Vive l’optimisme !

Vive l’optimisme !

18 mars 2022
Voir l’avenir en rose même quand le présent fait grise mine s’apprend plus facilement qu’on le croit. La preuve.

 

Si les temps préhistoriques sont depuis longtemps derrière nous, le fonctionnement de notre cerveau est resté le même. Génétiquement programmé en mode alerte permanente pour une question de survie, il enregistre mieux les expériences négatives que les positives. Le but ? Mémoriser davantage ce qui est préjudiciable pour s’en prémunir. Le revers de cette médaille réside dans les traces laissées par les échecs, les épreuves ou les dangers qui poussent à la mélancolie, voire à l’anxiété et à la dépression. Il faut savoir aussi qu’en fonction de l’hygiène de vie, du stress, de l’éducation, des croyances, etc., les individus peuvent développer une aptitude à se donner d’emblée perdants. Mais, et c’est sans doute ce qu’il faut retenir, le défaitisme n’est pas invincible : son antidote, à savoir l’optimisme, s’acquiert et se cultive.

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Le bon dosage

Dans la famille des optimistes, on a l’optimiste naïf, qui est convaincu de pouvoir conduire en état d’ivresse et d’arriver à bon port en un seul morceau. Autrement dit, l’excès d’optimisme peut amener à prendre de mauvaises décisions en mettant de côté les risques inhérents à cette décision. Il y a aussi l’optimiste lucide, celui qui connaît la faisabilité des choses. Il sait évaluer un contexte, mesurer et minimiser les risques d’échec, croire au bien-fondé de ses choix et de sa stratégie. C’est de son côté qu’il faut pencher le verre pour en voir la moitié pleine.

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Croire en soi

Un étudiant convaincu de rater son examen se donnera peu la peine de réviser. En revanche, celui qui se projette diplôme à la main bûchera sans relâche pour se donner toutes les chances d’y parvenir. En effet, par des mécanismes inconscients, imaginer qu’un événement tourne en sa faveur invite à aller chercher ce qu’il y a de meilleur et de plus fort en soi pour atteindre l’objectif.

Optimisme et thérapie

Optimisme et thérapie

Méthode Coué, psychologie positive, EMDR (eye movement desensituzation and reprocessing)… Parmi les thérapies proposées pour entraîner le cerveau à penser positivement, les thérapies comportementales et cognitives (TTC), qui visent précisément à améliorer la régulation des émotions, se révèlent les plus efficaces.  Elles intègrent aussi des outils de gestion du stress dont l’influence sur l’optimisme est majeure.

 

Moins de stress, plus de positif

Les tensions physiques ou morales empêchent d’appréhender une situation avec objectivité. Travailler son optimisme commence donc par remettre à niveau les compteurs de l’organisme, ce qui passe par la qualité du sommeil, de l’hygiène alimentaire et du capital émotionnel. Plus on se nourrit de choses agréables comme la lecture, les promenades, les soirées entre amis…, moins on laisse le champ libre aux idées noires.

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Astuce d'expert

Astuce d'expert

Spécialisé dans le traitement des troubles dépressifs, le Dr David Gourion, psychiatre, propose un exercice tout simple pour canaliser les pensées anxiogènes : « Il consiste à ne plus se laisser “convoquer” en permanence par ses soucis, mais à leur fixer des rendez-vous de cadrage, comme on le ferait dans son agenda avec un collaborateur pénible. En attendant le jour J, il faut les visualiser sous la forme de nuages qui s’éloignent progressivement. »

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Véronique Aïache

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