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LACHER PRISE

Lâcher prise, mode d’emploi

27 avril 2017
Se détendre, on aimerait bien, mais on n’y arrive pas. Découvrez comment lâcher prise et supprimer les « Je dois » et « il faut » de votre quotidien.

 

Véritable marotte des manuels de développement personnel, le « lâcher prise » apparaît à beaucoup comme un eldorado impossible à atteindre, un concept abstrait aux contours flous et à la finalité imprécise. Pour comprendre cette notion, nous pouvons l’opposer à celle de contrôle – voire de « control freak » dans les cas les plus extrêmes, où nos actions et pensées sont gouvernées par le besoin irrépressible de mettre notre grain de sel partout et tout le temps, de peur que la Terre s’arrête de tourner si nous ne le faisons pas. Cette attitude nous conduit à une dépense d’énergie souvent stérile, les événements se déroulant rarement comme nous l’avions envisagé ou décidé. Est-il possible de s’affranchir de l’obsession du contrôle ? Si oui, comment ?

 

De la difficulté d’apprendre à lâcher prise

Penchons-nous sur l’expression en elle-même. On ne parle pas de varape, mais d’accepter de se laisser aller, d’admettre que l’on ne peut pas tout contrôler.

On parle d’accepter nos limites, notre cruelle absence de superpouvoir, et l’évidence que certaines choses se passeront comme elles doivent se passer, avec ou sans notre intervention. Forcément, ça chatouille un peu beaucoup notre ego. Enfants, collègues, météo, conjoint… se conforment quelquefois à nos désirs, mais obéissent bien plus souvent à leur propre agenda intérieur, qui n’a cure de nos obsessions pour les miettes de pain éparpillées sur la table, notre désir d’obtenir une promotion, notre angoisse d’être en retard à un dîner ou notre envie de nous mettre en jupe d’été.

Résultat, on s’énerve, on monte dans les tours, on tempête et on râle, on émet un max d’ondes négatives et on en oublie l’essentiel : profiter de l’instant présent et de la richesse qui nous entoure, même si elle va parfois à l’encontre de nos attentes ou prévisions.

L’écrivain Gilles Farcet résume ce processus avec cette jolie formule : « Le lâcher prise se produit dès lors que le moi accepte de l’autre, de tout autre, qu’il soit autre ».

 À lire aussi : Comment apprivoiser son anxiété

 

L’anxiété, moteur du contrôle

Derrière ce besoin de contrôle dont nous avons bien du mal à nous extraire, se cache une émotion plus profonde : la peur. Peur d’aller dans le mur parce qu’on n’aura pas vu venir un problème, peur de rater son objectif parce qu’on aura manqué de ténacité, crainte d’être menacé par les différences de l’autre qui viennent bousculer nos certitudes et habitudes. Notre erreur alors est d’imaginer que ce contrôle de l’instant présent nous permet d’assurer l’avenir. Serioulsy ? L’atteinte de nos objectifs passe avant tout – et peut-être uniquement – par la prise de conscience de nos capacités… et de nos limites. En cherchant sans cesse à contrôler des événements qui nous échappent, on sape notre confiance en nous, puisqu’on se retrouve dans la position de celui qui n’a pas été capable de. A l’inverse, en exploitant nos capacités, on s’appuie sur des bases solides qui ne nous feront pas défaut et dont on maîtrise de A à Z le déploiement.

 À lire aussi : Reprendre confiance en soi

 

Savoir profiter de l’instant présent

Cette formule pourrait sonner creux si on s’en tient à son apparente banalité. John Lennon lui donne une autre dimension avec cette phrase devenue célèbre et reprise dans tous les guides de développement personnel : « La vie, c’est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d’autres projets ». Paf.

Renoncer à contrôler l’avenir ou à modifier le présent, c’est laisser surgir l’inconnu, l’imprévu, dans son quotidien. C’est se ménager la possibilité de vivre des émotions, des situations que nous n’aurions jamais imaginées, et qui nous apporteront bien plus que celles qui bordent les rails que nous rechignons à quitter.

Ce qui pourrait être perçu comme du fatalisme est plutôt de l’optimisme : ce n’est pas parce que nous décidons de ne rien faire, ou de faire moins, que les choses tourneront mal. Cette attitude naturelle chez certains, ne va pas de soi pour beaucoup. Elle implique de renoncer à un conditionnement ancré depuis l’enfance, fondé sur les « Il faut que » et « Je dois ». Elle implique aussi d’accepter que le résultat d’une action ne sera pas toujours conforme à ce que l’on avait imaginé, comme le rangement de la chambre de notre ado ou la présentation Powerpoint rédigée par notre nouvelle stagiaire.

Se concentrer sur l’instant présent coupe l’herbe sous le pied aux pensées parasites, négatives, et réoriente notre attention vers les opportunités qui nous entourent.

 À lire aussi : Différentes méthodes de relaxation

 

À lire

À lire

Si vous avez envie de creuser la question, de nombreux ouvrages explorent les moyens de se reconditionner pour apprendre à lâcher-prise : méditation, exercices quotidiens, mises en situation.

LÂCHER PRISE

Quelques idées pour vous orienter :

 

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Clémentine Garnier

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