Apnée du sommeil : évaluer et traiter

Apnée du sommeil : évaluer et traiter

18 mars 2016
Deuxième maladie respiratoire après l’asthme, le syndrome d’apnée du sommeil fait courir de réels dangers aux malades qui en souffrent, car le diagnostic est souvent tardif.

 

Du ronflement à l’apnée… Il existe tout un continuum qui va du ronflement simple au ronflement avec efforts respiratoires et hypopnées (arrêts respiratoires incomplets), puis au syndrome d’apnée du sommeil (SAS). Durant les hypopnées, le pharynx est rétréci, mais de l’air continue à passer, alors que durant l’apnée, le pharynx se ferme complètement.

Limite du danger : L’arrêt du flux aérien nasobuccal est considéré comme pathologique lorsqu’il dure plus de dix secondes. La reprise respiratoire coïncide souvent avec un micro-éveil de quelques secondes, pas toujours perçu par le dormeur qui continue son sommeil.

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Conséquences graves

  • Signes nocturnes
    Ils sont, en général, rapportés par l’entourage. Ils sont dominés par un ronflement particulièrement sonore et des arrêts respiratoires répétés. Les autres signes associés sont une fatigue au réveil, des céphalées matinales, des troubles de la mémoire, un syndrome dépressif. À plus ou moins court terme, la somnolence diurne a des conséquences importantes sur la conduite automobile et l’activité professionnelle.
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  • Complications à long terme
    Plus graves sont les complications cardiovasculaires, avec des troubles du rythme cardiaque auxquels on attribue la possibilité de mort subite au cours du sommeil. À long terme, les complications à redouter sont hypertension, insuffisance cardiaque, accidents vasculaires cérébraux et aggravation du risque d’infarctus du myocarde.

 

Traitements spécifiques

Le traitement de première ligne pour les SAS graves est la respiration nocturne spontanée en pression positive continue (PPC) qui consiste à porter un masque nocturne relié à un compresseur d’oxygène qui souffle de l’air sous pression. Elle empêche le collapsus pharyngé et réduit les apnées et le ronflement ainsi que le risque cardiovasculaire, mais c’est uniquement palliatif.

Dans les cas légers à modérés de SAS, on propose des orthèses d’avancée mandibulaire placées à l’intérieur de la bouche. Elles agrandissent les voies aériennes supérieures en propulsant la mâchoire inférieure en avant. Le recours à la chirurgie intervient quand il faut procéder à une modification anatomique de la sphère ORL.

Quand s'inquiéter ?

Quand s'inquiéter ?

En présence d’un simple ronflement, il n’y a pas d’urgence à faire un bilan. Il faut commencer à s’inquiéter lorsque la qualité de la vie est altérée. Les hypertendus, les obèses et les cardiaques sont des sujets à risque. Commencez par prendre quelques mesures hygiénodiététiques: évitez les fatigues excessives, la prise d’alcool et de tranquillisants le soir, et envisagez la perte de quelques kilos en cas de surpoids.”

 

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À savoir

À savoir

Les troubles respiratoires au cours du sommeil sont très fréquents, touchant de 3 à 4 % des femmes, surtout après la ménopause, et près de 9 % des hommes. Pour plus de renseignements: Ffaair (Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires), www.ffaair.org

 

Christine Nicolet

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