AIL NOIR
THIERRY_LHERMITTE

Thierry Lhermitte : « Ensemble, faisons avancer la recherche médicale ! »

08 mars 2017
À l’occasion du 70e anniversaire de la Fondation pour la recherche médicale, son illustre parrain témoigne de son engagement. Faire de la figuration ne lui suffit pas : Thierry Lhermitte rencontre des chercheurs et reflète leurs travaux régulièrement. 

 

Vous avez des médecins parmi vos ascendants.  Cela explique-t-il votre intérêt pour la science ?

Je ne pense pas. C’est vrai que je suis petit-fils du neurologue et psychiatre Jean Lhermitte et neveu du neurologue François Lhermitte. Et je dois dire que mon intérêt pour la science date de fort longtemps. En revanche, c’est un peu le hasard qui m’a amené là où je suis actuellement. Grâce au Téléthon, d’abord, je me suis intéressé à la recherche médicale ; puis tout naturellement à la Fondation qui fête aujourd’hui ses 70 ans d’existence et dont je suis le parrain depuis l’année 2004.

 

Comment définissez-vous votre rôle de parrain de la Fondation ?

J’essaie de faire connaître la Fondation pour susciter des dons et de mettre en avant le travail des chercheurs. Je sensibilise ainsi le grand public à l’importance de s’engager contre toutes les maladies et de soutenir financièrement la Fondation. Car les dons permettent aux malades de bénéficier plus rapidement des dernières avancées de la science, quelles que soient les pathologies, du cancer à la maladie d’Alzheimer en passant par les maladies infectieuses. C’est pour cela qu’il est important de soutenir la Fondation pour la recherche médicale. Si, comme moi et comme la Fondation, vous pensez que la recherche médicale doit bénéficier à tous, faites un don et parlez-en autour de vous. Tous ensemble, nous ferons avancer la recherche.

 

Quelle différence faites-vous entre Téléthon et Fondation pour la recherche ?

Tous deux sont étroitement liés. Le Téléthon, c’est une immense chaîne de solidarité afin que les chercheurs aient les moyens d’avancer. Il y a plus de 6 000 maladies rares et le Téléthon, dont j’ai été à deux reprises le parrain, ouvre la voie à la médecine de demain. La Fondation est quant à elle un maillon indispensable de la recherche et cela depuis 70 ans. Chaque année, elle permet les développements de plus de 750 recherches sur toutes les maladies et pathologies : cancers, maladies infectieuses, cardio-vasculaires, rénales, respiratoires, neurologiques et génétiques. Elle sait où sont les urgences, elle connaît les besoins et sélectionne les recherches les plus prometteuses.

 

Vous êtes très actif sur le terrain ?

Je visite régulièrement des laboratoires où je rencontre des scientifiques. À chaque fois, je vois des choses extraordinaires et passionnantes. Dernièrement, à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, j’ai assisté au travail de chercheurs sur un œsophage artificiel. C’est de la thérapie cellulaire – cela consiste à implanter des cellules souches mésenchymateuses qui, en « poussant », refont les tissus de l’œsophage. Pour l’instant, les essais se font sur l’animal mais, dans peu de temps, ils se feront sur l’homme. J’anime également une chronique dans le Magazine de la santé sur France 5 pour expliquer aux télé-spectateurs le travail passionnant que font les chercheurs en la matière.

 

Depuis 2004, quelle est l’action dont vous vous sentez le plus fier ?

Ce n’est pas moi qui cherche, ce n’est pas moi qui trouve ! Je ne peux donc me glorifier de quoi que ce soit personnellement. Mais je milite pour les progrès comme, en 2009, pour le don d’organes. Il y a de grandes découvertes, dont la rétine artificielle, le patch pour régénérer le cœur… Je ne peux pas les citer toutes tant elles sont nombreuses.

 

Pour faire un don

Pour faire un don

Le financement de la Fondation pour la recherche médicale provient uniquement des dons. Pour plus d’informations sur la Fondation et agir, rendez-vous sur son site : www.frm.org, ou contactez le service donateurs :
01 44 39 75 76.

 

Faites-vous preuve de prévoyance en ce qui concerne votre santé personnelle ?

Je pense être quelqu’un de prévoyant mais, comme tout le monde, il peut m’arriver d’être pris au dernier moment par un trouble ou une affection qui me tombent dessus « par hasard ». Dans ce cas je fais appel au médecin. Ou je demande conseil au pharmacien, un professionnel de proximité chez qui je me rends facilement. Je prends fréquemment des compléments alimentaires – pour garder la forme ou mieux passer l’hiver. Honnêtement, je suis un peu incohérent – comme la plupart d’entre nous ! Je suis à la fois pour les « médecines naturelles » et pro-médecine allopathique. J’ai une alimentation équilibrée. Je mange bio le plus possible. Pas trop de viande et je privilégie le poisson et les légumes. Je ne bois quasi plus d’alcool. J’aimais bien cela avant mais je ne peux plus et ça se passe sans difficulté. Le matin, lors du petit-déjeuner, je prends essentiellement des fruits, accompagnés d’une tasse de thé.

 

Comment qualifieriez-vous le système de santé actuel en France ?

Nous avons un système de santé exceptionnel. Quand on voit ce qui se passe dans certains pays ayant pourtant une sécurité sociale performante pour tous ! Au Canada, par exemple, il faut attendre des semaines voire des mois pour avoir un rendez-vous avec un professionnel de santé ! Sinon, ce sont les urgences à l’hôpital.

 

Préférez-vous un sport en particulier ? Avez-vous des astuces pour chasser le stress ?

Je fais de l’équitation un peu tous les jours. Puis je marche dans Paris et je prends le métro, cela me fait faire de l’exercice. Je pratique un peu la méditation. J’ai une vie stressante… parce que je suis stressé de nature ! Quand cela dépasse la mesure, mon meilleur remède, c’est d’annuler tous mes rendez-vous professionnels !

 

Face au temps qui passe, êtes-vous inquiet ?

Le temps passe de plus en plus vite. J’ai une petite théorie là-dessus : le temps s’accélère avec l’âge. Le sentiment du temps qui passe est vraiment en référence avec ce que l’on a vécu. Quand on est petit, les grandes vacances paraissent trop longues. Mais quand on arrive à l’âge adulte, le temps rétrécit de plus en plus.

 

Où va votre préférence : cinéma, théâtre ?

J’aime bien changer ! Le cinéma et le théâtre présentent tous les deux des plaisirs et des inconvénients différents. J’ai passé pratiquement un an sur scène avec le Syndrome de l’Écossais qui a été le succès de l’année 2016. J’ai donc été au charbon sept soirs par semaine et comme c’est une comédie, c’est plus fatigant ! Je suis actuellement en tournée avec cette pièce jusqu’à la fin du mois d’avril. Ensuite, j’aurai enfin droit à quelques semaines de repos – bien mérité !

À voir

À voir


LE SYNDROME DE L'ECOSSAISLE SYNDROME DE L’ÉCOSSAIS
Une pièce de Isabelle Le Nouvel, mise en scène par Jean-Louis Benoît, interprétée par Thierry Lhermitte, Bernard Campan, Christiane Millet et Florence Darel. Actuellement en tournée en France.

 

Propos recueillis par Didier Galibert

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