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Apnées du sommeil : gare au ronflement !

Bien qu’il concerne 8% de la population adulte, le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) reste méconnu. Ses conséquences sont pourtant multiples et parfois graves.

 

Micro-asphyxies et maladies en cascade

La cause essentielle du SAS est le relâchement musculaire des parois du pharynx lors du sommeil. L’air passe moins bien, créant des vibrations des parties molles d’où le ronflement. Parfois, ces parois s’affaissent totalement : l’air ne passe plus du tout, provoquant une apnée. La respiration ne reprend qu’à l’éveil de la personne, avec la contraction des muscles de la gorge donc sa ré-ouverture. Dans le SAS, des dizaines d’apnées se succèdent, toutes suivies de micro-éveils réflexes. Ces mini-asphyxies et le mauvais sommeil qu’elles entraînent ont de nombreuses conséquences diurnes : fatigue, somnolence, troubles de la mémoire et de l’attention, irritabilité. Mais aussi, moins connus du grand public, dépression, baisse de la libido, polyurie nocturne (mictions nocturnes fréquentes), problèmes cardiovasculaires.

 

Risques et handicaps de l’apnée du sommeil

La somnolence expose à des accidents domestiques et de la circulation. A long terme, une hypertension artérielle apparaît, et les risques de diabète, d’obésité, d’infarctus et d’attaque cérébrale sont plus élevés. La dépression, la baisse de la libido, les troubles de concentration et les éventuelles difficultés relationnelles pèsent sur le quotidien. Non traité, le SAS diminue l’espérance de vie.

Si votre conjoint se plaint de vos ronflements ou s’effraie de vos apnées, si vous êtes fatigué, somnolent, en surpoids, allez voir votre médecin traitant pour diagnostiquer une maladie du sommeil. Il vous orientera vers un spécialiste du sommeil pour procéder à différents tests et proposer un traitement adapté. Pression positive continue (PPC ou CPAP), dispositifs médicaux et dentaires, chirurgie : les solutions existent. Consultez !

 

Une relation complexe

Si l’obésité favorise l’apparition du SAS, le SAS est un facteur de prise de poids. La perte de poids est essentielle : elle améliore toujours le SAS et parfois le guérit.

Testez-vous en ligne !

Testez-vous en ligne !

Le site de l’Institut national du sommeil et de la vigilance : http://www.institut-sommeil-vigilance.org propose informations et tests. Il vous renseigne aussi sur le centre du sommeil le plus proche de chez vous.

Plusieurs sites proposent des tests en ligne avec leur réponse.

Apnée du sommeil : danger !

Souvent confondu à tort avec le ronflement, le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) a des conséquences réelles sur la santé et la vie des personnes concernées.

 

Que se passe-t-il lors d’une apnée ?

Quand l’on est éveillé, la gorge reste ouverte grâce à la tension des muscles qui en écartent les parois. Pendant le sommeil, ces muscles se relâchent ; l’air passe moins, avec des vibrations, d’où le ronflement. Parfois les parois s’affaissent totalement, l’air ne passe plus. La respiration reprend au réveil, avec la contraction des muscles de la gorge et donc son ouverture. Dans le SAS, des dizaines d’apnées se succèdent, toutes suivies de micro-éveils non mémorisés : le sujet ne se plaint pas de son sommeil, contrairement à son conjoint ! Le SAS touche 8 % de la population, surtout les hommes, les hypertendus et les personnes en surpoids.

 

Lourdes conséquences avec cette maladie du sommeil

À savoir

À savoir

Alcool, tranquillisants et somnifères, autant de causes d’aggravation du ronflement et des apnées à supprimer, sous contrôle médical, pour lutter contre le SAS.
Le SAS n’est pas qu’un ronflement. Réveils répétés et manque d’oxygène ont des répercussions cardiovasculaires, élevant le risque d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Non traité, le SAS diminue l’espérance de vie. Il est souvent détecté par un conjoint alarmé par les ronflements et les apnées. D’autres signes donnent l’alerte : impression de ne pas être reposé, somnolence diurne, irritabilité, dépression, troubles de concentration et de mémoire, baisse de la libido.

 

Comment traiter l’apnée du sommeil ?

En cas de doute, consultez le médecin traitant. Il vous orientera si besoin vers un spécialiste du sommeil pour procéder à différents tests : enregistrement sur une nuit des paramètres respiratoires et cardiaques, étude de l’activité du cerveau… Si le diagnostic est confirmé, plusieurs mesures sont associées : pression positive nocturne, chirurgie, appareil dentaire nocturne, évitement des positions de sommeil sur le dos, perte de poids. Cette dernière, essentielle, améliore toujours le SAS et parfois le guérit.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Le principe de la pression positive nocturne est d’appliquer via un masque nasal une pression positive sur les voies aériennes pendant le sommeil. Un appareil souffle un peu d’air au niveau du nez, ce qui maintient les voies aériennes ouvertes en permanence et fait disparaître l’obstruction. Le traitement chirurgical est surtout indiqué pour éliminer le ronflement ; il porte sur les tissus mous de la gorge, la luette, le voile du palais et les amygdales. Il est parfois efficace sur les apnées du sommeil peu nombreuses. L’appareil dentaire amovible, porté au cours du sommeil, permet d’éliminer le ronflement et les apnées sous réserve qu’elles soient là aussi peu nombreuses.

La télémédecine au service des apnéiques du sommeil

Innovant, un programme de suivi à distance des personnes souffrant d’apnée du sommeil sous traitement respiratoire à domicile.

 

En France, 5 à 7 % de la population souffrent d’apnées du sommeil, petits arrêts respiratoires qui se répètent des dizaines ou des centaines de fois pendant la nuit. Ces apnées perturbent beaucoup le sommeil en donnant des insomnies et entraînant à long terme des problèmes cardiovasculaires et métaboliques.

 

Ventilation par pression positive continue

500 000 Français bénéficient de la technique de ventilation par pression positive continue (PPC) : un petit masque appliqué sur le visage est relié à une machine qui envoie de l’air sous pression dans les voies aériennes supérieures. Pour en ressentir les bénéfices, il faut le porter toutes les nuits, au minimum 3 ou 4 heures, une contrainte que certains apnéiques n’acceptent pas, d’où de nombreux abandons, lourds de conséquences.

 

Programme Respir@dom contre l’apnée du sommeil

Avec le programme Respir@dom*, la télémédecine devrait sécuriser ces patients et les aider à mieux se prendre en charge. L’appareil envoie à distance et en temps réel, via le réseau GPRS, des données précieuses, durée d’utilisation pendant la nuit, fuites, apnées résiduelles, vers un dossier médical sommeil (DMS). Elles sont analysées automatiquement et peuvent déclencher des alertes auprès du prestataire de services et du professionnel de santé. Le patient peut aussi y avoir accès, indiquer son ressenti, évaluer ses difficultés ou ses progrès.

 

Des tests prometteurs contre l’apnée du sommeil

Testé actuellement chez 200 apnéiques pour évaluer son intérêt médico-économique, ce programme très prometteur sera ensuite généralisé.

* Projet coordonné par le réseau Morphée et soutenu par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.