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Entorse grave, ou bénigne ?

L’entorse de cheville reste l’un des traumatismes les plus fréquents. Souvent bénigne, elle peut être prise en charge dans un premier temps par le médecin traitant.

 

Une torsion accidentelle

La plupart des entorses de la cheville se font en inversion, le pied se tordant vers l’intérieur ; ce mouvement anormal et brutal peut léser de façon plus ou moins grave les ligaments articulaires. Il peut s’agir d’un étirement (entorse bénigne, ou foulure), de la déchirure de quelques faisceaux ligamentaires (entorse de gravité moyenne), d’une rupture totale (entorse grave) de ceux-ci, voire d’une fracture associée (arrachement osseux à l’insertion des ligaments le plus souvent). Les symptômes associent une douleur aigue, à la face externe de la cheville, un œdème ou gonflement, quasi immédiat et parfois la perception d’un craquement, alors très évocateur. Enfin, la marche est d’emblée difficile, voire impossible à cause de la douleur.

 

Les critères d’Ottawa

À savoir

À savoir

4 à 7% des consultations dans les services d’urgences, soit 6000 cas chaque jour le sont pour entorse de cheville dans notre pays.
En cas d’entorse genou, l’examen de la cheville et quelques questions simples permettent au médecin de déterminer si des radiographies sont nécessaires. C’est ce que l’on appelle les règles d’Ottawa, selon lesquelles une radiographie est indispensable si :

  • l’âge du patient est inférieur à 18 ans ou supérieur à 55 ans,
  • il lui est impossible de faire 4 pas,
  • il y a une douleur locale à la palpation des os de la cheville ou du pied.

Les radiographies peuvent être réalisées dans un cabinet de radiologie de ville.

 

Le protocole pour traiter l’entorse

Le traitement de l’entorse bénigne fait appel à un ensemble de mesures représentées par les lettres GREC (cf. encadré). Elles doivent être respectées pendant au moins 2 semaines. Le patient doit être systématiquement revu et réévalué au cours de la 1ère semaine pour dépister une entorse moyenne ou grave qui ne se révèle pas toujours lors du 1er examen ; mais aussi pour la prescription de la kinésithérapie de réadaptation. Enfin, les antalgiques sont d’une aide précieuse pour lutter contre la douleur.

 

Les 4 mesures du traitement de l’entorse (protocole GREC)

Ces lettres symbolisent les quatre mesures du traitement.

  • G pour « glace » : le glaçage local doit être le plus précoce possible, à répéter 10 minutes quatre fois par jour tant qu’existent douleur et œdème (qu’il diminue considérablement). Il peut être réalisé avec de la glace ou des packs réfrigérants (vendus en pharmacie).
  • R pour « repos » : des cannes anglaises facilitent les déplacements et déchargent le poids du membre lésé.
  • C pour « compression » : des bandages élastiques ou une attelle avec compartiments gonflables maintiennent la cheville à l’arrière.
  • Le E d’ « élévation » rappelle que la jambe concernée doit être surélevée aussi souvent que possible, pour drainer l’œdème.