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Massage du corps pour se relaxer ou à but médical

Chez un kiné, en thalasso ou dans un spa, les massages ont le plus souvent un but médical, esthétique ou de simple détente. Rien de tel pour rester en forme et résister aux journées courtes sans soleil.


Pour une relaxation totale et les douleurs

Pour Sylvie Gonidec, masseuse-kinésithérapeute, les massages relaxants ou de type shiatsu sont idéaux. « Donner de la chaleur, aider le corps en perte d’énergie à cause du manque de lumière, palier la baisse d’activité physique : les massages en hiver permettent à l’organisme de mieux supporter un rythme qui n’est pas le sien. À cette saison, nous devrions hiberner ! En hiver, on ne doit pas trop stimuler. Un bon massage global du corps est excellent lorsque l’on est tendu, crispé par le froid et qu’on se recroqueville. C’est pourquoi il est utile pour détendre les muscles, faire circuler le sang. » Le toucher est le premier sens que l’on utilise pour communiquer avec le nourrisson. Selon la manière dont les mains expertes agissent sur cette impressionnante batterie de capteurs sensoriels, on stimule, apaise ou rééquilibre l’organisme. On comprend mieux pourquoi il fut la première forme de médecine naturelle, avant même les remèdes à base de plantes. Aussi, n’hésitez pas à investir dans un coussin massant !


Vertus curatives du massage

En hiver, lorsque le thermomètre descend, la microcirculation tourne au ralenti afin de privilégier les organes vitaux. Se faire masser stimule la circulation sanguine et lymphatique, facilitant une meilleure vascularisation de l’épiderme et des tissus. Le massage agit sur le système nerveux via l’hypophyse. Stimulée, celle-ci sécrète des endorphines, hormones du bien-être aux pouvoirs analgésiques et euphoriques. Elle favorise également la production de l’ocytocine, une substance qui baisse la tension artérielle et ralentit le rythme cardiaque. En venant à bout des « nœuds » et des tensions musculaires du dos, du cou, des épaules, il soulage la douleur et améliore la mobilité articulaire favorisant l’amplitude de nos mouvements. Du bout des doigts, un massage autour des yeux et du nez peut aider à dégager les sinus.


Après l’effort un massage pour se détendre

Rien de tel qu’un bon massage pour mieux récupérer après une bonne séance d’entraînement. Il fait partie de ce que l’on appelle les techniques passives de récupération. « Le sport déstresse. En libérant ces fameuses endorphines dans le corps, on n’est plus tout à fait conscient de la douleur. N’ayant pas mal, on dépasse un peu les limites. Résultat, on ressent les douleurs le lendemain, le surlendemain. En libérant les tensions, massant les fibres musculaires, stimulant la circulation sanguine, facilitant l’élimination des déchets et autres toxines, les massages vont aider la récupération. » Ne risque-ton pas d’augmenter l’inflammation de certaines fibres ?

« Tout dépend de la technique utilisée. C’est vrai que les massages profonds sur des muscles qui viennent d’être un peu mal traités peuvent aggraver les choses. Avec un massage drainant, qui vient stimuler certains points, on peut travailler sur les organes par ricochet. »


Quand se faire masser ?

Pour conserver les bienfaits du massage sur la durée, s’assurer d’un bien-être quotidien, la fréquence demeure une question de cas par cas.

« Tout dépend du toucher et comment se sent la personne. En général, je commence toujours par quatre à cinq massages d’affilée, à raison d’un par semaine. En fonction du temps et des moyens de chacun, je trouve le bon rythme puis on espace tous les quinze jours, puis tous les mois. Les massages réguliers ont un véritable impact sur la santé. Lorsque l’on se sent mieux, on vit mieux et on est mieux.»

Réponses d'expert : comment choisir un bon praticien ?

Réponses d'expert : comment choisir un bon praticien ?

Sylvie Gonidec
Masseur-kinésithérapeute.

Le massage doit durer au moins 50 minutes effectives. Je me méfie toujours de ceux qui sont extrêmement chers. Le massage n’étant pas dans notre culture occidentale, j’ai plutôt tendance à aller vers les techniques venant de l’Inde, de Chine, du Japon. Un bon masseur est initié aux techniques orientales; en Orient, c’est ancestral. Nous, le massage kiné, nous l’avons appris. Ensuite, tout est une question de technique et de toucher que l’on ressent ou pas. Un bon masseur stimule le corps au bon endroit, avec l’intensité et la durée nécessaires. Écoutez votre ressenti. Le corps est un sacré malin. Il sait mieux que notre tête ce qui est bon pour lui ou ce qui ne l’est pas. Soyez à son écoute, faites confiance à vos impressions.

À éviter

À éviter

  • Les drainages lymphatiques esthétiques où l’on ne travaille pas la chaîne ganglionnaire et qui ne respectent pas le drainage. Ils doivent normalement durer une heure (au moins).
  • Les techniques non adaptées à la personne ou au cas. Le praticien doit être très à l’écoute, et non dans la volonté de faire un geste thérapeutique avant tout. Il faut être sûr que le corps va accepter le geste qu’on va lui proposer.
  • Les gourous. Ceux qui pratiquent de manière holistique. Ou qui disent avoir du pouvoir dans les mains. Toutes les personnes travaillant les énergies doivent être ancrées à la terre et non pas « là-haut ».
  • Le coussin cervical massant de très mauvaise qualité.