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Nausée, vomissement… Votre enfant à le mal des transports. Comment l’aider ?

Sonia, 36 ans : Ma fille de 8 ans souffre du mal des transports en voiture, elle a mal au cœur et parfois elle vomit. Comment la soulager et prévenir les symptômes ?

 

Lors d’un trajet en voiture, un enfant sur deux souffre du mal des transports (cinétose) à partir de deux ans, avec un pic de fréquence vers 12 ans. Cet état de malaise s’accompagne de fatigue, de sueurs, de nausées et/ou vomissements. La cinétose serait due à une discordance entre ce que perçoivent les yeux, les récepteurs des muscles et des articulations, et les informations perçues par l’oreille interne. Une sensibilité familiale est aussi évoquée.

 

Quels sont les principaux traitements médicaux ?

Les médicaments dits antinaupathiques sont administrés en prévention du mal des transports. Ils agissent sur le centre du vomissement en inhibant son mécanisme, ils ont aussi un effet antivertiges et antinausées. Ils contribuent à calmer la nervosité et l’angoisse de l’enfant ; leur effet indésirable majeur est la somnolence. Il faut les prendre une demi-heure à une heure avant le départ et renouveler la prise toutes les 6 heures selon la longueur du voyage. Les présentations sous forme de comprimés à laisser fondre sur la langue (lyocs) sont pratiques et permettent une action rapide.

L’homéopathie est-elle utilisée pour soigner le mal des transports ?

L’homéopathie est une alternative intéressante, surtout pour les enfants, car elle est dénuée d’effets secondaires. Elle n’entraîne pas de somnolence. De composition unitaire ou associant plusieurs souches homéopathiques complémentaires, ces médicaments sont administrés à titre préventif et curatif. Le traitement débute généralement la veille du départ.

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Dois-je respecter des mesures d’hygiène particulières ?

Les mesures préventives conseillées sont de ne pas prendre le départ avec un estomac bien rempli ou au contraire vide ; de manger légèrement mais régulièrement pendant le trajet, si possible des aliments solides, compacts et nourrissants ; de ne pas consommer de boissons excitantes ou gazeuses. Si le voyage est long, ouvrez légèrement les fenêtres et faites des haltes toutes les heures. Pour ne pas solliciter son attention visuelle, l’enfant doit éviter de lire ou de jouer à des jeux vidéo.

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Bébé aimerait digérer en paix !

Le reflux gastro-oesophagien (RGO) gâche la vie de nombreux nourrissons… et de leurs parents. Il se caractérise par des régurgitations après les repas du bébé, souvent accompagnées de pleurs. Comment l’identifier ? Quels sont les bons gestes à adopter pour soulager votre bébé ? On vous répond.

 

Un peu plus de 25% des nourrissons français (1) sont concernés par le reflux gastro-oesophagien, soit un sur quatre. Si de nombreux parents ont déjà eu le plaisir d’essuyer un renvoi de lait sur leur épaule après un biberon ou une tétée, faire la distinction entre les différentes causes de vomissement permet de ne pas s’affoler pour rien. Un rejet est un simple renvoi de lait non digéré, très banal chez les nourrissons compte tenu de la quantité de lait qu’ils ingurgitent au regard de la taille de leur estomac. Le reflux gastro-oesophagien (aussi appelé RGO) est plus rare et se caractérise par des remontées d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage, puis dans la bouche. Ces vomissements importants peuvent s’accompagner de la présence d’un peu de sang et sont douloureux pour le bébé. 

 

Les causes du reflux gastro-oesophagien

Assez courant durant les deux premiers mois, le reflux gastro-oesophagien disparaît en général lorsque l’enfant commence à se tenir debout. Sur le banc des accusés, le sphincter inférieur de l’œsophage. Situé à la jonction entre l’estomac et l’œsophage, il s’ouvre à l’arrivée du bol alimentaire puis se referme pendant la digestion. Il arrive que cette valve ne soit parfois pas entièrement formée. Le contenu gastrique peut alors remonter dans l’œsophage pendant la digestion : ces remontées acides irritent la paroi de l’œsophage et occasionnent à la longue de vives douleurs. Elles poussent même parfois le bébé à refuser la nourriture, ce qui entraîne à terme un retard de croissance. Si votre enfant régurgite souvent et beaucoup, avec des pleurs importants, il est important de consulter son pédiatre pour poser un diagnostic rapidement.

 

Les traitements contre le reflux gastro-oesophagien

Votre pédiatre saura vous conseiller un lait anti-reflux adapté à votre enfant : ces laits spéciaux ont la même composition que les autres laits maternisés, et sont en plus épaissis grâce à l’ajout d’amidon. Si la prise d’un lait épaissi ne suffit pas à améliorer la digestion de votre bébé, un traitement peut alors être envisagé avec le médecin. Plusieurs possibilités : protéger la muqueuse de l’œsophage grâce à des médicaments à l’effet « pansements » gastriques, ou carrément réduire l’acidité du contenu gastrique Ces traitements s’accompagnent souvent d’effets secondaires et doivent donc être pris sous contrôle médical et pour des durées limitées.

 

Les bons gestes anti-reflux au quotidien

Avant même d’envisager un traitement, une adaptation des gestes de puériculture au quotidien pourra déjà soulager votre bébé. La prise des repas doit se faire dans un environnement très calme, en effectuant plusieurs pauses pour favoriser les rots. Respectez les portions recommandées pour chaque biberon afin de ne pas « surcharger » son estomac. Attention de ne pas trop incliner votre enfant lorsqu’il boit, et adoptez une position redressée à 30/40° dans son transat pour favoriser la digestion. Au rayon tétine, choisissez-en une au débit réglable pour s’adapter au mieux à l’âge et à la vitesse de succion de votre enfant. Préférez aussi celles comportant une valve qui régule l’entrée d’air. La nuit et pendant les siestes, surélevez de 10° environ la tête de lit de votre enfant. Pour ne pas comprimer son estomac, ne serrez pas trop ses couches et choisissez-lui des vêtements amples à la taille. Evitez bien entendu de fumer dans les pièces où il vit.
Et pour prendre son mal en patience, dites-vous que son reflux gastro-oesophagien ne sera plus qu’un mauvais souvenir lorsqu’il aura commencé à gambader.

(1) – Prévalence du reflux gastro-oesophagien (RGO) chez l’enfant et l’adolescent en France : résultats d’une étude observationnelle transversale – Martigne (Gastroentérologie Clinique et Biologique) Volume 33, numéro 3S1 page A40 (mars 2009) (abstract en ligne)