Les vacances, c’est la santé !

Les vacances, c’est la santé !

16 juillet 2017
Et pour qu’elles ne tombent pas à l’eau apprenons à en éviter le pire pour ne profiter que du meilleur.

 

Les voilà enfin ces vacances d’été tant attendues ! Le souvenir de l’hiver et de ses jours trop courts vite chassé par le soleil estival et sa chaleur enveloppante. Le désir de Méditerranée ou d’océan, de farniente à la campagne ou de treks au sommet, la découverte de terroirs, de patrimoines historiques, gastronomiques, en France ou à l’étranger… Les façons de vivre ses vacances sont multiples, chacun fait ce qui lui plaît et convient, seul ou entouré. 69% des Français (sondage Ooreka-OpinionWay2016) déclarent préférer partir au calme pour fuir la foule plutôt que dans des endroits dits touristiques et animés.

 

Sea, sun & air pur…

Souvent privilégié, le contact avec la nature, à la mer comme dans les terres, est idéal pour se ressourcer, se régénérer, récupérer, recharger les batteries. Que le séjour soit sur le mode hyperactif ou zen, l’eau, le soleil, l’air (non pollué) doivent en être les trois éléments essentiels. Leurs bienfaits sur le cœur, les poumons, la digestion, le sommeil, la pression artérielle sont réels. Tout simplement parce qu’en changeant de rythme, en passant plus d’heures à l’extérieur que le reste de l’année, on absorbe plus de lumière, on respire un air meilleur. Les conditions sont réunies pour se relaxer, améliorer les fonctions vitales de l’organisme et réduire l’anxiété et le stress. 

En déjouer les effets secondaires

Si les vacances nous font beaucoup de bien et que l’on en a tous besoin, elles sont aussi synonymes de coups de soleil, allergies, piqûres d’insectes, turista, blessures, entorses… Bobos en tous genres, bénins ou sérieux, générés parfois par la fatalité mais le plus fréquemment par des abus et des imprudences face à nos trois éléments. Ces derniers en somme, considérés comme des remèdes naturels, ne sont en conséquence pas dépourvus d’effets secondaires, à l’instar de toute (auto)médication prise sans en respecter la notice d’utilisation. Le soleil est par exemple nocif pour la santé en cas d’exposition prolongée à ses rayons ultraviolets ; l’air infesté de pollens allergisants devient un ennemi ; l’eau, une redoutable prédatrice lorsque l’on la brave. Chaque élément procure bien-être et son contraire si l’on n’y prend garde. En connaître les risques aide à les déjouer. Tour d’horizon.

 À lire aussi : Comment réussir ses vacances

 

À savoir

À savoir

  • Les 3 plus grosses galères pour les Français en vacances d’été : être malade ou se blesser (57 %), perdre ou se faire voler ses papiers (50 %), avoir du mauvais temps tout le séjour (44 %). (Sondage Ooreka-OpinionWay 2016.)
  • 45 % des vacanciers choisissent le littoral, 30 % la campagne, 27 % la ville et 17 % la montagne. (Source Insee.)
  • 63 % des Français sont partis en vacances en 2016 contre 60 % en 2015. Un besoin vital pour plus de la moitié. (Source Opodo-mars 2017.)

 

 

De l’air qui ne manque pas de piquant…

En vacances, le beau temps et la chaleur sont aussi les préférés des pollens allergisants, des aoûtats et des moustiques. Mais on connaît la parade.

 

Changer d’atmosphère détermine la destination des vacances. On rêve d’un air pur, sain, régénérant. Grâce à sa concentration en oxygène et ions négatifs l’air marin relaxe, déstresse, remet en forme. Très iodé, il stimule la thyroïde. Une ballade quotidienne sur la plage suffit pour profiter de ses bienfaits. Rien de tel aussi que des vacances à la montagne pour se recharger en globules rouge, ce qui renforce les défenses immunitaires, améliore la performance cardio-respiratoire et le tonus musculaire. À la campagne, la douceur de l’air ambiant participe au bien-être et à la détente tant attendus. Sauf que, s’il est envahi de pollens allergisants ou d’insectes piqueurs, le séjour peut virer au cauchemar.

Quand les pollens sont lâchés gare à la rhinite allergique

Éternuements, larmoiements, nez qui coule, grattouille… sont typiques du rhume des foins ou rhinite allergique saisonnière. Elle démarre au printemps et se poursuit l’été lorsque les végétaux libèrent les pollens nécessaires à leur fécondation. Les périodes de pollinisation varient selon les espèces et les saisons. De mai à août les graminées, le châtaignier et le tilleul lâchent leurs pollens. De fin juillet à mi-octobre, au tour des herbacées (ambroisie, armoise, plantain, ortie) et du cèdre. Les pollens ne sont pas tous allergisants. Leur potentiel allergène est classé sur une échelle de 0 (nul) à 5 (très fort). Ambroisie, armoise, certaines graminées (herbes des prairies, bambou, roseau, céréales), cyprès et bouleaux notés 5 sont redoutables. Du vent et un beau temps anticyclonique sont les conditions idéales à leur dissémination. Les allergiques en viennent presque à préférer la pluie qui rabat au sol les particules. L’été, le taux pollinique élevé rend la respiration difficile chez les personnes sensibles dont le nombre ne cesse d’augmenter. En France 30 % des adultes sont allergiques aux pollens. Dès lors, avant de choisir son lieu de villégiature mieux vaut se renseigner sur sa flore et consulter les bulletins du Réseau national de surveillance aérobiologique (www.pollens.fr).

Et les petites bêtes : gare aux piqûres d’insecte

Aoûtats, tiques et moustiques sont les autres ennemis des vacances. Les premiers sont de la famille des acariens et potentiellement transmetteurs d’infections. 3546 espèces de moustiques répartis en 111 genres sont inventoriés au niveau mondial ! Les aoûtats (larves rouges) colonisent de juillet à septembre les prairies et gazons ombragés, les vergers, les zones humides (piscines, étangs). Idem pour les moustiques avec une préférence pour l’eau, la chaleur, les abords des maisons. Tous ne piquent pas l’homme mais sont le plus important groupe de vecteurs pathogènes et de maladies infectieuses. Certaines sont évitables par la vaccination (fièvre jaune) ou un traitement préventif (paludisme). Les plus graves sévissent dans les pays tropicaux et intertropicaux. Le moustique Tigre qui transmet le chikungunya et la dengue – peut être aussi Zika – a cependant réussi à rejoindre le sud-est de la France où le risque d’épidémie reste faible. Dans notre pays, ce qui inquiète c’est la recrudescence de la maladie de Lyme transmise par les tiques qui prolifèrent avec le réchauffement climatique.

Ces pathologies évoluent en permanence à travers le monde. Certaines sont devenues rares ; d’autres, après avoir disparu, émergent à nouveau ; d’autres encore sont en expansion. Pour ne rien oublier dans sa trousse de voyage, mieux vaut consulter les sites officiels où sont actualisées les zones géographiques des maladies transmises par les insectes et les tiques (inpes.santepubliquefrance.fr). Même avec des médicaments préventifs et la vaccination, les précautions répulsives usuelles sont conseillées sur place.

 À lire aussi : La liste des petites bêtes qui viennent gâcher votre été

 

Conseils de Pharmacien : La contre-attaque

Conseils de Pharmacien : La contre-attaque

  • En zone infestée, la protection anti-moustique consiste dès le coucher du soleil à utiliser un répulsif cutané (spray, lotion, lait, bracelet) sur les parties découvertes du corps en respectant les contre-indications (enfants, grossesse*). Porter des vêtements couvrants imprégnés d’insecticides autorisés à cet usage, dormir sous une moustiquaire, brancher la climatisation (les moustiques n’aiment pas l’air frais). Diffuser à l’intérieur des huiles essentielles de citronnelle, lavande ou eucalyptus citronné. Limiter les activités en extérieur au crépuscule, pic d’activité du moustique et de l’aoûtat, sur lequel les répulsifs fonctionnent aussi. Les éliminer, comme pour les pollens, après une ballade, en brossant cheveux, vêtements avant de rentrer puis se doucher.

 

  • Après avoir été piqué, s’ensuivent rougeur, irritation, boursouflure, démangeaison et inflammation. Pour traiter :
    > Aoûtat : désinfecter avec un antiseptique local, surtout ne pas se gratter au risque de se surinfecter; calmer les démangeaisons avec une crème homéopathique, ou à base de plantes ou d’un antihistaminique local. En cas de réaction extrême et de terrain allergique connu: pommade corticoïde et antihistaminique oral.
    > Idem avec les moustiques lorsque le grattage intempestif surinfecte. Avant d’en arriver là, l’huile essentielle de lavande apaise. Dans tous les cas, lorsque des signes allergiques apparaissent (urticaire, œdème important, troubles de la respiration), consulter sans attendre.

* Tout savoir sur les répulsifs (ou biocides) : www.anses.fr.

 

L’eau, la complice de l’été

Sportives ou de détente, les activités aquatiques n’apportent que des bienfaits. Et quelques désagréments…

 

Nager, marcher ou jouer dans l’eau procure les mêmes plaisirs, qu’elle soit de mer, de rivière, de lac ou de piscine. À quelques nuances près selon sa pureté, sa teneur en sel ou chlore et sa température. La résistance à l’eau augmente la dépense énergétique à tel point qu’une demi-heure d’exercices aquatiques équivaut à une heure de gym sur terre ou en salle ! Mieux : le brassage de l’eau créé par les mouvements entraîne un massage du corps qui relance la microcirculation et les échanges cellulaires. La pression hydrostatique sollicite tous les muscles, ce qui favorise l’oxygénation des tissus et stimule le retour veineux. Comme en apesanteur, le corps en immersion se relâche tant au niveau musculaire que psychique. Les douleurs articulaires sont oubliées tout comme les kilos en trop.

La peau et les eaux

Grâce à sa richesse en oligoéléments et minéraux, l’eau de mer nourrit, nettoie, assouplit la peau et la rend douce. Elle est aussi apaisante. Par exemple, en cas de brûlure de méduse, surtout ne pas rincer à l’eau douce mais abondamment avec l’eau de mer avant d’appliquer un antiseptique et une crème calmante. L’eau chlorée des piscines n’a pas les mêmes vertus car elle rend la peau sèche, la marbrant parfois de plaques rouges, avec des démangeaisons chez les plus fragiles. Ce puissant désinfectant qu’est le chlore, au contact de la sueur, de la salive et de l’urine des baigneurs génère des chloramines responsables d’irritations respiratoires, cutanées, oculaires. D’où ces règles d’hygiène à suivre avant de se baigner : passer aux toilettes, se savonner et se doucher de la tête aux pieds, s’hydrater la peau avec un produit waterproof.

Autre cible : les oreilles. L’otite dite du baigneur est parmi les pathologies les plus fréquentes en été. Cette infection du conduit auditif externe est souvent d’origine bactérienne ou virale. Elle survient chez les enfants et les adultes sensibles après des baignades répétées en piscine ou à la mer quand les eaux ne sont pas propres. En prévention, il est utile de placer des bouchons intra-auriculaires empêchant l’eau de pénétrer dans les oreilles puis, en sortant de l’eau, bien les sécher en penchant la tête d’un côté puis de l’autre.

Les bobos hors de l’eau

En respectant les règles de prudence des zones de baignade surveillées, la plupart des problèmes liés à l’eau sont évitables. Hors de l’eau, d’autres ennuis commencent, comme le constate chaque été le Dr Marcel Mala, généraliste sur l’île de Ré. « Les risques infectieux de la petite traumatologie liée à l’estran ou la pêche sauvage sont un motif fréquent de consultation. Quand on marche pieds nus sur les rochers, il n’est pas rare de se blesser, s’ouvrir le pied, se couper et d’oublier de se désinfecter. Sans compter les intoxications, gastroentérites, maux de ventre dus aux coquillages ramassés dans des zones interdites. Car, contrairement aux idées reçues, des virus et des bactéries susceptibles de provoquer des réactions infectieuses subsistent dans l’eau de mer. Pour contrer les complications dues aux blessures, quand on part se baigner ou pêcher, il est bon d’avoir sous la main de quoi nettoyer et désinfecter (antiseptique en spray, compresse stérile imprégnée…) afin qu’aucun grain de sable ou débris de coquillage ne subsiste. Enfin, protéger la plaie avec un pansement “seconde peau” par exemple, et surveiller chaque jour la cicatrisation avant de replonger. »

Conseils de Pharmacien : Prévenir la turista

Conseils de Pharmacien : Prévenir la turista

L’eau ou les aliments contaminés ainsi qu’une mauvaise hygiène sont les vecteurs de transmission des germes responsables de nombreuses maladies. La turista ou diarrhée du voyageur est la plus fréquente infection intestinale. Éprouvant mais bénin, ce trouble dure de 3 à 5 jours. Pour diminuer les risques de le contracter : se laver les mains avant le repas et en sortant des WC. Boire uniquement de l’eau en bouteille capsulée ou purifiée. Idem pour se rincer les dents. Éviter les crudités, les buffets froids, les glaçons. Privilégier les fruits à peler, les viandes et les légumes cuits. En prévention ou en traitement : prendre un probiotique (Bioprotus Voyage-Carrare, Maxi-Flore-Synergia, Physionorm Plus-ImmunoBio); un anti-diarrhéique (Naturactive-Charbon, Ultra-Levure), un ralentisseur de transit (Choleodoron-Weleda, Transit intestinal-Ortis); un anti-infectieux (L107-Lehning) ; un pansement intestinal à l’argile (Smectalia-Ipsen). Boire beaucoup pour éviter la déshydratation, l’effet secondaire de la turista. Si rien n’y fait, consulter un médecin.

 

Objectif soleil tout en se protégeant du soleil

Nécessaire à la vie, le soleil l’est encore plus aux vacances. À condition de s’y abandonner sans brûler les étapes. La protection des yeux et de la peau : même combat !

 

Sous la lumière solaire, le moral est au beau fixe. La production d’endorphines, les hormones du bien-être qu’elle stimule, y est pour quelque chose hormis le fait d’être en vacances. Quinze minutes quotidiennes d’exposition solaire directe suffisent à synthétiser la vitamine D indispensable aux os, à la peau et au système immunitaire. Des chercheurs américains ont récemment découvert que les rayons du soleil jouaient un rôle positif sur l’action des lymphocytes T. Les effets bénéfiques du soleil sur la santé ne sont plus à démontrer. En revanche ses méfaits sont chaque année dénoncés lors de campagnes de sensibilisation destinées à limiter les dégâts. Ainsi, depuis 18 ans, le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues* organise des actions de dépistage des cancers de la peau, dont le mélanome, le plus grave, est en augmentation. L’imprudence et l’ignorance en sont souvent responsables. Dans un tiers des cas, le mélanome peut survenir sur un « grain de beauté » qui existait auparavant ; le plus souvent il se développe sur une peau saine. En apparence. www.syndicatdermatos.org 

Sauve qui peau

La photoprotection naturelle de la peau (notre capital solaire) peut devenir insuffisante lorsque l’exposition aux ultraviolets naturels ou artificiels se prolonge trop longtemps ou si leur intensité augmente. Autrement dit lorsque les doses d’UVA et B reçues et accumulées tout au long de la vie dépassent nos capacités de défense, cela peut conduire à un stress oxydatif, la formation de radicaux libres puis induire des dommages à l’ADN, aux protéines et aux lipides. Ces altérations compromettent alors le fonctionnement et la survie des cellules et modifier le tissu cutané. Les effets néfastes des UV se traduisent à court terme par des coups de soleil (ou érythème actinique), des allergies solaires (ou photodermatoses dont la lucite estivale bénigne). À long terme par le photovieillissement (ou héliodermie) avec une perte d’élasticité, l’apparition de rides profondes, de taches brunes sans oublier la survenue de différents cancers cutanés. Une fois épuisé, le capital solaire ne peut plus se reconstituer. Comme il représente la tolérance de l’organisme au soleil, il est primordial de le préserver : par voie interne avec une alimentation riche en flavonoïdes, associée à des compléments alimentaires en cas de carence en polyphénols antioxydants, caroténoïdes et vitamines A, C et E dont les effets photoprotecteurs préparent la peau à accueillir le soleil. Par voie externe en se protégeant avec le produit dermocosmétique adapté, chapeau et lunettes de soleil : la trilogie indissociable de l’été pour profiter sans risque du soleil.

 

Réponses d'expert : attention à la photosensibilisation médicamenteuse

Réponses d'expert : attention à la photosensibilisation médicamenteuse

Dr MalaDr MARCEL MALA
Généraliste, Les Portes-en-Ré

Avant de partir, assurez-vous que les médicaments que vous prenez sont compatibles avec l’exposition au soleil. Car s’ils sont photosensibilisants, leurs molécules circulant dans l’organisme risquent de créer une hyperréaction de la peau aux UV, les coups de soleil surviennent alors plus vite, jusqu’aux brûlures. Les traitements photosensibilisants sont connus, tels certains antibiotiques ou certains anti-inflammatoires. Donc bien lire la notice ou demander conseil à son médecin pour connaître les effets secondaires de son traitement face au soleil. Puis se protéger avec un cosmétique au plus haut indice, porter chapeau, tee-shirt. Recommandations également à suivre après avoir été opéré d’une lésion cutanée comme le mélanome ou d’un nævus douteux. Éviter l’exposition des cicatrices récentes au soleil.

 

Coups de soleil : les yeux aussi

Sous un rayonnement solaire intense qui accroît la quantité d’UV reçue, les yeux sont aussi mis à rude épreuve. Pourtant, des études récentes de l’Asnav* montrent que bien trop souvent les Français ne portent pas de lunettes de soleil par temps ensoleillé, et encore moins nombreux à les mettre en conduisant l’été. Bien que le renouvellement permanent des cellules compense des agressions et que les UVA et B sont filtrés en grande partie par la cornée et le cristallin il existe un effet cumulatif. Comme pour la peau, une surexposition aux UV tout au long de la vie agit sur le vieillissement de l’œil en l’accélérant et en participant au développement de pathologies telles que la kératite, la cataracte précoce ou la DMLA. La réverbération violente sur la plage ou à la montagne provoque par exemple l’ophtalmie, brûlure de la cornée par les ultraviolets qui est un vrai coup de soleil de l’œil ! Ses symptômes : larmoiements, diminution de la vision, cécité temporaire, paupières gonflées douloureuses aggravées par la lumière, impression de sable dans les yeux. Pour sauvegarder son capital vue, les lunettes de soleil sont encore ce qu’il y a de mieux lorsqu’on est exposé à une forte lumière extérieure. Attention, tous les verres solaires ne se valent pas.

*Association nationale pour l’amélioration de la vue : www.asnav.org

Se fier aux indices de protection

Certains verres teintés réduisent uniquement la luminosité et donc l’éblouissement, mais ne filtrent pas les UV. Du coup la pupille réagit comme en faible lumière, se dilate et laisse entrer davantage d’UV qui peuvent abîmer le cristallin, voire la rétine. Mieux vaut opter pour des verres ayant l’indice de protection anti-UV E-SPF (Eye Sun Protection Factor). Cette référence internationale a été mise au point, à l’instar des crèmes solaires, par la recherche Essilor. La notation varie de 2 à 50+ selon le degré de protection du verre et certifie son efficacité réelle contre les UV. E-SPF35 signifie que l’on est 35 fois mieux protégé que sans verres. Si l’on veut avoir des verres transparents bien filtrés destinés à un usage quotidien, l’indice doit être compris entre 10 et 35. Les solaires, eux, peuvent monter à 50+.

Côté peau, la notation SPF (Solar Protection Factor), devenue obligatoire sur les packagings, nous est plus familière. L’étiquetage des cosmétiques solaires est réglementé. L’allégation « écran total » est interdite car elle est fausse, aucun produit n’offre une « protection totale » contre les rayonnements UV. Pour qu’un produit bénéficie de l’appellation « solaire », il doit être composé de filtres anti-UVB, concrétisés par l’indice SPF. Il correspond à l’effet retardant du produit par rapport à l’agression du soleil. Par exemple, SPF50+ signifie qu’il faut 50 fois plus de temps pour avoir un coup de soleil avec cette protection que sans elle. Plus la peau est sensible, plus l’indice SPF doit être élevé. Lui-même étant adapté au phototype (mat, brun ou blond) et aux conditions d’ensoleillement. Même halé, il faut continuer à s’enduire et renouveler l’application après la baignade. Le bronzage ne protège pas et ne remplace pas la crème solaire.

À lire aussi : Rayons UVA, UVB, infrarouges, à quel indice se vouer ?

 

Dominique Thibaud

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