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Organes, sang… tout ce que vous pouvez donner (de votre vivant)

Quel acte plus généreux que de donner un peu de soi pour sauver les autres ? De son vivant, il est possible de faire don de certains de ses organes ou tissus, de ses gamètes, ou bien de son sang. Et si vous vous demandiez ce que vous, vous pouvez faire ?

 

Plusieurs milliers de Français donnent, chaque année, des organes, des tissus, du sang ou des gamètes. Mais il y a encore, de manière générale, trop peu de donneurs, souvent par méconnaissance. D’où l’importance de faire un point complet !

 

Le don d’organes (de son vivant) : des conditions strictes

De son vivant, une personne majeure et en bonne santé peut faire don de ses organes de manière volontaire. Mais, évidemment, cela ne concerne qu’une liste très restreinte d’organes ! Sont essentiellement concernés : le rein (un seul des deux) et le foie (un seul lobe). Il est en effet possible de vivre avec un seul rein. Quant au foie, il repousse quand on le coupe. Seuls sont autorisés à donner leur rein les membres de la famille, ainsi que les personnes justifiant d’une relation affective stable depuis au moins deux ans (la liste a récemment été élargie). Bien sûr, les conditions médicales sont très strictes pour s’assurer de la compatibilité d’une part, et de l’absence de risques pour le donneur d’autre part.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Agence de la biomédecine : www.dondorganes.fr

 À lire aussi : Nous sommes tous des donneurs d’organes potentiels

 

Le don de sang : plusieurs dons en même temps

 Sous le terme de don de sang, on trouve en réalité trois types de dons : le don de sang proprement dit, le don de plaquettes et le don de plasma. Le premier est le plus courant : il permet de prélever tous les composants du sang (globules rouges, plasma et plaquettes) qui sont ensuite séparés.

Pour le don de plasma (sur rendez-vous), il faut prévoir 1h30 environ. Le sang prélevé passe dans une centrifugeuse pour y récupérer le plasma, et le reste des composants est réinjecté au donneur.

Le don de plaquettes s’effectue de la même façon. Il faut prévoir 2 heures environ.

Sachez que toute personne âge de 18 à 70 ans, qui pèse plus de 50 kg, et qui est reconnue apte suite à un entretien peut donner son sang.

Il existe aussi le don de sang placentaire, ou « sang de cordon », prélevé lors de la naissance, dans certaines maternités autorisées et en lien avec une banque de sang de cordon.

Plus d’infos sur le don de sang : https://dondesang.efs.sante.fr

 

Le don de tissus, à l’occasion d’une opération ou après un accouchement

Moins connu que le don d’organes ou que le don de sang, le don de tissus existe aussi. Il est strictement encadré : il ne peut se faire que lors d’une opération chirurgicale déjà prévue. Par exemple, on peut décider de donner une tête de fémur, ce qui permet de soigner des handicaps. Il peut aussi avoir lieu à l’occasion d’un accouchement : une maman peut donner des membranes amniotiques, prélevées sur le placenta, pour soigner certaines maladies.

Pour en savoir plus sur le don de tissus, rendez-vous sur le site de France Adot.

 

Le don de moelle osseuse : pourquoi pas vous ?

La moelle osseuse est une substance présente dans tous les os du corps. Elle sert à fabriquer le sang : son rôle est donc essentiel. Le don de moelle permet de soigner des personnes qui ont une grave maladie du sang, comme la leucémie. A condition bien sûr que les moelles soient compatibles. Chez les frères et sœurs du malade, la compatibilité est estimée à une chance sur 4, d’où l’existence d’un registre de donneurs volontaires.

Le prélèvement peut se faire dans les os du bassin (anesthésie générale) soit par aphérèse (prise de sang et circulation extra-corporelle pour trier les composants).

Pour devenir donneur volontaire de moelle osseuse, rendez-vous sur le site France Adot, pour remplir un formulaire de demande d’inscription.

 

Le don de gamètes, ou comment aider à donner la vie

Le don de gamètes (c’est-à-dire le don de sperme et le don d’ovocytes) est encore assez méconnu en France. Et il existe un nombre beaucoup trop faible de donneurs par rapport à la demande. Choisir de donner ses gamètes est un acte de générosité et de solidarité à l’égard des couples infertiles. Ce don est régi par des règles strictes : anonymat, gratuité et consentement. Depuis 2015, il est aussi ouvert aux adultes qui n’ont pas encore d’enfants. Sont concernés les femmes âgées de 18 à 37 ans et les hommes entre 18 et 45 ans.

Sachez enfin qu’il est également possible de donner des embryons qui ont été congelés à l’occasion d’une PMA (procréation médicalement assistée).

Pour en savoir plus sur le don de gamètes : www.dondegametes.fr

À lire aussi : Devenir parents grâce au don de gamètes