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Peut-on pratiquer une IVG chez un médecin de ville ?

Marina, 24 ans, Chamonix : Peut-on pratiquer une IVG en ville ? Qui consulter, et quelles sont les modalités de prise en charge ?

 

Il existe deux grandes méthodes pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG). Il faut bien distinguer les deux : d’une part, l’IVG médicamenteuse et d’autre part, l’IVG chirurgicale. Seule la première peut être pratiquée en cabinet de ville ou en centre de planification et ce jusqu’à la 5ème semaine de grossesse (7 semaines d’aménorrhée) ; et jusqu’à la 7ème semaine (9 semaines d’aménorrhée) en établissement de santé. L’IVG chirurgicale (méthode par aspiration), elle, est pratiquée uniquement dans un établissement de santé jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.

 

Tous les médecins peuvent-ils pratiquer une IVG médicamenteuse ?

Pour pouvoir pratiquer une IVG médicamenteuse, les médecins de ville doivent justifier d’une expérience professionnelle adaptée, soit d’une qualification universitaire en gynécologie obstétrique, soit d’une pratique régulière des IVG médicamenteuses dans un établissement de santé agréé avec lequel ils doivent signer une convention. Cet engagement garantit notamment l’accueil de la patiente en cas de complications.

 

Combien de consultations sont nécessaires ?

Les consultations pour une IVG médicamenteuse sont au nombre de cinq, dont deux préalables à l’IVG. La première pour en faire la demande, recevoir une information et une proposition d’entretien psycho-social ; la seconde où la patiente confirme par écrit son consentement. Deux autres consultations espacées de 36 à 48 heures sont prévues pour la prise des médicaments. Enfin, une visite de contrôle a lieu 14 à 21 jours après leur administration pour vérifier que la grossesse a bien été stoppée, et que l’œuf a été expulsé. Rappelons par ailleurs que cette méthode a un taux de réussite de 95 %.

 

Existe-t-il des règles de délivrance précises concernant ces médicaments ?

Le médecin se procure lui-même à la pharmacie les médicaments nécessaires à l’IVG médicamenteuse. Pour garantir la sécurité d’utilisation de ces médicaments, le pharmacien ne peut les remettre qu’à un médecin ayant signé une convention auprès d’un établissement de santé, et après s’être assuré de la validité de la commande (date, signature du médecin, noms des médicaments, nombre de boîtes…). Il est interdit à un pharmacien de délivrer directement ces médicaments à une patiente.

 

IVG médicamenteuse : quels sont les effets secondaires ?

IVG médicamenteuse : quels sont les effets secondaires ?

Les réactions et effets secondaires de l’IVG sont très variables d’une femme à l’autre. Les douleurs sont plus fréquentes chez les femmes dont c’est la première grossesse, ainsi que chez celles qui ont habituellement des règles douloureuses. Elles apparaissent généralement au jour 3 de l’IVG, c’est-à-dire après la prise du deuxième médicament. Pour soulager la douleur, la prise d’un antalgique (prescrit par le médecin) s’avère dans ce cas nécessaire. L’effet secondaire le plus courant (présent chez près de 9 femmes sur 10) est la fatigue. Les nausées, les vertiges et les maux de tête sont également fréquents. Certaines femmes peuvent également souffrir de diarrhées ou encore de vomissements.