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Les probiotiques en cuisine pour une nutrition bien-être

L’alimentation influence le fonctionnement de notre intestin qui lui-même régit de nombreuses fonctions de notre organisme. Les probiotiques sont des bactéries amies qui peuvent rétablir l’équilibre de la flore intestinale pour retrouver notre bien-être intérieur. Mais comment savoir où se trouvent les probiotiques dans notre cuisine ?

 

Les aliments riches en probiotiques

Les bactéries existaient sur la terre bien avant nous. Les aliments traditionnels tels que le lait fermenté, la bière, le vin ou le pain sont probablement « accidentels ». Aujourd’hui, ce sont encore et toujours les mêmes aliments vétérans qui nous délivrent leurs probiotiques. Ils sont dits « lactofermentés », c’est-à-dire qu’ils ont subi une fermentation par des bactéries lactiques. Tous ne présentent pas le même intérêt nutritionnel, ne sont pas fermentés avec les mêmes bactéries, n’ont pas les mêmes propriétés. Voici une liste assez détaillée, mais non exhaustive, d’aliments lactofermentés, dont certains nous accompagnent au quotidien :

  • les yaourts et le lait fermenté. Le lait est un aliment dans lequel les probiotiques s’épanouissent pleinement;
  • la choucroute, surtout crue ;
  • les olives de bonne qualité ;
  • la bière de garde : les levures y sont déposées au fond du verre, tandis que dans une bière « classique », on les retire une fois qu’elles ont accompli leur œuvre ;
  • l’hydromel, boisson alcoolisée à base de miel, fermentée pendant deux mois avec des bactéries et des levures ;
  • le Sauternes et autres très rares vins liquoreux, dont le process de fabrication implique l’emploi de raisin moisi sur pied : la pourriture noble ;
  • le jus d’avoine, colonisé par le Lactobacillus plantarum. Un aliment pour le moins anecdotique… ;
  • certaines boissons à base de plantes : frênette, chanvrette, ortillette… ;
  • certaines boissons à base de champignons : kombucha, par exemple ;
  • le fromage frais, aux propriétés probiotiques non encore étudiées ;
  • la croûte de fromage. Elle héberge une foule de bactéries sans doute amies, mais difficiles à quantifier et à maîtriser ! Nous parlons ici de « vraie » croûte de « vrai » fromage, pas d’emballage artificiel de fromage fondu, cire et autre, bien entendu… ;
  • le kéfir, on devrait dire « les kéfirs » : une boisson à base de fruit ou de lait fermenté ;
  • le koumys, à base de lait de jument fermenté. Il semblerait que le kéfir soit une version « améliorée » du koumys ;
  • différents aliments dérivés du soja (ex. miso) ;
  • le pain au levain ;
  • le kimchi.
 À lire aussi : 5 situations qui peuvent être améliorées par la consommation de probiotiques

 

La fermentation lactique traditionnelle

La fermentation lactique traditionnelle


Les réfrigérateurs n’ont pas toujours existé. Traditionnellement, l’homme disposait de deux moyens pour conserver ses aliments :
– réduire l’eau (soit en l’extrayant de l’aliment, soit en ajoutant du sel, du sucre ou du gras) ;
-laisser fermenter l’aliment (fermentation acide ou alcoolique). Cette méthode tue ou au moins ralentit fortement la croissance des bactéries « méchantes » susceptibles de provoquer des infections. Un résultat antiseptique obtenu grâce à l’acidification et à la production, par les bactéries « amies », de substances antibactériennes. Par exemple, L. acidophilus sécrète de l’acidophiline, véritable tueuse de germes.

Les spécialistes affirment que la fermentation représente une méthode de conservation plus économique et plus intéressante d’un point de vue nutritionnel que notre bon vieux froid !

 

Petit panorama des produits lactofermentés

La lactofermentation est une méthode de conservation 100 % simple, naturelle et traditionnelle. Elle ne date pas d’hier et le monde entier l’emploie, aujourd’hui encore, sous diverses formes. D’autant qu’elle a toujours été parée de vertus thérapeutiques qui semblent enfin trouver aujourd’hui leur explication scientifique ! En Inde, c’est l’idli, à base de haricots et de riz, ou encore le lassi ou le da-hi ; dans les pays du Maghreb, c’est le lhen ; en Asie, c’est le nuoc-mâm et au Japon c’est le bonito (tous deux à base de poisson), le miso, le tamari et le shoyu (à base de soja), ailleurs, c’est le yaourt, le lait caillé, le kéfir, ou encore le fromage… non pasteurisé, bien sûr. Quand on pense que des papyrus égyptiens mentionnent déjà les légumes et le lait fermentés comme méthode de soin ! Les Grecs, eux aussi, faisaient appel à ces probiotiques pour traiter certains de leurs maux. Ainsi, choucroute et betterave étaient employées par Dioscoride pour lutter contre les infections.

 

Immangeables sans fermentation !

Des aliments encore bien plus communs sont lactofermentés. Par exemple les olives qui, entre autres traitements, subissent une fermentation pendant 4 mois environ. Sans cette étape, elles seraient tout bonnement immangeables ! Ce sont les Lactobacillus plantarum qui se chargent de les rendre si douces à notre palais délicat. Même chose pour les anchois, mis à fermenter dans la saumure où se développent des bactéries. Où l’on voit à quel point les décisions de tout aseptiser prises à Bruxelles, loin des cuves traditionnelles et des burons de haute montagne, déclenchent des levers de boucliers.

Concernant le soja, il fut longtemps considéré comme non comestible sous sa forme « naturelle » dans son pays d’origine, la Chine. Les Asiatiques attendirent donc de maîtriser les techniques de lactofermentation pour le consommer sous forme de sauce (shoyou, tamari), de miso, de tempeh ou encore de natto.

 

La fermentation, comment ça marche ?

Un récipient en bois ou en terre, un aliment, un peu d’eau : voici les ingrédients principaux de la fermentation. Une simplicité désarmante à la portée du plus pauvre, qui explique que depuis la nuit des temps, les hommes font fermenter des fruits, des légumes, des céréales, des poissons, de la viande, du lait. Les bactéries (famille des lactobacilles) ou les champignons (levures, moisissures) transforment un aliment de base (le chou, le lait…) en aliment lactofermenté. Les bactéries et champignons oeuvrent très souvent ensemble, avec parfois des résultats spectaculaires. Soit négatifs (les mycotoxines, dont certaines sont réputées cancérigènes), soit positifs (sans cette association de bienfaiteurs, nous ne connaîtrions pas le fromage ! Adieu chaource, camembert, roquefort et autres bleus…).

De la croûte de fromage à la pénicilline

Concernant les fromages, vous savez peut-être que les moisissures qui les ensemencent appartiennent à la famille des Penicillium, à l’origine de l’antibiotique pénicilline. Les fromages de type « bleus » sont ensemencés partout, alors que ceux à pâte molle, avec une croûte, ne le sont qu’au niveau de la croûte. Sous l’action du penicillium, le lait fermenté est automatiquement acidifié : son pH passe de 6,8 (lait) à moins de 4,6 (lait fermenté). Par cette simple modification, il est protégé de la contamination des « méchantes bactéries » (salmonella, Clostridium, Staphyloccocus aureus…) sans recours à un quelconque conservateur ou à une technique quelle qu’elle soit. Autrement dit, mangez sans crainte les fromages au lait cru, et ne laissez pas la croûte sur le côté, comme ne cessent de le répéter plusieurs médecins de notre entourage !

 

La galaxie des « yaourts »

Parmi les aliments lactofermentés, nous consommons très couramment l’un d’entre eux : c’est le lait fermenté, que nous appelons généralement « yaourt ». Mais il y a yaourt et yaourt.

Il était une fois…

Il est déjà fait allusion au yaourt dans la Bible. On lui attribue l’exceptionnelle longévité d’Abraham, et Moïse le considère comme don de la nature. Par la suite, de nombreux peuples l’emploieront comme aliment et comme médicament. Jusqu’à notre François 1er, guéri de son infection intestinale grâce à du yaourt au lait de brebis, administré par un médecin turc. Mais c’est véritablement Metchnikoff, savant ukrainien naturalisé français, qui « lança » le yaourt en France.

Prix Nobel (1908), le chercheur s’intéresse à l’espérance de vie particulièrement élevée des montagnards du Caucase, et estime qu’elle provient de leur consommation de ferments lactiques. Pour être tout à fait honnête, il est possible que cette longévité mythique soit plus particulièrement due à l’absence locale d’état civil offrant la liberté aux Anciens de s’autoproclamer centenaires. Quoi qu’il en soit, Metchnikoff remarque que ces mêmes ferments soignent les troubles intestinaux des bébés. Dans ce sillage, la production industrielle de yaourt naît en France en 1917. Aujourd’hui, chacun d’entre nous consomme en moyenne 21 kilos de laits fermentés (yaourts compris) par an. Nous sommes réputés dans le monde entier pour être des « mangeurs de yaourts » !

Un yaourt c’est…

Du lait fermenté avec 2 bactéries précises : Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. La première lui confère son acidité, la seconde, ses arômes caractéristiques. Lesdites bactéries doivent rester vivantes jusqu’au dernier jour de la date limite de consommation (DLC), qui est de maximum 30 jours à partir de la date de fabrication. Par ailleurs, la quantité d’acide lactique libre contenue dans 100 g de yaourt doit être au moins égale à 0,7 g. À partir de ces caractéristiques de base, le yaourt peut être gras ou maigre, nature, sucré, aromatisé, aux fruits ou encore additionné de tous autres ingrédients autorisés, à condition que ces derniers ne dépassent pas 30 % du produit. Toutes ces précisions figurent dans la Norme Internationale de la commission « lait » du Codex Alimentarius. Autrement dit, on ne plaisante pas avec les pots de yaourt.

Un yaourt, c’est donc du lait fermenté, mais tous les laits fermentés ne sont pas du yaourt ! Par ailleurs, quelle que soit sa forme (yaourt ferme, brassé ou à boire), le yaourt renferme au minimum 10 millions de bactéries lactiques vivantes par gramme. Cette notion de « vivant » est essentielle ; elle s’oppose aux produits dits « thermisés ».

 

<strong>« </strong>Yaourt » ou « yoghourt » ?

« Yaourt » ou « yoghourt » ?

Les deux termes désignent exactement le même aliment, le premier est d’origine grecque, le second vient du turc « yog’hurt ». La définition elle-même aurait peut-être bien été inventée par un Bulgare, « yog » signifiant « épais » et « urt », « lait ».

 

Un lait fermenté, c’est…

Du lait fermenté avec d’autres bactéries que celles spécifiques au yaourt. Il s’agit le plus souvent de Bifidobacterium longum, Bifidobacterium lactis et Lactobacillus acidophilus. Le nom de la (ou des) bactérie employée doit figurer sur l’emballage. La quantité d’acide lactique libre contenue dans 100 g de lait fermenté est de 0,6 g, ce qui explique leur douceur. Tout comme pour le yaourt, les bactéries du lait fermenté doivent impérativement être vivantes jusqu’à la date limite de consommation.

Le lait fermenté est sans doute la façon la plus ancienne de consommer des probiotiques. À l’échelle planétaire, il en existe une palette extrêmement large et cette diversité s’explique en raison des infinies possibilités. En effet, l’aliment final dépend du type de lait utilisé, de la recette (Comment a-t-il été ensemencé ? Combien de temps a-t-il fermenté ? A-t-il été égoutté ou non ?) et des ferments utilisés. L’invention du kéfir, par exemple, parfois improprement appelé « yaourt des centenaires » se perd dans la nuit des temps. Et tous les peuples d’origine gauloise apprécient le lait Ribot (un lait baratté). Quant à ceux de l’Asie centrale, ils consomment toujours leur koumys, une boisson fermentée à base de lait d’ânesse, de chamelle ou de jument.

Bref : un lait fermenté, c’est un yaourt, mais qui n’a pas le droit de s’appeler ainsi parce qu’il renferme d’autres bactéries que les deux « autorisées ». Le lait fermenté est riche d’une longue et belle histoire, que l’on peut diviser grossièrement en quatre ères. Ne vous inquiétez pas, cela ne sera pas long.

1re ère : le hasard (de 800 ans avant J.-C. à 1900 après J.-C.). Le lait fermenté est un produit unique, propre à chaque famille, à chaque village. C’est aléatoire !

2e ère : le début de la maîtrise (à partir de 1910). Les ferments employés sont définis, le processus de fermentation est maîtrisé, on comprend à peu près « comment ça marche » et les industriels proposent un produit standardisé, toujours le même.

3e ère : la science rattrape la tradition (à partir de 1950). On reconnaît officiellement et scientifiquement aux ferments des propriétés santé. Grande découverte ! Du coup, on cherche à sélectionner des souches précises pour leurs propriétés spécifiques.

4e ère : guérir avec les probiotiques (à partir de 2000). On choisit ses souches en fonction des effets gustatifs et thérapeutiques recherchés.

Au niveau industriel, la production de lait fermenté n’a réellement pris son essor en France qu’en 1981, les Japonais ayant été les pionniers sur ce marché en 1978. La commercialisation du premier lait fermenté au bifidus a concrétisé le travail de l’Institut Pasteur, qui avait identifié le Bacillus bifidus communis dès 1899. Le fameux « bifidus » ! Cette grande première marque les débuts d’une carrière fulgurante, conférant l’estampille « santé » à l’ensemble du rayon « yaourt », dopant sérieusement les ventes au passage. Depuis, diverses bactéries de la famille des bifidus ont été isolées. Parmi les plus connues, vous retrouverez fréquemment dans cet ouvrage le Bifidum et le Bifidobacterium longum. On trouve aussi des laits fermentés à l’acidophilus, autre famille de probiotiques.

Lequel choisir ?

Le but n’est pas de chercher le lait fermenté le mieux pourvu en probiotiques, mais de choisir celui qui procure les effets escomptés. Ainsi, le bifidus aide à réguler le transit, alors que le L. casei renforce plutôt l’immunité. Si vous avez tendance à ballonner, à être constipé (ou l’inverse) ou à mal digérer, le premier est adapté à votre cas. Mais si vous pestez contre les virus qui vous attaquent sans cesse, choisissez plutôt les seconds, « boosteurs d’immunité ».

 

Secrets de fabrication

Secrets de fabrication


Pour fabriquer du yaourt, les industriels commencent par standardiser le lait, c’est-à-dire que sa composition doit être toujours exactement identique, notamment en ce qui concerne les matières grasses. On peut rajouter au lait de l’extrait sec (poudre de lait) pour modifier sa consistance. On le chauffe pendant quelques minutes à 90 °C pour le stériliser puis on le laisse refroidir jusqu’à 45 °C, température idéale pour la fermentation. On l’ensemence alors à l’aide des 2 bactéries autorisées.

Selon la consistance finale recherchée, la suite des opérations diffère. Si l’on veut un yaourt ferme, on le répartit dans les pots juste après l’ensemencement et on le laisse pendant 3 heures dans une étuve. Les ferments coagulent le lait. On place ensuite les pots dans une pièce très froide (chambre ou tunnel) puis on les stocke entre 2 et 4 °C.

Le yaourt brassé ne fermente pas en pot mais en cuve. Une fois caillé puis brassé, il est enfin conditionné en pots.

Le yaourt à boire suit le même processus que le yaourt brassé, sauf qu’il est en plus battu dans les cuves avant de terminer en bouteilles.

Le lait fermenté est fabriqué de la même manière, mais la température, la durée et les taux d’ensemencement changent en fonction des ferments utilisés.

 

Un lait Ribot, c’est…

C’est du lait (de vache) fermenté, d’abord pasteurisé (chauffé à très haute température), puis ensemencé avec un peu de lait fermenté. Il est onctueux bien que très légèrement acide. À l’origine, le lait Ribot est une spécialité bretonne « faite maison », destinée à accompagner un repas de galettes et de crêpes. Aujourd’hui, il n’est plus préparé traditionnellement mais industriellement.

Un yaourt thermisé, c’est…

Un yaourt qui n’en est plus un. On l’a chauffé, précisément afin de détruire sa flore bactérienne dans le but d’allonger sa durée de conservation presque indéfiniment. À l’issue d’une longue bataille d’experts, ce pauvre lait fermenté stérilisé n’a finalement pas le droit de s’appeler « yaourt ». Heureusement ! C’est l’inverse même du concept de probiotiques. Non merci !

Un dessert lacté, c’est…

Un dessert lacté. Rien d’autre. Aucune crème dessert, aucun flan, crème brûlée, île flottante, riz au lait, clafoutis et autre mousse, ne contient le moindre probiotique. En revanche, la plupart renferment du gras, du sucre, des additifs et… des calories en pagaille. Ne vous trompez pas !

 

Extrait de...

Extrait de...

Le grand livre des probiotiques et des prébiotiques LE GRAND LIVRE DES PROBIOTIQUES ET DES PRÉBIOTIQUES, Danièle Festy , éditions Leduc, 343 pages, 18 euros ; 2014.

 

Lire la chronique du livre ici

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5 situations qui peuvent être améliorées par la consommation de probiotiques

La consommation de probiotique dans l’alimentation peut améliorer un certains nombre de petites affections qui empoisonnent la vie quotidienne. Contrairement aux médicaments, les dosages ne diffèrent pas entre les enfants et les adultes. En effet, la flore intestinale est constituée dès l’âge de 2 ans et elle ne variera que très peu ensuite. Seuls les bébés bénéficient de posologies adaptées. Les probiotiques se glissent dans le biberon ou passent dans le lait maternel si l’enfant est allaité et ; dans ce cas, c’est la maman qui se supplémente.

 

Mise en garde

Mise en garde

Aucun probiotique ne remplace un traitement médical. Une consultation s’impose si vous avez un doute sur votre état de santé. Mais l’inverse est également vrai : aucun médicament ne peut remplacer les probiotiques !

 

La Fatigue

Une flore intestinale perturbée et une barrière intestinale « perméable » (deux problèmes qui vont souvent de pair) induisent une déficience quasi automatique en certaines vitamines et quelques minéraux. Ce qui ne laisse pas présager une énergie débordante, comme on l’imagine facilement. Une alimentation mal équilibrée n’arrange rien. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… En rétablissant l’équilibre de la flore et en « bouchant les trous » de la muqueuse intestinale, les probiotiques peuvent venir à bout de fatigues qui traînent. En effet, ils permettent ainsi à nouveau la production de vitamines par la flore (rappelez-vous que cette dernière produit notamment des vitamines B, capitales pour notre énergie et notre bien-être) et l’assimilation des vitamines et minéraux par l’organisme entravée lorsque la flore intestinale est déséquilibrée et la muqueuse intestinale perméable. Certains médecins pensent même que les probiotiques pourraient jouer un rôle, au moins complémentaire, dans les cas de fatigue chronique et de fatigue « compliquée » comme la fibromyalgie par exemple.

 À lire également : 5 questions que l’on se pose sur les probiotiques

 

Probiotiques et prébiotiques

  • Quelles souches probiotiques pour votre problème ? Lactobacillus bulgaricus, lactis, casei, Streptococcus thermophilus.
  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour mieux équilibrer votre alimentation. L’hygiène alimentaire est indispensable pour que le corps profite pleinement de l’énergie fournie par les aliments !

8 points importants

  1. Une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines (poissons, volailles, oeufs), vitamines et minéraux, mais riche en sucres rapides (plats cuisinés industriels, céréales du petit déjeuner, sucreries, biscuits, barres chocolatées…) est le facteur no 1 de la fatigue.
  2. La sédentarité est le deuxième.
  3. Le sport empêche la fonte musculaire liée à l’âge, responsable majeure de la fatigue chez les seniors. Il préserve aussi les organes, ce qui garantit forme et tonus.
  4. Dormez-vous suffisamment ? Et surtout votre sommeil est-il de bonne qualité ? Vivez-vous dans un endroit bruyant ? Y compris la nuit ?
  5. Le tabac fatigue. On le sait déjà, mais rien n’empêche de le répéter.
  6. Pensez à une recharge en fer en cas de carence. Mais ne vous supplémentez pas de votre propre chef sans un bilan biologique !
  7. Un rééquilibrage hormonal peut être indispensable si un bilan biologique souligne des déficiences.
  8. En cas de fatigue chronique et autres fatigues « compliquées », le coenzyme Q10 ou la vitamine D sont aussi de bonnes pistes à suivre.

 

Les troubles digestifs et l’état général de bébé

95 % des bébés allaités par leur maman développent naturellement, dans les premiers jours de leur vie, une flore dite « bifide ». En revanche, les bébés nourris au lait maternisé ne sont pas exactement colonisés par la même flore : certes des bifides prennent leur place, mais d’autres bactéries nettement moins amicales s’installent également. Il s’agit par exemple des Entérocoques, des Bactéroïdes et de Clostridium (voir détails p. 187). Première constatation : les bébés « bifides » (allaités) souffrent moins fréquemment de gastro-entérites. Par ailleurs, dans les pays occidentaux, les conditions de vie, notamment celles liées à la naissance, ont modifié l’équilibre de la « flore bleue ». Les améliorations hygiéniques relatives à l’accouchement sont évidemment à saluer. C’est grâce à des protocoles drastiques que le taux de mortalité infantile a baissé de façon spectaculaire, personne ne revient dessus. Mais la traque permanente au microbe est parfois excessive. De plus en plus de médecins estiment qu’un environnement trop « propre » favorise l’émergence des allergies et peut éventuellement affaiblir l’immunité.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour eux…

En donnant des probiotiques aux tout jeunes bébés de parents allergiques, on diminue de moitié la survenue de l’eczéma. Et on prévient les allergies en général ! Cependant, si l’un ou les deux parents ont déjà un terrain allergique, l’idéal est de ne pas attendre que l’enfant soit né. On peut en effet limiter les risques en anticipant. Soyez particulièrement vigilante à partir du 5e mois de grossesse. Les 4 derniers mois sont ceux de tous les dangers, d’un point de vue allergie.

Cela passe par :

  • limiter ou éviter les aliments les plus allergisants pour les enfants (notamment les cacahuètes, mais aussi grande prudence vis-à-vis de l’oeuf et du poisson) ;
  • imaginer un environnement « antiallergène » pour le futur bébé (fuir les moquettes, tissus, etc.) ;
  • se supplémenter en probiotiques, particulièrement pendant les 3 dernières semaines de grossesse !

 

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

  • Le père ou la mère est allergique : 30 % (un peu + si c’est la mère)
  • Le père et la mère sont allergiques : 80 %
  • Un membre de la famille (oncle, tante) est allergique : 20 %

 

Après sa naissance, continuez à supplémenter le bébé pendant plusieurs mois (7 à 10 selon les études), soit en glissant des probiotiques à des dosages adaptés dans son biberon, soit la maman qui allaite poursuit sa supplémentation en probiotiques, qui passent dans le lait maternel.

Quelles souches probiotiques pour leurs problèmes ?

Bifidobacterium infantis, bifidum, lactis, Lactobacillus rhamnosus, LGG, acidophilus, helveticus, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

2 points importants

  1. Les bébés auxquels on donne des probiotiques ont besoin (ensuite) de moins de traitements antibiotiques que les autres.
  2. Les bébés tolèrent parfaitement bien les probiotiques. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Déprime, troubles de l’humeur

Jusqu’à récemment, on assignait à l’intestin un simple rôle d’assimilation/digestion. Les scientifiques pensaient que cette brave turbine accueillait des restes d’aliments pour en extraire, le long de son tube, les éléments nutritifs, tout en faisant progresser l’ensemble des « inutilisables » vers « la sortie ». En quelque sorte, un travailleur manuel auquel on ne demandait pas de réfléchir… Mais des chercheurs fanatiques de notre « tuyauterie interne » se sont penchés sur notre intimité digestive, pour découvrir que notre tube digestif était intelligent ! De fait, il héberge autant de neurones que la moelle épinière, soit 100 milliards, et fabrique plus de 20 neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline…) dont la fameuse sérotonine, ou « substance du bonheur », modèle étalon de toute une classe d’antidépresseurs modernes. Un vrai cerveau « intestinal » qui communique en permanence avec notre « premier » cerveau, par l’intermédiaire du nerf vague. Sur 10 communications « cerveau-intestin », 9 sont émises par le tube digestif et 1 seule par le cerveau ! Le premier est donc nettement plus bavard. Ne cherchons pas plus loin notre classique « mal au ventre » en cas de stress… À une nuance près : après avoir longtemps considéré le système digestif comme totalement soumis à la souffrance émotionnelle (« J’ai peur d’aller à l’école donc j’ai mal au ventre »), il est de plus en plus admis que de nombreuses douleurs digestives – colopathies, brûlures d’estomac, digestions difficiles… – perturbent gravement nos pensées, notre comportement et bien sûr notre humeur (« Mon ventre va mal, donc je ne me sens pas bien »). C’est pourquoi certains médecins estiment que, dans ce cas précis, mieux vaut parler de troubles somatopsychiques (qui viennent du corps et affectent l’esprit) plutôt que de maladies psychosomatiques (qui viennent du stress et affectent l’organisme). Même si c’est difficilement quantifiable, de l’aveu des praticiens, un déséquilibre de la flore pourrait provoquer des troubles de l’humeur et de l’attention, voire un état d’esprit ou des comportements anormaux : tendance à dormir n’importe quand dans la journée (et mauvais sommeil la nuit), anxiété, trous de mémoire… Une certitude donc : un intestin qui souffre menace de répercussions psychiques plus ou moins invalidantes. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… Il n’y a aucune raison pour qu’un déséquilibre de la flore affecte le corps mais pas le cerveau. Ne serait-ce que par le stress qu’il provoque. En général, les personnes victimes de « mal-être non identifié » ne font pas le lien de prime abord avec leur intestin. Mais dès lors que leur flore est rétablie grâce aux probiotiques, elles affirment « se sentir beaucoup mieux, prendre la vie du bon côté et avoir les idées beaucoup plus claires ». Bien entendu, un déséquilibre de la flore ne provoquera pas une dépression en soi mais n’arrangera rien, c’est certain. Et peut dans tous les cas déboucher sur des troubles de l’humeur. En outre, en entravant l’assimilation de certains minéraux et vitamines, cette situation peut mener à de vrais problèmes psychiques.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, car la bonne santé digestive est primordiale au bien-être en général.

7 points importants

  1. Une dépression doit toujours être prise en charge par un médecin mais il ne faut pas se ruer sur les antidépresseurs. Ces médicaments, beaucoup trop fréquemment prescrits (hors du cadre de dépression en plus), sont responsables d’effets secondaires parfois très graves : passage à l’acte, troubles du comportement, addiction…
  2. Dans la panoplie « antidéprime », d’autres éléments sont, en revanche, indispensables, tels que le magnésium et les oméga 3. Complétant une hygiène de vie revue et corrigée (alimentation, balades au grand air et à la lumière), et pris ici en quantité importante, ils viennent à bout du problème dans la grande majorité des cas.
  3. Pensez à une éventuelle carence en fer, très souvent responsable d’une grande fatigue physique et psychique.
  4. La dépression saisonnière (SAD), qui frappe uniquement l’hiver, est traitée par la photothérapie (cure de lumière), en milieu hospitalier ou à la maison avec un appareil adéquat.
  5. Le traitement de la déprime ou de la dépression ne se limite en aucun cas à la prise de médicaments. Ce ne sont ni des gélules ni des cachets qui aideront à accepter une situation difficile (deuil, licenciement, déménagement…). Ne comptez pas sur un traitement, quel qu’il soit, pour régler à votre place ce type de situation : il ne peut que vous aider à passer le plus mauvais cap. Soutien psychologique bienvenu.
  6. Attention aux dépressions chez l’adolescent et la personne âgée, particulièrement susceptibles de mener à des gestes extrêmes. Soyez vigilant.
  7. L’huile essentielle de litsée citronnée ainsi que celle de verveine citronnée sont efficaces contre la déprime. Et en plus, elles sont bifidogènes. Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Eczéma, dermatite atopique

La dermatite atopique (dont l’eczéma) touche 8 % des adultes et 20 % des enfants. Ce chiffre grimpe jusqu’à 80 % pour les enfants nés de parents eux-mêmes atopiques (aux prédispositions allergiques). Ce trouble cutané se manifeste par une peau très sèche, l’apparition de plaques rouges (surtout aux joues, aux plis des coudes et des genoux) ainsi que par des démangeaisons, caractéristiques de l’eczéma. Souvent, un enfant qui souffre d’eczéma est allergique d’une manière plus générale.

Hiérarchiser les priorités

Ceci mérite une explication un petit peu technique, mais facile à comprendre. Le système immunitaire est chargé de défendre le corps contre tout : les antigènes (microbes, virus), donc les maladies, et les allergènes (éléments allergisants), donc les allergies, eczéma compris. Dans les deux cas, les réactions du corps empruntent des « canaux » différents. Si des antigènes se présentent (maladie), le corps fabrique des lymphocytes Th1. Si ce sont des allergènes (allergie), le corps fabrique des lymphocytes Th2. Et voici nos fameux vases communicants : plus le corps doit produire de Th1, moins il fabrique de Th2. Et qui dit moins de Th2, dit moins d’allergie. En résumé, si l’organisme est occupé à lutter contre les microbes, il n’a pas le temps de paniquer face aux pollens et autres poussières allergisantes. On pourrait dire qu’il hiérarchise mieux les priorités.

Si votre enfant est atopique (eczéma…), considérez la question des vaccins avec prudence. Prenez les précautions d’usage, repoussez au maximum l’âge de la vaccination et évitez les injections non nécessaires.

 

Attention aux excès d’antibiotiques !

Attention aux excès d’antibiotiques !

L’excès d’antibiotiques peut, lui aussi, encourager les allergies pour les raisons que nous venons d’évoquer. À force de bourrer les enfants d’antibiotiques pour un oui ou pour un non, non seulement on empêche le corps de se défendre seul (donc il n’apprend pas), mais de plus, on tue à la fois les « méchantes » bactéries et les « bonnes », celles qui patrouillent dans les intestins et constituent un genre de corps d’élite immunitaire. Avec les antibiotiques, ce champ fertile est dévasté et c’est la porte ouverte à des intolérances, voire à des allergies alimentaires. Après un tel traitement, la muqueuse intestinale, privée de ses « soldats » – les bactéries protectrices – ne bénéficie plus de leur filtre précieux. Résultat, nous l’avons vu, des petits fragments de protéines pénètrent dans la circulation sanguine avant d’être totalement digérés. On appelle cela  « l’hyperperméabilité intestinale ». Un peu comme si, brusquement, il n’y avait plus ni gardien, ni digicode, ni clé, et que n’importe qui pouvait entrer chez vous. Lorsqu’on sait que certains enfants sont « mis sous antibiotiques » plusieurs fois dans l’année, pas toujours avec raison, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement et surtout repenser les choses.

Mieux vaut renforcer le terrain de ces enfants afin de leur éviter les infections en général, et donc les antibiotiques ! Et si infection il y a, opter pour l’aromathérapie (huiles essentielles) de préférence, qui sera aussi efficace et non dévastatrice.

 

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

L’atopie regroupe un ensemble de plusieurs maladies : eczéma, asthme atopique, rhume des foins, conjonctivite, dermatite atopique. Tous ces troubles sont susceptibles d’être atténués grâce aux probiotiques. « Pour les allergiques, les probiotiques, c’est automatique ! » : voici ce que devrait être le nouveau slogan de l’Assurance-maladie ! De fait, la flore intestinale des enfants allergiques diffère de celle des autres enfants : elle comporte moins de bifidobactéries et delactobacilles. Concernant plus spécifiquement l’eczéma, jusqu’à présent on appliquait des crèmes sur les plaques, sans résultat extraordinaire puisque le problème d’origine n’était pas traité. Autrement dit, on apaisait les manifestations de l’eczéma sans en soigner la cause. Avec, forcément, un très fort risque de récidive. Maintenant, il n’est plus question d’ignorer les probiotiques dans le traitement de l’eczéma. D’autant qu’un enfant « transforme » souvent son « eczéma » en asthme lorsqu’il grandit. Il présente hélas 3 fois plus de risques de devenir asthmatique et même 5 fois plus s’il souffre aussi d’une rhinite allergique… Tous les symptômes de l’allergie sont liés, il est donc indispensable d’essayer d’enrayer le problème dès la toute petite enfance.

En prévention Lorsqu’on donne des probiotiques à une maman enceinte et atopique (allergique) et après la naissance à son bébé, on diminue de moitié le risque que son enfant devienne à son tour allergique. C’est très important et même révolutionnaire ! Jusqu’à présent, il n’y avait aucun moyen de prévenir l’allergie chez l’enfant.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus, rhamnosus, reuteri, plantarum, salivarius, Bifidobacterium lactis, longum, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

Précisions : il faut compter 12 milliards CFU (Unités formant colonies) par jour pendant 1 mois. À renouveler 3 fois par an. Les sachets de poudre ne présentent aucun goût et sont très bien acceptés. Ils sont à diluer dans un liquide tiède (eau si possible) et à avaler ½ heure avant le repas. Si le biberon doit être chauffé, il est indispensable de le faire avant, et d’introduire les probiotiques après, une fois le liquide un peu refroidi, sinon les lactobacilles seront détruits.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, ainsi que celle de votre enfant atopique si vous l’allaitez ! Les probiotiques réduisent les symptômes de l’eczéma, ainsi que leur étendue. Si l’on administre des probiotiques à des nourrissons atopiques, on divise par 15 le Scorad, score clinique utilisé par les médecins pour évaluer la gravité des symptômes, leur intensité, leur étendue, l’insomnie qu’ils génèrent, etc. Il permet d’apprécier de manière objective l’état du patient.

6 points importants

  1. L’allaitement maternel est fortement recommandé. En quelques jours, le bébé allaité a déjà 80 % de sa flore en bifidobactéries, contre seulement 10 % pour le bébé « au lait de vache ».
  2. Attention aux produits laitiers, qui peuvent aggraver les symptômes.
  3. En cas de traitement antibiotique, donnez systématiquement et conjointement des probiotiques. N’administrez pas plusieurs fois par an des antibiotiques à un enfant sans vous poser de questions. Il y a un problème de fond qu’il faut traiter.
  4. Ne vaccinez jamais un enfant ou un adulte en pleine poussée d’eczéma ou d’asthme.
  5. Évitez de prendre ou de donner certains médicaments plus susceptibles que d’autres de provoquer des réactions, surtout allergiques. C’est notamment le cas de tous les produits à base d’ibuprofène.
  6. N’aseptisez pas la maison. Il ne s’agit pas de vivre dans la crasse mais de trouver un juste équilibre entre « pas assez propre » et « désinfecté en permanence ».

 

Infections ORL récidivantes (otites, sinusites, rhinites, bronchites…)

Une immunité faible est toujours couplée à un déséquilibre intestinal. Ce lien est particulièrement évident en cas d’infections ORL à répétitions, elles-mêmes fréquemment induites par la prise systématique d’antibiotiques. Ceci concerne autant les enfants que les adultes. Pour résumer, le schéma est le suivant : j’attrape un rhume que je ne jugule pas assez rapidement et qui descend donc sur les bronches. Plutôt que de soigner ma bronchite avec des huiles essentielles (extrêmement efficaces), je prends des antibiotiques. Qui vont traiter ma bronchite, mais aussi détruire ma flore intestinale. Cette dernière ne va plus me protéger correctement contre les innombrables virus qui prolifèrent (surtout en hiver, mais pas seulement !) et je vais « attraper » le prochain qui passe. Qui, en raison de ma vulnérabilité, va faire le lit d’une nouvelle affection bactérienne, contre laquelle je prendrai un nouvel antibiotique, etc.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

Nous disposons d’un système immunitaire extrêmement sophistiqué et performant. S’il ne « fonctionne » pas correctement, on a tendance à « attraper » tout ce qui passe. Plutôt que de soigner à chaque fois la nouvelle infection qui se présente, mieux vaut prévenir en renforçant l’immunité. Ici, les probiotiques jouent leur meilleur rôle, c’est-à-dire soutenir la flore protectrice, donc nos défenses, afin de ne pas tomber dans ce cercle infernal… ou d’en sortir enfin. Résultats garantis !

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus rhamnosus, LGG, casei, Bifidobacterium bifidum.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour favoriser le développement des probiotiques « spécial immunité » !

5 points importants

  1. Ne fumez pas. C’est la base !
  2. Les antibiotiques sont trop couramment prescrits contre ces maladies généralement bénignes et virales.
  3. Évitez temporairement les produits laitiers qui peuvent accroître les sécrétions, surtout chez les enfants (nez qui coule, mucus bronchique, etc.).
  4. Consultez systématiquement s’il s’agit d’un bébé, d’une personne âgée ou fragile.
  5. Chez l’adulte, en cas d’infection sévère, l’huile essentielle de clou de girofle est efficace contre les infections, notamment respiratoires. Et en plus, elle est bifidogène (voir p. 113). Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Extrait de...

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Le grand livre des probiotiques et des prébiotiquesLE GRAND LIVRE DES PROBIOTIQUES ET DES PRÉBIOTIQUES, Danièle Festy , éditions Leduc, 343 pages, 18 euros ; 2014.

 

Lire la chronique du livre ici

 

5 questions que l’on se pose sur les probiotiques

Les probiotiques passionnent ceux qui leur consacrent parfois presque toute leur vie. De nombreux cher­cheurs, experts, spécialistes du sujet et tous sont unanimes : les micro-organismes possèdent des ressources inimaginables. Quant au grand public, lui aussi s’enthousiasme pour ces merveilleuses bactéries amies, que l’on côtoie depuis si longtemps sans vraiment les connaître. En témoignent les nombreuses questions que vous nous posez à l’officine.

 

Nous avons réuni ici les réponses aux cinq questions que vous pourriez vous poser par rapport aux probiotiques, mais il pourrait y en avoir 100 fois plus !

 

Quel rapport existe-t-il entre la santé des intestins et notre santé générale ?

Un rapport mathématique. La masse des bactéries intestinales constitue le plus gros organe du corps. Et de loin ! Il est donc parfaitement normal qu’un déséquilibre local se répercute dans notre organisme tout entier. Si notre flore intestinale est globalement stable, elle est cependant fortement influencée par notre environnement (alimentation, stress, traitements…). Maintenir son équilibre est indispensable à la santé.

 

Les petites bouteilles de lait fermenté dont on voit les pubs à la télé renferment-elles des probiotiques ?

Oui. Cependant, il faut en consommer beaucoup (plusieurs par jour) pour espérer un résultat. C’est un budget. En outre, ces produits sont sucrés, donc caloriques. Il faut en tenir compte dans la ration calorique globale de la journée. Enfin, si vous êtes allergique aux protéines de lait, le lait fermenté vous est donc contre-indiqué. Concernant leur coût, un peu supérieur à celui des yaourts, il s’explique facilement. Les probiotiques sont des êtres vivants qui méritent toutes les attentions. Certains sont plus fragiles que d’autres. Des vraies divas ! Ils ont besoin de 5 jours pour fermenter (d’où des investissements importants en termes de stockage) et sont en outre plutôt « délicats » à cultiver.

 

À qui sont conseillés les probiotiques ?

À tous ceux qui souffrent de troubles digestifs (y compris brûlures à l’estomac, reflux, etc.) mais aussi les fumeurs, insomniaques, stressés, fatigués chroniques, ceux qui ont des problèmes de peau constants, se plaignent de rhumatismes ou de tendinites à répétition… Toutes les personnes sous antibiotiques (y compris les enfants), les victimes d’intolérance alimentaire, d’intoxication, les sportifs de haut niveau, les femmes sujettes aux cystites ou aux mycoses à répétitions, les personnes qui souffrent de surpoids…

Les probiotiques sont prescrits par plusieurs milliers de médecins en France, sous forme de suppléments alimentaires cette fois (afin de pouvoir atteindre une forte concentration), tout particulièrement dans les cas abordés en deuxième partie de ce livre. On peut donner des probiotiques aux bébés, aux enfants (notamment en hiver, pour leur éviter les troubles ORL à répétition), aux adultes, aux femmes enceintes, aux personnes âgées : ils ne présentent aucun risque ! Il suffit juste d’adapter les dosages et les souches.

 À lire aussi : 5 situations qui peuvent être améliorées par la consommation de probiotiques

 

Pourquoi faut-il prendre des probiotiques chaque jour ?

« Ce qui est extérieur ne reste pas » : cette maxime du corps est une sécurité, mais implique que nous devons renouveler les apports chaque jour. C’est pendant le transit qu’ils ont le temps de jouer leur rôle (les spécialistes appellent cela le « cross-talk »). Une fois qu’ils ont été éliminés… il n’y a plus qu’à tout recommencer ! Cependant, certaines études très récentes montrent que ce principe fondamental n’est pas absolu, même si c’est la règle. En effet, certaines souches particulièrement résistantes (comme L.plantarum et L.rhamnosus) semblent capables de coloniser de façon prolongée, voire permanente, l’organisme de certaines personnes. Mais cela reste l’exception.

 

Peut-on être allergique aux probiotiques ?

Théoriquement, non. On les utilise même pour lutter contre les allergies ! Donc, les probiotiques administrés sous forme de gélules, de sachets ou autres formes pharmaceutiques sont normalement dénués de tout risque. En revanche, lorsque les probiotiques sont dans leur aliment d’origine, rien n’empêche de faire une allergie au dit aliment. Au yaourt par exemple : dans ce cas, ce n’est pas une réaction aux probiotiques, mais au lait !

 

Extrait de...

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Le grand livre des probiotiques et des prébiotiquesLE GRAND LIVRE DES PROBIOTIQUES ET DES PRÉBIOTIQUES, Danièle Festy , éditions Leduc, 343 pages, 18 euros ; 2014.

Lire la chronique du livre ici

Aliments probiotiques : mangeons des bactéries !

Pour entretenir notre équilibre intestinal et lutter ainsi contre certaines maladies, les probiotiques semblent de plus en plus prometteurs.

 

La fin du XIXe et le début du XXe siècles ont été marqués par des progrès majeurs en microbiologie. L’identification de bactéries responsables de maladies a permis la mise au point de traitements et de vaccins. Ayant observé que notre tube digestif héberge de nombreuses bactéries dont il ne peut se passer, les chercheurs ont d’emblée suggéré que certaines pouvaient être bénéfiques.

L’histoire de notre flore intestinale

Chiffre

Chiffre

100 000 milliards de bactéries contenues dans le tractus digestif, soit 10 fois plus que la quantité de cellules qui composent le corps humain. Et ce microbiote peut peser jusqu’à 2 kg !
Anciennement appelé « flore intestinale », le « microbiote intestinal » est un véritable organe. Il regroupe l’ensemble des micro-organismes hébergés par le tractus digestif. Les bactéries qui le composent sont indispensables : elles produisent certaines vitamines, facilitent la digestion des nutriments et sont impliquées dans notre système immunitaire. Composé de près de 500 espèces différentes chez un adulte, réparties en 4 familles principales (Firmicutes, Bacteroidetes, Actinobacteria et Proteobacteria), le microbiote est spécifique de chaque individu.

On ne connaît pas encore tous les secrets et les modes de fonctionnement du microbiote. Mais la modification de l’équilibre qui existe entre nos bactéries par des facteurs internes (maladies, stress…) ou externes (aliments, antibiotiques…) peut baisser ou améliorer notre état de santé.

La barrière intestinale

Ce terme désigne la zone du tube digestif où se déroulent des échanges entre les substances qu’on ingère et l’intérieur de notre corps (sang, organes…). Par exemple, les nutriments qu’on mange passent par notre estomac, puis arrivent dans notre intestin, où ils peuvent être absorbés. Cette barrière est composée d’épithélium, de mucus, de cellules immunitaires etc., et elle héberge les bactéries du microbiote intestinal. Elle assure donc deux fonctions principales : l’absorption de nutriments et d’électrolytes, et la protection contre l’entrée de substances toxiques dans notre système sanguin.

 À lire aussi : Résoudre ses problèmes de digestion avec les plantes

Les probiotiques : les « bonnes » bactéries

Lors d’un colloque international regroupant des experts et des agences sanitaires en 2001, les probiotiques ont été définis comme des « micro-organismes vivants qui confèrent des effets bénéfiques pour la santé quand ils sont consommés en quantité suffisante ».

Les bactéries lactiques, les bifidobactéries et les levures sont les micro-organismes les plus étudiés pour leur potentiel probiotique. Parce que nous savons cultiver ces organismes ; et parce que nous les utilisons dans les procédés de fermentation de certains aliments depuis des siècles. Ces micro-organismes participent aux propriétés sensorielles et à la bonne conservation des aliments fermentés. Ils pourraient en plus leur apporter un effet santé.

 

Les « prébiotiques » ?

Les « prébiotiques » ?

Ce concept élaboré en 1995 désigne certains constituants de l’alimentation (surtout des sucres et des fibres) qui ne sont pas digérés dans la partie haute de notre intestin. Ils peuvent alors être fermentés par nos bactéries et améliorer les fonctions gérées par la barrière intestinale. Les prébiotiques nourrissent donc nos bonnes bactéries internes.

 

La flore intestinale, notre atout santé ?

Les probiotiques peuvent booster notre microbiote. D’abord considéré comme un spectateur de l’intestin, celui-ci est vu maintenant comme un acteur, pouvant prévenir ou améliorer certains dérèglements.

Depuis dix ans, les probiotiques sont de plus en plus étudiés pour leurs effets bénéfiques potentiels sur la santé. Des études économiques montrent même un effet potentiellement positif sur la santé publique, notamment en ce qui concerne la prévention de la diarrhée et des infections pulmonaires. Certaines souches de bactéries sont soutenues par de nombreuses publications, pour leurs effets bénéfiques sur les fonctions immunologiques, métaboliques ou même psychologiques.

Une importante recherche également en cours concerne le cancer colorectal, qui est au 3e rang des cancers en France et la 2e cause de mortalité par cancer. Sachant que le microbiote participe à la protection du côlon et que sa composition est modifiée en cas de cancer colorectal, des pistes thérapeutiques vont pouvoir être explorées.

 À lire également : Comment apaiser les problèmes de digestion ?

 

Le microbiote et les maladies inflammatoires et auto-immunes

Des modifications du microbiote intestinal ont été décrites au cours de certains dysfonctionnements de l’appareil digestif, telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) ou le syndrome du côlon irritable. Son implication plus générale est également de plus en plus questionnée dans les immune-mediated inflammatory diseases. Ces pathologies regroupent les maladies dysimmunitaires, à la fois auto-inflammatoires et auto-immunes, qui impliquent toutes une réponse immunitaire inappropriée et une inflammation. Par exemple : le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux ou la sclérose en plaques.

Le microbiote et l’obésité et les troubles associés

Plusieurs études ont montré que le microbiote des sujets obèses différait de celui des non-obèses. Et d’autres études ont souligné que la perte de poids pouvait varier selon le profil de la flore. Il semble donc que le microbiote soit un acteur incontournable du gain ou de la perte de poids.

Des études d’intervention ont été initiées avec certains probiotiques. Parmi les quatre études en double aveugle contre placebo qui ont été menées avec des laits fermentés (probiotiques), trois ont montré une diminution de poids. On ne peut affirmer aujourd’hui que « les probiotiques font maigrir ». Mais il est possible que quelques souches puissent, dans certaines conditions, avoir un effet favorable sur le surpoids.

Aliments probiotiques et allergies

Les maladies atopiques responsables de dermatite (eczéma), d’asthme, de rhinoconjonctivites et d’allergies alimentaires résultent d’un déséquilibre immunitaire. Les différences observées dans le microbiote intestinal entre des enfants allergiques et non allergiques ont orienté des recherches vers les probiotiques. Pour l’instant, le bénéfice attendu semble se limiter à la dermatite atopique. Une supplémentation en certains probiotiques est donc recommandée durant la grossesse, l’allaitement et chez l’enfant, car elle peut réduire le développement de la dermatite atopique chez les enfants à haut risque familial.

À lire aussi : Les ingrédients et nutriments pour une belle peau

 

À lire

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Où se cachent les probiotiques ?

Des aliments courants ou des compléments alimentaires recèlent des probiotiques. La réglementation étant complexe, voici comment les identifier.

 

Seuls les probiotiques du yaourt bénéficient actuellement d’une mention santé accordée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Celle-ci estime qu’il existe encore tellement d’études à réaliser pour explorer les différents bénéfices qu’il est trop tôt pour accorder des mentions à tous les probiotiques. De nombreux chercheurs réclament une première classification des probiotiques aux mécanismes déjà prouvés, ainsi qu’un cadre juridique comme en Suisse, au Japon ou au Canada.

Le terme « probiotique » ne peut donc pas être mentionné pour l’instant sur les emballages car il sous-entend « des effets bénéfiques ». Vous trouverez donc les bonnes bactéries cachées sous les termes « ferments », « souches », ou via leurs doux noms scientifiques : Bifidobacterium, Lactobacillus…

Dans nos menus quotidiens

Les bactéries bénéficiant d’une allégation santé sont donc les bactéries lactiques du yaourt, dont la consommation aide à mieux digérer le lactose. Il s’agit de Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus.

Les produits laitiers fermentés avec un autre probiotique peuvent également présenter des bienfaits. Mais vous les trouverez sous l’appellation « laits fermentés » car « yaourt » s’applique en France à ceux qui contiennent seulement les bactéries citées ci-dessus.

Enfin, les fromages fermentés contiennent des bactéries vivantes bénéfiques au niveau de leur croûte (camembert, munster…) ou à l’intérieur (roquefort, bleu…).

Un nouveau concept d’aliments

En 1930, un scientifique japonais, le Dr Shirota, a réussi à trouver une bactérie lactique capable d’arriver vivante dans les intestins. Il décide alors de créer un produit simple pour rendre ce probiotique « consommable » par tous. La boisson Yakult a été ainsi lancée en 1935. Si cette initiative est importante c’est parce qu’elle a inspiré la création de nombreux aliments fonctionnels, notamment ceux enrichis avec des probiotiques.

 À lire aussi : Consommer des nutriments pour renforcer notre immunité

 

Les compléments à base de ferments lactiques

Les probiotiques peuvent être consommés sous forme de compléments alimentaires, disponibles en pharmacie avec ou sans ordonnance. Ces produits doivent indiquer les souches des bactéries, souvent associées en fonction de l’effet recherché. Médecin ou pharmacien peuvent conseiller, en cas de traitement antibiotique par exemple, de prendre un complément afin d’éviter un déséquilibre de la flore et des troubles digestifs.

Le laboratoire Arkopharma propose ainsi Supraflor, qui associe 6 souches de ferments lactiques sélectionnées. Disponible en boîtes de 14 ou 30 gélules pour les adultes et les enfants à partir de 6 ans, cette gamme se décline également en poudre à diluer pour les enfants à partir de 3 ans. Le laboratoire Pileje propose aussi des associations de souches dans les compléments alimentaires Lactibiane.

 

Témoignage : Retrouver un confort digestif

Témoignage : Retrouver un confort digestif

Stéphane, 35 ans

En tant que pharmacien, je conseille souvent la prise de probiotiques, car les patients sont nombreux à se plaindre de troubles digestifs liés à leur rythme de vie. Moi-même, pour équilibrer ma flore intestinale qui est facilement perturbée, je prends des probiotiques plusieurs mois par an, car leur consommation doit être régulière pour être bénéfique.

 

La levure

La levure


Il n’existe actuellement qu’un seul médicament qui soit « probiotique » : l’Ultra-levureâ. Il s’avère très efficace dans certains cas de diarrhée, car sa souche active de levure aide à stabiliser les intestins pour un retour plus rapide à la normale. Mais ce médicament n’est utile qu’en cas de problème ciblé et ponctuel. Il ne peut pas être pris quotidiennement. Médecin ou pharmacien peuvent le recommander en cas de prise d’antibiotiques pour préserver la flore.

 

Notes : Cet article est rédigé grâce aux enseignements du 8e International Yakult Symposium (2015) et des 17es Entretiens de Nutrition de l’Institut Pasteur de Lille (2015).

L’alimentation : un plaisir immédiat

Bonne nouvelle : ce que nous mangeons peut nous aider à garder, à trouver ou à retrouver notre entrain ! Avoir en permanence la pêche, la banane ou encore la patate, on en rêve… Pour cela, il faut cultiver le plaisir alimentaire en suivant son instinct. Car on éprouve plus de satisfaction quand on mange ce qui nous fait envie !

 

Et pourtant, de nombreuses personnes font l’inverse. Qui n’a pas entendu « J’aimerais tant manger des frites mais je ne peux pas » ou bien « Si je mange cet éclair, je prends 1 kilo instantanément » ? Ce raisonnement mène à des frustrations qui minent le moral et peuvent être responsables de « craquages » alimentaires, qui font culpabiliser et entament encore plus le moral. Pas question de nous jeter sur nos aliments préférés et de les consommer à volonté, mais nous devons néanmoins écouter notre corps car certains instincts sont guidés par nos besoins physiologiques.

 

Le sucré, un aliment plaisir

En cas de baisse de moral, nous avons tendance à nous tourner vers le sucré. C’est parce que notre corps est génétiquement programmé pour en apprécier le goût. Certains de nos organes, comme le cerveau et le système nerveux, sont gluco-dépendants, c’est-à-dire qu’ils ont absolument besoin chaque jour de glucose (sucre) pour fonctionner. Plus précisément, il leur faut au moins 5 g de sucre par heure, soit au moins 120 g par 24 heures. Quand nous consommons un produit qui contient du sucre, notre corps est satisfait d’en recevoir, d’où cette sensation de bien-être.

 À lire également : Des pâtisseries qui ne font monter ni le taux de sucre… ni la culpabilité !

Alimentation : le plaisir passe aussi par la vue

Vous avez sûrement constaté qu’une assiette vous met plus en appétit si la nourriture qu’elle contient offre un bel éventail de couleurs. Comme notre organisme a besoin de denrées très différents pour bien fonctionner, il lutte contre la monotonie alimentaire en orientant notre appétit vers les denrées aux couleurs variées.

Le goût du bonheur

Au-delà des facteurs génétiques qui sous-tendent nos préférences, chacun de nous fait son apprentissage du goût et du plaisir en fonction de sa famille, de sa région, de sa culture, et des émotions qui y sont liées. Et si la consommation d’un aliment nous rappelle un bon souvenir, l’excitation provoquée peut stimuler notre production interne d’endorphines, les messagers nerveux du bien-être.

À lire

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La Première gorgée de bière et autres plaisirs minusculesProfiter de chaque instant pour se créer des souvenirs heureux

Dans l’ouvrage La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, l’auteur met en exergue les petites joies de la vie quotidienne. Qu’ils soient alimentaires ou non, ces plaisirs prouvent qu’il faut savourer pour apprécier. Et que le bonheur est réactivé à chaque fois qu’on repense aux moments concernés.

LA PREMIÈRE GORGÉE DE BIÈRE ET AUTRES PLAISIRS MINUSCULES
Philippe Delerm, éd. L’Arpenteur.

 

Comment garder le moral ?

Il est possible de développer notre bien-être à moyen terme, en consommant les éléments nutritionnels qui influencent nos états d’âme.

1. Nutrition bien-être : les atouts du magnésium

La réputation qu’a le magnésium de participer à notre bonne humeur est justifiée car il participe effectivement à notre état psychologique. De plus, il est impliqué dans le bon fonctionnement neuromusculaire de notre corps. On peut d’ailleurs se sentir anxieux si on manque de magnésium.

 À lire aussi : Quand faire une cure de magnésium ?

2- Des vitamines qui équilibrer l’humeur

Lorsqu’on évoque le bien-être psychologique, on pense souvent au magnésium. Pourtant, plusieurs vitamines jouent le même rôle que celui-ci dans notre organisme, en participant à la régulation de notre équilibre émotionnel. C’est le cas des vitamines B1, B3, B6, B8, B9, B12, mais aussi de la vitamine C !

3. Des omégas 3 pour garder le moral

Les graisses de la famille oméga 3 sont essentielles pour plusieurs raisons, dont le bon fonctionnement de notre système cardiovasculaire. De plus, comme les populations qui consomment beaucoup d’oméga 3 seraient moins exposées à la dépression, et que certaines personnes dépressives seraient en déficit d’oméga 3, différentes études ont été menées sur ce sujet depuis une dizaine d’années. Ces graisses auraient un effet bénéfique sur le système nerveux, même si la recherche scientifique doit se poursuivre pour apporter plus de preuves de leur efficacité.

Dans tous les cas, il est souhaitable pour notre équilibre nerveux d’optimiser nos apports en oméga 3, surtout que ceux-ci sont actuellement insuffisants.

Avant tout achat d’un complément alimentaire, suivez les conseils de votre pharmacien, et pensez à demander un avis médical si vous suivez un traitement antidépresseur.

  • Séroxyl (Arkopharma)
    À base de valériane, de tryptophane et de vitamine B6 ; à prendre pendant 2 semaines minimum.
  • Neurobiane (Pileje)
    Contient du tryptophane ainsi que du magnésium extrait d’eau de mer et de la vitamine B6 ; en cure de 2 mois.
  • OM3 Equilibre émotionnel (Isodis Natura)
    À base d’huile de poisson et riche en acides gras oméga 3 ; à prendre pendant 20 jours.
  • Magnésium 300+ (Boiron)
    Apporte du magnésium et des vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9 et B12 ; pour un programme de 20 jours.
Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Sérotonine et tryptophane pour la bonne humeur
Parfois appelée « hormone de la bonne humeur », la sérotonine est un neuromédiateur, c’est-à-dire un messager d’informations nerveuses. Elle est impliquée dans la régulation de nombreuses fonctions comme la thermorégulation, le comportement alimentaire, la douleur… Le taux de sérotonine influence également l’humeur (les personnes dépressives présentent un taux diminué). Elle aide à rester optimiste et à garder son calme. Elle est fabriquée dans le corps à partir du tryptophane, un acide aminé, c’est-à-dire un constituant des protéines apportées par l’alimentation. C’est parce que le lait contient du tryptophane qu’un verre de lait avant de se coucher aurait des vertus apaisantes.
De ces connaissances sont nés des compléments alimentaires à base de tryptophane, pour stimuler la production de sérotonine et ainsi mieux réguler l’état émotionnel.

 

5 repas pour être heureux

 En combinant les éléments nutritionnels qui donnent le moral à court et à moyen termes, 5 familles d’aliments se révèlent indispensables pour nous aider à positiver.

Du chocolat pour rester de bonne humeur

Le chocolat noir cumule des molécules qui peuvent expliquer son effet bien-être. Il est riche en magnésium et en sucre. Il contient un peu de tryptophane et de sérotonine. Et il apporte de la théobromine, un composé psychostimulant proche de la caféine. Il est également démontré que ses qualités organoleptiques (goût, arôme, texture) sont en grande partie à l’origine du bonheur que sa consommation procure : elles stimulent notre système opioïde, qui produit les endorphines sources de plaisir et de diminution du stress.

La bonne quantité ? 10 à 20 g de chocolat noir par jour.

De la banane pour avoir le moral

Eh oui, la banane est contagieuse… Car ce fruit est à la fois riche en sucre et source de magnésium, de vitamine B6 et de tryptophane.

Pour varier les sensations, sachez que les autres fruits frais ne sont pas en reste côté bien-être car ils associent du sucre, de la vitamine C et de la vitamine B9. Un cocktail performant, à condition de consommer l’équivalent de 2 à 3 portions de fruits par jour (ou environ 300 g).

En fonction des saisons, pensez aux pommes, poires, pêches, abricots, melons, fraises, framboises, kiwis, oranges, mangues, cassis…

 À lire également : Estelle Lefébure : « Nous sommes ce que nous mangeons! »

Des fruits croquants se faire plaisir

Les fruits secs oléagineux (noix, noisettes, noix de cajou, amandes, pistaches…) sont incontournables car ils font partie des aliments les plus riches en magnésium et en vitamines B1, B6 et B9. Certains, comme l’amande et la noix de cajou, sont même des sources de tryptophane.

Le bon réflexe : 20 à 30 g de fruits oléagineux par jour.

Des poissons gras pour être heureux

Les poissons gras sont les aliments les plus riches en graisses de la famille oméga 3. Ils apportent aussi des vitamines B3, B6 et B12. Dans vos menus, pensez donc à inviter le saumon, le hareng, l’anchois, la sardine, ou encore le maquereau.

Sur les trois plats de poissons conseillés chaque semaine, vous pouvez choisir deux fois un poisson gras.

Des légumes secs pour être en forme

Les légumes secs méritent également une place de choix dans notre alimentation car ils sont riches en magnésium et sources de vitamines B6, B8 et B9. Ils contiennent également du tryptophane.

Vous pouvez donc opter pour un plat de légumes secs une ou deux fois par semaine : lentilles, flageolets, haricots blancs ou rouges, pois chiches, pois cassés…