TDAH : l’attention et ses troubles

TDAH : l’attention et ses troubles

22 avril 2022
Il ne tient pas en place, se concentre difficilement, change vite d’humeur… Bien plus qu’un simple signe de tempérament coriace, le comportement de votre enfant peut réclamer une aide médicale.

 

Entre le petit tyran qui épuise son entourage à grand renfort de caprices et le gamin sans cesse impulsif, angoissé, distrait, incontrôlable à l’école comme ailleurs, il y a une différence que la médecine distingue nettement. Le caractère du premier résulte le plus souvent d’une éducation un peu trop permissive, tandis que celui du second relève d’un déséquilibre neuro-développemental sans origine clairement établie. Désigné par l’acronyme TDAH, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité touche aujourd’hui, en France, entre 3 et 5 % des enfants. Il se diagnostique généralement avant l’âge de 7 ans, n’a aucun lien avec le potentiel intellectuel et se déclare moins souvent chez les filles que chez les garçons.

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Les signes qui alertent

Même si votre enfant est toujours moins haut que trois pommes, il ou elle peut déjà présenter des comportements psychiques et moteurs révélateurs d’un TDAH. Son refus permanent d’accomplir une tâche qui demande un effort de concentration, même minime, son impossibilité à tenir en place quelques minutes, son incapacité à s’organiser, à écouter, à réfléchir avant d’agir témoignent en effet d’anomalies dans son développement. Si ces attitudes sont observées au quotidien sur une période de six mois au moins, elles ont des chances quasi nulles de se rétablir d’elles-mêmes avec le temps. Inutile donc d’attendre pour consulter. La situation ne peut que s’aggraver et mettre en péril sa vie familiale, sociale et scolaire.

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Les tests qui attestent

Ici, pas de bilan sanguin à faire ou de scan du cerveau à passer. Pour poser son diagnostic, le spécialiste (pédiatre, neurologue, neuropsychiatre ou neuropsychologue) procède à une évaluation clinique. Au cours d’une série d’examens sont étudiées à la loupe les compétences psychologiques, psychomotrices, orthophoniques, ergothérapiques et orthoptiques. Les résultats obtenus permettent de mettre en place un programme d’encadrement, adapté en fonction de la sévérité des symptômes et des besoins du petit patient. Il faut savoir que plus un TDAH est pris en charge précocement, plus il sera facile et rapide de rectifier le tir.

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Le traitement qui convient

Conçue selon le profil de l’enfant, la prise en charge restera néanmoins pluridisciplinaire. Elle compte aussi bien des séances de rééducations orthophonique et psychomotrice que des psychothérapies individuelle et/ou familiale et des aménagements scolaires. Agissant en symbiose, cet ensemble de mesures permet d’atténuer autant que possible les symptômes en espérant qu’ils se stabilisent à la fin de l’adolescence. Malgré tout, pour les cas les plus résistants aux diverses thérapies, un traitement allopathique est préconisé à partir de 6 ans.

Véronique Aïache

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