Tout plaquer : la bonne idée ?

Tout plaquer : la bonne idée ?

06 mars 2016
Changer de vie, tout effacer et tout recommencer ?  « Fini le rythme effréné des villes, vive les champs et les arbres, les fleurs et ma nouvelle vie. » (Ou l’inverse.) Ça vous a traversé l’esprit ?

 

En ce froid mois de janvier, après qu’on a tenté (réussi ?) de nous convaincre que lundi 18 janvier nous étions tous terriblement déprimés, vous êtes nombreux à vous être dit : ça suffit, enough is enough (« assez, c’est assez », en anglais), je plaque tout, ciao.

 

Vous n’êtes pas seul(e)

Un phénomène qui est favorisé par un environnement – la ville agitée ou la campagne profonde –, un âge – autour de 40, 45 ans –, une période (rentrée de septembre ou celle de janvier). Une sorte de crise de la quarantaine asexuée, un moment où la vie peut sembler monotone & routinière, étroite & rebattue, ou à l’inverse, agitée & tourmentée, frénétique & tumultueuse ; une période trouble qui advient après plusieurs années qui se sont ressemblé. Alors on voit l’herbe plus verte ailleurs.

 

Fantasmes et réalités

Qu’il est agréable et confortable d’imaginer cette herbe nouvelle : ça crée un possible, or, les possibles sont de véritables baumes… Qu’il est bon d’imaginer que ça (notre travail, nos amours, notre vie) peut être mieux, plus ci ou moins ça.
Et c’est là qu’il n’est pas inutile de regarder avec attention l’exacte couleur du possible que l’on vise : une reconversion en éleveur d’alpaga, en conducteur de touk-touk, en restaurateur 100 % bio ? Pourquoi pas, mais savez-vous ce que cela implique ? Il est urgent de ne pas nier le réel avant de prendre ses cliques et ses claques et de filer dans le Doubs, à Bangkok ou dans le 7ème arrondissement de Paris.

 

Le temps de la réflexion

Accordez-vous le temps de la réflexion. Et posez-vous les bonnes questions. Avez-vous bien fait le tour de ce qui vous pose problème ? Ne serait-ce pas juste un petit creux dans une vague qui ne concernerait qu’un pan de votre vie ? Le travail – qui va des valeurs d’une entreprise à des collègues parfois usant – est souvent l’élément déclencheur de ce type d’envie. Donnez-vous plusieurs mois avant d’arrêter une décision, parlez-en avec votre entourage, et surtout, ne sautez pas dans le vide sans parachute.

Juliette Legros

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