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Ces maux qui nous en mettent plein le dos

Saviez-vous que 80% d’entre nous seront amenés un jour ou l’autre à souffrir d’un mal de dos ?

Comprendre et traiter le mal de dos

Il existe différents types de mal de dos, plus ou moins graves. Dans tous les cas, le mal de dos ne doit pas être banalisé et s’il devient chronique, vous devez consulter.

 

Le mal de dos est une affection si fréquente que de nombreuses personnes le banalisent. Elles pensent que leurs douleurs bas du dos dues à de mauvaises postures vont disparaître avec le temps ou au contraire, qu’il faut vivre avec, que c’est un signe de vieillissement… Il n’en est rien ! et de toute façon pourquoi souffrir, alors qu’il existe des traitements ! Dans la plupart des cas, le mal de dos ou les douleurs lombaires, lombalgies, lumbago… sont d’origine mécanique, liées à un effort physique trop important (port de charges lourdes) ou à un traumatisme, mais pour environ un patient sur vingt, la douleur est d’origine inflammatoire. Un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée de la maladie à l’origine du mal de dos inflammatoire (spondyloarthrite) permettent de réduire la douleur et d’éviter des complications à long terme. Certaines personnes peuvent attendre jusqu’à 10 ans ou plus avant de mettre un nom sur leur douleur. N’attendez pas ! Les principales questions à vous poser sont les suivantes : Où se situe la douleur ? Quand survient la douleur ? Depuis combien de temps ? Comment évolue-t-elle ? Quels sont vos antécédents ? Avez-vous des signes associés ?

 

Origine mécanique

Ce mal de dos survient à tout âge. La douleur est décrite comme une douleur vive ou lancinante.

  • La douleur bas du dos est souvent associée à un traumatisme ou à un effort physique. Les symptômes sont variables au début et ils peuvent s’aggraver rapidement.
  • Les symptômes s’atténuent avec le repos et la douleur n’est pas associée à des raideurs matinales (si c’est le cas, elles durent moins de 30 minutes).

 

Traitements du mal de dos

Le traitement associe généralement médicaments (antalgiques, AINS), rééducation et ceinture lombaire.

Le paracétamol possède contre les douleurs lombaires une bonne efficacité antalgique. Ne dépassez pas les doses maximales recommandées, chez l’adulte, 4 grammes par jour, en quatre prises espacées de 4 heures minimum.

Le kinésithérapeute proposera des exercices de musculation ou de rééducation à l’effort. Au départ, il peut faire appel à des massages ou à l’électrostimulation transcutanée.

Le port d’une ceinture lombaire permet de redresser la colonne lombaire, de corriger les mauvaises positions du rachis et de soulager la zone lombaire. Il favorise la reprise des activités.

 À lire aussi : Quand consulter un chiropracteur ?

 

Origine inflammatoire du mal de dos

Les principaux critères sont les suivants.

  • Apparition chez des personnes jeunes, généralement âgées de moins de 40 ans.
  • Apparition progressive de la douleur qui ne s’améliore pas avec le repos.
  • Symptômes qui s’améliorent avec de l’exercice.
  • Douleurs nocturnes, réveillant dans la deuxième partie de la nuit.
  • Raideurs matinales qui durent plus de 30 minutes.

Le mal de dos d’origine inflammatoire altère grandement la qualité de vie. Les activités élémentaires comme sortir du lit, se brosser les dents, s’habiller… mais aussi marcher, conduire peuvent devenir difficiles. Avec le temps, il peut limiter le mouvement et, dans les cas sévères, causer une fusion des vertèbres entre elles très invalidante.

 

Traitements du mal de dos

Il existe plusieurs types de pathologies susceptibles d’être à l’origine d’un mal de dos inflammatoire, spondyloarthrite axiale, rhumatisme psoriasique, arthrite réactionnelle… Dans ces cas, il est nécessaire de faire des examens plus appropriés et d’examiner les articulations à l’aide de technique telle que l’IRM (imagerie par résonance magnétique), la radiographie n’est pas suffisante. Ces pathologies sont généralement d’origine auto-immune, le système immunitaire s’attaquant aux tissus sains, et leur prise en charge doit être adaptée. Les progrès scientifiques des dix dernières années permettent aujourd’hui de mieux les traiter. Les biothérapies (antiTNF-alpha) constituent une avancée thérapeutique majeure dans la prise en charge de ces pathologies.

Pour calmer la douleur, anti-inflammatoires non stéroïdiens et antalgiques sont utilisés. La rééducation est indissociable du traitement médicamenteux.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

  • Quand consulter un médecin
  • Si vous souffrez depuis 3 mois ou plus.
  • Si votre douleur n’est pas calmée par le repos et s’aggrave la nuit.
  • Si votre consommation d’antalgiques et/ou d’anti-inflammatoires est excessive.
  • Si votre douleur s’accompagne d’autres symptômes.
  • Mal de dos d’origine mécanique
  • En cas de crise : limitez le repos au lit au minimum ; reprenez une activité le plus vite possible et de façon progressive grâce au port d’une ceinture lombaire.
  • En prévention : pliez les genoux avant de se baisser et éviter le port de charges trop lourdes ; pratiquez une musculation abdominale ; évitez de dormir sur le dos ; évitez la station assise prolongée ; faites attention à votre poids ; évitez les talons aiguilles et les ballerines, les sports violents ou asymétriques (tennis, sports de combat…) et préférez les activités telles que la marche, la natation.
À savoir

À savoir

La colonne vertébrale est constituée de 33 vertèbres empilées et articulées les unes sur les autres depuis la base du crâne jusqu’au bassin. On distingue 24 vertèbres mobiles (7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires), 5 vertèbres sacrées soudées et 4 vertèbres fixes et atrophiées constituant le coccyx.

Entre deux vertèbres successives se trouvent des coussinets (disques intervertébraux) qui favorisent les mouvements et amortissent les chocs.

La zone lombaire est la partie la plus sollicitée : elle supporte le plus gros du poids du corps. C’est elle qui souffre le plus !

 À lire aussi : Quel sport choisir quand on a mal au dos ?

 

 

En savoir plus :

Association française de lutte antirhumatismale (AFLAR) : www.aflar.org
Association France spondylarthrites (AFS) : www.spondylarthrite.org
Site Internet : www.neluitournezpasledos.fr

 

Je travaille mon élégance et ma posture de dos

Sportif ou non, si l’on ne prend pas garde à sa posture, le dos se voûte, les épaules s’incurvent. Et toute l’attitude prend un coup de vieux…


Différents exercices pour le mal au dos

Pour retrouver et garder une certaine harmonie et énergie qui émanent de notre manière de nous mouvoir, il existe un certain nombre d’exercices et de méthodes simples qui aident à adopter les bonnes positions.

 À lire aussi : Quel sport choisir quand on a mal au dos ?

 


J’essaie le floorballet pour un bon étirement

Le floorballet, créé par Véréna Tremel, une des fondatrices du studio Rituel à Paris et maître instructor, cette nouvelle discipline est un savant mélange de Pilates, de girotonic, de danse moderne et de barre de danse classique. « En fait, j’ai trouvé que, dans les cours traditionnels de Pilates, il manquait le travail des jambes, celui de la coordination ainsi que le côté fun de la musicalité. »


Je n’ai jamais fait de danse !

Pas de panique. On ne vous demande pas d’exécuter un pas de deux. « Même si vous allez en apprendre les bases, vous n’avez pas besoin de connaître la danse. À 40 ans, on n’a pas la même souplesse que lorsque l’on était enfant. » Le floorballet est une routine de mouvements combinant renforcement musculaire, fluidité des mouvements et du corps… On y travaille la ceinture abdominale, les muscles postérieurs, les jambes, les fessiers, les pieds et aussi l’élégance. Issue de la méthode Kniassef, les années de danse et d’enseignement ont permis à Véréna d’élaborer un répertoire basé sur des exercices apportant force et équilibre d’une manière non invasive et on oublie les maux de dos.


J’ai mal aux genoux et au dos

Il n’y a pas de contre-indication. Les articulations sont travaillées en respectant leur intégrité. « Les trois quarts du cours s’effectuent au sol. Le parquet jouant un rôle de soutien, les articulations ne sont pas traumatisées par le poids du corps ou par la gravité. » Seulement les 10 ou 15 dernières minutes se déroulent debout. En cas de problème, Véréna nous place à la barre, à condition de le lui indiquer.


Je suis enceinte

Idem. Si vous n’avez pas de grossesse à risque, il n’y a pas de danger non plus. « Vous pouvez presque tout faire, sauf être allongée sur le ventre. En vous plaçant à quatre pattes, vous pouvez faire toutes les variantes agenouillées. » Votre douleur dos diminuera considérablement.


Je travaille pour une bonne posture

Le floorballet apprend à se mouvoir et à bouger son corps. « La posture commence par le bassin et la colonne vertébrale. Comme le Pilates, tout le corps est sollicité à partir de son centre. » Idéal pour corriger sa posture et réaligner son corps. « Le travail des jambes et des pieds est important. Ces derniers sont nos racines, notre connexion avec le sol. Après trois mois, j’ai observé chez mes élèves un net changement. Et quand on aperçoit un danseur, cela se voit ! »


Et pour les sportifs ?

Le floorballet se veut complémentaire. Quelle que soit la discipline pratiquée, il rend les mouvements plus fluides, donc plus efficaces. Les articulations sont moins traumatisées. Sans compter que le travail asymétrique rééquilibre le squelette, les chaînes musculaires… Un élément d’autant plus important quand on sait que dans un sport un côté est toujours plus sollicité que l’autre. Vos douleurs bas du dos disparaîtront très rapidement.

À lire

À lire

EXERCICES POUR UN CORPS DE DANSEUSE
Un programme d’entraînement complet mis au point par une danseuse étoile du Royal Ballet.
Darcey Bussel, éd. Marabout, 192 pages, 5,99 €.