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Les douleurs neurologiques dues au zona

Esther, 33 ans : J’ai fait un zona et depuis je souffre de douleurs violentes. Mon médecin m’a parlé de douleurs post-zostériennes difficiles à traiter. Dois-je me résigner ?

 

Chiffre

Chiffre

300 000
c’est le nombre de personnes touchées, chaque année en France, par un zona
Le zona est une maladie infectieuse qui s’accompagne parfois de douleurs neurologiques sévères dites post-zostériennes (DPZ). Celles-ci peuvent persister plusieurs mois, voire des années après la phase aiguë. Elles ont un retentissement important sur le plan physique et psychologique. Elles altèrent la qualité de vie et peuvent causer des troubles du sommeil, une diminution de l’appétit, voire l’anorexie, avec perte de poids. Elles conduisent parfois à un repli social et à un isolement.

 

Pas de prévention

Pour les maladies infectieuses les plus courantes, telles que grippe ou tétanos, des vaccins existent. Malheureusement, pour le zona dont la fréquence augmente dès 50 ans, aucune vaccination n’est pour l’instant disponible. La prise en charge thérapeutique vise à gérer la douleur du patient afin de préserver ses activités au quotidien. L’amélioration de l’état général de la personne pourrait lui permettre de mieux se défendre contre la maladie.

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Traitements peu satisfaisants

La douleur chez le senior ne doit pas être banalisée, elle n’est pas une composante normale du vieillissement. La prise en charge des DPZ nécessite des associations médicamenteuses comprenant antalgiques, certains antiépileptiques et antidépresseurs. Ces traitements ne peuvent être que partiellement efficaces, difficiles à manier, et la situation reste parfois non résolue. C’est pourquoi les acteurs de santé se mobilisent pour mettre à disposition des solutions de prévention prenant en compte le vécu douloureux du patient afin qu’il conserve son autonomie. Si la douleur est trop intense ou intolérable, l’hospitalisation est la seule solution.

 

Soutien psychologique

L’approche non pharmacologique a également un rôle à jouer. L’accompagnement médical par un renforcement positif permet une optimisation de la thérapeutique antalgique, et éventuellement antidépressive. L’accompagnement psychologique, voire neuropsychologique du patient, réunissant psychologues, ergothérapeutes et sociologues, est essentiel. Les mots employés par l’équipe soignante, ainsi que sa gestuelle, son langage sont autant de voies d’approche qui se développent.