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Ménopause : faut-il mesurer la densité minérale osseuse ?

« En périménopause, ma gynéco m’a prescrit une ostéodensitométrie. Est-ce vraiment indispensable, comment se passe l’examen ? », Odile, 56 ans, Etretat.

 

Avec l’âge, les os se fragilisent et le risque de fractures spontanées augmente. Cette maladie, appelée ostéoporose, touche non seulement les personnes âgées, mais aussi les femmes à partir de la ménopause en raison de la carence hormonale. Les antécédents familiaux, une ménopause précoce, la maigreur, le tabagisme, la sédentarité majorent le risque fracturaire. La mesure de la densité minérale osseuse (DMO) a pour but d’évaluer la sévérité de la perte osseuse. Elle se pratique sur les vertèbres et les têtes fémorales.

Un examen simple et rapide

La DMO est un examen indolore qui dure environ un quart d’heure et ne demande aucune préparation : il vous suffit de vous allonger sur une table semblable à une table de radiologie. La technique repose sur l’absorptiométrie biphotonique à rayons X, elle mesure la quantité de rayonnement absorbé par l’os ciblé. L’examen est dix fois moins irradiant qu’une radiographie du thorax.

Evaluation en T-scores

Le résultat, exprimé en T-score, reflète la différence de DMO du sujet par rapport à celle d’un adulte jeune (20 ans) et du même sexe. On parle de valeur normale quand le T-score est compris entre -1 et 0 ; d’ostéopénie pour un T-score entre -2,5 et -1 ; d’ostéoporose pour un T-score inférieur ou égal à -2,5, valeur en dessous de laquelle le risque de fracture devient élevé.

Remboursement de la ostéodensitométrie

L’examen est pris en charge par l’assurance maladie à 70 % pour les patients, quels que soient leur âge et leur sexe, ayant eu une fracture en dehors d’un contexte traumatique, ou présentant une maladie ou un traitement susceptible d’entraîner une ostéoporose.