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Lymphomes, des cancers moins connus

La Journée mondiale du Lymphome, le 15 septembre, est l’occasion de se pencher sur un genre de cancer dont on parle peu et qui, heureusement, se soigne de mieux en mieux.

 

Lymphomes, des cancers méconnus

En France, quelque 100 000 personnes*, enfants, adultes et seniors, souffrent d’un lymphome ; 18 000 nouveaux cas** sont enregistrés chaque année. C’est beaucoup plus que les leucémies. Pourtant les Français connaissent mal les lymphomes, qu’ils soient hodgkiniens ou non hodgkiniens (lire l’encadré). Si les médecins généralistes commencent à les connaître, il y encore des progrès à faire.

Deux catégories de lymphomes

Deux catégories de lymphomes


Les lymphomes hodgkiniens, appelés « maladie de Hodgkin » (du nom du médecin qui l’a identifiée le premier), constituent la forme la plus connue de ce cancer. Pourtant, elle ne représente que 15 % des lymphomes. La maladie touche tous les âges, mais surtout les jeunes adultes (15 à 30 ans) et les plus de 60 ans. On pense que le virus d’Epstein-Barr joue un rôle dans sa genèse.

Les lymphomes non hodgkiniens sont de loin les plus fréquents (près de 12 000 cas par an) et leur nombre augmente depuis plusieurs décennies, excepté chez les enfants. Cette hausse serait liée à l’exposition professionnelle aux radiations ionisantes, aux pesticides et aux produits dérivés de l’industrie pétrochimique, comme à certains virus et bactéries, des médicaments immunosuppresseurs, voire l’obésité… On distingue une trentaine de types différents, classés selon la nature des cellules concernées en lymphomes à cellules B (85 % des cas), T ou ni B ni T.

 

Résultat : le diagnostic de la maladie prend souvent plusieurs mois. Il faut dire que les symptômes ne sont pas spécifiques : démangeaisons, fatigue, fièvre, toux, sueurs nocturnes, amaigrissement… Ils évoquent toutes sortes de maladies, de la grippe à la toxoplasmose en passant par la mononucléose. Parfois, le cancer ne se manifeste par aucun signe et évolue en silence pendant des années. Ces symptômes généraux n’empêchent pas d’accomplir ses activités quotidiennes et n’inquiètent pas beaucoup. C’est là tout le danger car une détection tardive a un gros impact sur le pronostic de la maladie.

Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique, lequel participe aux réactions de défense immunitaire de l’organisme grâce à la production et à la circulation de certains globules blancs, les lymphocytes.

Le système lymphatique comprend un réseau de vaisseaux véhiculant un liquide, la lymphe. Dans le lymphome, des globules blancs anormaux se multiplient de manière anarchique et s’accumulent dans les organes dits lymphatiques : les ganglions surtout, mais aussi dans la muqueuse intestinale par exemple.

* d’après l’institut Paoli Calmettes
** d’après www.invs.sante.fr

Un kit d’informations sur les lymphomes pour les professionnels de santé

Un kit d’informations sur les lymphomes pour les professionnels de santé


En 2017, France Lymphome Espoir met à disposition des médecins – et des autres professionnels de santé – un kit d’information accessible sur simple demande à l’adresse suivante : infos@francelyphomeespoir.fr

Ce Kit a pour but d’accompagner notamment les généralistes qui sont à l’origine de 46,4 %* des diagnostics de lymphome. Mais selon France Lymphome Espoir toujours, seuls 60 % ont connaissance du type t du sous type de lymphome de leurs patients.

*selon une enquête menée par l’association France Lymphome Espoir

Bilan sanguin, radios et biopsie

Quel que soit le type de lymphome, la maladie est souvent révélée par un ganglion gonflé, douloureux ou non, au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine. Les ganglions peuvent apparaître dans des organes profonds inaccessibles à la vue, ou bien le cancer envahir la rate. Dans d’autres cas il n’existe qu’une fièvre, une fatigue ou des démangeaisons anormales. Quand ces petits signes persistent bizarrement, mieux vaut consulter pour en avoir le cœur net plutôt que de traîner des mois et laisser le lymphome s’aggraver. Comme tous les cancers, plus le lymphome est traité tôt, meilleures sont les chances de guérison en matière de tumeur.

Après un examen clinique en règle, le médecin prescrira au moindre doute des examens : un bilan sanguin (avec numération et formule sanguine), des radiographies, puis une biopsie du ou des ganglions suspects.

L’analyse anatomopathologique (cellules et tissu qui les entoure) du prélèvement permet d’écarter le diagnostic de lymphome ou, au contraire, de le confirmer. Dans ce cas, il permet d’en connaître le type et même le sous-type.

Un bilan d’extension indique ensuite le nombre de ganglions, les organes touchés afin d’établir le stade évolutif du lymphome. Tous ces examens sont réalisés en milieu hospitalier spécialisé.

 

Des progrès thérapeutiques majeurs

Il existe aujourd’hui 4 catégories de traitements : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie, et la greffe de cellules souches hématopoïétiques ou de moelle osseuse (nouvelle méthode d’immunothérapie grâce à laquelle des anticorps plus spécifiques et mieux tolérés sont utilisés).

Le traitement du lymphome repose d’abord sur des techniques largement éprouvées – la chimiothérapie et la radiothérapie. Mais les progrès en immunothérapie sont une avancée majeure pour la prise en charge

Pour les lymphomes de Hodgkin, une rémission complète est obtenue dans 9 cas sur 10 après le traitement. Pour ce qui est des lymphomes non hodgkiniens, les anticorps monoclonaux (utilisés en immunothérapie) ont permis de gagné entre 20 % et 30 % de chances de guérison en association ces molécules à celles utilisées en chimiothérapie. C’est alors aujourd’hui 60 à 70 % de ces lymphomes non hodgkiniens qui sont guéris.

<strong>Association France Lymphome Espoir</strong>

Association France Lymphome Espoir

Une association de malades très dynamique, multiplie les actions de sensibilisation auprès du grand public et des malades.
1 av. Claude Vellefaux, 75475 Paris Cedex 10. Téléphone : 01 42 38 54 66. www.francelymphomeespoir.fr