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Vous êtes plutôt précrastination ou procrastination ?

Vous êtes plutôt précrastination ou procrastination ?

24 mars 2016
On peut associer la précrastination au fait d’assurer une tâche aussi rapidement que possible, même si ça nous coûte plus d’effort. Autrement dit, précrastiner c’est perdre de l’énergie. Et ça ne vaut donc pas beaucoup mieux que la procrastination .

 

On sait tous ce qu’est la procrastination qui va du plaisir coupable à remettre une petite chose au lendemain à la catastrophe qui arrive à force d’avoir procrastiner. Mais le précrastinateur est un autre énergumène, pas exactement son opposé, disons plutôt son cousin.

Le leurre du plaisir immédiat

Parce qu’anticiper rassure, nous précrastinons trop souvent et ça ne nous rend pas très intelligent. Démonstration. Une équipe de chercheurs américains (en psychologie, à l’université de Pennsylvanie) a mené une expérience* fort instructive. Ils ont pris quelques jeunes personnes – des étudiants – et ont posé deux seaux d’eau emplis d’eau entre un point de départ, appelons-le A, et un point d’arrivée, appelons-le B. Le seau 1 est posé plus près du point A et le seau 2 plus près du point B. Nos brillants chercheurs ont alors invité ces jeunes individus à partir du point A et à prendre un des deux seaux pour l’amener au point B de la manière la plus facile qui soit. Et ça n’a pas loupé : une large partie d’entre eux a pris le premier seau. Et a donc choisi de porter un seau plein d’eau plus longtemps. Pas plus facile et absolument pas logique, donc. La « justification » de ces jeunes gens résidait dans l’idée d’« en finir au plus vite ». Ce qui, on l’aura compris, est une fausse vue de l’esprit. Mais que s’est-il passé dans la tête de nos étudiants qu’on s’interdit de penser majoritairement maso ou stupide ? Tout simplement le sentiment de soulagement qu’apporte l’idée d’en avoir terminé avec quelque chose. Le bénéfice psychologique immédiat l’emporte sur le bénéfique physique. C’est ça, la précrastination.

 

Un stress permanent à l’horizon

On est à l’opposé de l’efficacité et parfois même pas très loin de la bêtise… Que celui qui n’a pas appuyé 25 fois sur un bouton d’ascenseur pour le faire venir plus vite lève la main. Et le précrastinateur va plus loin : il s’empare de toutes les tâches qui lui tombent dessus dans la seconde, il s’interrompt lui-même. Une réaction immédiate est souvent dépourvue de réflexion… Le précrastinateur ne juge plus de l’importance ou de l’urgence d’une tâche, il fonce et s’épuise et peine alors à accomplir ces tâches. L’erreur ? Penser que se saisir d’une tâche c’est l’accomplir. Et la conséquence : le stress permanent.
Donc vaut-il mieux repousser au dernier moment ce que l’on a à faire, à l’image de notre bon vieux procrastinateur qui, comme chacun sait, a cette fâcheuse tendance à remettre au lendemain ce qu’il pourrait faire le jour même ? Et bien c’est plus compliqué, car la précrastination cache finalement notre tendance à procrastiner. Explication. Si on répond à 183 mails dans la journée ou plus exactement à chaque mail reçu dans la seconde à laquelle on les reçoit – précrastination –, on ne traite pas le dossier marqué « urgent » déposé par votre boss le matin même sur votre bureau. Pire, on a la satisfaction du travail accompli grâce à tous ces mails qui ont été traités… jusqu’à ce que le boss vienne vous voir en fin de journée pour savoir où en est son dossier. Le procrastinateur va donc jusqu’à se donner bonne conscience d’avoir accompli tant (183 réponses à ses mails tout de même) ce qui constitue une bonne excuse de n’avoir pas fait ce qu’il eut dû. Bref, il se ment, se leurre, prend des risques et va passer par la case stress, tout comme son le précrastinateur.

 À lire aussi : La procrastination est-elle un si vilain défaut ?

 

La solution ?  D’après nos chercheurs émérites, il faudrait fractionner nos grands travaux en petits travaux moins effrayants voire plus attirants pour y aller avec envie.

*David Rosenbaum, Lanyun Gong et Cory Adams Pott, «  Pre-Crastination. Hastening subgoal completion at the expense of extra physical effort », Psychological Science, ?vol. XXV, n° 7, juillet 2014

Juliette Legros

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