Quand l’enfant quitte le nid

Quand l’enfant quitte le nid

01 juillet 2022
Après l’avoir couvée pendant des années, notre progéniture chérie prend son envol. La petite larme versée sur cette page qui se tourne est-elle de tristesse ? Pas forcément.

 

On a beau avoir pesté tout ce qu’on pouvait contre les montagnes de fils qu’ils nous ont donnés à retordre depuis leur naissance, il n’empêche que leur départ bouleverse la plupart de nos repères quotidiens. Finie la course aoûtienne des fournitures scolaires ? Terminé le rush après le boulot pour se mettre aux fourneaux ? Révolus les crises d’ado, les billets double prix des vacances scolaires et les parcours de Petit Poucet derrière leur linge sale ? Eh oui. Arrive toujours le moment où le petit bébé que nous tenions tendrement dans nos bras s’apprête à entrer dans sa vie d’adulte, et ce, loin du cocon familial. Difficile à accepter pour bon nombre de wonder parents, ce nid vide d’enfant peut cependant devenir celui d’un retour joyeux à la liberté.

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Préparer le terrain

On ne peut pas d’un côté mettre des enfants au monde et de l’autre, redouter qu’ils aient un jour envie de le visiter. N’étant là ni pour tenir compagnie ni pour porter le poids d’une quelconque carence affective, mieux vaut avoir très tôt en tête la légitimité de leur future émancipation. S’y préparer consiste à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Pour que la transition ne soit pas brutale, il faut tâcher de continuer à faire des choses pour soi quand ils sont encore à la maison, que ce soit sur un plan amoureux, amical, social ou professionnel.

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La route de l’autonomie

Le post-adolescent qui habite encore chez papa-maman rêve de son indépendance ? Qu’à cela ne tienne. À lui d’avancer petit à petit sur ce terrain. Rendez-vous médicaux, démarches administratives, ménage de sa chambre… Il faut le laisser faire tout seul ! D’une part, ça lui apprend progressivement à se responsabiliser et d’autre part, ça soulage ses parents de contraintes.

À savoir

À savoir

Le syndrome du nid vide n’est pas l’apanage de la gent féminine. Les pères comptent en effet dans les 35 % des parents qui dépriment à la suite du départ de leur progéniture mais sans réussir à s’avouer ou à comprendre les liens de cause à effet. Si certains préfèrent par pudeur taire leurs maux à la maison, ils sont de plus en plus nombreux à faire appel à la psychothérapie pour dépasser cette crise existentielle.

 

Quid de sa chambre ?

Entre l’envie inconsciente que son « petit-grand » revienne et le besoin d’aller renifler le passé au milieu de ses posters, les parents renoncent souvent à se réapproprier une chambre tout juste laissée vacante. Pourtant, toutes les portes d’une époque révolue sont bonnes à fermer si l’on ne veut pas cultiver la déprime. Il est conseillé d’attendre que l’enfant ait confortablement pris ses marques ailleurs pour refaire la déco et transformer feu sa pièce en bureau ou chambre ’’amis.

Tourner la page

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Pour éviter d’appréhender le départ des enfants comme une tragédie grecque, la journaliste et psychologue Charlotte Attry décortique avec humour et finesse toutes les façons de mettre en scène la vie sans progéniture. À mi-chemin entre guide pratique et bande dessinée, ses conseils baissent le rideau sur les angoisses et aident à reprendre avec bonheur le rôle principal de son existence

Toi et moi on s’explique : le syndrome du nid vide de Charlotte Attry, Brigitte Carrère et PrincessH (Bamboo Edition, 18,5 €).

 

Juliette André

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