Traiter une cicatrice

Traiter une cicatrice

04 juin 2021
« Je dois avoir recours à une chirurgie esthétique réparatrice. Quels sont les risques si je cicatrise mal ? », Chantal, 52 ans.

 

Les cicatrices sont souvent le prix à payer après une intervention de chirurgie esthétique. La rapidité et la qualité de la cicatrisation sont primordiales pour obtenir le résultat esthétique attendu. La plupart des opérations laissent une cicatrice fine, blanche et plane, mais il faut être patient : une cicatrice met environ six mois avant de se stabiliser et elle continue d’évoluer durant un à deux ans. L’impact psychologique n’est pas toujours en rapport avec la gravité des lésions post-intervention. Selon leur localisation, les cicatrices évoluent différemment : le visage, en particulier les paupières, cicatrisent rapidement alors que le tronc, les épaules, la poitrine et les régions mobiles sont plus défavorisées.

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Les cicatrices pathologiques

Lorsque le processus de cicatrisation se passe mal, la cicatrice peut devenir rouge, creuse, étirée ou bourgeonnante, et provoquer des douleurs et des irritations. On parle alors de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdiennes.
La cicatrice chéloïde se caractérise par une prolifération anormale du tissu fibreux (accumulation de collagène). Elle forme un bourrelet accompagné d’extensions fibreuses qui débordent largement sur la peau saine. La cicatrice hypertrophique est également bombée mais elle reste limitée à la zone traumatisée. Elle se résorbe parfois pour devenir normale, alors que la forme chéloïde n’évolue jamais favorablement. À l’opposé, la cicatrice atrophique forme un creux qui est dû à une production insuffisante de collagène qui n’a pas permis de combler complètement la perte de tissu.

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Masser, assouplir, protéger

Il est conseillé de masser la cicatrice à l’aide de crèmes qui accélèrent la réparation épidermique en évitant la formation d’adhérences. Il est reconnu qu’un environnement humide favorise les mécanismes de la cicatrisation en empêchant la formation d’une croûte. Les pansements dits hydro-actifs recouvrent la plaie d’un microclimat dont ils contrôlent en permanence l’humidité sans risque de macération ou de desséchement de la lésion. Si la présence d’une cicatrice devient insupportable et incompatible avec une vie normale, il est possible d’avoir recours à des traitements médicaux avant la phase de stabilisation. On peut assouplir le tissu cicatriciel et réduire l’inflammation par l’usage de traitements compressifs réalisés sur mesure par des spécialistes, ou par la pressothérapie avec des douches et des jets forts. Tant qu’elle est inflammatoire, une cicatrice doit être protégée du soleil (risque de pigmentation définitive). Si la rougeur est accompagnée de douleurs, il faut prendre un avis médical pour traiter ou prévenir une infection naissante.

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Christine Nicolet

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