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Comment bien choisir son répulsif anti-moustiques ?

Olivia, 30 ans : Je pars en Asie avec mes jeunes enfants, quels répulsifs cutanés chimiques puis-je utiliser sans risque contre les insectes piqueurs ?

 

La gamme des répulsifs cutanés de synthèse de référence (OMS) est à base d’un de ces quatre constituants : DEET, picaridine (ou icaridine), citrodiol (PMDRBO) et IR3535. La perméthrine est réservée à l’imprégnation des tissus et des moustiquaires. Leur emploi est fortement recommandé chez l’enfant, dès 6 mois, dans les zones à risque de transmission vectorielle de maladies graves.

Respecter les tranches d’âge

Leurs concentrations sont adaptées selon l’âge de l’enfant, mais elles sont suffisamment efficaces pour assurer une protection longue durée. Le DEET est le répulsif de référence et le plus étudié, il est contre-indiqué chez le nourrisson. Chez l’enfant âgé de 6 à 24 mois, les produits doivent contenir entre 10 et 30?% de DEET, ou 20 et 30?% de citrodiol, ou 20?% d’IR3535. La picaridine ne peut être appliquée qu’après l’âge de 24 mois. Entre 24 mois et 12 ans, les concentrations en DEET, picaridine et citrodiol doivent être comprises entre 20 et 30?%, elles peuvent aller jusqu’à 35?% pour l’IR3535.

Nombre limité d’applications

Chez les enfants à partir de 6 mois, la posologie est d’une seule application par jour ; dès que l’enfant marche et jusqu’à 12 ans, elle est de deux applications par jour, après 12 ans, trois applications quotidiennes sont possibles. Quelle que soit la présentation (lotions, émulsions, sticks, sprays), les applications se font sur une peau saine et les zones découvertes. Sur le visage, elles se font délicatement avec la main en évitant le contour des yeux et des lèvres. Le répulsif sera si besoin appliqué après un produit de protection solaire et après les baignades sur les parties découvertes.

Pensez à la moustiquaire

Les produits biocides insecticides pour l’imprégnation des moustiquaires sont la perméthrine, la bifenthrine et la deltaméthrine. Préférez une moustiquaire longue durée déjà pré-imprégnée et vérifiez l’intégrité de son maillage. Chez l’enfant, l’imprégnation est demi-dose et la moustiquaire est placée à distance de la peau. La durée d’action est de l’ordre de six mois, même après plusieurs lavages. Passé ce délai il convient de la réimprégner. On peut le faire soi-même à l’aide de kits d’imprégnation. Ces produits peuvent aussi être utilisés pour l’imprégnation des vêtements, et des tissus.

 

Zika, un virus qu’il faut tenir éloigné

Zika, un virus qu’il faut tenir éloigné

Aux dernières nouvelles transmises par l’Institut Pasteur, Aedes albopictus, dit moustique tigre, est présent dans 22 départements du sud de la France. Pourquoi s’en inquiéter ? C’est que les moustiques du genre Aedes sont bien connus des virologues. Et pour cause : ils peuvent transmettre les virus de la dengue, du chikungunya ou de la fièvre Zika.

 

Des conséquences graves

La maladie que provoque le virus Zika se manifeste de trois à douze jours après la piqûre. Les symptômes ressemblent à ceux de la dengue ou du chikungunya : fièvre, maux de tête, éruption cutanée, fatigue, douleurs musculaires et articulaires… Chez la plupart des personnes infectées, la maladie dure près d’une semaine et reste bénigne. En revanche, chez les femmes enceintes, le virus pourrait entraîner une malformation sévère, la microcéphalie, responsable d’un retard mental irréversible. Et il n’existe aucun vaccin ni de traitement spécifique de la virose Zika. Les traitements disponibles sont symptomatiques.

La moustiquaire, c’est tendance

La seule façon de se protéger est d’empêcher les moustiques de piquer, de jour comme de nuit. Comment ? Tous les moyens sont permis : préférer les hauts à manches longues et les pantalons, utiliser des produits répulsifs sur les vêtements et sur les parties découvertes du corps, dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, recourir aux diffuseurs électriques en intérieur…

La prévention passe aussi par la lutte contre la prolifération des moustiques. Autour des habitations, les eaux stagnantes (soucoupes de pots de fleurs, gouttières…) et autres gîtes larvaires (pneus usagés…) doivent être éliminés.