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Karine Le Marchand : “Je suis sûre de ce que je vaux !”

L’animatrice vedette de L’Amour est dans pré est doublement heureuse. Elle a reçu dernièrement le trophée des Femmes en Or et son émission séduit sur M6 des millions de Français.

 

Pendant plusieurs années vous étiez aux commandes des Maternelles sur France 5. Quelles raisons vous ont poussée à aller voir ailleurs ?

J’ai quitté Les Maternelles parce que, au bout de 5 ans d’émissions quotidiennes, je connaissais toutes les réponses des spécialistes. Ce qui fait que je mentais aux téléspectateurs en faisant semblant d’être surprise et je ne me trouvais plus sincère avec eux. Dans ce métier, il faut avoir la même candeur que ceux qui vous regardent.

On peut dire aujourd’hui que L’amour est dans le pré obtient en grande partie grâce à vous des records d’audience. Comment expliquez-vous ce succès grandissant ?

Les agriculteurs sentent que je m’intéresse vraiment à eux. On en revient à la sincérité : quand j’écoute quelqu’un, je l’écoute. Nous sommes dans une société où nous ne sommes plus considérés. Dans notre travail, on ne nous dit pas assez c’est bien ce que tu fais. Le fait de dire à quelqu’un : nous t’avons choisi pour écouter ta souffrance, c’est déjà un onguent sur sa blessure et il se livre tel qu’il est vraiment. C’est cette sincérité qui touche les gens.

Le fait que les agriculteurs portent une attention particulière au physique de leurs futures partenaires ne vous agace-t-il pas et n’auriez-vous pas envie de leur dire qu’il y a autre chose que le physique dans la vie ?

C’est très masculin. L’homme a besoin d’une stimulation visuelle alors que la femme intellectualise beaucoup plus la relation. La femme n’accorde pas d’importance au physique. C’est pour moi une sorte d’immaturité de la part des hommes.

Et vous le leur dites facilement ?

Je le leur dis mais j’ai l’impression de n’être pas entendue. C’est vrai qu’une relation ne pourra pas se bâtir s’il n’y a pas de sensualité. Mais je trouve dommage de s’attarder à autant de critères physiques et de si peu exprimer des exigences morales. Parce qu’à long terme, c’est ce que la personne a au fond d’elle-même qui fait que le couple va durer.

Vous avez publié en 2009 Devenir heureux, un livre dans lequel vous nous faites des confidences très personnelles notamment quand vous abordez les relations avec votre père ainsi que votre anorexie. Est-ce que ce sont ces failles que vous avez connues dans votre vie qui font la femme à l’écoute des autres que vous êtes aujourd’hui ?

Sans aucun doute. Être née métisse dans une famille de blonds aux yeux bleus, à Nancy, dans une région où j’étais pratiquement la seule avec ma sœur, fait que j’aime les gens différents, ceux qui ont eu du mal et qui sont en difficulté.

En matière de santé, êtes-vous préventive ou bien vous soignez-vous en fonction des bobos qui passent ?

Je suis très préventive. Je prends des oméga 6 et fais ma cure de vitamine C. Quand je sens que je vais attraper froid, je prends le taureau par les cornes et je vais faire du sport. Parce que j’ai remarqué que lorsque je transpire, à ce moment-là, je prends un bon bain et je casse le mal. Quand je sens que je suis malade, je me mets en état de jeûne. Pratiquer le jeûne de temps en temps met vos intestins au repos et cela vous libère l’esprit. Maintenant, c’est un discours qui peut être dangereux s’il est mal interprété.

Quelle relation entretenez-vous avec votre pharmacien ?

Je suis très à l’écoute de mon corps. Je sens immédiatement quand je défaille, que je ne dors pas assez, ou quand je mange mal… c’est une hygiène de vie qu’il faut respecter. Je considère mon pharmacien comme un excellent conseiller dans le domaine notamment des oligoéléments ou de l’homéopathie. Je suis plutôt médecines douces !

Que pensez-vous des régimes ?

J’ai toujours une raison de suivre un régime. J’aime le chocolat ainsi que les sucreries, aussi pour ne pas grossir tout en me permettant ces excès, le reste du temps je gère, car il faut avoir du plaisir dans la vie. Je n’aime pas que l’on m’impose des obligations ! Mais il est prouvé que l’on vit plus vieux lorsque l’on est plus mince.

Comment entretenez-vous votre forme ?

J’ai la chance d’habiter à côté d’un bois, aussi je cours environ deux à trois fois par semaine et je pratique la barre au sol parce que je sens qu’avec l’âge je me raidis. L’été, je m’adonne à la natation.

Que vous inspire le temps qui passe et quelles sont vos astuces pour être bien dans votre
peau ?

C’est horrible ! J’adore vieillir dans le sens où je mûris. Avec le temps, je suis plus en paix avec moi qu’à 20 ans. J’adore cette sérénité que j’acquiers. Ne plus être en conflit avec les gens ou dans la rébellion. Avant j’étais rebelle pour moi, maintenant je suis rebelle pour les autres. Mais, le vieillissement physique me fait peur. J’essaie d’avoir une hygiène de vie pour lutter contre. J’avoue que je me ferai lifter quand ma peau tombera un jour !

Quelles sont les astuces beauté que vous aimeriez donner à nos lectrices pour les aider dans leur quotidien afin de se mettre mieux en valeur ?

Tout est lié au regard que l’on a porté sur vous enfant. Je n’ai pas eu un regard paternel bienveillant qui me disait que j’étais une jolie fille. Aujourd’hui, je suis sûre de ce que je vaux, mais je ne suis pas sûre de moi !

 

Astuces bien-être de Karine

Astuces bien-être de Karine

  • Je ne maquille jamais ensemble la bouche et les yeux, c’est l’un ou l’autre. Ensuite, je trouve qu’une femme bien coiffée, c’est la base de tout.
  • Quand on n’est pas bien dans sa peau, il faut aller chez le coiffeur ou faire du sport, car cela règle tous les problèmes.
  • Pour avoir le corps sain, il faut avoir l’esprit sain. Et puis, je fais du rangement. Quand on range sa maison, on range sa tête.