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Comment utiliser la luminothérapie?

« Avec quel(s) appareil(s) et comment pratiquer des séances de luminothérapie ? » Cédric, 54 ans, Paris.

 

Qu’est-ce que la luminothérapie ? Elle se définit par une exposition à la lumière à visée thérapeutique. Il suffit de se tenir près d’une lampe produisant une lumière sans UV ni infrarouges.

Les bienfaits de la luminothérapie

 Son principal effet est de traiter les troubles associés aux dérèglements de l’horloge biologique interne, comme la dépression saisonnière. Combinée à des photo-sensibilisants, la luminothérapie soigne aussi certaines maladies de la peau. Elle n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale, seulement par certaines mutuelles.

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Une séance chaque matin à une heure précise

Les séances peuvent se faire au domicile, en exposant le visage à une source de forte luminosité – mais sans la fixer des yeux ! Elles ont lieu généralement le matin, à une heure déterminée en fonction de chaque individu et de la pathologie traitée. L’intensité lumineuse recommandée est de 2 500 à 10 000 lux, le protocole classique étant de 10 000 lux, 30 à 60 minutes par jour, pendant 2 à 4 semaines.

Choisir un appareil certifié

Seules les lampes à lumière visible blanche sont recommandées. Elles sont disponibles en différents formats dans les magasins de luminaires ou de matériel médical, en ligne, ou dans certaines pharmacies. Il faut vérifier leur conformité aux normes européennes (93/42/CEE) et la présence du numéro CE0459 prouvant la certification par l’organisme français agréé. Les simulateurs lumineux sous forme de lunettes ne sont pas recommandés en thérapeutique.

Luminothérapie : l’anti-blues

Son principe : remettre à l’heure son horloge biologique perturbée (dépression saisonnière, jet lag), via l’exposition contrôlée à la lumière blanche artificielle.

 

Comment marche la luminothérapie ?

En arrivant sur la rétine, la lumière déclenche toute une série de messages destinés à l’hypothalamus, siège cérébral de l’horloge biologique centrale. L’intensité et la quantité de lumière influencent directement la sécrétion de nombreuses hormones et enzymes, parmi lesquels la mélatonine (responsable notamment de la régulation veille-sommeil) et la sérotonine (impliquée dans les mécanismes de la dépression). L’exposition à une lumière blanche permet de compenser le manque de luminosité saisonnier ; ou de recadrer l’horloge interne en cas de décalage horaire ou jet lag (cf encadré). La lumière utilisée ne contient ni ultraviolet ni infrarouge. Elle est dispensable au domicile (achat d’un appareil homologué « CE médical ») ou à l’hôpital.

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Chez qui pratiquer le réveil luminothérapie ?

La dépression saisonnière se traduit par la survenue récurrente, à l’approche de l’hiver, au moins 2 années consécutives, d’épisodes dépressifs régressant avec les beaux jours. L’efficacité de la luminothérapie est reconnue dans cette indication, en curatif comme en préventif. La périodicité de cette dépression permet d’anticiper son retour ; la luminothérapie est donc débutée dès septembre jusqu’au printemps. Les effets indésirables (maux de tête) sont rares et disparaissent rapidement, mais un avis ophtalmologique préalable et une surveillance sont recommandés : chez les plus de 70 ans (risque de DMLA), chez les patients ayant une pathologie oculaire préexistante (certaines sont une contre-indication) ou des facteurs de risque pour la rétine (sujet âgé, diabète, hypertension artérielle, lupus), ainsi que chez ceux sous médicaments potentiellement photosensibilisants. L’avis médical est donc indispensable avant l’achat ou l’utilisation d’une lampe de luminothérapie.

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Conseils aux voyageurs

Les effets du décalage horaire (jet lag) peuvent être atténués en s’aidant d’une exposition spécifique à la lumière, le but étant de se mettre en phase avec les horaires du pays de destination. L’aviation civile préconise les méthodes suivantes :

  • une heure de luminothérapie par jour, avec une lampe ou avec la lumière du jour en été, pendant les 3 premiers jours du voyage ;
  • en s’exposant à la lumière en fin d’après-midi si le voyage s’effectue vers l’ouest ;
  • en s’exposant à la lumière le matin si le déplacement a lieu vers l’est.

Ces conseils sont bien sûr valables à l’aller (pendant les 3 premiers jours du voyage) mais aussi au retour (pendant les 3 premiers jours suivant ce retour).

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Bon à savoir

Bon à savoir

Bien qu’elle soit recommandée dans la dépression saisonnière, la luminothérapie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, seulement par certaines mutuelles.