Archive de mots clés: « musique »

Quand la musique est bonne… à tout?

Les bienfaits de la musique ne sont plus à prouver. Elle agit sur le moral bien sûr, mais également et plus largement sur le cerveau. La musique peut influencer notre mémoire, nos émotions, notre attention, notre motricité : la musique s’immisce partout, elle nous veut du bien.

 

Les recherches en neurosciences et en psychologie ont démontré les effets de la musique sur les fonctions de notre cerveau. La musique – classique – est même devenue obligatoire dans les garderies de Floride : une loi, couramment appelée « Beethoven’s Babies Bill », a été voté qui a pour objectif non pas de promouvoir la musique classique ou d’endormir les chérubins, mais de stimuler le développement cérébral des enfants entre 0 et 5 ans. À quand la musique reconnue comme étant d’utilité publique (et donc le remboursement de l’abonnement à l’un ou l’autre des sites de musique à la demande) ?

Accoucher en musique

Récemment, un gynécologue américain, le Dr Moritz, a, pour sa part, créé une playlist (disponible sur l’un des dits sites) pour accoucher en musique et du coup sereinement (précisons que le Dr Moritz est un homme, ce qui peut expliquer cette conviction discutable lorsque l’on a expérimenté un vrai accouchement). 30 morceaux, environ deux heures d’écoute (c’est le New York Daily News qui le dit). Sachant que la durée moyenne du premier stade de travail pour une primipare oscille entre 7 et 16 heures, on est en droit de trouver la durée de cette playlist très segmentante… Elle commence par un délicat Just breathe de Pearl Jam, (Respire, pour la traduction, on apprécie…) et termine sur la suite n°1 de Bach, le prélude yo-yo ma (il a de l’humour, si si). Et au milieu, un peu de tout : de Norah Jones à R.E.M en passant par U2 ou Arcade fire. Le la est donné et l’intention du docteur assez claire : calmer Madame. Au final on peut se demander si la playslist n’est pas plutôt faite pour lui, non ? Quoi qu’il en soit s’il y a une playlist pour accoucher, il y en a sûrement pour d’autres moments.

Chacun cherche sa playlist

On a déjà entendu parler de musique pour se relaxer, s’endormir, courir. On a vu des playlists spéciales Noël – nous vous avions d’ailleurs proposé de passer Noël en assumant son esprit de Noël (c’était le 4ème des Conseils pour se laisser vivre et on commençait par le merveilleux Feliz navidad). A chaque moment sa playlist ? Allons-y.

La playlist pour être heureux. Elle existe déjà, elle et son lot de preuves scientifiques (il y est question de formules mathématiques). Elle a été créée par le Dr Jacob Jolij, un chercheur en neurosciences à l’université de Groningen. 10 morceaux pour sourire béatement de bonheur avec dans l’ordre : 1. Don’t Stop Me Now de Queen; 2. Dancing Queen du groupe Abba; 3. Good Vibrations des Beach Boys; 4. Uptown Girl de Billy Joel; 5. Eye of the Tiger de Survivor; 6. I’m a Believer de The Monkees; 7. Girls Just Want to Have Fun de Cindy Lauper; 8. Living on a Prayer de Bon Jovi; 9. I Will Survive de Gloria Gaynor; 10. Walking on Sunshine de Katrina & The Waves. On a testé en l’écoutant là et force est de constater que ça marche plutôt pas mal…

La playlist du sexe ? Il en existe un certain nombre… avec des récurrences : Barry White, Joe Cocker, Marvin Gaye sont souvent de la partie, mais aussi Drake, Beyonce ou Adèle. Pas d’algorithme ici, mais une certaine langueur à l’évidence.

La playlist des vacances, elle aussi c’est quelque chose. Si on la crée soit même, on la travaille, on la peaufine, on réécoute, on change, on construit et déconstruit parce que les moments que nous allons vivre seront marqués au fer rouge par ces morceaux et… inversement : on réécoutera ces morceaux avec une pointe de nostalgie en pensant aux doux moments des vacances.

Tournons-nous vers des playlists plus étonnantes. La « playlist de la honte » ou tous les morceaux qu’on a honte d’écouter mais qui nous font toujours un effet de dingue ; la « playlist pour danser » (mais en solo et les volets fermés) ; la « playlist des chansons à chanter » (sous la douche et en solo) ; la « playlist piscine », celle pour une soirée cocooning, une encore pour ambiancer le jogging ; etc.

Leur point commun ? Le plaisir, celui des ressentir des émotions ; pour certaines chansons, le pouvoir d’évoquer des souvenirs qui nous tiennent à cœur ; le bonheur d’être entraîné, de se lâcher, de s’abandonner. Les vertus de la musique sont infinies alors, oui, on peut imaginer que pour chaque moment, une playlist pourrait nous accompagner.

Nos 3 morceaux du jeudi

On commence en douceur par Get lucky de Daft Punk
On enchaine avec le surfin USA des Beach Boys
Et on termine dans la joie avec ABC des Jackson 5

Courir en musique pour faire passer l’effort

Savez-vous que la musique joue un rôle dans la préparation physique et mentale à l’effort ?


On n’hésite pas à écouter de la musique sport

Les études du Dr Costas Karageorghis, chercheur anglais à l’université Brunel à Londres, le confirment : la musique améliore la bonne humeur, favorise le calme et l’équilibre, et tempère les tensions ou la dépression. Elle agirait sur le système nerveux parasympathique, responsable du ralentissement de la fréquence cardiaque, et sur le système limbique, siège de nos émotions. Ainsi, en jouant sur différentes zones du cerveau, les sons et les rythmes deviennent de véritables instruments pour améliorer les capacités cognitives (attention, mémoire) et psychomotrices (agilité, coordination, mobilité)…


Des performances plus efficaces avec un écouteur sport pour une musique au top

De nombreuses études ont établi que synchroniser un exercice répétitif avec la musique augmentait le rendement. Le Dr Karageorghis l’a d’ailleurs prouvé par ses recherches. Utilisée avec précision, elle peut améliorer de 20% la performance. Le vélo, la course à pied, l’aviron, le ski de fond y sont particulièrement sensibles. Une mesure bien choisie peut cadencer et réguler le mouvement. Résultat : la dépense énergétique tout comme la consommation d’oxygène s’en trouvent réduites. Les musiques au tempo lent amélioreraient le seuil d’endurance tandis que les morceaux au rythme plus rapide favoriseraient les performances.


Le mental se relaxe grâce à un casque Bluetooth sport

La musique a la faculté de distraire. Elle détourne votre esprit des sensations de lassitude, d’épuisement et de douleur. Rien de tel pour soutenir les efforts de longue durée : en fredonnant, en battant le rythme…, vous vous évadez.

Avant, pendant ou après une compétition, bon nombre d’athlètes de haut niveau écoutent de la musique. Selon son rythme, elle leur sert de stimulant ou de déstressant. Un battement lent provoque une respiration plus profonde, diminue la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Il fait baisser le taux de cortisol, une hormone secrétée par le cortex de la glande surrénale, responsable du stress. Un tempo plus rapide déclenche l’effet contraire.


Je choisis quel style de musique ?

Le plus important, avant même le rythme, c’est votre goût. Si vous aimez la pop rock et que l’on vous impose du rap, ce sera contre-productif. En fait, cela dépend surtout de ce que la chanson représente pour vous. Cet élément est intimement lié à votre vécu. Ce n’est pas un hasard si la musique de Rocky est la plus utilisée par les personnes qui font du sport. C’est parce qu’elle est liée à l’histoire narrée par le film qu’elle renforce en vous l’envie de dépassement. Il en va de même pour la chanson d’ABBA, que vous écoutiez pendant vos vacances, et qui vous rappelle donc l’été… En revanche, un air qui vous remémore une période malheureuse entraînera des contre-performances. Et le «bon choix» pour une personne ne le sera pas pour une autre. Si vous créez votre playlist d’entraînement, respectez la progression de l’effort: jazz pour l’échauffement, pop entre 100 et 120 battements par minute, house de 120 à 140, pop-rock de 140 à 150, hard rock au-delà…

Et récupérez avec de la musique lounge.

À lire

À lire

RUNNING & MARATHON. L’INTÉGRALE
Plans d’entraînements, conseils, méthodes…
Que vous soyez néophyte ou vétéran du running, ce guide vous fournira toutes les notions nécessaires à la bonne pratique de cette discipline.
The Training Shed, éd. Marabout, 15,90 €.