Abracadabra, de tout tu mangeras!

Abracadabra, de tout tu mangeras!

16 mars 2016
Oui, vous pouvez réussir à faire manger de tout à vos enfants : on vous donne 10 astuces infaillibles pour leur apprendre, l’air de rien, à tout aimer.

 

Entre 18 mois et 7 ans, la grande majorité des enfants manifeste une attirance quasi exclusive pour des aliments « neutres », à la texture, au goût et à l’odeur peu marqués, et refuse de goûter de nouveaux aliments en répétant en boucle « j’aime pas ». Cela vous rend chèvre, mais c’est tout à fait normal : ils traversent une phase de « néophobie alimentaire », qui concerne 77% des enfants.

Plutôt que de transformer chaque repas en bataille, expérimentez ces stratégies pour inciter vos bambins à se réconcilier avec le vert, le croustillant, l’épicé, etc…

Ne pas se fâcher

La néophobie alimentaire de l’enfant l’entraîne à refuser tout ce qui lui semble inconnu. Il suffit qu’un aliment soit présenté de manière différente de l’ordinaire pour provoquer un refus net et sans appel. Le gronder ou pratiquer le chantage serait contre-productif, il est préférable de le rassurer en lui montrant que vous aimez cela et que c’est bon, lui rappeler qu’il en a déjà mangé sous forme de purée lorsqu’il était bébé, etc… A vous de broder.

Rester de marbre

Restez le plus neutre possible face à ses refus : si l’enfant sent que cela lui donne un pouvoir sur vous, il pourrait transformer cette phase de rejet en caprice récurrent. S’il refuse de goûter malgré vos efforts pour le rassurer, passez à autre chose et ne le privez pas de dessert à cause de son refus, afin de ne pas cristalliser de tensions autour des repas.

Persévérer

Puisque c’est la nouveauté qui provoque le rejet chez l’enfant, proposez-lui régulièrement les mêmes aliments sous la même forme en lui proposant de goûter, sans jamais le gronder s’il continue à refuser. S’il accepte de goûter, félicitez-le.

Montrer l’exemple

Préparez un repas unique pour les parents et les enfants, avec des plats dans lesquels les enfants peuvent se servir à leur guise. Vous voir manger de tout les influence de manière positive et les amènera un jour ou l’autre à avoir envie de goûter ces aliments qui semblent tant vous plaire.

Les faire participer

Cuisiner avec vos enfants démystifie le processus de préparation d’un aliment : ils le voient sous sa forme brute, puis évoluer au fil des étapes pour finalement devenir ce gratin de chou-fleu ou cette salade de haricots verts qui les rebutait tant. Le plaisir de goûter ce qu’ils ont contribué à préparer est une motivation très efficace !

Soigner ses alliances

Pour lui donner envie de goûter, ajoutez des aliments qu’il adore. Jambon, gruyère, sauce tomate… : neutralisez l’aliment « ennemi » en y adjoignant un aliment « ami », il attaquera son assiette avec bien plus d’enthousiasme.

Proposer des modèles

Votre enfant refuse de manger des épinards ? Lui parler de Popeye ne fera pas beaucoup avancer le schmiblick, en revanche lui citer en exemple un sportif ou une personnalité qu’il admire en lui expliquant qu’il mange beaucoup d’épinards pour gagner ses compétitions peut avoir un effet déclencheur.

Proscrire le grignotage

Cela peut sembler évident, mais un enfant qui n’a pas faim aura tendance à rechigner devant son assiette. Interdisez les snacks en dehors des heures de repas et du goûter : en plus de réveiller son appétit à table, vous lui donnerez de saines habitudes alimentaires pour sa vie future.

Rendre les aliments rigolos

Faites travailler votre imagination pour rebaptiser les légumes et y associer des histoires. Un coup de baguette magique, et hop, voici un brocoli transformé en arbre tropical abritant une espèce de singes miniatures, une courgette jouant le rôle d’un dinosaure rampant… Bref, vous avez compris l’idée. Présentez aussi les aliments de manière ludique, en formant des visages ou des dessins dans son assiette qui lui feront oublier ce qu’il est en train de manger.

Devenir un pro du camouflage

Il refuse en bloc un aliment lorsque vous lui proposez « brut » ? Servez-lui sous une forme différente, en purée, soufflé ou gratin par exemple. Pour ne pas lui donner le sentiment d’avoir été floué, évitez de le narguer à la fin du repas en lui expliquant que vous l’avez bien eu : vous, vous n’avez plus cinq ans. Ne dites rien et continuez à lui servir du soufflé : l’essentiel, c’est qu’il mange de tout, pas qu’il sache tout ce qu’il mange.

Clémentine Garnier

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