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La vaccination en France : où en sommes-nous ?

La vaccination en France : où en sommes-nous ?

28 avril 2016
La semaine de la vaccination du 24 au 30 avril permet de faire le point sur le vaccin : historique, fonctionnement et débat.

 

On se fait de moins en moins vacciner en France. Une tendance qui inquiète les autorités. Le ministère de la Santé rappelle que « se faire vacciner, c’est se protéger et protéger les autres ». Mais tout le monde n’est pas d’accord : il y a les pour et les contre. Avant de faire le point sur cette polémique de plus en plus vive, retour sur le vaccin : son histoire, son rôle.

 

Les vaccins : des héros hors pair

Le premier vaccin (contre la rage) remonte à 1885 et a été inventé par Louis Pasteur. Depuis, de nombreux autres vaccins ont vu le jour (tétanos, méningite, rougeole) et des maladies ont été éradiquées. A titre d’exemple, le vaccin contre la variole, a sauvé des millions de vies. La poliomyélite pourrait être la prochaine maladie à disparaître, car plus de 80 % des enfants dans le monde sont vaccinés contre le poliovirus : on est passé de 400 000 cas annuel en 1980 à 90 000 dans les années 90. Les recherches de vaccin restent très actives, notamment lors d’apparition de nouvelles maladies telles que le VIH ou Zika.

 

Le vaccin : comment ça marche ?

Le vaccin : comment ça marche ?

Lorsqu’il est confronté pour la première fois à un virus ou une bactérie – on parle « d’agent pathogène » –, l’organisme produit des anticorps spécifiques – des « cellules mémoire » – pour se défendre. Le principe du vaccin est justement cette injection d’un agent pathogène dans le corps pour que le système immunitaire qui aura créé des cellules mémoires puisse se défendre le moment venu.
Une personne peut effectuer un vaccin préventif pour prévenir le déclenchement d’une maladie infectieuse (comme la grippe). Il existe également des vaccins thérapeutiques qui permettent de lutter contre une maladie déjà développée.
Du côté des vaccins thérapeutiques, un beau projet est en cours concernant un « candidat-vaccin » (un vaccin en développement pour lequel les phases cliniques n’ont pas été terminées) qui a pour cible les cancers. Ces candidats-vaccins anti-cancers pourraient donc dans l’avenir être utilisés comme traitement curatif complémentaire à la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Faisant appel aux capacités de mémoire du système immunitaire, ils présenteraient l’avantage de prévenir les rechutes. Un projet porté par L’unité de Régulation immunitaire et vaccinologie (Institut Pasteur-Inserm U1041).

 

Les vaccins obligatoires et les vaccins recommandés

 Actuellement, les obligations vaccinales sont définies par le Code de la Santé Publique et sont élaborées par le ministère chargé de la Santé avec le Comité technique de vaccination (CTV) et le Haut conseil de la santé publique (HCSP).
L’obligation vaccinale en France concerne à ce jour uniquement le DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) et peut donner lieu à des sanctions en cas de non-respect de cette obligation. Le refus peut être sanctionné de 6 mois de prison et 3750 euros d’amende.
Ces dernières années, les « obligations » ont évoluées vers des « recommandations » pour certains vaccins. C’est le cas du BCG (contre la Tuberculose) qui était obligatoire depuis 1950. En 2007, ce vaccin a changé de statut pour n’être plus qu’une « recommandation » (et une « recommandation forte » pour les enfants les plus exposés, soit ceux de moins de trois ans et ceux présentant une malnutrition ou immunodéprimés). L’objectif était alors de responsabiliser les citoyens. Mais de cette « évolution », certains en ont déduit que la vaccination n’était pas nécessaire. Depuis, l’arbitrage entre le caractère obligatoire ou recommandé d’un vaccin alimente le débat.

 

Un débat agité 

Face aux voix qui s’élevaient de plus en plus fort contre l’obligation des vaccins, Marisol Touraine a lancé un débat public au début de l’année pour « Il ne faut pas avoir de doutes par rapport aux vaccins, ce qui n’exclut pas la transparence, la recherche, pour toujours améliorer la qualité de nos vaccins ». Un débat qui fait grand bruit, même si les anti-vaccins sont très minoritaires…
Les opposants aux vaccins avancent aujourd’hui avant tout leur crainte des complications. Aussi, certaines maladies sont considérées comme bénignes et l’immunité naturelle doit être privilégiée. Des associations préconisent alors le recours à l’homéopathie ou aux « médecines naturelles », même si ces dernières n’ont jamais démontré scientifiquement une quelconque efficacité.
Pour la majorité des scientifiques, les bienfaits des vaccins surplombent les risques. Les chiffres sont mis en avant : de grands fléaux ont pu être écartés et le taux de mortalité a baissé. Cela ne serait pas le résultat de ces injections préventives mais plutôt de l’amélioration des conditions d’hygiène et d’alimentation, rétorquent les opposants. C’est oublier qu’en 1992, par exemple, une flambée épidémique de poliomyélite s’est produite dans une communauté au Pays-Bas qui refusait les vaccinations. Des maladies que l’on pense maîtrisées peuvent réapparaître, notamment à une époque où les échanges internationaux, de plus en plus nombreux, favorisent la dissémination des agents infectieux.
Il est important de rappeler que lorsqu’on se vaccine, on participe à un geste collectif pour protéger l’entourage côtoyé : la vaccination doit être massive pour être efficace. Sans vaccins, on court le risque de voir réapparaître certaines maladies. C’est le cas de la rougeole qui, presque éradiquée en 2008, a fait sa réapparition sur le territoire en Français avec un pic remarquable en 2012.

 

Une semaine de sensibilisation menée par le ministère de la Santé et l’Inpes

Je me protège, je protège les autres, je me vaccine. - AffichLa semaine européenne de la vaccination est une initiative pilotée par le ministère de la Santé et l’Inpes(Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), et déployée dans chaque région par les Agences Régionales de Santé (Ars).
Des partenaires nationaux (Unicef, ECDC) participent également à cet évènement et des informations sont disponibles, notamment via une plateforme spécifique créée pour favoriser les échanges entre les acteurs de la Semaine de la vaccination. Elle permet de mettre à leur disposition des documents www.semaine-vaccination.fr et le programme de chaque région peut être consulté sur le site de l’ARS correspondante www.inpes.sante.fr/semaine-vaccination/actions-region.asp).

 

Le calendrier vaccinal 2016

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Maeva Rautmann

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