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Santé du voyageur : guide pratique

Pour profiter pleinement du bien-être que procurent les vacances, apprenons à anticiper les risques pour rester en forme.

 

Partez-vous cet été ? En solo ou en famille, avec ou sans enfants, entre amis ? En voyage organisé ou à l’aventure ? Dans une maison, à l’hôtel ou sous la tente ? En France ou à l’étranger ? À la montagne, à la campagne ou à la mer ? Vacances et voyage sont avant tout synonymes de plaisir, de détente et de découverte. Quel que soit votre pays de destination, le voyageur que vous allez devenir doit aussi intégrer les notions de prévention, de protection de son corps, de sa santé comme de celle de ses proches. Autrement dit, anticiper pour rester en forme et ne pas se trouver dépourvu face au soleil, la chaleur, les virus, les petites bêtes qui piquent, moustiques en tête.

 

Santé en voyage, bien se préparer

Avant de partir, vous devez aussi faire le point sur vos vaccinations, bien entendu pas la veille du départ ! Car, si vous vous rendez sous les tropiques, le vaccin de la fièvre jaune ne se fait pas au dernier moment, ni le traitement antipaludéen qui nécessite une consultation médicale obligatoire. La visite chez le dentiste s’impose aussi avant le voyage. Si vous avez un début de carie, faites-la soigner, cela vous évitera un abcès en pleine brousse. Il vous faut également prévoir une trousse de première urgence. Côté santé, un minimum de préparation vous évitera bien des tracas une fois sur place. Pour voyager dans le confort et en toute sécurité sur le plan médical, des précautions élémentaires sont à prendre, avant et pendant le voyage. Le ventre, la tête, la peau, les yeux sont les parties du corps particulièrement sensibles et les plus exposées. Comment les protéger une fois arrivé à destination ? Nous vous aidons à lister les points-clés des règles faciles à suivre pour passer un été en toute sérénité. À vous de les adapter au style de voyageur que vous êtes.

 

 

En première ligne, le ventre et la tête

Les troubles du transit et le mal des transports sont très fréquents en voyage. Des solutions existent pour les prévenir et les traiter.

 

Qui n’a pas connu au moins une fois la turista n’a jamais voyagé ! Le premier désagrément, dont souffrent 60 à 80 % des voyageurs. En changeant de lieu, d’habitudes et de nourriture, le transit est perturbé.

 

Voyageur, attention à ton intestin

La turista survient dès les premiers jours du séjour, avec des symptômes éprouvants. Cette diarrhée aiguë se manifeste par plusieurs selles liquides en moins de 8 heures, accompagnées de crampes abdominales ou de nausées et de vomissements. « Malgré ses crises douloureuses, la turista (ou infection digestive) est un trouble bénin qui ne dure pas plus de 3 à 5 jours. Une mauvaise hygiène en est la cause. Les mains sales sont le premier vecteur de transmission des germes responsables, ainsi que l’eau et les aliments contaminés », explique le Dr Philippe Meyssonnier, généraliste à Montauban.

Le traitement de la turista consiste à se réhydrater pour pallier la perte d’eau. Si besoin, prendre des pansements intestinaux à l’argile et des antisécrétoires. Si les troubles s’accompagnent de fièvre ou persistent au-delà de 5 jours, consulter sans tarder.

Pour diminuer les risques de la contracter, se laver les mains avant le repas et en sortant des WC. Ne pas manger de crudités, ni de préparations à base d’œufs non cuits (mayonnaise, glace), ni de glaçons. Privilégier les fruits à peler, les viandes et les légumes cuits. Boire uniquement de l’eau en bouteille capsulée ou purifiée. En prévention, se traiter avec des probiotiques ou des antidiarrhéiques et poursuivre sur place.

La constipation est l’autre dérèglement intestinal susceptible de gâcher les vacances. Stress, décalage horaire, changement de rythme, mais aussi rétention face à des WC sales ou la position assise prolongée en sont les causes. Comme on ne peut pas modifier la durée du trajet, il faut anticiper en buvant des eaux minérales favorisant le transit. En avion ou en train, « promenez-vous » régulièrement dans le couloir. Pour stimuler l’intestin, boire à jeun un jus de citron mélangé à de l’eau chaude est radical. Si la constipation est occasionnelle, un laxatif osmotique régulera en douceur la motricité intestinale.

À lire également : Comment éviter d’avoir la turista en vacances ?

 

Quand la route met à mal la santé des globe-trotteurs

Les virages, le roulis, les trous d’air, panique ! L’homéopathie et la phytothérapie sont tout indiquées pour éviter d’être dans un état nauséeux et anxieux. Idem en cas de maux de tête ou de sommeil perturbé par le décalage horaire. Pour limiter le mal des transports, mieux vaut privilégier les places au milieu du bateau ou de l’avion, moins soumises aux turbulences. En voiture, fixer un point à l’horizon, éviter de lire ou de consulter ses messages. Surtout pas de repas lourd avant un voyage, ni être à jeun, mais plutôt manger léger !

 

Conseils d'expert : Oreilles sensibles à préserver

Conseils d'expert : Oreilles sensibles à préserver

Dr Philippe MeyssonnierPhilippe Meyssonnier
Généraliste à Montauban

Les otites externes après des baignades répétées en piscine ou à la mer quand les eaux ne sont pas propres apparaissent chez les enfants et les adultes sensibles. En prévention, il faut placer des bouchons intra-auriculaires empêchant l’eau de pénétrer dans le conduit auditif.
En avion, mettre des bouchons d’oreilles barométriques pour se protéger des traumatismes dus aux différences de pressions est une bonne solution. Avant de partir, mieux vaut aussi soigner toute pathologie ORL existante (sinusite, rhinopharyngite) car, lorsque les trompes d’Eustache sont bouchées, des lésions peuvent survenir.

 

L’indispensable trousse de premiers soins

Pour la composer, il ne s’agit pas d’improviser. Voici une sélection de produits à glisser dans vos bagages.

 

Trouver un simple antidouleur ou un antiseptique peut se transformer en mission impossible, si l’on a oublié d’en emporter et que l’on est loin de tout. Mieux vaut être prévoyant en se munissant de quoi faire face aux petits bobos, surtout dans certains pays hors Europe, lorsque les conditions sanitaires sont précaires. Petit inventaire à titre d’exemple.

 

Premiers soins pour désinfecter les petites plaies

En allopathie, une solution antiseptique en spray facile d’usage (Diaseptyl ou Urgo soin antiseptique Chlorhexidine…).

En phyto, un flacon d’huile essentielle de lavande fine (Puressentiel, Phytosun arôms, Naturactive…).

Premiers soins pour soulager coups et bosses

L’arnica sous toutes ses formes : en granules (Arnica 5CH ou 9CH), en gel (Arnigel de Boiron, Arnica Naturel Gel de Lehning, Gel crème Bleus & Bosses de Phytosun arôms), en roll-on (Arnican Pocket de Cooper).

Premiers soins pour apaiser piqures d’insectes et de végétaux, calmer les démangeaisons

Une crème antihistaminique prescrite par le médecin ou, en automédication, Urgodermyl Piqûres d’insectes Filmogène.

Premiers soins pour repousser les moustiques

En zone tempérée, huiles essentielles bio en spray : Moustic’Spray Naturactive, gel roll-on Para’kito…, Anti-Pique Spray Puressentiel, à la fois répulsif et apaisant,

En zone tropicale : lotion répulsive et moustiquaire imprégnée Prébutix.

Premiers soins pour traiter irritations, petites brûlures, réparer la peau

Des pommades cultes : Apaisyl (Merck), Baume des Pyrénées (Naturactive), Biafine (Johnson & Johnson), Cicaplast (La Roche-Posay), Crème aux plantes médicinales (Weleda), Homéoplasmine (Boiron), Crème du docteur Ducharme (Laudavie), P.O.12 Repar (Boehringer Ingelheim), Tégarome (Docteur Valnet), crème Calendula naturel de Lehning, baume des montagnes SOS repair de Pure Altitude.

Premiers soins pour réguler les troubles digestifs

Un antidiarrhéique (Imodium), un probiotique (Lactibiane Voyage, Ultra-Levure), un pansement intestinal (Maalox, Smecta), un laxatif osmotique doux (TransipegLIB).

En phytho : Comprimés Transit Bio (Fleurance nature), Elusanes Transit (Naturactive).

Premiers soins pour apaiser la douleur et faire baisser la fièvre

Un antalgique contre le mal de tête et de dents, ou autres douleurs y compris après un coup de soleil. Paracétamol, ibuprofène, aspirine : toujours opter pour le médicament que l’on connaît.

Premiers soins contre les nausées et les vomissements…

En allopathie : Nausicalm (Noguès), pour toute la famille, y compris en cas d’insolation ; Vogalib (Procter et Gamble), antinauséux à effet rapide.

Premiers soins contre le mal des transports…

On peut recourir à la traditionnelle Eau de mélisse ou au classique alcool de menthe Ricqlès. Plus original, le Sea Band, un bracelet anti nausées, basé sur l’acupression.

En aromathérapie : Mal des transports roller aux 7 huiles essentielles Puressentiel, Essence bio de citron jaune Phytosun Arôms, Elusanes Gingembre…

En homéo : Cocculine.

Et aussi…

… Un désinfectant de l’eau : les sticks SecoSan, une fois au contact de l’eau, la nettoient et la protègent de l’apparition de toute bactérie ; des protections d’oreilles (Quiès spéciale baignade ou avion) ; une pince à échardes, incontournable en bateau, à la plage, en forêt ; une bande de contention en cas d’entorse ; des pansements auto-adhésifs, hydrocolloïdes, dits seconde-peau, et des préservatifs à acheter avant de partir et à conserver, autant que faire se peut, à l’abri de la chaleur.

À lire aussi : La liste des petites bêtes qui viennent gâcher notre été

 

Conseils de Pharmacien : Une trousse à pharmacie bien pensée

Conseils de Pharmacien : Une trousse à pharmacie bien pensée

  • La trousse à pharmacie idéale est adaptée à votre état de santé mais aussi au pays de destination, tropical ou tempéré, et à la durée du séjour. Le nombre de personnes recourant à votre trousse et la nature des activités sur place (aventureuses, sportives ou sédentaires) influent également sur sa composition.
  • Faites une liste de vos points faibles en voyage. En face de chaque point, indiquez le remède qui correspond, en vous posant cette question : est-il indispensable?
  • Si vous, votre conjoint(e), vos enfants souffrez d’une maladie, placez en priorité les ordonnances des traitements en cours ainsi que la quantité nécessaire de médicaments dans leur conditionnement.
  • L’autre partie de la trousse est consacrée à la bobologie des vacances. La panoplie allopathique sera complétée par des médicaments homéo-, aroma- ou phytothérapiques. La plupart ne nécessitent pas de prescription et relèvent de l’automédication. Ne pas hésiter à demander des infos supplémentaires à votre pharmacien en fonction de votre destination.
  • Si vous vous rendez dans une zone de paludisme, suivre à la lettre votre traitement préventif. Et, bien sûr, le poursuivre au retour comme indiqué.
  • Bien entendu, cette trousse dédiée doit être facilement accessible à tout moment, en bagage à main et non pas en soute.

 

Protéger sa peau quand le soleil donne

En vacances, on fait le plein de soleil et d’énergie. Des bienfaits pour longtemps quand on s’expose en toute sécurité.

 

Si le soleil donne la même couleur aux gens, comme le dit Laurent Voulzy, il est aussi bon pour la santé, tant sur le plan physique que psychologique. Il booste le moral tout en contribuant à la synthèse de la vitamine D indispensable aux os, à la peau et au système immunitaire. Mais quand on en abuse, il provoque de sérieux dégâts. Pour autant, il ne s’agit pas de rester cloîtré quand il fait beau et chaud mais de prendre quelques précautions afin d’en profiter au maximum.

 

Protéger sa peau avec les anti-UV

Lors des premières expositions au soleil, les cellules n’ont pas encore eu le temps de fabriquer de mélanine, ce pigment à même d’absorber les rayons ultraviolets, et la peau est encore plus vulnérable. Les UVA, capables de pénétrer profondément dans la peau, accélèrent son vieillissement. Mille fois plus puissants, les UVB sont responsables des coups de soleil et des allergies solaires dont la lucite estivale, la plus fréquente. On sait aujourd’hui que 50 % du stress oxydatif généré par le soleil au niveau de la peau est aussi dû aux rayons visibles et infrarouges. À doses excessives, tous agressent les cellules cutanées et peuvent provoquer des dommages irréversibles tout en augmentant le risque de cancers. Il est donc essentiel de se protéger en adoptant la trilogie chapeau-lunettes-cosmétiques solaires. Et faire preuve de bon sens : éviter de s’exposer entre midi et 16 heures lorsque les rayons sont les plus intenses, quel que soit son lieu de vacances. « Comme les locaux, il faut respecter les règles dictées par la chaleur, sèche ou humide. Se lever tôt, ne pas faire d’efforts physiques en plein soleil, laisser à l’organisme une période d’adaptation », recommande le Dr Meyssonnier.

À lire aussi : Soleil : bienfaits et dangers

 

Les yeux des enfants sous haute protection

Si les rayons ultraviolets sont dangereux pour la peau, ils le sont encore plus pour les yeux, en particulier ceux des enfants. Leur cristallin encore transparent ne joue pas son rôle de filtre et leur rétine reçoit davantage de rayons nocifs que celle des adultes. Jusqu’à 12 ans environ, l’œil se construit et reste perméable à la lumière. Les parents veilleront à équiper leur enfant de lunettes de protection chaque fois qu’il est exposé à la réverbération solaire, sur le sable, au bord de l’eau, dans l’herbe. Sont à bannir les lunettes gadget avec des verres de piètre qualité ne garantissant pas le filtrage UV. Les porter est plus dangereux que de ne rien avoir : l’œil est trompé par la teinte du verre stoppant l’éblouissement. La pupille se dilate et laisse passer encore plus les rayons nocifs jusqu’à la rétine. Choisir des verres solaires avec une protection anti-UV clairement identifiée, à l’instar des crèmes. L’indice E-SPF (Eye Sun Protection Factor) est un moyen simple d’être renseigné sur l’efficacité anti-UV des lunettes de soleil, tandis que le seul marquage de conformité CE ne signifie pas qu’elles le sont.

À lire aussi : Les règles d’or pour réussir vos premières vacances avec Bébé

 

Comment choisir son produit solaire pour bien protéger sa peau

Nous ne sommes pas égaux face au soleil. Le premier critère à prendre en considération est la couleur de sa peau et sa réaction au soleil. Selon son phototype, elle est résistante, intermédiaire, sensible ou ultrasensible. Autre critère : la puissance de l’ensoleillement. À quel type d’exposition, et pendant combien de temps, la peau sera-t-elle soumise ? À quelle intensité, en fonction de la saison mais aussi de l’heure et de l’endroit où l’on se trouve ? Les produits solaires sont soumis à une règlementation très stricte. Pour qu’un cosmétique bénéficie de l’appellation « produit solaire », il doit être composé d’écrans anti-UVB (l’indice SPF) mais également d’écrans anti-UVA équivalant à au moins un tiers de la protection anti-UVB.

L’indice SPF (Solar protection factor) inscrit sur le packaging indique le temps de prendre un coup de soleil. Par exemple, SPF+50 signifie qu’il faut 50 fois plus de temps pour avoir un coup de soleil avec cette protection que sans elle. Plus votre peau est sensible, plus vous devez opter pour un indice de protection élevé. Mais, une fois hâlée, le bronzage ne protège pas et ne remplace pas la crème solaire. Il faut s’enduire avant de s’exposer, sans oublier les zones fragiles comme la nuque, les oreilles, le nez, le décolleté, les cicatrices et tatouages récents. Et renouveler l’opération toutes les 2 heures ou lorsqu’on se baigne : 95 % des UV passent encore à 5 cm sous l’eau !

La prévention sur smartphone

La prévention sur smartphone

application SoleilRiskL’application SoleilRisk, développée par le Syndicat national des dermatologues avec Météo France, donne les indices UV du jour partout en France.

 

Témoignage : Coup de chaleur

Témoignage : Coup de chaleur

Marie, mère d’Emma, 2 ans
Sur la plage, ma petite fille était endormie sous le parasol, couverte d’une fine couverture. Quand je l’ai réveillée, elle était bouillante, les joues rouges, en pleurs. J’ai d’abord cru à une maladie infectieuse. En fait, il s’agissait d’un coup de chaleur. Je l’ai rafraîchie, réhydratée, en la faisant boire beaucoup d’eau par petites gorgées, et sa température est tombée. Tout est rentré dans l’ordre car ce coup de chaud a été détecté à temps. J’ai appris depuis que cela peut survenir sans exposition directe au soleil, par temps couvert ou confiné en voiture. Attention, c’est une urgence si la fièvre ne passe pas.

 

Dans ma trousse beauté

Dans ma trousse beauté

Lait Enfant Très Haute Protection SPF 50+
AVÈNE
Format économique, produit résistant à l’eau, photostable. Un maximum de protection et de tolérance avec un minimum d’actifs grâce au système photoprotecteur exclusif Pierre Fabre.

Lait Spray solaire anti-allergies SPF 50+ Haute Tolérance, Spécial peaux sensibles
SOLEILBIAFINE
Efficace pour prévenir les allergies solaires dont la lucite estivale dans l’eau, sur la plage ou sous le parasol. Pour toute la famille.

Noresun Gradual UV spray SPF 50+ Visage et corps
NOREVA
Une nouvelle génération de soins solaires « intelligents » car adaptant le niveau de protection en fonction du bombardement UV. Idéal lors d’ensoleillement intense ou pour les peaux claires à très claires.

Anthelios SPF 50 BLUR lisseur optique unifiant
LA ROCHE-POSAY
Une texture venue du Brésil qui allie haute protection et effet Blur : lissage « minute», irrégularités comme gommées, teint uniformisé.

Après-soleil

Spray Coups de soleil
PURESSENTIEL
Il apaise, rafraîchit et calme immédiatement, avec ses 8 huiles essentielles anti-brûlures, antalgiques et cicatrisantes associées à des actifs hydratants et régénérants.


Bariésun crème apaisante visage
URIAGE
Idéale pour les peaux échauffées, atteintes de coups de soleil ou déshydratées, cette crème enrichie en acide hyaluronique et eau thermale, apaise, rafraîchit et lutte contre le photovieillissement tout en prolongeant le bronzage.