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Intestin irritable : Parlons-en !

Enfin, un remède efficace sur les douleurs abdominales du syndrome de l’intestin irritable, un complément alimentaire à base d’une levure.

 

Intestin irritable un mal douloureux

Pour le Pr Pierre Desrumeaux*, « Douleurs intestin chroniques, accompagnées de ballonnements, de constipation et/ou de diarrhées, les symptômes caractéristiques du syndrome de l’intestin irritable (SII) sont si pénibles qu’ils altèrent autant la qualité de vie que le cancer du côlon. » Ceux et celles qui en souffrent se plaignent amèrement du manque de médicaments efficaces.

Peu de solutions pour soigner la colopathie

Une molécule, très coûteuse, a bien été mise au point récemment, mais elle n’est pas encore autorisée en Europe et elle agit surtout sur le versant constipation. Restent les probiotiques, essentiellement des bactéries (Lactobacillus, Bacillus bifidus), pour rééquilibrer la flore intestinale, mais ils ne sont guère efficaces.

Souche particulière du colon irritable

Pour sa part, le Pr Desrumeaux a préféré centrer ses recherches sur les levures pour deux raisons : les variétés de levures sont moins nombreuses dans l’intestin que les bactéries et elles sont bien plus résistantes notamment aux antibiotiques. Il a ainsi isolé une souche spécifique de la levure Saccharomyces cerevisiae (CNM I-3856), différente de la plus connue (Sacharomyces boulardii, indiquée dans les diarrhées) et plus résistante aux sucs biliaires. Après des essais concluants, la levure en question est aujourd’hui commercialisée sous forme de complément alimentaire, IBSIUM®. Les intestins irritables vont lui dire merci !

* département d’hépato-gastro-entérologie du CHU de Lille et unité INSERM 995.

IBSIUM<sup>®</sup> en pratique

IBSIUM® en pratique

  • La formule, levure Saccharomyces cerevisiae, souche spécifique CNCM I-3856.
  • Une gélule de 500 mg par jour, de préférence le matin. Boîte de 30 comprimés.
  • Traitement de 2-3 mois, ensuite il faut faire le point et renouveler régulièrement.
  • Régime alimentaire équilibré et varié et mode de vie sain restent cependant essentiels.

 

Comment apaiser les problèmes de digestion ?

Les troubles digestifs peuvent être pénibles et altérer la qualité de vie. Conseils alimentaires et solutions médicamenteuses ou alternatives pour en venir à bout des douleurs estomac.

 

Qui n’a pas, un jour ou l’autre, souffert de remontées acides, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, parfois alternées ? Ces troubles sont douloureux et plus encore quand les symptômes deviennent chroniques. Le stress, c’est incontestable, joue un rôle dans le déclenchement des brûlures d’estomac. Pression ou harcèlement au travail, contrariétés familiales, soucis de santé… chez certaines personnes, c’est l’estomac qui, en réaction, regimbe. Une preuve : celles qui sont sujettes aux reflux gastriques se sentent souvent mieux le week-end ou pendant les vacances. De même, l’anxiété accélère le transit intestinal et provoque des diarrhées ou un syndrome de l’intestin irritable (SII). On sait que celui-ci apparaît dans 15 à 20 % des cas après une gastro-entérite sérieuse de plus de 5 jours, mais plus souvent chez les personnes au profil anxieux. D’autres hypothèses sont avancées, notamment une hypersensibilité digestive, elle-même souvent liée à un événement stressant qui remonte à l’enfance ou à l’adolescence. D’où l’intérêt de la relaxation. Des anomalies du contrôle de la douleur sont également en cause et expliquent que certaines personnes ressentent davantage ce qui se passe dans leur corps et donc dans les intestins.

 

Traitement au cas par cas des troubles de la digestion

Outre le stress, l’alimentation entre en ligne de compte dans la survenue des problèmes gastriques et intestinaux, qu’ils soient ponctuels ou chroniques et de ballonnement.

 

Remontées acides

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) se manifeste par des remontées acides et par le pyrosis, c’est-à-dire la sensation de brûlure partant du creux de l’estomac et remontant derrière le sternum jusque parfois dans la gorge.

  • Symptômes associés

Ces remontées peuvent aussi causer voix cassée, toux chronique, laryngites à répétition et même douleurs thoraciques. Se pencher trop en avant provoque des brûlures, les vêtements serrés et le surpoids écrasent l’estomac et facilitent le pyrosis, et la position couchée favorise les remontées acides, c’est la raison pour laquelle les douleurs surviennent souvent la nuit, après le dîner. Pensez à relever la tête de votre lit.

  • Conseils alimentaires

Rien n’est interdit, mais dînez léger, limitez fritures, boissons gazeuses, jus d’agrumes, laitages (donnant parfois des
flatulences et gaz intestinaux qui exercent une pression sur l’abdomen et l’estomac), café qui favorise le relâchement du sphincter entre l’estomac et l’œsophage, et favorise ainsi remontées acides et brûlures, aliments épicés et acides. Enlevez la peau des tomates et préférez le jus de citron au vinaigre. Privilégiez les légumes, crus ou cuits à chaque repas, les fruits entre les repas et le poisson, cuit à l’eau ou à la vapeur.

Si les symptômes persistent consultez, car il peut s’agir d’un ulcère gastrique ou du duodénum.

 À lire aussi : Prévenir et soulager le reflux gastro-œsophagien (RGO)

 

Intestin irritable

Colopathie fonctionnelle, côlon irritable ou syndrome de l’intestin irritable (SII), trois appellations pour désigner un dysfonctionnement du gros intestin, responsable de douleurs abdominales surtout après les repas, de ballonnements, de crampes intestinales (qui disparaissent en général avec l’évacuation de gaz ou de selles).

  • Symptômes associés

Des troubles du transit (diarrhées et/ou constipation) sont souvent associés et parfois même avec maux de tête, mauvaise haleine, nausées. Quand le SII est chronique, il est recommandé de revoir son hygiène de vie (pratiquer une activité physique régulière, avoir une alimentation riche en fibres) et de pratiquer relaxation ou yoga.

  • Conseils alimentaires

À la longue, les personnes qui souffrent du SII finissent par repérer les aliments qui ne leur conviennent pas : choux, haricots, lentilles, plats en sauce et gras, tomates, concombre, radis, céleri, alcool, sucre et édulcorants… C’est variable mais, là encore, pas d’interdiction. Une chose est sûre, il faut bien mastiquer, manger à des heures régulières et boire de l’eau ou des tisanes régulièrement dans la journée.

Si les symptômes persistent, le médecin recherchera une infection digestive (gastro-entérite) ou encore une intolérance au gluten.

 À lire aussi : La gastro : bénigne souvent, sérieuse parfois

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Indigestion, appelée à tort crise de foie

Faire une petite diète. Médicaments possibles : antispasmodiques pour calmer les douleurs d’estomac ; citrate de bétaïne pour accélérer la digestion ; antiacides légers pour soulager brûlures et remontées acides ; cholérétiques, souvent à base de plantes, pour stimuler la digestion des graisses ; alginates pour protéger la muqueuse gastrique ; et homéopathie.

 À lire aussi : Les bons réflexes pour un transit qui file droit

Brûlures d’estomac

Les pansements gastriques soulagent les symptômes rapidement mais transitoirement ; les antiacides, utilisés le plus souvent 2 heures après les repas, neutralisent l’acidité par effet tampon ; les alginates (ou l’association antiacide/alginate) forment un gel qui protège l’estomac et évitent les remontées acides. Les antisécrétoires d’acide pour les brûlures persistantes : anti-H2, bien supportés mais dont l’effet s’atténue au fil des prises, ou inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), à prendre 10 minutes avant le petit-déjeuner, plus puissants, qui agissent sur la durée.

Intestin irritable

Les antispasmodiques permettent de diminuer les contractions intestinales et d’agir sur les douleurs abdominales pendant les crises, mais à ce jour, il n’existe pas de traitement réellement efficace. Laxatifs doux ou ralentisseurs du transit, selon le cas, peuvent être utiles pour améliorer le transit intestinal, mais toujours ponctuellement. Certains antidépresseurs sont parfois prescrits à très faible dose pour abaisser les seuils douloureux, mais c’est rarement nécessaire. Les probiotiques peuvent avoir un intérêt.