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Grossesse nutrition et devenir de l’enfant

Durant la grossesse il faut faire très attention à son alimentation, la femme enceinte ne peut pas tout manger

 

Chiffre

Chiffre

69 %
des bébés sont allaités à la maternité, mais seulement la moitié à l’âge d’un mois.
Source InVS.

De nouvelles recommandations insistent sur l’impact de l’alimentation périconceptionnelle sur le développement de l’enfant en grandissant.

L’influence de l’alimentation femme enceinte sur la santé de l’enfant à naître et du futur adulte suscite de plus en plus d’intérêt. Dès l’annonce de sa grossesse, la future maman se renseigne sur la façon de bien manger en attendant bébé. Elle s’interroge sur les bons et les mauvais aliments pour elle et le fœtus, les apports recommandés en vitamines et minéraux. En revanche, elle se soucie moins de l’avant et de l’après-bébé. Aujourd’hui, un consensus se dessine en faveur d’une véritable préparation nutritionnelle à la grossesse.

 

Avant bébé il faut manger une nourriture adaptée

Le bébé hérite les gènes de ses deux parents. Les nouvelles connaissances en épigénétique nous révèlent l’intérêt d’un conseil nutritionnel, dès le désir de grossesse, pour le couple de parents. On appelle épigénétique l’ensemble des processus physiologiques qui régulent l’expression de nos gènes. Leur mise en place se déroule au cours de la vie fœtale pour former les tissus du futur corps humain. Ces mécanismes font intervenir des molécules, dites méthyles, omniprésentes dans notre organisme. On sait aujourd’hui que l’alimentation périconceptionnelle a une action préventive pour la santé à long terme du bébé. Il est possible d’influencer favorablement, avant la création de l’embryon, l’expression des gènes des deux parents en optimisant leur capital méthyle par l’alimentation. Les nutriments donneurs ou activateurs de méthyles sont les vitamines B9, B6 et B12, le zinc, la choline, les aliments contenant de la bétaïne ou de la méthionine.

 

Protection in utero, attention à ce que vous mangez

Chez les bébés de petit poids et de petite taille à la naissance, on observe une incidence plus élevée de certaines maladies. Plusieurs études suggèrent que ces maladies seraient programmées pendant la grossesse. Elles montrent que des adaptations fœtales se mettent en place lorsque les apports materno-placentaires sont insuffisants. Ainsi, les bébés de mères mal nourries ou carencées développeraient un métabolisme d’épargne les prédisposant aux maladies de pléthore, troubles cardiovasculaires, hypertension, diabète. La maman doit se nourrir de façon suffisante et équilibrée afin de fournir au fœtus tous les nutriments indispensables à son bon développement.

 

Quoi manger pendant l’allaitement ?

Une femme qui allaite produit environ 800 ml de lait chaque jour, ce qui correspond à un coût énergétique de 500 à 600 calories. Un apport supplémentaire de 5 à 10 g par jour de protéines est recommandé. Celles-ci doivent être de bonne qualité nutritionnelle, viandes, poissons, œufs, produits laitiers. Les différents acides gras doivent être représentés, tout particulièrement ceux de la série oméga 3 indispensables au développement neurologique de l’enfant (huiles de colza, soja, olive, tournesol…). Les besoins en calcium sont identiques à ceux de la femme enceinte, soit 1 g par jour (un produit laitier à chaque repas).

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Certains aliments sont à éviter pendant l’allaitement. Des légumes de goût fort comme les choux, le céleri, les oignons ou les asperges donnant un goût désagréable au lait, sans risque pour la santé de bébé, mais Bébé peut apprécier ces saveurs ou en être incommodé, dans cas il est préférable de les supprimer. D’autres aliments peuvent modifier la composition du lait maternel et provoquer des colites chez le nourrisson. Si votre bébé connaît ce problème, surveillez votre consommation de lait, de produits laitiers, d’œufs, d’agrumes (orange, citron, pamplemousse…) et de caféine. Comme pendant la grossesse, il faut impérativement supprimer l’alcool (tolérance zéro), ne pas abuser des excitants comme le café ou le thé. Contrairement à une idée reçue, la bière ne stimule pas la sécrétion de lait.

 

Alimentation et sexe

Certains régimes alimentaires sont censés influencer le sexe de l’enfant à naître. Ces régimes modifient la nature chimique des sécrétions du vagin et de l’utérus. Ils favorisent ainsi soit les spermatozoïdes porteurs d’un chromosome masculin, soit les spermatozoïdes porteurs d’un chromosome féminin. Ils doivent être suivis par la future mère au moins huit à dix mois avant la conception. Selon les études, la probabilité d’avoir un enfant du sexe désiré passerait de 50 à 75 %. Un régime pauvre en calcium et riche en potassium avantagerait la conception d’un garçon, alors qu’un régime pauvre en sodium et potassium, mais riche en magnésium et calcium favoriserait celle d’une fille. Toutefois, ces régimes sont contraignants et déséquilibrés, ils nécessitent un suivi médical et nutritionnel.

Folates, avant et pendant !

Folates, avant et pendant !

L’acide folique, ou folates, ou vitamine B9 intervient dans le développement du système nerveux du fœtus. Un déficit peut provoquer des anomalies graves (spina bifida), un risque de prématurité et de retard de croissance. Une alimentation riche en fruits (agrumes, fruits rouges, dattes, figues) et légumes (choux épinards, mâche, brocolis) est conseillée, mais elle n’est pas suffisante. Près de trois quarts des femmes en âge de procréer ont des apports alimentaires en folates inférieurs à 100 % des apports conseillés, alors que leur capital folates devrait être excédentaire avant même la conception. Les autorités de santé recommandent une supplémentation médicamenteuse de 400 µg par jour au moins deux mois avant la conception et durant tout le premier trimestre. Aucun effet indésirable pour la mère ni pour le bébé n’a été rapporté.

À lire

À lire

« Le guide de l’alimentation de la future maman » Catherine Chegrani-Conan, diététicienne. Editions Leduc.S. Prix public 15 €.

Un ouvrage qui vous permettra d’être au top avant et après l’arrivée de Bébé.

Mieux manger… Une alimentation équilibrée passe par l’assiette

Par ces temps de repas festifs et pantagruéliques, quelques pistes pour vous aider à manger équilibré en famille…

Manger avec une pause goûter

Instant de gourmandise et de détente, le goûter est aussi une pause nutritionnelle importante. Pour faire plaisir à vos enfants en préservant leur santé, consultez « Le meilleur du goûter » sur le site www.mangerbouger.fr qui rappelle la composition d’un bon goûter et donne des pistes pour varier les plaisirs du 4 heures et des recettes simples et rapides à faire avec eux et tout en préservant une alimentation équilibrée.

Manger avec du pain

30 % des femmes pensent que cet aliment, pourtant rassasiant, riche en glucides lents et en fibres, fait grossir. C’est l’un des premiers aliments supprimés en cas de régime amaigrissant… Un réflexe courant pointé par le Dr Annie Lacuisse-Chabot, endocrinologue, médecin-conseil de l’Observatoire du pain*. Les résultats de ces régimes déséquilibrés sont contraires aux attentes…
* www.infosante@observatoiredupain.fr

  • Pour bien vieillir
    Les idées reçues sur l’alimentation des seniors ont la vie dure : une personne âgée doit manger moins ; à partir d’un certain âge, on peut supprimer la viande ; en prenant de l’âge, on a moins soif, donc il faut boire moins ; le calcium ne se trouve que dans les produits laitiers pour trouver un bon équilibre alimentaire. Tout faux, explique Monique Ferry, chercheur Inserm, Paris 13*.
    * www.alimentation-sante.org
  • Pour maigrir
    Objectif du groupe de réflexion Think Tank ObésitéS réunissant médecin, chirurgien digestif, chef de service de nutrition, diététicienne à Brides-les-Bains, psychanalyste et psychiatre : confronter les expériences et sensibiliser patients, professionnels de santé et pouvoirs publics.
    * www.thinktankobesites.com

Comment manger équilibré malgré la chimio

Les cancéreux traités souffrent très souvent de nausées, mauvais goûts en bouche, perte d’appétit, problèmes de mastication et de déglutition, odorat modifié… Or, bien manger a un impact sur la réussite des traitements et la qualité de vie. Une enquête menée à l’hôpital de Beauvais par l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais et le CERIN montre que les produits laitiers (yaourts, produits crémeux et sucrés, fromages frais ou à pâte molle) ont leurs faveurs alors que sel, viandes rouges, charcuteries et fritures sont rejetés. Familles, tenez-en compte !