Insuffisance cardiaque : évolution et traitements

Insuffisance cardiaque : évolution et traitements

18 mars 2016
L’insuffisance cardiaque correspond au stade où le cœur ne parvient plus à faire son travail correctement c’est-à-dire à pomper du sang au débit nécessaire

 

Le cœur comprend quatre cavités. Les oreillettes, les plus petites, reçoivent le sang provenant des poumons (oreillette gauche) et du reste de l’organisme (oreillette droite). Les deux plus grandes, les ventricules, expulsent le sang venant des oreillettes vers les poumons (ventricule droit) et vers le reste de l’organisme (ventricule gauche). L’insuffisance cardiaque correspond à une anomalie de la fonction cardiaque qui entraîne une incapacité du cœur à assurer le débit sanguin nécessaire pour couvrir les besoins énergétiques de l’organisme. Pathologie fréquente, elle peut être grave et apparaître à n’importe quel âge. Toutefois, deux tiers des patients ont plus de 70 ans.

 

Évolution lente

L’insuffisance cardiaque se développe généralement lentement, chez des personnes dont la santé est fragilisée depuis plusieurs années par des troubles cardiaques (insuffisance coronarienne, infarctus du myocarde, malformation cardiaque, etc.), respiratoires ou par de l’hyper- tension non traitée.

 

Symptômes parfois trop discrets

Les symptômes ne sont pas toujours évidents. Au premier stade, ils peuvent même être absents. D’autres, comme la fatigue ou la difficulté à respirer peuvent être mis à tort sur le compte du vieillissement. Les plus caractéristiques sont : fatigue physique importante, gêne respiratoire (d’abord à l’effort puis au repos), œdème des pieds et des jambes, palpitations (respiration courte et sifflante), toux accompagnée de mucosités, mictions nocturnes plus fréquentes…

 

Traitement médicamenteux

Plusieurs classes de médicaments, souvent associées, sont prescrites.

  • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion qui dilatent les vaisseaux et facilitent la vidange du cœur.
  • Bêtabloquants qui facilitent le travail du cœur en le ralentissant.
  • Diurétiques qui soulagent le cœur en augmentant l’élimination rénale.

Les médicaments doivent être pris régulièrement sans arrêt, sinon les symptômes peuvent réapparaître. La vaccination contre la grippe est recommandée ainsi que la vaccination contre le pneumocoque.

Si le traitement médicamenteux est insuffisant, une thérapie de désynchronisation cardiaque peut être indiquée. Un petit appareil est implanté afin d’envoyer de minuscules impulsions au cœur pour l’aider à battre de façon plus coordonnée et améliorer l’efficacité du pompage. Enfin, dans certains cas, la chirurgie cardiaque est nécessaire.

Scruter le coeur

Scruter le coeur

À côté de l’examen clinique et du bilan sanguin, un certain nombre d’examens sont nécessaires au diagnostic. – Électrocardiogramme qui permet de mettre en évidence les anomalies du rythme cardiaque. Il peut être pratiqué au repos ou pendant un effort. – Radiographie du thorax qui peut montrer une dilatation du cœur ou une atteinte des poumons associée. – Écho doppler cardiaque, l’examen de choix, car il permet de montrer à la fois l’anatomie du cœur et de sa fonction.
À savoir

À savoir

L’arrêt du tabac, la limitation de la consommation de sel et d’alcool, la perte de poids, la pratique d’une activité physique, tous ces changements de mode de vie peuvent limiter les facteurs de risque cardiovasculaire et atténuer certains des symptômes et diminuer la fatigue du cœur.
Christine Fallet

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