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DEMENAGEMENT

Comment surmonter l’angoisse du déménagement ?

15 juin 2017
Déménager est pour nombre d’entre nous un véritable séisme, qui véhicule autant d’émotions positives que négatives. Pourquoi tant de stress ? Comment le limiter ?

 

Une étude réalisée par TNS Sofres en 2006 confirme que 76% d’entre nous éprouvent de l’anxiété lors d’un déménagement, à tel point que déménager arrive en troisième position dans les événements les plus stressants de l’existence après le deuil et le licenciement. Tout de même. Un chiffre qui interpelle d’autant plus qu’environ 6 millions de personnes déménagent chaque année en France, ce qui fait un grand nombre de traumatismes en perspective… Pourquoi le déménagement nous panique-t-il autant ? Peut-on en limiter l’impact, et est-ce souhaitable ?

 

Il y a déménagement et déménagement

Avant même d’explorer ce qui nous stresse dans le déménagement, il importe d’en distinguer les motifs. Certaines délocalisations sont imposées par les circonstances, les événements de la vie : licenciement, séparation, départ des enfants… autant d’étapes douloureuses en elles-mêmes qui aggravent le désarroi des « déménageants ».

Dans d’autres cas, le déménagement résulte au contraire d’une évolution positive : augmentation de salaire permettant de vivre dans plus grand, agrandissement de la famille, choix de vivre à la campagne plutôt qu’en ville… Et pourtant, même ces déménagements volontaires charrient leur lot de déprime et de tristesse.

 

Un saut dans l’inconnu qui nous stresse

Si l’on compare parfois le stress du déménagement à celui occasionné par un décès, c’est que dans les deux situations, nous sommes confrontés à l’idée de perte, de cap à franchir, de liens affectifs à abandonner. Avec sa boulangère, avec le bruit de la chasse d’eau du voisin, avec l’emplacement de notre parking à vélo : positifs et négatifs, tous les éléments qui constituent notre quotidien prennent soudain valeur de refuge face à l’inconnu qui nous attend.

« On sait ce qu’on perd, jamais ce qu’on gagne » : cette devise populaire résume le dilemme du déménagement, entre excitation de découvrir de nouveaux horizons et l’angoisse enfantine de perdre nos repères familiers, de rompre avec nos habitudes. C’est une véritable épreuve d’abandon à laquelle nous sommes confrontés, à laquelle s’ajoute la fatigue physique et psychique provoquée par le remplissage des cartons.

 À lire aussi : Coloc intergénérationnelle, mode d’emploi

 

L’épreuve des cartons

Chaque déménagement est l’occasion de faire le tri dans ses affaires, de décider ce qu’on garde et ce qu’on jette. Cela nous soumet à une tempête émotionnelle d’une rare intensité, chaque bibelot, photo, lettre, livre étant associés à un flot de souvenirs bons ou mauvais.

Certains cartons nous suivent depuis notre départ du domicile parental, d’autres renferment des reliques de nos amours ou amitiés passées. Une fois installé dans notre home sweet home, on les range en haut d’une armoire ou au fond d’une cave et on les oublie, mais lorsque vient le moment de décider si l’heure est venue de les abandonner au bord de la route, en acceptant de s’éloigner des êtres et événements auxquels ils sont associés, ou de continuer à les garder pour se rassurer sur la continuité de notre existence, ces innombrables décisions nous laissent épuisés par toutes les émotions qui sont remontées à la surface.

 À lire aussi : Comment apprivoiser son anxiété

 

Les secousses positives du déménagement

Si le déménagement nous stresse, il est aussi une formidable occasion de s’alléger. Le psychiatre Alberto Eiguer a cette formule très parlante : « Les animaux muent, les hommes déménagent ».

Changer de cadre, trier ses souvenirs, jeter ses vieux vêtements, se débarrasser d’objets inutiles, constitue autant de bonnes raisons de modifier ses schémas récurrents, de casser ses habitudes et se redéfinir dans notre nouveau cadre.

Il y a aussi une notion de conquête intéressante dans l’idée de déménager : on s’approprie un territoire inconnu, on en intègre les codes, les usages, et on peut même dans une certaine mesure le transformer, en décidant de s’impliquer dans la vie de notre nouveau quartier ou en créant des liens avec les commerçants. Cet élan positif se répercute dans toutes les sphères de notre quotidien.

 À lire aussi : Tout plaquer et changer de vie, j’y vais ou j’y vais pas ?

 

Limiter le stress du déménagement

Si personne n’échappe au chambardement intérieur provoqué par le déménagement, des stratégies permettent d’en limiter l’impact. Apprivoisez votre futur quartier, multipliez les balades, explorez les environs et repérez les lieux qui jalonneront votre quotidien. Communiquez avec vos enfants et adolescents sur les points positifs de ce changement d’adresse : salle de jeux, chambre séparée, jardin où installer une cabane…

Et dès votre arrivée, n’attendez pas pour installer quelques objets référents qui vous feront tout de suite vous sentir chez vous : coussins du canapé, photos dans la cuisine, bibelots fétiches… autant de repères affectifs qui apaiseront votre esprit agité par cette délocalisation.

Clémentine Garnier

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