Une santé trop peu surveillée

Une santé trop peu surveillée

19 décembre 2020
Les foyers français comptent 14 millions de chats, contre 7,6 millions de chiens. Pourtant, en cas de souci, les félins sont moins souvent emmenés chez le vétérinaire. Leur santé serait-elle négligée ?

 

Pour les chats, la fréquence moyenne des consultations vétérinaires est de 1,2 visite par an, alors qu’elle est de 1,9 du côté des chiens. Près d’un quart des propriétaires ont même arrêté de faire vacciner leur animal. Globalement, environ 60 % des félins sont suivis par un vétérinaire, contre presque 85 % des chiens.

Un faisceau d’explications

Moins d’un maître sur deux (40 %) contacte le vétérinaire suffisamment tôt lorsque son chat présente un problème de santé. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène.

• De nombreux chats ont été adoptés sans que leur propriétaire ait fait une démarche volontaire pour l’acquérir : l’animal s’est imposé à la maison. La plupart du temps, il n’a pas été acheté : il a été trouvé ou cédé.

• Quand un chat vit exclusivement à l’intérieur, son propriétaire pense souvent (à tort !) qu’il ne peut pas tomber malade. Comme les chats sont peu enclins à montrer qu’ils ont mal quelque part (comme ceux souffrant d’arthrose, par exemple), leur douleur reste souvent ignorée.

• La quasi-totalité des possesseurs (98 %) affirment que leur chat « déteste les visites chez le vétérinaire». Eux-mêmes considèrent la clinique comme un lieu froid et hostile! La peur de l’attente et du stress ressenti par l’animal limite la fréquentation régulière des salles d’attente des cabinets vétérinaires. Ce qui explique sans doute que de plus en plus de maîtres se déclarent intéressés par les téléconsultations, de plus en plus souvent proposées par les vétérinaires (44 % en 2020 contre 34 % en 2019).

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L’importance de la médecine préventive

Si un chaton est en général présenté à un vétérinaire pour recevoir ses premiers vaccins et surtout pour être stérilisé (ce qui est le cas de 90 % d’entre eux), son propriétaire a tendance à espacer les visites une fois qu’il est adulte. Il est pourtant très important de prendre soin de la santé de son chat même s’il n’est pas souffrant, ce qui est généralement le cas pendant la majeure partie de sa vie ! Aujourd’hui, la médecine vétérinaire met particulièrement l’accent sur la prévention et, dans le cas du chat, il ne s’agit pas seulement de penser à le faire vacciner.

Préserver sa santé à long terme passe aussi par le contrôle de son poids, de l’état de son pelage et de ses dents, de la souplesse de ses articulations, de son fonctionnement rénal quand il vieillit, etc. Une visite de santé annuelle (voire plus pour les chats qui prennent de l’âge) permet de surveiller tous ces points et d’adapter si besoin son alimentation.

Le comportement ne doit pas non plus être oublié. Les chats ont certes la réputation d’être « indépendants », il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent souffrir d’anxiété chronique si leur milieu de vie n’est pas conforme à leurs besoins, s’ils ne supportent pas de cohabiter avec d’autres animaux ou simplement s’ils s’ennuient. Les conseils d’un professionnel permettront d’enrichir son environnement. Le bien-être et l’espérance de vie en bonne santé de l’animal seront par ailleurs considérablement améliorés s’il est régulièrement suivi.

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Des cliniques « cat friendly »

Pour limiter au maximum le stress des chats et faciliter la vie des propriétaires, les vétérinaires fournissent beaucoup d’efforts : ils donnent des conseils pour leur transport, aménagent la salle d’attente et les horaires pour les séparer des chiens, veillent à les rassurer et à éviter les stress pendant les consultations… À l’extrême, certaines cliniques font même le choix de ne recevoir que des félins, pour leur prodiguer le meilleur accueil !

Les laboratoires vétérinaires, conscients du fait qu’il est l’animal de compagnie du xxie siècle, travaillent également à proposer des solutions innovantes pour soigner le chat. Ainsi, dès qu’ils le peuvent, ils remplacent les médicaments à injecter par des solutions buvables ; les tests sur la salive se substituent aux tests sanguins (évitant ainsi le stress de la prise de sang) ; les traitements antiparasitaires agissent longtemps pour éviter de renouveler trop souvent les administrations ; des friandises spéciales facilitent la prise de comprimés, etc.

Les cliniques vétérinaires particulièrement accueillantes pour les chats revendiquent aujourd’hui un label « cat friendly », attestant qu’elles respectent les recommandations du programme proposé par la Société internationale de la médecine féline (ISFM). Aux États-Unis, où ce label a été créé en 2012, les vétérinaires témoignent du fait que plus de 80 % des possesseurs de chats apprécient cette démarche et que leur clientèle féline s’est ainsi grandement développée.

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Sensibles au stress

Sensibles au stress

En consultation, les chats éprouvent un stress important, qui perdure, selon leur propriétaire, après le retour au domicile. Cet état d’anxiété augmente au fur et à mesure des visites et semble avoir des effets négatifs lorsque le chat doit être manipulé par d’autres personnes ou transporté, quel que soit le but du voyage. Des enquêtes ont révélé qu’un comportement du vétérinaire jugé inadéquat par le propriétaire est l’une des raisons majeures pour lesquelles ce dernier choisit de changer de praticien, quelles que soient ses compétences médicales.

 

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