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Quelle méthode pour sa contraception ?

On ne saurait plus s’en passer, mais l’on ne doit pas oublier que la pilule s’agit le plus souvent, en France, de l’association de deux hormones, c’est-à-dire d’un médicament, avec des effets indésirables aussi.

 

Les risques d’une contraception

Chiffre

Chiffre

60 %
au moins des grossesses non prévues se produisent sous contraception ; cherchez l’erreur !
Source : Institut national des études démographiques, www.ined.fr
Les Françaises préfèrent à l’évidence les contraceptions hormonales au stérilet par exemple, enfin jusqu’à présent… Les accidents qui se sont produits avec les pilules de troisième génération pourraient changer la donne, mais qu’en est-il exactement ? Que risque-t-on à prendre cette association d’un estrogène et d’un progestatif ?

Les contraceptifs hormonaux, quelle que soit leur forme, pilule, anneau ou patch, sont composés d’un estrogène, toujours le même, l’éthinylestradiol, plus ou moins dosé, et d’un progestatif de 2e, 3e, voire 4e génération, les plus récents, qui ne sont pas forcément les meilleurs au chapitre de la sécurité, comme on l’a beaucoup entendu.

S’ils permettent une sexualité sans grossesse, ils ont des effets secondaires. Ce ne sont pas vraiment les cancers qui posent question, les contraceptifs hormonaux seraient plutôt protecteurs, au moins vis-à-vis du cancer du côlon ou des ovaires, mais le risque de thromboses, veineuses, qui ont fait l’actualité récemment, liées au progestatif de 3e génération, y compris des patchs et des anneaux. Cela dit, la pilule élève un risque qui est à la base minime, d’autant plus minime que l’on est plus jeune : un petit risque alors multiplié par trois, pour les thromboses veineuses, reste très petit.

Autre souci, le risque de thromboses artérielles, dont l’infarctus du myocarde ou cérébral, que l’on impute à l’estrogène cette fois ; ce risque existe donc, quelle que soit la génération de pilule utilisée. Il est naturellement plus élevé chez les femmes déjà à risque : tabagisme, surpoids, diabète, mauvais cholestérol trop haut, hypertension artérielle ou âge (plus de 35 ans, un seuil artificiellement fixé !).

 

Choisir sa contraception

1/ Bien utiliser les pilules

Combinaison d’un estrogène et d’un progestatif le plus souvent, de 2e, 3e ou 4e génération, les secondes doivent être désormais proposées en première intention. On lui préfère une pilule progestative seule, toujours dans ce cas de 2e génération, en cas de facteurs de risque artériels, notamment de tabagisme, car elle est dénuée de risque artériel ou veineux à ce jour. À prendre sans faillir 21 jours habituellement.

2/ Tout savoir sur patch ou anneau

Le patch couleur chair doit être appliqué sur la peau pour une semaine, trois semaines de suite, puis arrêté une semaine, avant la pose d’un nouveau patch. Il a les inconvénients de la pilule, estrogène et progestatif de 3e génération. Non remboursé de surcroît. L’anneau est en plastique souple et transparent, à placer soi-même dans le vagin, comme un tampon, pour trois semaines sans interruption. Il libère un cocktail d’estrogène, certes à faible dose, et de progestatif de 3e génération, comme une pilule lui aussi. Il n’est pas remboursé non plus.

3/ Se faire poser un implant

Le gynécologue ou la sage-femme place l’implant à fleur de peau, au bras, sous anesthésie locale ; c’est un bâtonnet de la taille d’une allumette qui diffuse continuellement, pendant trois ans, un progestatif bloquant l’ovulation, avec peu de souci vasculaire a priori.

4/ Revenir au stérilet ?

Le stérilet cuivre est un dispositif intra-utérin en forme de T, que le gynécologue ou la sage-femme introduit dans l’utérus pour 3 à 5 ans. Il peut être nu, il en existe de mini, ou distiller un progestatif de 2e génération à doses filées.

5/ Se protéger avec le préservatif

Indispensable pour éviter un certain nombre d’infections sexuellement transmissibles, par des microbes, virus, du sida surtout, mais aussi de l’herpès, ou bactéries, syphilis et compagnie. Il peut être aussi un bon moyen de contraception, pas tout à fait aussi bon que la pilule si elle est prise sans oubli.

 À lire aussi : La contraception naturelle, une méthode fiable… ou pas ?

 

À éviter

À éviter

  • Oublier sa pilule un jour en considérant que l’on ne risque rien parce que l’on n’est pas en milieu de cycle, a priori dans une période à risque de concevoir. Faux, archifaux, le cycle n’est plus un cycle avec la pilule. Les jours les plus à risque de conception en cas d’oubli sont les premiers jours de reprise de la plaquette ; l’ovaire n’est alors plus empêché de fonctionner par les hormones de la pilule et peut laisser échapper un ovule…
  • Arrêter de prendre sa pilule sans avis médical parce qu’elle est de 3e ou 4e génération. Les accidents surviennent plus volontiers la première année de la prise ou d’une reprise si la contraception a été interrompue, pour une grossesse par exemple
  • Prendre une pilule qui ne convient pas, soit parce que l’on est plutôt oublieuse, pilule déconseillée, ou qu’on la tolère mal. Il existe tant de solutions de remplacement, à explorer avec l’aide de son médecin bien sûr.
Réponses d'expert : la prescription diffère un peu selon qu’il s’agit d’une femme ou d’une jeune fille.

Réponses d'expert : la prescription diffère un peu selon qu’il s’agit d’une femme ou d’une jeune fille.


Dr Béatrice Guigues
Gynécologue à Caen et vice-présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens de France.

Chez une jeune fille, deux préalables : l’histoire familiale, en particulier de caillot veineux, phlébite et/ou embolie pulmonaire, et la prise de tension. Après trois cycles de contraception hormonale, premier bilan biologique comprenant glycémie (sucre dans le sang) et profil lipidique (cholestérol et triglycérides). S’il est normal, on le répète après deux ans.

Pour les femmes, on s’inquiète là aussi des facteurs de risque d’accident vasculaire, veineux ou artériel cette fois, qui croît avec l’âge : antécédents personnels et familiaux comme infarctus, éventuel tabagisme, qui potentialise tous les risques artériels ; nous devons les informer sur cette association délétère pilule-tabac, etc. Prise de la tension, examen des seins, frottis cervico-vaginal de dépistage à partir de 25 ans et bilan biologique, de préférence avant la première plaquette, anneau, etc., puis après 3 à 4 mois de cette contraception hormonale

Mieux se protéger du virus du sida (VIH)

Depuis la découverte du virus du sida en 1981, les chercheurs ont bien travaillé, mais la maladie ne se guérit toujours pas. La lutte se poursuit activement.

 

Le sida se traite de mieux en mieux et les malades vivent beaucoup plus longtemps, dans de meilleures conditions, mais le traitement est à vie.

 

Traitement pour gérer le virus du Sida

Les traitements sont aujourd’hui moins contraignants et facilitent ainsi une meilleure observance, indispensable pour le maintien de l’efficacité du traitement sur le long cours.

Nouvelle trithérapie fixe

Elle est présentée en comprimés uniques et disponible depuis septembre 2012. c’est le STR (Single Tablet Regimen)

Traitement tout-en-un

Il combine, en un seul comprimé par jour, l’ensemble des molécules antirétrovirales nécessaires au traitement d’une maladie considérée de plus en plus comme chronique.

 

Anneau vaginal préventif : Le préservatif féminin

Pour éviter une contamination lors de rapports hétérosexuels, des chercheurs américains ont mis au point un anneau vaginal en plastique caoutchouté hydrophile innovant qui permet de délivrer un antirétroviral, le tenofovir, à dose constante pendant plusieurs mois et en quantités mille fois plus importantes que les anneaux habituels. Il a été testé et comparé avec succès au gel préventif à 1 % de tenofovir existant, mais… chez la brebis. À suivre donc.

Autotest salivaire pour éviter la transmission Sida

15 % des personnes infectées découvrent leur séropositivité au stade du sida, donc trop tard pour être bien traitées. Un test simple et rapide à faire soi-même permettrait de réduire ce chiffre.

  • Il existe déjà

Commercialisé en Grande-Bretagne depuis 2009 et aux États-Unis depuis cet été, l’autotest salivaire qui délivre le résultat en 20 minutes n’est pas encore autorisé en France.

  • Bientôt en France ?

La ministre de la Santé a demandé leur avis au Comité consultatif d’éthique et au Conseil national du sida, car ce peut-être un choc d’apprendre sa séropositivité seul chez soi. Il est cependant très attendu.

 

Vers un meilleur dépistage

  • Un détecteur du VIH constitué d’infimes particules d’or a été mis au point par des chercheurs anglais. En entraînant une réaction visible à l’œil nu, ces nanoparticules permettent de diagnostiquer l’infection à son premier stade, rendant le traitement plus précoce et plus efficace. Pour un coût 10 fois moins élevé que les tests sanguins actuels.
  • Une application sur smartphone pour faciliter le dépistage sera peut-être bientôt disponible. Plusieurs équipes y travaillent.
  • Le système Smartscope comprend un microscope d’un millimètre et une lumière fixée au-dessus de la caméra du smartphone. On place une goutte de sang sur une lame de laboratoire, le téléphone prend une photo, l’application analyse les cellules vues par le microscope et mesure le taux de CD4.