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Comment faut-il réagir face au «bore-out» ?

Comment faut-il réagir face au «bore-out» ?

20 septembre 2018
Le bore out, sorte de négatif du burn out, est un syndrome qui se développe dans notre société. Comment réagir ? Une hypnothérapeute prend la parole.

 

Comme le tristement célèbre Burn-out, syndrome d’épuisement professionnel qui touche en particulier les personnes très investies dans leur travail, le Bore-out ou l’épuisement par l’ennui (de l’anglais bored) est tout aussi destructeur et encore plus pernicieux.

 

Qui est concerné par le bore-out ?

Issue de la politique de l’autruche et de l’incapacité des entreprises à faire face à ce qu’elles produisent de plus destructeur, le bore out est l’épuisement par l’absence de travail, et par toutes les souffrances que cela engendre et qui détruisent à petit feu les salariés touchés.

Il est occasionné par le manque ou l’absence de tâches à réaliser ou par leur total manque d’intérêt. Dans ce dernier cas on parle aussi de Brown-out – l’absurdité du quotidien.

Des postes vidés de leur activité ou de leur sens, devenus obsolètes ou inadaptés aux évolutions et réorganisations des entreprises, mais non adaptés ou remplacés, l’absence de formation ou d’accompagnement pour ceux qui les occupent, le morcellement des tâches, ou encore la mise au placard pour pousser au départ ou comme « punition », les raisons sont nombreuses de s’ennuyer au boulot.

Ainsi, le vide extérieur renvoi à un vide intérieur contre quoi peu de personnes sont capables de lutter.

 

Quelles sont les particularités du bore-out par rapport au burn-out ? 

Si les conséquences sur la santé sont les mêmes, fatigue physique et psychologique, souffrance, voire dépression, la particularité du bore-out est qu’il entraine en plus des sentiments de honte et de culpabilité. Car ne nous y trompons pas, être payé à ne rien faire n’est pas du tout une situation enviable.

L’impression d’être laissé pour compte, de ne servir à rien, d’être devenu stupide, de ne plus exister professionnellement, surtout quand d’autres croulent sous le travail, ce n’est pas vraiment valorisant. Se dire que « au moins on n’est pas au chômage » n’est pas non plus suffisant pour se rassurer.

Il est encore bien vu de nos jours, d’être débordé. Le travail est devenu un incontournable dans la construction de l’estime de soi et pour beaucoup a même pris toute la place, quand il n’est devenu une « valeur ».

Être au chômage est depuis longtemps considéré par beaucoup comme honteux mais là c’est pire, « on et payé » donc « on n’a pas le droit de se plaindre ».

Au final, l’impuissance et la culpabilité finissent par entrainer le même effondrement physique et moral que la surcharge mentale du burn-out.

Si le trop plein est acceptable pour l’esprit et pour la société, le vide en revanche ne l’est pas et renvoie au sentiment de notre mortalité. Il n’y a pas que la nature qui a horreur du vide.

 

Quelles solutions pour appréhender ce vide au travail ?

S’il est plus ou moins facile de combattre le burn out en s’arrêtant – même si l’on sait que le retour à la normal est en général très long – il est plus difficile de combattre le vide. Sauf si l’on a assez de recul et d’occupation chez soi, s’arrêter n’est pas la solution à long terme car le retour n’en peut être que plus destructeur s’il n’est pas bien préparé.

Après avoir épuisé toutes les solutions internes, se former, changer de poste, apprendre en ligne, donner du temps à la collectivité, etc. On peut aussi avoir recours à des techniques comme l’hypnose, afin d’apprendre à dépasser ses difficultés, s’autoriser à s’occuper différemment, dans la mesure de ce qui est acceptable durant son temps de travail, retrouver ses véritables valeurs et ses raisons d’exister, trouver de nouveaux centres d’intérêt, en marge de son « inactivité salariée ».

Bref, apprendre à changer son regard sur les choses quand on ne peut pas tout de suite changer les choses, reste le premier pas vers le changement et le mieux-être.

Par Stephanie Crespin, hypnothérapeute du réseau Medoucine et auteur de « Je mets du bonheur dans mon job » (éditions Jouvence)

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