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épices du monde

Les épices : pour stimuler papilles et santé !

03 juillet 2016
Non contentes d’apporter couleurs et saveurs à nos plats quotidiens, les épices les saupoudrent aussi de touches de bien-être.

 

Quelques siècles en arrière, elles étaient recherchées pour de nombreux usages indépendants de leurs propriétés aromatiques. On utilisait les épices aussi bien pour chasser les mauvais esprits que pour leurs vertus médicinales supposées. Elles étaient précieuses et coûteuses. Depuis, elles ont fait l’objet d’études qui confirment leur intérêt dans l’équilibre alimentaire et la prévention santé.

Des arômes d’origine végétale

Condiments, aromates, herbes, épices… De nombreuses substances sont capables d’accompagner les aliments pour les relever ou les rendre encore plus savoureux, mais on ne sait pas toujours comment les classer. Les épices sont issues de cultures ou de cueillettes. Elles proviennent des parties aromatiques de certains végétaux ; elles peuvent être extraites d’écorces, de graines, de feuilles, de fleurs, de fruits, de bulbes, de gousses, etc. Utilisées en cuisine pour apporter du goût, elles peuvent aussi colorer les plats.

Le champ des épices étant vaste, nous avons choisi ici de ne pas l’élargir aux autres aromates aux talents sensoriels et nutritionnels, comme les fines herbes (basilic, cerfeuil, ciboulette, persil…).

L’exotisme des épices au service de l’équilibre

La monotonie peut être une source de déficiences nutritionnelles, voire de surpoids. À l’inverse, la diversité est garante d’un meilleur équilibre. Grâce aux épices, nos assiettes adoptent mille et une saveurs et couleurs, et nous invitent à être curieux. En diversifiant notre culture alimentaire, nous mettons plus de chances de notre côté pour notre santé.

De plus, les recettes avec des épices sont si parfumées qu’elles nécessitent peu de sel ; un point fort dans le contexte actuel où nos apports salés moyens sont largement supérieurs à nos besoins.

Les bienfaits des épices : plus de goût et plus de nutriments

Les épices sont peu caloriques et on les utilise en très faibles quantités. Leur intérêt nutritionnel majeur est donc d’apporter à notre alimentation des saveurs non caloriques. Un principe précieux pour manger équilibré au quotidien, et pour perdre du poids (la non-prise en compte du plaisir dans les régimes est un facteur d’échec).

Les épices ont également des talents spécifiques. La plupart sont concentrées en micronutriments : fibres, vitamines, minéraux et polyphénols antioxydants (qui nous aident à lutter contre le vieillissement de nos cellules). Les épices les plus riches en molécules antioxydantes sont le poivre, le curcuma, les piments, le gingembre, le clou de girofle, la noix de muscade, la cannelle et la vanille.

 

Epices = antioxydants

Epices = antioxydants

L’intérêt des épices peut sembler limité parce qu’on les consomme en faibles quantités. Qu’on se rassure : les antioxydants qu’elles contiennent peuvent avoir un intérêt préventif même à faibles doses. Pour profiter des bienfaits des épices, il est en tout cas judicieux d’en intégrer plusieurs fois par jour dans des préparations variées, solides ou liquides, sucrées ou salées.

 

Les épices, un patchwork de bienfaits

La liste de leurs bénéfices supposés est impressionnante… Mais peut-on se fier à nos ancêtres et utiliser les épices dans un but préventif ou curatif ?

 

L’histoire des vertus des épices est passionnante. Au Moyen-Âge, il n’y avait pas un problème de santé qui ne trouvait sa solution dans ces extraits végétaux. Tout n’était peut-être pas dénué de sens, car certains effets ont dû être observés… Mais il faut être très prudent car les bénéfices des épices décrits ci-dessous sont basés sur des croyances, us et coutumes, et restent sans confirmations scientifiques. Ils ne sont donc pas intégrés aux principes de la médecine moderne. Et les vendeurs d’épices n’ont pas le droit de mettre en avant des effets santé.

Un usage antiseptique

La plupart des épices (cardamome, cannelle, clou de girofle, coriandre, cumin, paprika, poivre, safran…) avaient la réputation d’aider à lutter contre les infections au sens large. On disait qu’elles pouvaient soigner les plaies, voire qu’elles permettaient de « purifier » l’organisme…

Plus de tonus

Le rôle traditionnel qui revient également souvent dans la description des épices est leur côté stimulant, euphorisant, voire aphrodisiaque. Certaines nous permettraient d’être plus toniques, comme la cardamome, le carvi (« cumin des prés »), le clou de girofle, la coriandre, la muscade, le poivre, le safran, la vanille.

Une meilleure digestion

La réputation la plus fréquente concerne le transit. Quasi toutes les épices seraient impliquées dans son amélioration, certaines en favorisant les sécrétions salivaires, d’autres en luttant contre les ballonnements, d’autres encore en réduisant le temps de passage dans l’intestin. Les plus actives seraient l’anis vert, la cannelle, le carvi, le clou de girofle, la coriandre, le cumin, la muscade, le paprika, le poivre et le safran.

Et beaucoup plus si affinité…

Frotter un clou de girofle sur les gencives calmerait les maux de tête. Le poivre était recommandé contre l’épilepsie, la fièvre, les douleurs sciatiques, les migraines, et même les anévrismes, la rage et la syphilis ! À la Renaissance, on trouva au safran des vertus contre la peste, et il « protégeait de l’ivresse »… Chez les Latins, on conseillait les graines d’anis à ceux qui voulaient paraître plus jeunes que leur âge !

Un florilège de bienfaits très séduisants en apparence, mais malheureusement non confirmés sur le plan scientifique. À considérer donc avec précaution et… humour !

 

Un bon réflexe : l’assaisonnement par les épices

Un bon réflexe : l’assaisonnement par les épices

Dans son dernier ouvrage qui est une véritable bible de la nutrition gourmande via la cuisine, la diététicienne-nutritionniste Solveig Darrigo-Dartinet exprime 10 principes fondamentaux. Le numéro 7 est le suivant : Ayez le réflexe « assaisonnement », un geste saveur et santé ! Il accorde notamment une large place aux épices.

L’ALIMENTATION-SANTÉ, J’AI CHOISI !
Par S. Darrigo-Dartinet, aux éditions Solar.

 

Manger épicé : Quand le goût flirte avec la prévention

Si la plupart des vertus attribuées aux épices ne sont pas validées, certaines restent prometteuses, notamment pour la santé cardiovasculaire.

 

Puisque toutes les épices avaient une réputation dans un ou plusieurs domaines médicaux, le potentiel santé des plus prometteuses a fait ou fait encore l’objet d’études poussées. Les principales concernent l’ail, l’échalote, le gingembre, le piment et le curcuma.

« Ail » loves you

S’il est un végétal dont les bulbes sont performants, c’est bien l’ail. Sur le plan nutritionnel, il est à la fois pauvre en graisses et source de protéines, de phosphore, de vitamines B1 et C. Les travaux scientifiques ont montré qu’il offre aussi différents avantages pour le système vasculaire : il pourrait diminuer la tension artérielle, l’agrégation plaquettaire et le taux sanguin de cholestérol. Ces rôles pourraient être renforcés par son pouvoir antioxydant. Certaines études ont également montré qu’une forte consommation quotidienne d’ail pourrait être associée à une diminution de l’apparition de certains types de cancers.

La consommation régulière d’échalote aurait également une action bénéfique sur le système cardiovasculaire.

Du gingembre pour le métabolisme ?

Il cumule les avantages nutritionnels : il est source de fibres, de phosphore, de magnésium, de fer, de vitamines B3 et B9. Lorsqu’on l’évoque, c’est surtout sa réputation aphrodisiaque qui est mise en avant. Il ne s’agit pourtant que d’un rôle supposé, comme le fait qu’il pourrait faciliter l’assimilation des graisses. Sur le plan scientifique, les études ont montré en revanche qu’il pourrait aider à lutter contre l’excès de cholestérol et de triglycérides dans le sang, et réduire le mal des transports.

Les piments ont de multiples talents

Le principe actif des piments rouge et noir est la capsaïcine, dont les actions pour améliorer la digestion, la circulation sanguine et l’expectoration sont assez bien connues. La capsaïcine pourrait également augmenter la température corporelle (les piments donnent chaud !) et diminuer l’appétit. N’hésitez pas à tester par exemple le piment d’Espelette. D’autant plus que, même s’il a du caractère, il n’est pas agressif sur le plan digestif.

Le curcuma contre le cancer ?

S’il est encensé ces dernières années, c’est parce que des études ont montré que ses polyphénols pourraient freiner l’évolution de certains cancers en agissant aux premières étapes du développement et de la progression des tumeurs. Si ces effets sont confirmés – et les quantités à consommer réalistes –, le curcuma pourra devenir un allié alimentaire précieux pour notre santé.

 

À chacun sa juste dose

À chacun sa juste dose

Les épices ont plutôt tendance à favoriser une bonne digestion, mais leur consommation excessive peut être à l’origine de brûlures d’estomac et d’irritations intestinales. Chaque personne doit donc identifier les quantités qui sont bonnes à la fois pour ses papilles gustatives et sa santé digestive. Si vous n’avez pas l’habitude de manger des plats parsemés d’épices, introduisez ces derniers très progressivement dans vos menus.

 

Audrey Aveaux, Diététicienne-Nutritionniste

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