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Comment va votre cœur ?

Comment va votre cœur ?

17 mars 2016
Tabagisme, sédentarité, hypertension, excès de cholestérol… Les facteurs de risque cardiovasculaire sont aujourd’hui bien connus. Pour éviter un « pépin », surveillez-vous et adoptez une bonne hygiène de vie…

 

Chiffre

Chiffre

147 000
c’est le nombre de décès annuels liés aux maladies cardiovasculaires en France.
Source : Alliance du cœur.

En France, 400 personnes meurent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire. C’est deux fois moins qu’il y a trente ans, grâce aux progrès accomplis dans tous les secteurs de la cardiologie. Le perfectionnement des techniques d’imagerie médicale (échographie, scanner, IRM) a permis de diagnostiquer, donc de traiter plus tôt et plus précisément, des lésions même minimes. La chirurgie et la réanimation ont également progressé et on peut aujourd’hui opérer des cas plus difficiles et des malades plus âgés. Enfin, des médicaments plus efficaces sont apparus et la cardiologie H3ventionnelle a connu un formidable essor ; la dilatation des artères coronaires par ballonnet (guidé jusqu’au rétrécissement, un minuscule ballon en forme de saucisse vient écarter l’artère en se gonflant, restaurant ainsi le flux sanguin) est de plus en plus courante.

Mais les indicateurs sont en train de repasser dans le rouge à cause de notre mode de vie (activité physique insuffisante, alimentation déséquilibrée). Et les campagnes régulières d’information ne donnent pas les résultats escomptés. Si la majorité des Français savent que les maladies cardiovasculaires peuvent être graves, ils pensent encore trop souvent qu’elles entraînent une « belle mort », rapide, sans agonie. Cela ne correspond pas toujours à la réalité, loin s’en faut. Qui voudrait ne plus pouvoir marcher à cause d’essoufflements résultant d’une insuffisance cardiaque ? Qui aurait envie de rester pour le restant de ses jours dans un fauteuil à la suite d’une hémiplégie due à un accident vasculaire cérébral (AVC)?

 

Connaître ses facteurs de risque cardiovasculaire

C’est l’athérosclérose, en clair l’obstruction progressive des artères, qui est responsable du développement de maladies cardiovasculaires. Mais elle résulte du cumul de plusieurs facteurs.

Schématiquement, des plaques d’athérome (un dépôt jaunâtre composé essentiellement de graisses) s’accumulent sur les parois H3nes des artères, les épaississent et les durcissent. Les artères se bouchent peu à peu, mais en silence pendant longtemps. Premiers symptômes : douleurs localisées, vertiges, essoufflements, instabilité de la marche, troubles de la vision ou modifications du rythme cardiaque.
Une plaque d’athérome peut se fissurer, des plaquettes sanguines s’agrègent alors aux fibres et aux lipides accumulés dans la plaque et forment un caillot qui ralentit la circulation du sang puis obstrue l’artère et provoque, selon sa localisation, angine de poitrine (ou angor), infarctus du myocarde, AVC ou artérite des jambes, cause d’amputations. Des petits morceaux de plaque peuvent aussi se détacher et venir boucher des artères plus petites au cœur, au cerveau ou aux poumons (embolie pulmonaire).

Des facteurs multiples

YOGA

YOGA


La compilation de trente-deux études confirme que le yoga améliore l’indice de masse corporelle (IMC), la pression artérielle, le cholestérol, le rythme cardiaque et abaisse autant le risque cardiovasculaire que l’activité physique. Peut-être parce qu’il module les activités sympathique et parasympathique du système nerveux.
Plusieurs facteurs sont à l’origine des maladies du cœur et des artères et plus ils sont nombreux, plus la probabilité d’avoir un jour un probléme augmente.
L’âge. Comme le reste de l’organisme, le cœur se fatigue et les artères sont moins souples avec les années (surtout après 50 ans).
L’hérédité. Le risque cardiovasculaire est une fois et demie plus élevé en cas d’antécédents familiaux d’infarctus ou de mort subite à un âge précoce.
Le tabac. À la longue, le sang devient visqueux et tend à coaguler, des plaques d’athérome se développent et des caillots se forment.
L’hypertension artérielle. Elle rigidifie la paroi des artères et augmente le risque d’apparition de plaques d’athérome. On est hypertendu quand le chiffre de la pression artérielle systolique est supérieur à 140 mmHg (14 dans le langage courant) et celui de la pression artérielle diastolique supérieur à 90 mmHg (9). Si l’on a d’autres facteurs de risque, la tension ne doit pas excéder 12 ou 13/8.
L’excès de cholestérol. Un taux de LDL-cholestérol (le « mauvais ») trop élevé dans le sang signifie que le cholestérol encrasse les artères et peut les obstruer.
Le surpoids et l’obésité. La graisse en trop, surtout localisée au niveau de l’abdomen, est dangereuse pour le système cardiovasculaire.
Le diabète. Qu’il soit de de type 1 (insulinodépendant) ou de type 2 (lié au surpoids), le diabète retentit sur les artères et les petits vaisseaux.
Parmi les facteurs de risque de maladies cardiovasculaire, figurent aussi le manque d’activité physique, la mauvaise hygiène dentaire, cause d’inflammations qui se propagent dans les vaisseaux sanguins, et la goutte, maladie résultant d’un excès d’acide urique.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien


Pensez à prendre chaque jour à peu près à la même heure les médicaments prescrits.
N’interrompez pas votre traitement de votre propre chef, même en cas d’effets secondaires. Appelez le médecin, il pourra conseiller de le prendre à un autre moment de la journée, adapter la posologie ou changer de médicament.
Signalez à votre pharmacien et à votre médecin les autres médicaments (sur ordonnance ou en vente libre) que vous prenez par ailleurs, pour éviter des H3actions qui pourraient être dangereuses. Certains peuvent aggraver des problèmes troubles cardiaques. Exemples : les anti-acides (contre les maux d’estomac), les substituts du sel, les antihistaminiques (contre les allergies) et les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène (contre douleurs et maux de tête).
Pas de pamplemousse (fruit ou jus) avec certains médicaments prescrits pour traiter des troubles cardiaques, une hypertension, un excès de cholestérol ou des arythmies. Il pourrait diminuer l’efficacité du médicament ou provoquer des effets indésirables graves (tremblements, problèmes musculaires ou respiratoires, insuffisance rénale, hémorragies digestives). Le pamplemousse (mais pas l’orange ni le citron) bloque le fonctionnement d’une enzyme qui permet une assimilation normale de ces médicaments. C’est précisé sur la notice, mais parlez-en à votre pharmacien.

 

Prévenir et traiter les maladies cardiaques

Impossible de ne pas vieillir ni de modifier les gènes dont on a hérité, mais on peut abaisser ses facteurs de risque cardiovasculaire en modifiant son mode de vie.

Prendre un antihypertenseur quand sa tension artérielle est élevée, par exemple, c’est bien…, mais les médicaments ne suffisent pas. Changer ses habitudes de vie permet de réduire davantage le risque cardiovasculaire, de prévenir les récidives quand on a déjà eu un problème ou d’empêcher une insuffisance cardiaque ou une artérite de s’aggraver.

Arrêtez de fumer

C’est indispensable, même si vous fumez peu. Le vapotage est à la mode mais aucune étude fiable n’a montré que c’était plus efficace que les substituts nicotiniques (patchs, gommes, comprimés) et les produits que contiennent les cigarettes électroniques suscitent des inquiétudes. Parlez-en à votre pharmacien.

Crise cardiaque : Ies signes d’alerte

Crise cardiaque : Ies signes d’alerte


Angine de poitrine (angor)
Les premières crises sont déclenchées par un effort et durent quelques minutes, mais il faut en parler au médecin : douleur sous le sternum, qui irradie vers l’épaule et le bras gauche, le cou, la gorge, le dos et même les mâchoires, et donne une impression de serrement, d’oppression, de lourdeur. Mais la douleur n’est pas toujours aussi typique : gêne ou douleur limitée au dos, troubles digestifs et essoufflement doivent aussi inciter au dialogue.
Infarctus
La douleur en barre ou en étau est également thoracique et peut se propager dans un bras ou les deux, le dos, la nuque, la mâchoire, l’estomac. Mais elle est plus intense, foudroyante même, et s’accompagne de sueurs froides, de nausées. Méfiance là aussi : bon nombre d’infarctus sont sournois et les symptômes différents (douleurs au bras droit, troubles digestifs). Dans le doute, appelez le 15.

 

Mangez équilibré

À savoir

À savoir


L’OPTIMISME, BON POUR LE COEUR
Selon une vaste étude américaine, voir la vie en rose permet d’avoir une meilleure santé cardiovasculaire. Explications probables : les optimistes ont une meilleure hygiène de vie et gèrent mieux les stress.
Une alimentation équilibrée, variée et moins salée, permet souvent de faire baisser le taux de LDL-cholestérol, d’augmenter le HDL-cholestérol (le « bon ») et, en même temps, de perdre des kilos superflus. En pratique : moins de viande et de charcuterie à cause des graisses saturées ; davantage de céréales et de légumes secs, riches en fibres et pauvres en lipides ; du poisson deux ou trois fois par semaine au minimum, surtout ceux riches en oméga 3 (maquereau, sardine, saumon, flétan) ; plus de fruits et de légumes, peu caloriques et riches en fibres, vitamines et minéraux ; doucement sur le beurre et le fromage ; peu de sel, et gare à certaines eaux minérales qui en contiennent beaucoup et aux plats cuisinés industriels trop salés (mais aussi trop gras et sucrés) ; de l’alcool à petites doses. Et préférez la cuisson à la vapeur ou en papillote.

Bougez !

C’est capital. Un hypertendu actif a 40 % de chances de vivre plus longtemps qu’un hypertendu inactif, par exemple. Mais à condition de « s’activer » une ou deux fois par semaine. Il ne sert à rien de faire du sport trois heures d’affilée une fois par mois… Pour assurer la régularité, choisissez un sport ou une activité physique qui vous plaît, adapté à votre âge et à votre forme. Les sports d’endurance sont les plus « payants » : jogging, vélo, natation, mais aussi gymnastique et marche (au moins une demi-heure par jour).

Les femmes, plus exposées

Les femmes, plus exposées

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes, touchées non plus seulement après la ménopause mais de plus en plus jeunes, à cause du tabagisme en hausse depuis les années 1970. L’anatomie de leurs artères les rend aussi plus réceptives aux effets toxiques du tabac, du cholestérol, du diabète et du stress. Par ailleurs, les trois phases hormonales (contraception, grossesse, ménopause) influencent le vieillissement artériel et la progression de l’athérome, plutôt sous forme de plaques vulnérables et de lésions diffuses. Leurs artères sont également plus fines et souvent tortueuses, ce qui complique la revascularisation coronaire par pontage et angioplastie et donne des résultats un peu moins bons.
Evelyne Oudry

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