages. Quelles que soient les catégories, un produit de qualité supérieure contient plus d’ingrédients nobles qu’un produit standard. Ainsi, le jambon cuit supérieur ne contient ni phosphates ni agent gélifiant, contrairement au jambon cuit standard qui peut contenir tous les additifs autorisés dont la réglementation est très précise.

4/ Les plus courants

  • Nitrates E 249 à E 252, conservateurs et stabilisants. Ils sont nécessaires et obligatoires à doses contrôlées pour neutraliser la prolifération des germes tels staphylocoques et bacille botulique.
  • Polyphosphates E 540 (DJA 70), stabilisants. Ils fixent l’eau, augmentent ainsi le poids des produits et les couleurs, les rendant plus appétissants. Ils ne sont pas obligatoires.

5/ Les produits bio

Il existe dans la filière agrobiologique des produits de charcuterie issus de viandes exemptes de résidus, fabriqués et conservés avec uniquement les substances autorisées par la Charte européenne, comme le nitrate de potassium, E 252.

Conseils de pharmacien : les charcuteries font intervenir trois modes de préparation : le séchage, le fumage et le salage.

Conseils de pharmacien : les charcuteries font intervenir trois modes de préparation : le séchage, le fumage et le salage.

Le séchage diminue le poids du produit tout en lui laissant le temps de fermenter. Le fumage, autrefois suspect se fait aujourd’hui sans risques de production de substances cancérigènes, grâce à l’amélioration des techniques. Le salage consiste à imprégner la viande de sel dans un but de conservation et pour modifier le goût, il se pratique de deux façons. La méthode artisanale consiste à plonger les produits dans une saumure : au bout de 3 à 4 semaines la viande est protégée tout en restant juteuse. Le procédé industriel, plus rapide et économique, consiste à injecter la saumure directement et mécaniquement dans la viande, mais ce n’est pas le meilleur en matière de qualité.

 

Bien acheter

  • Précautions après achat. Malgré leur mode de préparation assurant une bonne conservation, les charcuteries sont des produits fragiles et peuvent causer une intoxication alimentaire, prenez des précautions après achat.
  • Les plus fragiles. Les saucisses ne se conservent jamais longtemps. Chaque été, des merguez parties se terminent à l’hôpital. Un pâté entamé doit être consommé rapidement et n’hésitez pas à mettre à la poubelle une tranche de jambon qui traîne depuis quelques jours dans le réfrigérateur.
  • Au moment de l’achat. Soyez vigilant sur la fraîcheur des différents produits, la propreté du magasin et du charcutier lui-même (marchés), la température du meuble réfrigéré dans les supermarchés (elle ne doit pas dépasser + 3 °C), la date limite de consommation des produits préemballés.