Maladies vectorielles : miser sur la prévention

Maladies vectorielles : miser sur la prévention

29 janvier 2021
Réchauffement climatique, voyages, mondialisation… Plusieurs facteurs expliquent le développement des maladies vectorielles. L’application d’antiparasitaires externes est à la base de la prévention.

 

En recrudescence en raison de différents facteurs, dont le réchauffement climatique, les maladies vectorielles sont des maladies infectieuses qui font appel à un vecteur vivant (arthropode hématophage) qui assure la survie, la transformation et la transmission d’un agent pathogène (bactérie, virus ou parasite) à l’origine de signes cliniques chez un vertébré (chien, chat, Homme…).

L’agent pathogène transite par le vecteur qui ne développe pas la maladie mais sert de réservoir, voire « d’incubateur », et le disperse en le transmettant à un autre être vivant.

Parmi les arthropodes hématophages, seuls quelques-uns peuvent être des vecteurs. Il s’agit principalement d’insectes et d’acariens hématophages, le plus souvent pour les maladies vectorielles animales : des moustiques, phlébotomes (moucherons), puces et tiques.

Au rang des maladies vectorielles les plus connues dans notre pays figurent la leishmaniose, transmise par le moustique phlébotome, qui sévit dans le sud de la France ; la dirofilariose, également transmise par un moustique ; la maladie de Lyme, transmise par une tique.

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Souvent zoonotique

Une problématique supplémentaire vient du caractère souvent zoonotique de ces maladies (transmissibles de l’animal à l’Homme) ou du fait que l’animal devient un réservoir d’agents vectorisés même s’il ne transmet pas directement la maladie à l’Homme.

Le réchauffement climatique favorise l’installation de certains arthropodes vecteurs dans des zones non colonisées jusque-là. Le moustique tigre (Aedes albopictus) qui véhicule des maladies comme le chikungunya ou la dengue, est ainsi régulièrement retrouvé en France et a même été répertorié en Belgique, donc bien loin de son habitat d’origine, en Asie du Sud-Est.

À ces facteurs climatiques s’ajoutent des facteurs sociétaux, le développement du transport aérien mondial et la mondialisation des échanges commerciaux – autant de pratiques qui font elles aussi voyager les vecteurs.

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Lutter contre les vecteurs

La base de la lutte consiste à s’attaquer aux vecteurs. Elle s’appuie pour cela sur les antiparasitaires externes, en vérifiant que les vecteurs concernés entrent bien dans leur spectre d’action (prévention contre les phlébotomes si on voyage avec son chien dans le sud de la France par exemple).

Il existe également des vaccins contre certaines maladies vectorielles, notamment la leishmaniose, la piroplasmose ou la maladie de Lyme chez le chien. Ils peuvent être conseillés en prévision d’un séjour dans une zone à risque de certaines maladies vectorielles ou chez les animaux à risque (maladie de Lyme chez les chiens de chasse par exemple).

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Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• Selon l’Organisation mondiale de la santé, 77 000 Européens contractent des maladies à transmission vectorielle chaque année*. Entre 1990 et 2010, les piqûres de moustiques, de phlébotomes et de tiques ont transmis des maladies à plus de 1,5 million d’Européens.

• Les agents pathogènes transmis par des vecteurs peuvent être hautement pathogènes chez le chien et le chat. L’infection peut persister chez les animaux atteints qui servent alors de réservoirs.

*Chiffres de 2014.

Maud Lafon

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