MA PEAU EST UNE PRISON
VACANCES

Vive les vacances ! (sans soucis)

05 juillet 2016
À la montagne, la mer ou la campagne, l’organisme se régénère et se refait une santé. Pour peu que l’on prenne certaines précautions liées autant aux activités prévues qu’à son état physique à l’arrivée.

 

Marcher, nager, escalader, faire du vélo, du running, du trekking, de l’équitation, de la voile, du surf, du canoë, du parapente, du yoga, de la relaxation… Tout est envisageable pendant ses congés. Y compris ne rien faire, sans culpabiliser. Le repos reste la motivation principale des vacances. Selon ses préférences et ses aptitudes, le champ des possibles est large entre farniente et hyperactivité. Un seul mot d’ordre : privilégier ce qui est bon pour soi, en solo ou en groupe.

Connaître son potentiel 

Les vacances signifient aussi rompre avec le mode de vie sédentaire du reste de l’année. Casser sa routine avec des activités inhabituelles n’apporte que des bienfaits. À condition de ne pas brûler les étapes. Commencer dès le premier jour par 5 heures de tennis sous le soleil ou un stage intensif d’escalade n’est pas une bonne idée. Le risque est alors grand de se faire mal et de n’éprouver aucun des bénéfices escomptés. « Si l’on envisage des vacances sportives alors que l’on ne fait pas ou plus de sport régulièrement, un bilan médical est à prévoir avant de partir, conseille le Dr Charles Aisenberg, médecin du sport. Si l’on arrive fatigué, il faut d’abord récupérer en se reposant, puis se lancer progressivement et adapter son effort à son état de santé et ses capacités physiques. Autrement dit être à l’écoute de son corps, en reconnaître les limites, doit guider autant dans l’élaboration de son programme que dans le choix de sa destination. »

S’adapter aux 4 éléments

Quel que soit son lieu de villégiature, le vacancier est confronté aux quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu (soleil). Ce rapprochement avec la nature est l’une des raisons pour lesquelles les vacances font un bien fou. On respire un air souvent plus pur, on prend le soleil et de belles couleurs tout en renouvelant son stock de vitamine D. Dans l’eau, on ne sent plus ses douleurs articulaires. Sur terre, s’adonner à la marche rapide ou au vélo, est bon pour le cœur et la circulation sanguine. Les vacances peuvent aussi virer au cauchemar car si les quatre éléments procurent du bien-être ils sont à l’origine de nombreux accidents et pathologies. Sans parler des petites bêtes qui piquent et pullulent l’été. Se protéger des éléments naturels, s’équiper selon l’activité choisie et se faire plaisir : les conditions sine qua non pour profiter de ses vacances, préserver sa santé et revenir avec un mental au top !

 À lire aussi : Comment réussir ses vacances ?

 

La montagne, un dopant naturel

Prendre de la hauteur, c’est bon pour se recharger en globules rouges et faire le plein d’énergie.

 

La beauté du paysage, le sentiment de plénitude sont les premiers bienfaits d’un séjour à la montagne, à la fois apaisant et tonique. Respirer son bol d’air pur quotidien en est un autre. Pourtant à partir de 1500 m, plus on monte moins l’oxygène est présent. Pour compenser, l’organisme s’adapte en fabriquant plus de globules rouges grâce à l’érythropoïétine (EPO) naturelle. Cette hormone sécrétée par le rein pour stimuler la production de globules rouges est davantage sollicitée en altitude. Le processus s’enclenche en 8 jours et s’installe en 2 à 3 semaines. Les organes sont alors mieux oxygénés, ce qui améliore la performance cardio- respiratoire et donne plus d’énergie aux muscles. Raison pour laquelle les sportifs de haut niveau s’entraînent en altitude avant une compétition. Ce surplus de globules rouges perdure, ce qui booste leurs capacités et les dope naturellement. La raréfaction de l’oxygène produira les mêmes effets sur le métabolisme et la circulation sanguine du vacancier. L’occasion en somme de se faire un sang neuf régénéré.

La bonne altitude : on ne vise pas l’ivresse des sommets

Au-delà de 3000 m, l’ivresse des sommets n’est parfois plus poétique lorsqu’elle se traduit par des nausées, une difficulté à respirer… Symptômes du mal aigu des montagnes qui peut survenir même chez les plus aguerris. « Surtout lorsque l’ascension a été trop rapide, sans paliers de progression, ajoute le Dr Aisenberg. En prévision d’une semaine de trekking entre 2500 et 3500 m, mieux vaut être en forme. Les pathologies cardiaques et pulmonaires, l’hypertension sont des contre-indications. Un point sur sa santé s’impose pour savoir à quelle altitude aller et qu’y faire pour ne pas se mettre en danger. » En moyenne montagne, de 1400 à 2300 m, les conditions climatiques peuvent fragiliser sinus, bronches et oreilles. De 900 à 1300 m en basse altitude, il n’y a pas de risque physiologique notoire sur l’organisme. Des réentraînements progressifs à l’effort y sont même organisés pour des personnes opérées des coronaires ou ayant fait un infarctus. Cela favoriserait la recapillarisation des muscles, et le cœur en est un.

 

Réponses d'expert : Gérer son effort pour ménager articulations et ligaments

Réponses d'expert : Gérer son effort pour ménager articulations et ligaments

Dr Charles Aisenberg
Médecin du sport, attaché à l’Insep

Entorses, tendinites ou fractures sont indissociables des vacances à la montagne. En particulier chez les adeptes du jogging, du trekking ou du VTT en plaine qui mésestiment les incidences du relief. Or, monter sollicite différemment les muscles et les ligaments car les genoux sont le plus souvent en flexion, ce qui est source d’inflammation. Chez les randonneurs non habitués aux forts dénivelés et les amateurs sans chaussures montantes, les entorses des chevilles sont fréquentes. Les joggers entraînés à courir sur du plat ignorent souvent qu’un sport en altitude à durée équivalente épuise plus rapidement et qu’ils devront fournir un effort intense inhabituel, d’où l’apparition de microtraumatismes (tendinites). En VTT, pour maîtriser sa vitesse et ne pas tomber dans la descente, les avant-bras sont en tension constante, ce qui est fatigant. On lâche prise, on tombe : fracture de la clavicule à la clé ! Il est donc conseillé, au néophyte comme au sportif de plaine, de bien s’échauffer par des étirements, des assouplissements pour prévenir les douleurs de dos, épaules ou genoux. De maintenir une cheville que l’on sait fragile avec une chevillère. D’adapter son effort par des pauses régulières et de bien s’hydrater sans attendre d’avoir soif. Soit un minimum de précautions pour rester dans le plaisir et non dans la souffrance.

 

À la mer, on oublie tout… sauf de se protéger des UV ou des rayons ultraviolets

En été le soleil a rendez-vous avec la peau mise à nu. Ce qui fait vraiment du bien, à condition d’adopter les bons réflexes pour que le rayonnement ne devienne pas un ennemi.

 

Découvrir le paddle à Saint-Jean-de-Luz ou le longe-côte à Cabourg ? Faire du voilier en Bretagne, du surf à Lacanau, de la plongée à Cassis ou du beach-volley à Nice ? Nager dans les vagues vivifiantes de l’océan ou les eaux chaudes de la Méditerranée ?… Ce sont quelques-unes des activités à pratiquer sur le littoral. Ou simplement contempler la mer, allongée sur le sable, les pieds en éventail, l’âme dans les vagues. Selon la côte, le climat marin est sédatif ou tonique. Prendre le soleil tout en respirant un air chargé d’iode déstresse et libère des tensions. Le corps entier reçoit enfin la chaleur tant attendue. Le rayonnement solaire est bénéfique. Il stimule la synthèse des vitamines A et D mais aussi la production d’endorphines, les hormones du bien-être. On est si heureux au soleil qu’on en oublie sa dangerosité. Or, l’excès d’exposition aux ultraviolets (UV) est la principale cause du vieillissement prématuré de la peau et des cancers cutanés. Les UVB sont aussi responsables des coups de soleil, les UVA des allergies solaires. Il faut s’en protéger pour que le soleil reste le meilleur allié des vacances. 

7 gestes simples pour s’exposer au soleil en toute sécurité

  • Éviter les heures les plus chaudes. De midi à 16 h, rester à l’ombre ou s’abriter sous un parasol – sans y laisser bébé dormir !
  • Ne pas dépasser 1 h de bain de soleil par jour, suffisante pour un bronzage de qualité. Préférer le soleil du matin ou de fin d’après-midi pour bénéficier de la filtration des UV par l’atmosphère.
  • Couvrir les enfants avec T-shirt, chapeau et lunettes de soleil homologuées (pas de gadgets en plastique). Idem pour les adultes à la peau et aux yeux sensibles.
  • S’essuyer après le bain ou se rincer à l’eau douce. L’effet réfléchissant des gouttes d’eau favorise les coups de soleil et diminue l’efficacité des produits solaires.
  • Boire régulièrement. La déshydratation survient vite à cause de la chaleur mais aussi de la transpiration lorsqu’un effort continu est fourni sur la plage (raquette) ou sur l’eau (planche à voile).
  • Choisir un produit solaire avec un indice de protection adapté à son phototype (mat, brun ou blond), aux conditions d’ensoleillement et sa sensibilisation au soleil. L’appellation écran total n’est plus autorisée en France, remplacée par l’indice SPF (Solar protection factor). SPF50 par exemple indique qu’il faut 50 fois plus de temps d’avoir un coup de soleil avec cette protection que sans. Gel, huile, lait, crème, spray, peu importe pourvu qu’ils aient la couverture obligatoire anti-UVB et UVA.
  • L’appliquer de la tête aux pieds sans modération. Et avant de sortir pour éviter le coup de soleil surprise sur le trajet ! Renouveler toutes les 2 h avant et après la baignade et toute activité physique sur le sable ou sur l’eau. Sans oublier les zones sensibles (nuque, nez, oreilles, cicatrices récentes).

 

Protection : des valeurs sûres en officine

Protection : des valeurs sûres en officine

Pendant l’exposition : Avène Réflexe solaire enfant SPF50+, A-Derma Protect SPF50, Biafine-Mousse solaire effet fraîcheur SPF50, Caudalie-Soleil divin, Pure Altitude-Bol d’air pur-solaire anti-âge, Uriage-Bariésun spray enfants SPF50+, Vichy-Idéal Soleil SPF30…

Après : Algosun-Algotherm-Gel après-soleil, Cicadiane SPF 50+ Protect- Noreva crème réparatrice visage et corps, Rogé Cavaillès-huile de beauté après solaire, Urgo-Coups de soleil…

  • Côté appli : My UV Patch-La Roche-Posay, premier capteur UV électronique flexible à coller sur le dos de la main pour contrôler en temps réel la dose d’UV reçue sur la peau.

 

À la campagne, on tient les insectes piqueurs à distance

Se mettre au vert est aussi essentiel pour notre équilibre et notre bien-être. Mais parfois les insectes piqueurs jouent avec nos nerfs…

 

S’allonger dans l’herbe pour regarder le ciel et les nuages qui passent, se promener dans les bois, cueillir des fleurs, marcher, pédaler, pagayer, pique-niquer au bord de la rivière, tous les sens en éveil. De plain-pied avec la nature, les vacances à la campagne ressourcent les organismes fatigués et aèrent la tête. On dort mieux, on mange mieux, on bouge, ou pas, à chacun son tempo. Zen ou sportives, les journées sont rythmées par le chant du coq et le meuglement des vaches. Ce tableau idyllique vole en éclats quand les moustiques attaquent, le soir ou à l’aube, ou pendant la journée pour Aedes albopictus, dit le « tigre ». Heureusement, pour les repousser ou apaiser leurs piqûres, des solutions existent.

Piques et anti-piques

L’été les insectes piqueurs se classent en deux catégories : abeilles, guêpes, taons, tiques, aoûtats d’une part ; moustiques d’autre part. Les conséquences de leurs piqûres ainsi que les moyens de les empêcher d’approcher de nos fragiles épidermes ne relèvent pas de la même stratégie. Les moustiques insupportables sont éliminés sans scrupules. En France, dans les zones infestées, la première protection consiste à appliquer des répulsifs (lire encadré) sur la peau et les vêtements sous forme de laits, lotions, sprays qui sont aussi apaisants. Aux abords des maisons, il est conseillé de détruire les points d’eau stagnante où les moustiques pondent. 

Il n’existe pas de répulsifs pour les abeilles, guêpes, frelons – tant mieux car ces hyménoptères ont leur utilité. Mais leurs piqûres sont douloureuses et susceptibles de provoquer des réactions allergiques (œdème de la gorge, difficulté à respirer) à traiter aux urgences. Appliquer un glaçon sur la zone, retirer le dard et désinfecter suffit souvent.

En revanche vigilance accrue avec les tiques, ces parasites minuscules qui, suçant le sang, risquent de transmettre la maladie de Lyme. Une fois la tique repérée, la retirer avec un tire-tique. Procéder à une inspection minutieuse du cuir chevelu, des bras, des jambes est indispensable au retour de toute balade en forêt ou dans les hautes herbes. Une auréole rouge persistante dans les jours suivant la piqûre doit conduire à consulter.

 

Conseils de pharmacien : La trousse d’urgence anti-bobos de l’été

Conseils de pharmacien : La trousse d’urgence anti-bobos de l’été

Première précaution : être à jour de ses vaccinations. En particulier, avant de partir, faire un rappel contre le tétanos, qui peut être contracté en cas de plaie infectée par de la terre, du métal rouillé, des excréments d’animaux, une épine de rosier.
Et, à la mer, à la montagne ou à la campagne, voici les incontournables « premiers soins » à glisser dans sa trousse à pharmacie nomade.

  • Soulager coup, bosse, courbature et cheville douloureuse : Arnicagel-Weleda, Arnicalme-Boiron, gel SOS Arnichryse-Le Comptoir Aroma, ArnicaGelNaturel-Lehning… Sans oublier le paracétamol, antalgique.
  • En randonnée : contre les ampoules, prendre en réserve des pansements hydrocolloïdes (Compeed). Soigner les petits accidents de la marche à l’aide de compresses stériles avec antiseptique (Urgo extensible) et de pansements prédécoupés. Si besoin, une chevillère (Gibaud, Thuasne).
  • Éraflures, coupures, plaies et brûlures superficielles : Calendoron-Weleda, Cetavlex solution, Flamigel, Homéoplasmine, P.0.12 Repar, Urgo SOS Coupures.
  • Troubles digestifs : pansements gastriques (le nouveau Smectalia en stick prêt à l’emploi) et de l’Ultralevure.
  • Une pince à épiler, un tire-tique.

 

Plus d’infos sur le site de la Société française de dermatologie : www.dermato-info.fr

Dominique Thibaud

Le choix de la rédac

La gourmandise pour tous !

Desserts

La gourmandise pour tous !

Sans sucre raffiné

Opération protection

Corps

Opération protection

La solution vient du Nord !

Fitevan, une nouvelle appli fitness

Gym / fitness / danse / pilates

Fitevan, une nouvelle appli fitness

Dans le métro, au bureau ou dans votre salon !

Respirez, tout ira bien !

Huiles essentielles

Respirez, tout ira bien !

Six nouvelles expériences olfactives

OLIOSEPTIL