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Horloge biologique

Remettons notre pendule à l’heure

16 novembre 2017
L’horloge biologique orchestre toutes nos fonctions vitales et joue un rôle crucial dans l’équilibre de l’organisme. Récompensés par le prix Nobel 2017, des chercheurs américains se sont penchés sur ses secrets que l’on vous détaille.

 

Le 2 octobre dernier, les travaux des chercheurs américains Hall, Rosbash et Young sur les mécanismes de régulation de l’horloge biologique ont été récompensés du prix Nobel de médecine 2017. Une récompense à la hauteur de celle de notre horloge dans l’orchestration de nos fonctions les plus essentielles.

 

L’horloge biologique, big boss de l’organisme

On appelle horloge biologique l’ensemble des mécanismes biochimiques et physiologiques qui régissent l’activité rythmique de l’organisme. Chaque cellule possède des gènes « horloge », qui lui indiquent quand être active ou au repos. Ils sont coordonnés par l’horloge biologique centrale, située dans l’hypothalamus, en charge d’établir une cohérence entre les différentes fonctions. Un mécanisme d’une incroyable complexité, qui régit nos fonctions vitales : le sommeil, l’alimentation, la pression artérielle, la production d’hormones, la température corporelle, mais aussi notre humeur et notre vigilance.

Les travaux des chercheurs ont mis en évidence l’importance de la lumière (mais pas que) dans la synchronisation de cette zone du cerveau avec une journée de 24 heures, calée sur la rotation de la Terre autour du soleil et l’alternance du jour et de la nuit, selon un rythme circadien. L’activité physique et la température extérieure jouent aussi un rôle dans ces mécanismes, moins primordial que la lumière, toutefois.

 

La lumière, principal repère de l’horloge biologique

Si notre horloge interne réussit à rester réglée sur un rythme circadien d’environ 24 heures, même lorsque nous sommes plongés dans l’obscurité, une surexposition à la lumière provoque une vraie pagaille dans l’organisme. Pourquoi ? La lumière impacte la sécrétion de la mélatonine, hormone qui favorise l’endormissement. Elle augmente avec l’obscurité, et diminue lorsque revient le jour. L’exposition croissante à la lumière depuis le début du XXe siècle entraîne des difficultés grandissantes à s’endormir en raison de son effet excitant sur le cerveau, qui repousse la sensation de fatigue.

Cette perte de temps de sommeil impacte nos défenses immunitaires, nos fonctions cardiovasculaires, notre vigilance, et pourrait même favoriser la prolifération de cellules cancéreuses, la mélatonine étant impliquée dans le contrôle de la division cellulaire. La recherche a aussi démontré que les travailleurs de nuits développent davantage de maladies que les autres en raison des troubles de leur rythme circadien : plus de maladies cardiovasculaires, plus de dérèglements métaboliques (diabète, insulino-résistance), troubles cognitifs, gastro-intestinaux, de la fertilité, bref, un sacré cortège de joyeusetés qui nous incitent fortement à apprendre à s’écouter.

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Rythme circadien et lumière bleue, le mauvais cocktail

On parle de plus en plus des effets néfastes de la lumière bleue, émise par nos écrans d’ordinateur, de tablette, de téléphone portable, de télévision, qui excite 100 fois1 plus les cellules photoréceptrices de la rétine impliquées dans la régulation du rythme circadien. Elles envoient à l’horloge biologique un message d’exposition massive à la lumière incompatible avec les processus d’installation du sommeil, ce qui perturbe l’endormissement.

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Comment préserver ou resynchroniser son horloge biologique ?

Avec l’omniprésence des écrans, le rythme soutenu imposé par les vies professionnelles modernes, notre horloge interne est mise à rude épreuve. Il est possible de traiter sa désynchronisation par la luminothérapie, en s’exposant pendant une durée précise à une forte lumière. Et il est surtout recommandé d’adopter quelques règles d’hygiène de vie au quotidien pour l’aider à se resynchroniser :

  • S’exposer de bon matin à la lumière du jour ;
  • Marcher à l’extérieur et à la lumière au moins 30 minutes par jour ;
  • Réduire l’éclairage de la maison le soir au moins 1h avant le coucher, et privilégier les lumières orangées, plus favorables à l’endormissement ;
  • Stopper l’utilisation des écrans au moins 30 minutes avant le coucher ;
  • Installer un logiciel qui filtre la lumière bleue sur ses appareils électroniques une fois la nuit tombée ;
  • Pratiquer une activité physique régulière, mais éviter le sport le soir.

Ces quelques réflexes devraient vous aider à garder vos pendules à l’heure !

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  1. Source Inserm – Chronobiologie, les 24 heures chrono de l’organisme
Clémentine Garnier

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