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Chantal Ladesou : « J’ose être moi-même ! »

Chantal Ladesou : « J’ose être moi-même ! »

06 mars 2015
Sa bonne humeur contagieuse et sa voix inimitable en font une de nos humoristes et comédiennes préférées. Chantal Ladesou se livre à nous, sans fard, juste avant de monter sur scène.

 

Dans Nelson, que vous jouez au théâtre de la Porte-Saint-Martin, vous êtes Jacqueline Duvivier, une avocate qui mène son monde à la baguette. A-t-elle un point commun avec vous ?

Dans la vie, je suis certes très dynamique, comme le personnage que j’interprète, mais je ne mène pas les gens à la baguette. Je ne suis pas autoritaire à ce point !

Même avec votre mari ?

J’ai mon franc-parler avec Michel. Nous avons de grosses crises de dispute. Nous crions, nous nous disons des horreurs, mais je ne suis pas Cruella. N’exagérons pas !

Restons en famille, puisque Christine, votre fille dans Nelson, est interprétée par Clémence Ansault, votre propre fille. Que pensez-vous de sa prestation ?

Je trouve que ma fille est extrêmement juste. Elle incarne le personnage avec naturel, on s’y croirait. Nous avons une scène de dispute ensemble, cela pourrait se passer à la maison ! Nous sommes très proches l’une de l’autre et nous avons désormais un point commun, le théâtre. J’ai une vraie comédienne devant moi. Elle est très pertinente sur les intentions des personnages.

Tout se complique, dans la pièce, lorsqu’elle tombe amoureuse d’un végétalien. Aviez-vous déjà des idées précises sur le végétalisme ?

Mes deux garçons adoraient la bonne viande quand ils étaient encore à la maison. Nous étions très carnivores. Depuis quelque temps, j’ai revu mon mode d’alimentation. Si je vois une belle côte de bœuf devant moi, je ne m’en prive pas. Mais, maintenant, je privilégie le poisson. Je bois des jus de fruits ou de légumes frais, auxquels j’ajoute souvent du curcuma, du gingembre, du céleri… J’ai l’impression que cela me fait beaucoup de bien. Ça me requinque, j’ai moins de coups de pompe et je garde la ligne !

Vous avez pratiqué le spectacle solo mais pour Nelson vous êtes entourée d’une troupe. Comment vous sentez-vous le mieux sur scène, seule ou accompagnée ?

En fait, j’adore les deux. Après avoir tourné pendant cinq ans avec le one-woman-show, j’avais envie de remonter sur les planches avec une troupe. J’aime aussi cette ambiance. Après Nelson, je repartirai en solo raconter mes histoires au public.

Vous aviez intitulé votre one-woman-show J’ai l’impression que je vous plais… Vraiment ! Mais vous, Chantal, tout à fait entre nous, est-ce que vous vous plaisez ?

Je déteste me regarder dans une glace ou même quand je fais un sketch à la télé, par exemple. Je reste dans la pièce d’à côté mais j’entends mon mari rire et je viens voir à pas de loup. Pourtant, il est enrichissant de se voir pour s’améliorer. Je ne dirais pas que je m’aime, mais je me suis enfin rencontrée. Du coup, j’ose être moi-même !

Vous ne doutez plus de vous ?

Si, bien sûr, mais j’ai l’audace des timides qui ouvrent les portes et qui, ensuite, ne savent pas où se mettre. Le doute est constructif !

Être tous les soirs sur scène nécessite une bonne santé. Quelles sont vos astuces pour rester en forme ?

J’essaye d’avoir des plages de repos. Je fais des micro-siestes pour récupérer. Je prends en compte mes biorythmes entre l’enregistrement des Grosses Têtes, qui a lieu chaque matin, et la pièce, que je joue le soir.

Vous avez vécu des drames dans votre vie. Le rire est-il salvateur ?

Nous sommes tous des écorchés vifs, la vie ne fait pas de cadeau. J’ai cette immense chance de pouvoir faire rire. C’est un échange qui réconforte.

Avez-vous une technique pour être toujours de bonne humeur sur scène ?

Le public m’apporte énormément. Le théâtre, c’est la fête. Les lumières sont une vraie joie. Arriver au théâtre me rend joyeuse et cela déteint aussitôt sur le public. Le rire est une véritable thérapie !

Dans Nelson, vous utilisez le lapin éponyme pour afficher votre «passion» pour la cause animale…

Ce lapin est tellement gentil que ma fille voudrait l’adopter à la fin des représentations. Et moi, je ne veux plus manger du lapin !

Diriez-vous que c’est un animal-thérapeute ?

Je me suis toujours entourée d’animaux très différents : des rats, des geckos, des chats, des chiens… Quand on parle de l’animal-thérapeute, je sais vraiment ce que cela veut dire ! Mon labrador ne me quitte pas des yeux, c’est rassurant !

Exercez-vous la prévention-santé ?

Je ne manque aucune de mes visites de contrôle chez le médecin. Et ma pharmacienne m’a convaincue de me faire vacciner contre la grippe.

Quels rapports entretenez-vous avec votre pharmacienne ?

Je lui fais entièrement confiance, car elle me conseille ce qu’elle prend elle-même. Elle me recommande des produits qui me font du bien, notamment en homéo ou en phytothérapie, et elle m’a soignée lors d’une bronchite grâce à l’aromathérapie. Ma pharmacienne, c’est mon garde du corps. Et Michel est mon garde du cœur !

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Quand je suis au théâtre, je n’en ai pas besoin car être sur scène correspond à deux heures de sport de haut niveau. Mais quand je ne joue pas, je marche ou je cours avec mon chien dans le bois et, dès que je peux, je vais nager.

Être belle, c’est important pour vous ?

J’aime avoir le poil brillant comme mon lapin ! Mais avoir une belle peau ou de beaux cheveux, cela dépend de ce que l’on mange. Je bois très peu et je fais attention à ne pas me jeter sur la nourriture le soir en rentrant.

Appréhendez-vous le temps qui passe ?

Avec l’âge, on se fait moins de souci pour les petites choses. On prend, avec le recul, une certaine liberté. Mûrir fait aller à l’essentiel.

Vous faites partie de l’équipe des Grosses Têtes sur RTL. Savez-vous pourquoi Philippe Bouvard vous avait choisie ?

Un jour où j’étais son invitée d’honneur, je lui avais dit à propos de son rire : «Vous, vous devez faire sauter le lit quand vous riez ! » Philippe a aimé mon esprit du tac au tac, et il m’a proposé aussitôt de rejoindre l’équipe.

Et Laurent Ruquier ?

Je l’ai entendu dire un jour : « J’ai gardé les meilleurs. » Cela me suffit !

Quels sont vos projets après Nelson ?

Notre troupe joue Nelson jusqu’au mois de juin à Paris ; ensuite, nous partirons en tournée en province. Je surfe sur la vague du succès. Et mon projet immédiat, c’est de me rendre à ma pharmacie. Je n’ai besoin de rien de précis mais vous m’en avez donné envie… Au revoir !

Propos recueillis par Didier Galibert

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