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IMPATIENCES

Le syndrome des jambes sans repos : définition et causes

05 octobre 2017
Les impatiences des jambes altèrent la qualité de vie des patients qui en souffrent. Symptômes, causes et prévention : on fait le tour de la question.

 

Certaines personnes se plaignent de fourmillements incessants dans les jambes, soulagés uniquement par le fait de marcher. Elles souffrent d’un trouble du système nerveux provoquant ce besoin impérieux de bouger les jambes, nommé syndrome des jambes sans repos (SJSR), alias maladie de Willis et Ekbom, ou tout simplement impatiences dans les jambes. 8,5 % des Français, dont une majorité de femmes, sont touchées par le SJSR, et 2 % ressentent les symptômes plusieurs fois par semaine1.

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Les symptômes caractéristiques du syndrome des jambes sans repos (SJSR)

L’International Restless Legs Syndrome Study Group (IRLSS), qui mène des recherches sur le syndrome des jambes sans repos, a identifié quatre symptômes qui caractérisent cette pathologie.

  • Un besoin permanent de bouger les jambes, accompagné de picotements, fourmillements, démangeaisons, voire de décharges électriques.
  • Un soulagement immédiat apporté par le fait de bouger les jambes (marcher, s’étirer) ou de les masser.
  • Une aggravation de ces symptômes lorsque la personne est inactive ou au repos, en position assise ou couchée.
  • Une aggravation des symptômes le soir et la nuit

À ce tableau déjà pénible pour les patients s’ajoutent des difficultés à s’endormir (forcément, leurs jambes leur réclament d’aller faire un footing plutôt que de dormir), et pour 80% d’entre eux, des secousses musculaires involontaires la nuit qui perturbent le sommeil (et celui du voisin de lit). La plupart du temps, cet inconfort est ressenti sur les deux jambes, et s’étend parfois aux bras. Il est possible de présenter des symptômes de SJR de façon intermittente, plusieurs fois par an, sans pour autant développer la maladie.

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Carence en fer et manque de dopamine

À ce jour, la recherche n’a pas identifié de facteurs déclencheurs précis, et les causes de ce syndrome restent mal connues. Deux éléments semblent toutefois jouer un rôle dans son apparition : une carence en fer, avec ou sans anémie, et un manque de dopamine (hormone permettant la transmission l’information entre les cellules du système nerveux) dans certaines régions du cerveau et de la moelle épinière. Trois formes principales de la maladie sont définies par les médecins : la forme héréditaire, d’origine génétique, la forme secondaire, associée à une autre maladie ou situation qui déclenchent les symptômes (diabète, polyarthrite rhumatoïde, grossesse, sclérose en plaques, insuffisance rénale chronique, prise de certains médicaments), et les formes idiopathiques, sans cause identifiée.

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Peut-on prévenir le SJSR ?

Les causes du SJSR restant floues, il est difficile de prévenir son apparition. Veiller à avoir une alimentation équilibrée, qui couvre les besoins en nutriments essentiels, dont le fer, constitue un bon point de départ. Limiter sa consommation d’alcool, tabac, café thé et/ou chocolat réduit l’absorption de substances excitantes, et donc potentiellement l’acuité des symptômes. Quant aux personnes souffrant de diabète ou d’arthrite rhumatoïde, il leur est recommandé de suivre activement leur traitement pour limiter leur risque de développer des impatiences.

1 – Source Ameli.fr

 

Clémentine Garnier

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