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Bébé aimerait digérer en paix !

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) gâche la vie de nombreux nourrissons… et de leurs parents. Il se caractérise par des régurgitations après les repas du bébé, souvent accompagnées de pleurs. Comment l’identifier ? Quels sont les bons gestes à adopter pour soulager votre bébé ? On vous répond.

 

Un peu plus de 25% des nourrissons français (1) sont concernés par le reflux gastro-oesophagien, soit un sur quatre. Si de nombreux parents ont déjà eu le plaisir d’essuyer un renvoi de lait sur leur épaule après un biberon ou une tétée, faire la distinction entre les différentes causes de vomissement permet de ne pas s’affoler pour rien. Un rejet est un simple renvoi de lait non digéré, très banal chez les nourrissons compte tenu de la quantité de lait qu’ils ingurgitent au regard de la taille de leur estomac. Le reflux gastro-oesophagien (aussi appelé RGO) est plus rare et se caractérise par des remontées d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage, puis dans la bouche. Ces vomissements importants peuvent s’accompagner de la présence d’un peu de sang et sont douloureux pour le bébé. 

 

Les causes du reflux gastro-oesophagien

Assez courant durant les deux premiers mois, le reflux gastro-oesophagien disparaît en général lorsque l’enfant commence à se tenir debout. Sur le banc des accusés, le sphincter inférieur de l’œsophage. Situé à la jonction entre l’estomac et l’œsophage, il s’ouvre à l’arrivée du bol alimentaire puis se referme pendant la digestion. Il arrive que cette valve ne soit parfois pas entièrement formée. Le contenu gastrique peut alors remonter dans l’œsophage pendant la digestion : ces remontées acides irritent la paroi de l’œsophage et occasionnent à la longue de vives douleurs. Elles poussent même parfois le bébé à refuser la nourriture, ce qui entraîne à terme un retard de croissance. Si votre enfant régurgite souvent et beaucoup, avec des pleurs importants, il est important de consulter son pédiatre pour poser un diagnostic rapidement.

 

Les traitements contre le reflux gastro-oesophagien

Votre pédiatre saura vous conseiller un lait anti-reflux adapté à votre enfant : ces laits spéciaux ont la même composition que les autres laits maternisés, et sont en plus épaissis grâce à l’ajout d’amidon. Si la prise d’un lait épaissi ne suffit pas à améliorer la digestion de votre bébé, un traitement peut alors être envisagé avec le médecin. Plusieurs possibilités : protéger la muqueuse de l’œsophage grâce à des médicaments à l’effet « pansements » gastriques, ou carrément réduire l’acidité du contenu gastrique Ces traitements s’accompagnent souvent d’effets secondaires et doivent donc être pris sous contrôle médical et pour des durées limitées.

 

Les bons gestes anti-reflux au quotidien

Avant même d’envisager un traitement, une adaptation des gestes de puériculture au quotidien pourra déjà soulager votre bébé. La prise des repas doit se faire dans un environnement très calme, en effectuant plusieurs pauses pour favoriser les rots. Respectez les portions recommandées pour chaque biberon afin de ne pas « surcharger » son estomac. Attention de ne pas trop incliner votre enfant lorsqu’il boit, et adoptez une position redressée à 30/40° dans son transat pour favoriser la digestion. Au rayon tétine, choisissez-en une au débit réglable pour s’adapter au mieux à l’âge et à la vitesse de succion de votre enfant. Préférez aussi celles comportant une valve qui régule l’entrée d’air. La nuit et pendant les siestes, surélevez de 10° environ la tête de lit de votre enfant. Pour ne pas comprimer son estomac, ne serrez pas trop ses couches et choisissez-lui des vêtements amples à la taille. Evitez bien entendu de fumer dans les pièces où il vit.
Et pour prendre son mal en patience, dites-vous que son reflux gastro-oesophagien ne sera plus qu’un mauvais souvenir lorsqu’il aura commencé à gambader.

(1) – Prévalence du reflux gastro-oesophagien (RGO) chez l’enfant et l’adolescent en France : résultats d’une étude observationnelle transversale – Martigne (Gastroentérologie Clinique et Biologique) Volume 33, numéro 3S1 page A40 (mars 2009) (abstract en ligne)

Résoudre ses problèmes de digestion avec les plantes

Les aliments et la façon de s’alimenter ont une influence directe sur notre santé, ils peuvent être à l’origine de nombreux problèmes digestifs. Comme des douleurs d’estomac Du repas qui pèse sur l’estomac aux ballonnements, vous cherchez à être soulagés rapidement.

 

Digestion difficile due à une mauvaise alimentation

Une bonne digestion dépend de la bonne qualité du bol alimentaire. Les petits soucis digestifs sont souvent la conséquence de repas bien arrosés, de plats trop lourds, riches en graisses et en sucres, ou trop vite avalés. Les plaintes les plus courantes sont un état dyspepsique (digestion difficile), des lourdeurs, des brûlures, une somnolence après le repas, de l’aérophagie, des renvois. Lorsque les troubles sont occasionnels, ces difficultés peuvent être facilement soulagées par un changement d’hygiène de vie et la prise de compléments alimentaires.

  • Dyspepsie et ses maux
    On englobe sous le terme de dyspepsie l’ensemble des dysfonctionnements du tube digestif qui se produisent lorsque les capacités digestives sont débordées. Le ballonnement se traduit par une distension de la paroi abdominale. La flatulence, ou émission de gaz intestinaux est favorisée par l’ingestion d’aliments très fermentescibles. Le météorisme correspond à l’accumulation de gaz dans l’intestin. Le pyrosis est une douleur ressemblant à une brûlure siégeant dans la partie supérieure de l’abdomen.
  • Autres symptômes
    Lorsque la dyspepsie s’accompagne de nausées et de céphalées, on parle improprement de crise de foie ainsi que d’indigestion. Le syndrome de l’intestin irritable peut inclure une douleur épisodique, des ballonnements et des troubles du transit (constipation ou diarrhée), ainsi que des migraines et de la fatigue. Un même patient peut présenter différents symptômes qui coexistent ou qui changent de localisation au fil du temps.

 

Digestion difficile

  • Météorisme et aérophagie
    Priorité aux plantes carminatives. Elles sont riches en huiles essentielles, et souvent utilisées comme aromates : aneth, angélique, anis vert, badiane, carvi, coriandre, fenouil doux. Elles s’opposent à la formation de gaz, facilitent leur expulsion et/ou leur résorption, limitent les fermentations intestinales et ont une action antispasmodique.
  • Ballonnements et diarrhées
    Place au charbon végétal. Il est obtenu par carbonisation des coques de noix de coco. C’est la plante de référence pour l’absorption des gaz, elle agit en modifiant la tension superficielle des bulles de gaz. Elle doit être administrée à distance des autres médicaments pour ne pas diminuer leur absorption.
  • Dyspepsie
    Si elle s’accompagne de bouche sèche ou reflux gastrique, il faut penser à la gentiane associée à la mélisse.

 

Amies du foie

Nausées, bouche pâteuse, ces plantes, artichaut, boldo, chardon Marie, chicorée, fumeterre, radis noir, sauge… désengorgent immédiatement le foie en intervenant sur la bile et la vésicule. Le desmodium est un puissant hépatoprotecteur : associé au radis noir ou au chardon Marie, il contribue à réparer les cellules du foie agressées par les médicaments ou l’alcool. En cas de nausées, on peut mâchonner une tranche de gingembre frais ou faire des infusions de boldo ou d’aubier de tilleul. La combinaison fumeterre/artichaut/mélisse est parfaite pour combattre la somnolence après le repas.

 

Manger calmement pour faciliter la digestion

  • Douleurs abdominales
    Le soulagement est obtenu avec les plantes antispasmodiques. Achillée millefeuilles, matricaire, mélilot et menthe poivrée ont un tropisme digestif apprécié pour soulager les crampes et les spasmes. Mélisse, romarin, menthe, aubier de tilleul et sauge ont également des vertus calmantes. Les effets apaisants du curcuma sur la digestion ont été confirmés par plusieurs études.
  • Stress et nervosité
    Le retour à une digestion en toute tranquillité fait appel aux plantes à composante anxiolytique comme la mélisse, la lavande, la passiflore, la valériane, la ballotte.
Ce qu'il faut faire

Ce qu'il faut faire

Vos troubles sont-ils fréquents ? Quelle est votre façon de vous alimenter ? Êtes-vous émotif ou stressé ? Compte tenu de la diversité des symptômes, le conseil du pharmacien est personnalisé. Il doit être assorti de mesures hygiénodiététiques et ne concerner que les épisodes fonctionnels et occasionnels.

  • Prenez le temps de manger, de mastiquer dans une ambiance calme, si possible à heures régulières.
  • Fractionnez vos repas (trois ou quatre par jour), et buvez de 1,5 à 2 litres d’eau par jour.
  • Évitez les plats en sauce, les fritures et les graisses qui provoquent une sensation de lourdeur.
  • Limitez la consommation d’excitants qui irritent les muqueuses : café, alcool, épices, condiments, tabac.
  • Pratiquez régulièrement une activité physique : en renforçant la ceinture abdominale, vous améliorez le transit intestinal.
  • Évitez le port de vêtements trop serrés qui exercent une pression abdominale.
Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui colonisent naturellement et temporairement nos intestins. Ils sont constitués de bactéries (lactobacilles et bifidobactéries) et de levures (saccharomyces). Ils rétablissent l’équilibre de la flore intestinale et modifient l’acidité du contenu intestinal. Ce phénomène pourrait contribuer à soulager divers troubles intestinaux (diarrhées, reflux, ballonnements, colite). Leurs effets sur la santé varient de façon considérable d’une souche à l’autre. Pour être bénéfiques, ils doivent être pris plusieurs fois par semaine. En pharmacie, vous les trouverez sous forme de compléments alimentaires. Préférez les produits renfermant plusieurs bactéries, vous serez sûr de répartir les différentes souches partout dans votre intestin. Quant aux probiotiques alimentaires, vous les trouverez au rayon yaourts et laits fermentés.

Comment apaiser les problèmes de digestion ?

Les troubles digestifs peuvent être pénibles et altérer la qualité de vie. Conseils alimentaires et solutions médicamenteuses ou alternatives pour en venir à bout des douleurs estomac.

 

Qui n’a pas, un jour ou l’autre, souffert de remontées acides, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, parfois alternées ? Ces troubles sont douloureux et plus encore quand les symptômes deviennent chroniques. Le stress, c’est incontestable, joue un rôle dans le déclenchement des brûlures d’estomac. Pression ou harcèlement au travail, contrariétés familiales, soucis de santé… chez certaines personnes, c’est l’estomac qui, en réaction, regimbe. Une preuve : celles qui sont sujettes aux reflux gastriques se sentent souvent mieux le week-end ou pendant les vacances. De même, l’anxiété accélère le transit intestinal et provoque des diarrhées ou un syndrome de l’intestin irritable (SII). On sait que celui-ci apparaît dans 15 à 20 % des cas après une gastro-entérite sérieuse de plus de 5 jours, mais plus souvent chez les personnes au profil anxieux. D’autres hypothèses sont avancées, notamment une hypersensibilité digestive, elle-même souvent liée à un événement stressant qui remonte à l’enfance ou à l’adolescence. D’où l’intérêt de la relaxation. Des anomalies du contrôle de la douleur sont également en cause et expliquent que certaines personnes ressentent davantage ce qui se passe dans leur corps et donc dans les intestins.

 

Traitement au cas par cas des troubles de la digestion

Outre le stress, l’alimentation entre en ligne de compte dans la survenue des problèmes gastriques et intestinaux, qu’ils soient ponctuels ou chroniques et de ballonnement.

 

Remontées acides

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) se manifeste par des remontées acides et par le pyrosis, c’est-à-dire la sensation de brûlure partant du creux de l’estomac et remontant derrière le sternum jusque parfois dans la gorge.

  • Symptômes associés

Ces remontées peuvent aussi causer voix cassée, toux chronique, laryngites à répétition et même douleurs thoraciques. Se pencher trop en avant provoque des brûlures, les vêtements serrés et le surpoids écrasent l’estomac et facilitent le pyrosis, et la position couchée favorise les remontées acides, c’est la raison pour laquelle les douleurs surviennent souvent la nuit, après le dîner. Pensez à relever la tête de votre lit.

  • Conseils alimentaires

Rien n’est interdit, mais dînez léger, limitez fritures, boissons gazeuses, jus d’agrumes, laitages (donnant parfois des
flatulences et gaz intestinaux qui exercent une pression sur l’abdomen et l’estomac), café qui favorise le relâchement du sphincter entre l’estomac et l’œsophage, et favorise ainsi remontées acides et brûlures, aliments épicés et acides. Enlevez la peau des tomates et préférez le jus de citron au vinaigre. Privilégiez les légumes, crus ou cuits à chaque repas, les fruits entre les repas et le poisson, cuit à l’eau ou à la vapeur.

Si les symptômes persistent consultez, car il peut s’agir d’un ulcère gastrique ou du duodénum.

 À lire aussi : Prévenir et soulager le reflux gastro-œsophagien (RGO)

 

Intestin irritable

Colopathie fonctionnelle, côlon irritable ou syndrome de l’intestin irritable (SII), trois appellations pour désigner un dysfonctionnement du gros intestin, responsable de douleurs abdominales surtout après les repas, de ballonnements, de crampes intestinales (qui disparaissent en général avec l’évacuation de gaz ou de selles).

  • Symptômes associés

Des troubles du transit (diarrhées et/ou constipation) sont souvent associés et parfois même avec maux de tête, mauvaise haleine, nausées. Quand le SII est chronique, il est recommandé de revoir son hygiène de vie (pratiquer une activité physique régulière, avoir une alimentation riche en fibres) et de pratiquer relaxation ou yoga.

  • Conseils alimentaires

À la longue, les personnes qui souffrent du SII finissent par repérer les aliments qui ne leur conviennent pas : choux, haricots, lentilles, plats en sauce et gras, tomates, concombre, radis, céleri, alcool, sucre et édulcorants… C’est variable mais, là encore, pas d’interdiction. Une chose est sûre, il faut bien mastiquer, manger à des heures régulières et boire de l’eau ou des tisanes régulièrement dans la journée.

Si les symptômes persistent, le médecin recherchera une infection digestive (gastro-entérite) ou encore une intolérance au gluten.

 À lire aussi : La gastro : bénigne souvent, sérieuse parfois

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Indigestion, appelée à tort crise de foie

Faire une petite diète. Médicaments possibles : antispasmodiques pour calmer les douleurs d’estomac ; citrate de bétaïne pour accélérer la digestion ; antiacides légers pour soulager brûlures et remontées acides ; cholérétiques, souvent à base de plantes, pour stimuler la digestion des graisses ; alginates pour protéger la muqueuse gastrique ; et homéopathie.

 À lire aussi : Les bons réflexes pour un transit qui file droit

Brûlures d’estomac

Les pansements gastriques soulagent les symptômes rapidement mais transitoirement ; les antiacides, utilisés le plus souvent 2 heures après les repas, neutralisent l’acidité par effet tampon ; les alginates (ou l’association antiacide/alginate) forment un gel qui protège l’estomac et évitent les remontées acides. Les antisécrétoires d’acide pour les brûlures persistantes : anti-H2, bien supportés mais dont l’effet s’atténue au fil des prises, ou inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), à prendre 10 minutes avant le petit-déjeuner, plus puissants, qui agissent sur la durée.

Intestin irritable

Les antispasmodiques permettent de diminuer les contractions intestinales et d’agir sur les douleurs abdominales pendant les crises, mais à ce jour, il n’existe pas de traitement réellement efficace. Laxatifs doux ou ralentisseurs du transit, selon le cas, peuvent être utiles pour améliorer le transit intestinal, mais toujours ponctuellement. Certains antidépresseurs sont parfois prescrits à très faible dose pour abaisser les seuils douloureux, mais c’est rarement nécessaire. Les probiotiques peuvent avoir un intérêt.