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Nicoletta : « Je crois au lien entre toutes les générations ! »

Celle que Ray Charles surnommait la seule blanche avec une voix de Noire fait désormais partie du patrimoine de la chanson française. Et comme sa vie est un manège, Nicoletta nous entraîne aujourd’hui « Ici et ailleurs ».

 

Vous avez déclaré « Jusqu’à 30 ans, j’étais une femme écorchée vive avec ses désirs manqués, ses aspirations et ses rêves. » Êtes-vous aujourd’hui une femme apaisée ?

J’ai un pied dans la vie réelle et je suis comme toutes les femmes. J’essaie de me bonifier et surtout de m’épanouir. Moi, je n’ai pas peur de la vieillesse. L’âge apporte des vertus et une certaine sagesse. On a moins peur de soi avec le temps. J’accepte la loi de la fatalité. Même si je sais que la dernière ligne droite va arriver dans quelque temps, je veux savourer jusqu’au bout mes dernières secondes.

Quelle est votre préoccupation principale : garder la ligne, être en bonne santé ou paraître plus jeune ?

Être en bonne santé est pour moi le plus important. Je fais tout pour. J’ai une bonne hygiène de vie. Je dors bien, je me réveille toujours à la même heure. Je me couche vers minuit quand je ne travaille pas et je me réveille toujours vers 7 heures le matin.

Comment préservez-vous votre santé ?

Tous les matins, je prends des vitamines pour me mettre sur pied. Je vais depuis plus de 25 ans chez le même pharmacien du fait de sa proximité qui le rend aussitôt accessible. Il me conseille aussi bien dans le choix de mes huiles essentielles pour me prémunir contre les bobos qui passent que dans celui des oméga 3 pour préserver mes neurones !

Quel est votre premier réflexe si vous avez quelques kilos à perdre ?

Régime et exercice physique. L’un ne va pas sans l’autre !

En matière de nutrition, faites-vous particulièrement attention à ce que vous mangez ?

En général, je mange à heure fixe. Je bois de l’eau entre les repas. Je me presse une orange chaque matin et je croque une pomme dans l’après-midi. J’évite également de me resservir deux fois du même plat.

Pensiez-vous que la petite Nicole Grisoni qui débuta avec L’homme à la moto et La musique allait un jour devenir une chanteuse qui appartient désormais au patrimoine de la chanson française ?

Les gens qui viennent à mes concerts me donnent tellement de preuves de gentillesse que je me sens de plus en plus proche d’eux. J’avance en même temps que mon public et j’ai l’impression qu’il rajeunit avec moi.

Pourriez-vous me citer une qualité que vous aviez à vos débuts et une que vous avez aujourd’hui et qui vous semble indispensable ?

À mes débuts, j’étais naïve et rebelle à la fois. Aujourd’hui, je sais être à l’écoute et je suis aussi bien ancrée dans la vie. Un artiste doit savoir se mettre en danger. Je suis indépendante et propriétaire de ma voix. Mais je laisse Jean-Christophe, mon compagnon depuis vingt-deux ans, gérer ma carrière.

Qu’attendez-vous aujourd’hui de la vie ?

J’ai envie de choses normales. Que mon fils soit très heureux et fonde sa petite famille, car j’ai hâte de chanter Mamy Blue à mon petit-enfant. Mais je ne veux pas m’en mêler. Chacun sa liberté !

À écouter

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Ici et ailleurs
Le dernier album de Nicoletta contenant 12 titres dont des duos avec Joey Starr ainsi qu’avec Florent Pagny, Wagram Music.

Jane Fonda : « Garder la forme exige un but precis ! »

Reconnue aussi bien pour ses talents d’actrice que pour son engagement et son soutien à différentes causes humanistes, la fille de Henry Fonda a su ainsi se forger un prénom. Mais l’aura de Jane ne se limite pas à cela !

 

Dans son film, Et si on vivait tous ensemble, qu’elle a tourné en France, elle faisait partie d’une bande de vieux copains septuagénaires qui décident de vivre ensemble pour échapper à la maison de retraite. Si elle avoue avoir fait un brin de chirurgie esthétique du côté des poches sous les yeux… son principal élixir de jouvence reste surtout le bonheur qui vient de l’intérieur. En dépit d’une hanche et d’un genou artificiels, elle se sent solide comme un chêne et mord la vie à belles dents tout en restant une femme et une grand-mère attentionnée. Réconciliée avec elle-même, Jane Fonda ne s’est jamais sentie aussi légère qu’aujourd’hui. Prête à affronter le troisième acte de sa vie, qu’elle considère comme un commencement, elle affiche haut et fort ses 75 printemps et nous livre avec Prime Time une leçon de vie sous forme d’un abécédaire autour des lettres de son nom.

 

J comme JEUNESSE

« Il y a quelques années, j’ai parlé devant un groupe d’adolescentes et quand j’ai dit mon âge, certaines d’entre elles ont tressailli. Elles m’ont murmuré que je ferais mieux de ne pas révéler mon âge, parce qu’on ne me donnait pas soixante-dix ans. Pour elles, c’était un compliment, mais j’ai trouvé ça triste et un peu effrayant. Comme beaucoup d’entre nous quand nous avions leur âge, et comme dans notre culture en général, ces jeunes femmes voyaient en la vieillesse une chose à cacher, comme si la JEUNESSE était l’apogée de la vie. C’est peut-être bien l’apogée pour ce qui est de la fermeté du corps et du visage… mais je ne suis pas la seule à ne pas vouloir revenir à l’adolescence, pour rien au monde ! C’est trop dur ! On s’angoisse trop à l’idée de trouver sa place ! »

 

A comme ANOREXIE

« J’ai longtemps surfé entre ANOREXIE et boulimie. Les personnes qui subissent un trouble du comportement alimentaire, comme toutes les personnes en état de dépendance, sont inévitablement désincarnées. Mes troubles alimentaires réapparaissaient systématiquement lorsque j’adoptais, par amour, une attitude inauthentique, que je faisais semblant et quelque part me trahissais moi-même. »

 

N comme NAISSANCE

« J’ai feuilleté un album de photos de moi bébé, et je n’en ai trouvé aucune où je sois dans les bras de ma mère. Seulement dans les bras d’infirmières qui portent un masque sur la bouche et me tiennent sous l’objectif de papa. Je me suis mise à assembler d’autres pièces de mon puzzle personnel. J’ai découvert que ma mère avait souffert d’une dépression post-partum à la NAISSANCE de mon frère Peter. On ne savait rien du baby blues à l’époque. Cela explique en partie son absence de la maison pendant les mois qui ont suivi la naissance de Peter. Cela n’avait rien à voir avec moi, mais j’ai éprouvé, intacts et vivaces, mes douloureux sentiments d’abandon. »

 

E comme ÉQUILIBRE

« Je fais des exercices spécialement prévus pour améliorer mon équilibre. Dès que je peux, comme quand je me brosse les dents ou que je suis dans une fi le d’attente, je reste debout sur un pied. Chez moi, pour faire encore plus travailler mon ÉQUILIBRE, je reste debout sur une jambe les yeux fermés. Une fois par jour, je fais une dizaine de pas, en posant un pied directement devant l’autre, comme si je marchais sur une planche. On peut développer son équilibre au même titre que ses muscles. »

 

F comme FORME

« Faire de l’exercice ne signifie pas la même chose pour tout le monde. Tout dépend de là où on en est. Garder la FORME nécessite un but précis. Il peut s’agir de musculation pure et même de recherche maladive d’une illusoire perfection. Mais pour celles et ceux qui ont acquis une conscience plus grande, cela peut permettre d’insuffler de l’énergie et de la vie au centre de son corps, de communiquer à un niveau plus profond avec ses cellules. »

 

O comme OBÉSITÉ

« Les physiologistes sont perplexes face à la rapide augmentation de l’OBÉSITÉ dans les pays développés. Comment, se demandent-ils, peut-il en être ainsi, alors que le pourcentage de gens qui effectuent au minimum une demi-heure d’activité modérée par jour est resté relativement stable ? Ce phénomène a conduit les scientifiques à définir un nouveau risque pour la santé appelé physiologie de l’inactivité. Nous sommes assis en voiture ou en bus pour aller au bureau. Dans les aéroports, je marche toujours au lieu de prendre le tapis roulant, et je prends l’escalier plutôt que l’escalator. »

 

N comme NEUROLOGIE

« Mon amie Joan Halifax, maître zen, m’a intimé d’accorder une signification plus profonde à la conscience de mon corps. Nous croyons que l’esprit se trouve entre les oreilles et qu’il est l’expression du cerveau. Mais la NEUROLOGIE nous montre que l’esprit n’est pas que dans la tête. Il est dans tout le corps, dessert tout l’organisme. Quand nous sommes coupés de notre corps, notre pensée se désincarne. »

 

D comme DOULEURS

« Mon thérapeute m’a appris que la façon dont je me tenais était responsable de mes DOULEURS dans le dos, le cou et les épaules. La légère voussure de mes épaules (qui était apparue, comme chez tant de femmes, à l’adolescence) s’était peu à peu aggravée. Les plus petits muscles du dos qui redressent nos épaules s’étaient affaiblis, faisant pression sur le cou et les épaules. Y remédier après tant d’années de négligence est difficile, et se tenir droit fait un drôle d’effet, au début – du moins en ce qui me concerne. Mais avec un peu d’entraînement, c’est presque devenu une seconde nature. »

 

A comme AMITIÉ

« J’ai croisé de nombreuses femmes qui se sont fait de nouvelles amies en assistant à un programme destiné à surmonter leur chagrin après avoir perdu leur mari. L’AMITIÉ joue un grand rôle dans la vie. Faire du bénévolat est gagnant-gagnant : on rencontre des gens tout en faisant de bonnes actions. Une chose importante que j’ai apprise au fil des ans est que, quand on cherche une relation, il est plus important d’être intéressé qu’intéressant. »

Gérard Holtz : « L’important, c’est de ne jamais être petit dans sa tête »

Il a bâti sa popularité en présentant Stade 2, le Tour de France et le Téléthon… Alors qu’il arrive en coup du vent du Dakar, Gérard Holtz nous parle, sous la forme d’un abécédaire avec les lettres de son nom, de ses coups de cœur et notamment de sa nouvelle passion, le théâtre.

 

G comme GROSSESSE

« Certains hommes voient une déformation du corps de la femme dans la GROSSESSE. Moi, je vois une sculpture, une sublimation de la féminité. C’est tellement magique qu’un être vivant se développe comme ça à l’intérieur d’un autre corps ! Le sentir bouger, sentir ses coups de pied, pour moi, c’est un des plus beaux moments d’amour, c’est un des plus grands moments de l’histoire humaine. »

E comme ÉMOTIONS

« Longtemps, ceux qui m’aimaient et même ceux qui ne m’aimaient pas m’ont accusé de me disperser… Il semblerait que, pour eux, ce soit un défaut d’aimer et de faire autant de choses à la fois. Pas pour moi. De mon point de vue, non seulement c’est naturel, mais c’est même une qualité que garder tous mes sens éveillés à de nouvelles ÉMOTIONS. C’est mon système de vie personnel. Il a des inconvénients, je l’admets bien volontiers. »

R comme RÊVES

« Les petits sont des battants, n’importe quel psychologue est capable de l’expliquer. D’après eux, face aux railleries, nous développons un caractère plus fort et une volonté d’acier, et puisque nous devons prouver deux fois plus que les autres nos capacités, nous sommes poussés à nous surpasser et à devenir meilleurs. Je dis beaucoup plus simplement que nous sommes plus concentrés que les autres en énergie, en idées, en envies. Mais surtout, le plus important de tout reste… de ne jamais être petit dans sa tête ! Voir grand, rêver en grand, et peu à peu réaliser ses RÊVES, même les plus fous, jusqu’à la plus haute marche du podium. Aux moins-d’un-mètre-soixante dix, tout est possible, même devenir président de la République ! »

A comme AUJOURD’HUI

« Sans se prendre au sérieux, surtout carpe diem, profitons du jour présent. Je me répète cela tous les jours en me levant. Qu’est-ce qui va m’apporter du bonheur AUJOURD’HUI ? La lecture d’un livre ? Un événement comme le Dakar ? Mon boulot de journaliste ? Une conversation avec mes fi ls ? La rencontre d’un ami ? Une répétition de théâtre ? Jouer de la guitare ? Que vais-je faire aujourd’hui pour que ce jour-là soit encore meilleur que tous ceux qui viennent de passer ? »

R comme REGRETS

« Je ne veux pas non plus m’attarder sur quelques REGRETS, celui de n’avoir pas eu plus d’enfants par exemple, car j’adore les miens. Celui de n’être pas allé au bout de mon mariage, comme je l’avais juré le jour où j’ai dit oui, mais c’est la vie. On ne fait parfois que ce que l’on peut… Et j’ai eu tellement de chance ! Tellement de coups de pouce du destin, tellement de belles occasions ! Petit mais débrouillard, comme le disaient mes amis, j’ai bâti une carrière par intuition, mais pile dans la direction de mon bonheur. »

D comme DAKAR

« Au départ, j’étais contre. Lorsque j’étais étudiant, j’étais plutôt tiers-mondiste avec mes copains africains. On se demandait ce que ce rallye allait faire dans ces pays-là. Ensuite, en 1994, lorsque j’ai été désigné pour présenter le DAKAR sur France Télévisions, j’ai découvert une compétition qui était accueillie à bras ouverts par l’Afrique et les Africains. Encore aujourd’hui, en vacances au Sénégal, on me demande “Gégé pourquoi tu ne reviens pas”… Mais le Dakar a émigré en Amérique du Sud où il est accueilli avec passion… On peut simplement se demander s’il est bon de garder le nom de Dakar. »

H comme HANDICAP

« Mes divers rendez-vous manqués avec la mort n’ont fait que me pousser à toujours plus d’envie de vivre. Je n’ai toujours pas peur de la mort ! Je crains bien davantage le handicap, je sais trop ce qu’il a retiré à mon enfance. Cette privation de mouvement, cet enfermement, cette vie soudain au ralenti à l’âge où l’on ne songe vraiment qu’à courir, sauter, bouger ! Fiché au fond de ma conscience, le souvenir de ces mois de préventorium reste pour moi l’exemple du HANDICAP absolu, puisqu’ils m’ont privé de ma famille, de mon énergie et de tous les rêves d’avenir que l’on tricote justement à 9 ans. Clairement, pour moi, il y a un avant et un après la tuberculose. Parce que j’ai ressenti cette fringale de vie dès que la maladie a ouvert les griffes qu’elle avait plantées dans mes poumons.»

O comme OZENNE

« C’est le nom de mes meilleurs amis, car il est bon et même nécessaire de vivre dans la fi délité. C’est vrai de Marie-Jo et Dominique OZENNE, mes amis incontournables et c’est vrai aussi dans ma vie professionnelle avec 42 ans de fidélité au service public.»

L comme LIVRE

« Il ne se passe pas une journée sans que j’ouvre un LIVRE. Contrairement à mes deux fils qui sont très ordinateur, j’ai encore un besoin sensuel et intellectuel de toucher du papier. Sur ma table de nuit, j’ai au moins trois livres ouverts en permanence, de La Pléïade à Molière en passant par Blondin ou James Joyce. »

T comme THÉÂTRE

« Après tant d’aventures professionnelles, me voici plongé dans mon rêve ! Je fais du théâtre, dans de sublimes conditions, extrêmement bien entouré par une troupe de comédiens jeunes et accueillants et sur un texte merveilleux ! C’est une expérience à nulle autre pareille. Je suis émerveillé par la magie du THÉÂTRE, étourdi par cette impressionnante sensation de mise en danger, sonné par l’intensité des émotions que dégage une scène. Définitivement, je suis fou de théâtre. Plus question de m’en éloigner jamais ! »

Z comme ZEN

« Pour moi, rester zen, c’est un état d’esprit et même une attitude que je mets en pratique au quotidien. Je dis toujours “Pas de problèmes, mais que des solutions s’il vous plaît”. Je me mets très rarement en colère et dès qu’il y a des sujets forts qui me touchent comme le racisme ou l’injustice, j’essaie de me contrôler et de ne surtout pas m’emporter, car c’est en restant ZEN que nous avons les meilleures chances d’être entendus.»

Lio : « Ne ratez pas la rencontre avec vous-même ! »

Craquante par son naturel et sa liberté de penser, le succès colle à la peau de Lio depuis les années 80.

 

Vous avez connu le succès à 16 ans, au début des années 80, avec votre premier titre Banana Split, et en 86 Les brunes comptent pas pour des prunes a assis votre popularité. Écoutez-vous parfois vos anciens succès ?

C’est toujours avec plaisir que je chante mes anciens succès. Les gens me renvoient plein d’ondes positives.

Comment vous sentez-vous le mieux, en tant que chanteuse, comédienne, animatrice ?

Je pense être une bonne actrice et je chante encore. C’est ce qui m’anime !

Au niveau de votre santé, êtes-vous préventive ou bien vous soignez-vous en fonction des bobos qui passent ?

La prévention c’est donner à son corps ce dont il a besoin avant d’être malade. Je suis avant tout pour les médecines douces comme la phyto, l’homéo et l’aromathérapie. Je prends en ce moment de l’acérola ainsi que de la vitamine E en gélule.

Avez-vous vous une hygiène alimentaire particulière ?

J’ai une bonne nature. J’aime bien manger, mais je suis très à l’écoute de mon corps. J’ai la chance de ne pas connaître de problèmes de poids.

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Je me suis inscrite à un cours de gym en Belgique où je vis actuellement et cela me fait un bien fou. Je marche aussi beaucoup.

Aimez-vous aller en thalasso ?

J’adore les soins de thalassothérapie. J’ai déjà fait plusieurs cures à Carnac en Bretagne ainsi qu’au Royal Thalasso de La Baule.

Avez-vous une astuce beauté à nous confier ?

J’évite les laits démaquillants, car je suis plutôt mousse et j’applique ensuite une bonne crème. Je me fais aussi beaucoup de cocktails à base d’huiles essentielles et à l’eau de rose. Pour mes cheveux, je prends un shampooing basique et je fais tiédir une petite coupelle d’huile d’olive que je verse en appliquant bien sur les pointes.

Vous qui êtes l’heureuse maman de six enfants de quatre pères différents, croyez-vous encore à l’amour ?

Si vous me demandez si j’ai un amoureux, je vais vous répondre oui. Mais nous ne vivons pas ensemble. La place d’un homme dans ma famille, c’est quelque chose, je pense, de compromis aujourd’hui parce que c’est beaucoup d’enfants autour de moi. Je me vois très mal recommencer à vivre avec quelqu’un dans la même maison. J’ai un amoureux qui habite en Suisse et moi j’habite à Bruxelles. On s’aime, il y a une relation mais on ne vit pas ensemble.

Est-ce une situation qui vous convient ?

L’absence vous maintient sur un désir et aussi sur un qui-vive. Mais on ne vit pas ensemble si on ne vit pas sous le même toit. Pour moi, un homme qui vit avec une femme doit partager le même toit.

Votre album sur Prévert s’intitulait Je suis comme ça et vous Lio, si vous deviez vous décrire, qui êtes-vous vraiment ?

Je suis très souvent heureuse. Je trouve que le bonheur existe, c’est le bon moment et c’est la bonne heure. Je me trouve être une femme beaucoup plus complète aujourd’hui. La rencontre à ne pas louper, c’est celle avec soi-même !

Sheila : « Il faut rester à l’écoute de son corps ! »

La chanteuse aux 85 millions de disques vendus dans le monde vient de fêter ses 50 ans de carrière en donnant trois concerts à l’Olympia qui ont affiché complet. C’est une Sheila radieuse qui nous parle de son nouvel album et de son éternelle joie de vivre.

 

Si je vous parle des années 60, qu’est-ce qui vous vient aussitôt à l’esprit ?

Ce sont mes débuts avec mes couettes. C’est aussi la naissance de jeunes adolescents qui, pour la première fois, passent à la radio et s’expriment. C’est l’éclosion de toute une génération.

Que retenez-vous des années 70 ?

Pour moi, c’est l’époque baba cool avec les chemises à fleurs. Le début de la libération sexuelle, ainsi que des femmes qui s’expriment et qui donnent leur avis. Puis, c’est aussi le disco.

Passons aux années 80, qu’est-ce qui vous a particulièrement marqué ?

C’est la séparation d’avec Claude Carrère et le changement de cap dans ma carrière. Puis, les États-Unis où j’ai vécu pendant deux ans pour travailler la comédie ainsi que les cours de danse. J’ai fait en somme une révision !

Et les années 90 ?

Le fait de m’être arrêtée de chanter un certain temps m’a permis de rencontrer des personnes qui m’ont amenée vers le chemin de la spiritualité. Puis, j’avais eu aussi en 1987 un grave accident de santé, une septicémie, dont je me suis sortie. Tout cela fait qu’obligatoirement, le regard sur la vie change.

Les années 2 000 vous ont bousculée durement ?

À cette époque, j’ai connu simultanément le décès de mon père et de ma mère. Quand je pense à mes parents, qui me manquent toujours, c’est leur présence, leur odeur, un bisou, un câlin. Heureusement, j’ai la chance de croire à la réincarnation.

Cela vous a aidée ?

Bien sûr, pour moi, l’âme est toujours présente, donc ils sont toujours là. Quand on commence à travailler un peu ce qui est à l’intérieur de nous, on se rend compte que nous avons des signes. Si on ne demande rien, on ne reçoit rien.

Vous rendez-vous compte que, en écoutant vos disques, on a l’impression de voir sa vie qui défile ? Cela vient de quoi, d’après vous ?

Je pense que j’ai une étoile au-dessus de la tête, c’est certain. Mais ce que je ressens après des années, c’est que j’ai eu des chansons qui sont un pan de la vie des gens. Il y a une trame entre nous qui fait que je suis parfois une confidente qui partage la vie des autres. Il n’y a aucune agressivité entre nous. Je suis quelqu’un qui n’a jamais triché. J’ai toujours été honnête et ça, les gens le ressentent.

Encore aujourd’hui, vous êtes au top de votre forme. Suivez-vous une hygiène alimentaire particulière ?

Je ne fais pas de régime, mais je mange dissocié. Le matin, je prends des céréales. Fruits crus à midi, fruits cuits le soir. J’ai remplacé le miel par du sirop d’agave. Et de temps en temps, je fais une petite journée de jeûne.

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Déjà, j’habite à la campagne et, comme j’ai un chien, je fais beaucoup de marche avec lui. Je pratique le vélo ainsi que la musculation. Quand je pars en vacances, je nage 2 km le matin, 2 km l’après-midi.

Demandez-vous souvent conseil à votre pharmacien et comment le considérez-vous ?

Pour être honnête, moi je sais ce que je veux. Je suis très médecines douces, homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, je connais bien ! Ce qui ne m’empêche pas d’être à l’écoute des conseils de mon pharmacien. J’évite tout ce qui est antibiotique, sauf en cas de force majeure. Pour mes articulations, je prends du silicium organique G5, de l’arnica contre la douleur, du lithium pour bien dormir le soir. Le corps est une des plus belles machines au monde, mais il faut rester à son écoute.

Pratiquez-vous la méditation ?

La méditation transcendantale, car cela me recentre vers l’essentiel.

Est-ce que les hauts et les bas de votre vie vous ont permis de découvrir certaines clefs essentielles pour être bien dans votre peau ?

Je suis d’un tempérament optimiste. Chaque coup dur, quel qu’il soit, vous fait grandir, alors je suis très, très grande (rires) !

Vous êtes là devant moi, et je vous trouve particulièrement bien dans votre peau. Pensez-vous avoir enfin trouvé
le bonheur ?

Le bonheur, ça se cultive. Il faut voir la vie toujours devant nous. Nos interdits, nous nous les créons nous-mêmes. On progresse à tous les âges de la vie. Ce qui m’intéresse, ce sont les autres. Aussi, j’adore voyager, car cela me permet de voir des gens différents.

Quels meilleurs souvenirs gardez-vous de vos voyages ?

J’ai adoré la Thaïlande ainsi que l’Indonésie. Autant j’ai trouvé que Hong Kong est une ville qui vous prend votre énergie, autant New York est une ville qui vous en donne. J’envisage bientôt d’aller au Bhoutan, peut-être pour me rapprocher du toit du monde.

À écouter

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Solide
le dernier album de Sheila contenant 10 chansons entièrement inédites. 

Charles Aznavour : « Le capital santé vaut bien quelques petits sacrifices ! »

À 88 ans, il n’a jamais été autant d’actualité. Alors que France 2 vient de lui consacrer une journ,ée spéciale, son dernier album et son livre de souvenirs nous prouvent que Charles Aznavour est loin d’avoir dit son dernier mot.

 

C comme CHANTEUR

« Le stress de la vie du chanteur fait de lui une sorte d’équilibriste qui se doit de tenir debout quoiqu’il arrive. Il est tributaire des modes et du goût des programmateurs de radio, de son dernier disque qui s’est vendu ou non, du nombre de spectateurs venus l’entendre à Paris ou en province, et surtout, il court, il court après la chanson qui lui permettra de tenir une saison ou deux de plus. Le CHANTEUR n’a pas le droit de vieillir, sauf s’il est son propre auteur et si ses chansons accèdent à la postérité. »

H comme HUMOUR

« Je ne prétends pas faire partie des petits rigolos, légers et inconsistants, qui sautillent sur toute chose, mais je suis d’un naturel optimiste. Mieux encore, ce naturel, je le cultive. Ainsi, je réserve la légèreté aux moments graves et délicats, ce qui me permet de prendre, quand c’est nécessaire, les choses avec insouciance et HUMOUR. Je crois que cette manière d’aborder le pire contribue à nous maintenir en bonne santé morale et physique. »

A comme ABSENTS

« J’ai mal au souvenir de mes parents, de mes amis, j’ai mal au souvenir de mille choses et, pourtant, je continue de boire, de manger et de vivre ma vie. Les présents prennent la place des ABSENTS, et la vie reprend son cours avec, çà et là, les assauts de la mémoire. »

R comme RACINES

« Être fi er d’être français ne m’empêche pas d’arborer avec panache mes RACINES. J’ai eu la chance d’être statufié de mon vivant, à Gumri, en Arménie ; en France, à Valence (où la diaspora arménienne est assez importante), on a donné mon nom à une place. N’est-ce pas une manière de représenter à égalité mes deux patries ? »

L comme LANGUE

« On n’a pas idée de ce qu’est l’immigration tant qu’on ne l’a pas connue. Apprivoiser un pays où tout vous est étranger est une chose délicate. La LANGUE vous rejette, pour commencer. Passé cette étape, il vous faut vous approprier chaque détail, chaque usage de votre nouvelle culture, accepter aussi l’indifférence des gens à vos problèmes, ils ont déjà bien assez à faire avec les leurs. »

E comme ÉQUILIBRE

« Faire preuve d’un peu de sérieux et de retenue sans pour autant être emmerdant, c’est un ÉQUILIBRE à trouver. Mais rassurez-vous, on y arrive. Sauf, bien sûr, si l’on fait le choix de l’esthétique à tout prix, et que l’on promène partout sa face tirée de canard laqué en tremblotant, appuyé sur une canne. »

S comme SOLITUDE

« Dans la chanson, on entre seul en scène et on retrouve la SOLITUDE quand on en sort. C’est un métier magnifique mais difficile à vivre. »

A comme ÂGES

« Vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, soixante-dix, quatre-vingts et plus, j’ai eu tous ces ÂGES, j’en ai connu les plaisirs et les difficultés et voyez je suis toujours sur pied. Je vous souhaite de vivre aussi longtemps que moi et même davantage. Le capital santé vaut bien quelques petits sacrifices. Malheureusement il faut du temps pour se guérir de ces travers anodins qui finissent par peser dans la balance.»

Z comme ZEN

« On vieillit, on découvre sa propre ignorance, mais aussi sa propre sagesse. Et il faut être ZEN, croyez-moi, pour vous entendre, vous nos cadets, parler trop fort et trop haut, ne rien dire à grand renfort de mots, vous gargariser de vos discours. Il nous en faut, de la sagesse, pour nous contenter d’un petit mais tendre sourire en fermant notre gueule. »

N comme NATURE

« Je préfère être un octogénaire au regard vif et aux mots alertes qu’une ruine essayant sans succès de faire croire à ce qu’elle n’est plus. J’ai eu le temps, jour après jour, mois après mois, année après année, de voir se transformer mes traits et s’affirmer mes convictions. Pourquoi aurais-je fait retoucher ce que la NATURE avait accompli pour moi ? »

A comme ÂME

« Une chanson parle au public uniquement si elle nous vient du fond de l’ÂME, et paraît s’en écouler naturellement. Personne n’a envie d’entendre un artiste besogneux, concentré sur sa tâche. On aime plutôt les êtres humains qui nous parlent et nous livrent un peu de leurs pensées profondes.»

V comme VIE

« C’est en soignant sa voiture, ses costumes, son compte en banque, la superbe créature à son bras, que l’on passe à côté de sa VIE en se faisant prisonnier de son succès. Le jour où il disparaît, on est abandonné de notre merveilleuse cour d’adulateurs et l’on devient cet être pathétique, à moitié oublié, qui cherche dans le regard des passants une lueur lui prouvant qu’il n’est pas un has been. »

O comme ORIGINES

« La plupart de mes amis font une sorte de petite dépression chaque fois qu’une dizaine sonne. Cela vient probablement de mes ORIGINES orientales. La vie, c’est la vie, et la mort en fait partie, faut faire avec ! »

U comme URGENCE

« Le présent qui s’offre à nous doit requérir toute notre attention ainsi que des mesures d’URGENCE. C’est un présent de détritus et de gaz d’échappement, de bruits incessants dans nos oreilles, de nourriture écoeurante, de pain d’usine, de hot-dogs et de hamburgers boursouflés, de bonbons aux prétendus fruits, de farine OGM dont on ne sait rien mais qu’on utilise quand même ; bref, un présent à fabriquer des malades et des obèses. »

R comme RETOUR

« Je fais attention aux saisons, à la sécheresse, aux jours de pluie, aux bonnes et aux mauvaises années. Le moment le plus formidable est au petit matin, quand, à bord de mon véhicule électrique, je fais le tour de mon exploitation… J’avais une âme d’artiste, elle est en train de devenir une âme de paysan. C’est mon RETOUR à la nature, et je peux dire mon entrée en culture. »

À écouter / À lire

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  • À écouter
    Aznavour toujours
    Un album dans lequel Charles Aznavour interprète 12 chansons originales de Va à L’instinct du chasseur en passant par Ce printemps-là, chez EMI. Vous pouvez également suivre son actualité sur www.charlesaznavour-lesite.fr
  • À lire
    D’UNE PORTE À L’AUTRE
    Charles Aznavour franchit les portes du passé, du présent et de l’avenir pour nous livrer un magnifique autoportrait mêlé de souvenirs qui en disent long sur les secrets de sa longévité.
    Éditions Don Quichotte.

Hélène Ségara : « J’essaie d’être une mère parfaite ! »

Avec son dernier album Parmi la foule, Hélène Ségara goûte au bonheur de retrouver l’amour d’un public qui lui prouve sa fidélité.

 

Pensez-vous que la vie d’un être humain doit être faite de hauts et de bas pour mieux être à l’écoute des autres ?

Moi, je le pense. Si on me demandait de repasser par les mêmes épreuves ou les mêmes tristesses que j’ai pu connaître à une certaine époque, je le referais. Je n’aurais pas la même sensibilité, le même altruisme ni la même sincérité. Cela fait partie des raisons qui me font dire que si la vie a certainement ses hauts et ses bas, il ne faut surtout pas perdre son temps avec des petits détails.

Qui êtes-vous vraiment ? Une femme forte ou une femme fragile ?

Je me suis fait souvent avoir par mon côté gentil, aussi j’ai dû apprendre à dire non. Mais ce n’est pas pour cela que je suis devenue un roc ! Entre le métier de maman et celui de chanteuse, je ne peux pas ajouter également celui d’assistance sociale.

Est-ce dur d’être bien entourée quand on est un personnage connu comme vous ? Et savez-vous vous protéger des flatteurs ?

Je reconnais que parfois je me suis très mal entourée. Quand la lumière brille sur quelqu’un, cela attire les mauvaises personnes tout comme les bonnes. Il faut savoir faire le tri dans ses rencontres. J’aime bien que l’on cherche à connaître Hélène plutôt que Ségara. Mais cela ne se détecte pas au premier coup d’œil !

En amour peut-on avoir des certitudes ou bien faut-il laisser planer un certain mystère pour que cela dure ?

J’ai un avis sur la chose qui n’est peut-être pas celui de tout le monde. Je pense qu’il faut être différent, mais complémentaire. C’est ce que je vis avec mon mari, il est aussi réservé que je suis extravertie. Il est aussi tempéré que je suis impulsive. Il a du caractère, mais il ne l’affiche pas de la même manière que moi ! Nous n’avons pas de rapports de force. Moi je ne cherche pas à dominer les gens, mais je déteste être dominée.

Il y a environ 10 ans, vous avez subi une opération des cordes vocales qui a failli briser net votre carrière. Que pensez-vous de la médecine d’aujourd’hui ?

Dans la médecine, il y a du bon et du mauvais. J’avais rencontré des tas de médecins à New York ainsi qu’au Canada qui avaient dit que j’étais inopérable et que je ne retrouverais plus jamais ma voix. J’étais devenue un cas médical. Le professeur Jean Abitbol, un grand spécialiste, m’a proposé d’innover une nouvelle méthode au laser. À partir de cela, j’ai su que je devenais un cobaye, mais je n’avais plus rien à perdre. Je suis pour l’avancée de la science, je suis pour vivre avec mon temps.

Êtes-vous préventive au niveau de votre santé ?

Bien sûr que je fais attention à moi et à ceux qui m’entourent. Je suis prudente et concernée, puisque j’ai même un exemplaire du Vidal chez moi. Je ne prends pas d’antibiotiques à tort et à travers. Le médicament que j’utilise le plus c’est l’aspirine, car elle a plein de vertus. Si je fais confiance à l’allopathie, je suis également ouverte aux médecines douces comme l’homéopathie, la phytothérapie et l’aromathérapie.

Quel rapport entretenez-vous avec votre pharmacien ?

Un pharmacien doit être proche de sa clientèle. Le mien me connaît bien et je lui fais entièrement confiance. Il m’aide à choisir en connaissance de cause les huiles essentielles qui me permettent de lutter contre le froid. J’aime bien les produits Avène ainsi que la gamme bio de Nuxe. Si je dois partir au dernier moment en voyage et que j’ai besoin d’un médicament sur ordonnance, il accepte aussitôt de me dépanner.

Votre métier vous impose quelques contraintes esthétiques.

Comment faites-vous pour garder la ligne et rester mince ?
J’ai une bonne nature. Quand j’ai le temps, je fais du sport. Longtemps, j’ai pratiqué le vélo d’appartement et cela me manque. J’ai remarqué que faire du sport me procure un meilleur sommeil.

Est-ce que la quarantaine que vous affichez sereinement aujourd’hui vous donne confiance en vous ou bien redoutez-vous le temps qui passe ?

Je préfère celle que je suis devenue aujourd’hui à celle que j’étais il y a dix ans. Mais j’appréhende toutefois le temps qui passe parce que je suis dans un métier axé sur l’image et je sais que l’on ne me ratera pas à la moindre défaillance. Quoi qu’il puisse m’arriver, j’essaierai toujours de rester la plus naturelle possible.

À écouter

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Parmi la foule
Le dernier album d’Hélène Ségara contenant La vie avec toi et Le monde à l’envers en duo avec son fils Raphaël.

Karine Le Marchand : “Je suis sûre de ce que je vaux !”

L’animatrice vedette de L’Amour est dans pré est doublement heureuse. Elle a reçu dernièrement le trophée des Femmes en Or et son émission séduit sur M6 des millions de Français.

 

Pendant plusieurs années vous étiez aux commandes des Maternelles sur France 5. Quelles raisons vous ont poussée à aller voir ailleurs ?

J’ai quitté Les Maternelles parce que, au bout de 5 ans d’émissions quotidiennes, je connaissais toutes les réponses des spécialistes. Ce qui fait que je mentais aux téléspectateurs en faisant semblant d’être surprise et je ne me trouvais plus sincère avec eux. Dans ce métier, il faut avoir la même candeur que ceux qui vous regardent.

On peut dire aujourd’hui que L’amour est dans le pré obtient en grande partie grâce à vous des records d’audience. Comment expliquez-vous ce succès grandissant ?

Les agriculteurs sentent que je m’intéresse vraiment à eux. On en revient à la sincérité : quand j’écoute quelqu’un, je l’écoute. Nous sommes dans une société où nous ne sommes plus considérés. Dans notre travail, on ne nous dit pas assez c’est bien ce que tu fais. Le fait de dire à quelqu’un : nous t’avons choisi pour écouter ta souffrance, c’est déjà un onguent sur sa blessure et il se livre tel qu’il est vraiment. C’est cette sincérité qui touche les gens.

Le fait que les agriculteurs portent une attention particulière au physique de leurs futures partenaires ne vous agace-t-il pas et n’auriez-vous pas envie de leur dire qu’il y a autre chose que le physique dans la vie ?

C’est très masculin. L’homme a besoin d’une stimulation visuelle alors que la femme intellectualise beaucoup plus la relation. La femme n’accorde pas d’importance au physique. C’est pour moi une sorte d’immaturité de la part des hommes.

Et vous le leur dites facilement ?

Je le leur dis mais j’ai l’impression de n’être pas entendue. C’est vrai qu’une relation ne pourra pas se bâtir s’il n’y a pas de sensualité. Mais je trouve dommage de s’attarder à autant de critères physiques et de si peu exprimer des exigences morales. Parce qu’à long terme, c’est ce que la personne a au fond d’elle-même qui fait que le couple va durer.

Vous avez publié en 2009 Devenir heureux, un livre dans lequel vous nous faites des confidences très personnelles notamment quand vous abordez les relations avec votre père ainsi que votre anorexie. Est-ce que ce sont ces failles que vous avez connues dans votre vie qui font la femme à l’écoute des autres que vous êtes aujourd’hui ?

Sans aucun doute. Être née métisse dans une famille de blonds aux yeux bleus, à Nancy, dans une région où j’étais pratiquement la seule avec ma sœur, fait que j’aime les gens différents, ceux qui ont eu du mal et qui sont en difficulté.

En matière de santé, êtes-vous préventive ou bien vous soignez-vous en fonction des bobos qui passent ?

Je suis très préventive. Je prends des oméga 6 et fais ma cure de vitamine C. Quand je sens que je vais attraper froid, je prends le taureau par les cornes et je vais faire du sport. Parce que j’ai remarqué que lorsque je transpire, à ce moment-là, je prends un bon bain et je casse le mal. Quand je sens que je suis malade, je me mets en état de jeûne. Pratiquer le jeûne de temps en temps met vos intestins au repos et cela vous libère l’esprit. Maintenant, c’est un discours qui peut être dangereux s’il est mal interprété.

Quelle relation entretenez-vous avec votre pharmacien ?

Je suis très à l’écoute de mon corps. Je sens immédiatement quand je défaille, que je ne dors pas assez, ou quand je mange mal… c’est une hygiène de vie qu’il faut respecter. Je considère mon pharmacien comme un excellent conseiller dans le domaine notamment des oligoéléments ou de l’homéopathie. Je suis plutôt médecines douces !

Que pensez-vous des régimes ?

J’ai toujours une raison de suivre un régime. J’aime le chocolat ainsi que les sucreries, aussi pour ne pas grossir tout en me permettant ces excès, le reste du temps je gère, car il faut avoir du plaisir dans la vie. Je n’aime pas que l’on m’impose des obligations ! Mais il est prouvé que l’on vit plus vieux lorsque l’on est plus mince.

Comment entretenez-vous votre forme ?

J’ai la chance d’habiter à côté d’un bois, aussi je cours environ deux à trois fois par semaine et je pratique la barre au sol parce que je sens qu’avec l’âge je me raidis. L’été, je m’adonne à la natation.

Que vous inspire le temps qui passe et quelles sont vos astuces pour être bien dans votre
peau ?

C’est horrible ! J’adore vieillir dans le sens où je mûris. Avec le temps, je suis plus en paix avec moi qu’à 20 ans. J’adore cette sérénité que j’acquiers. Ne plus être en conflit avec les gens ou dans la rébellion. Avant j’étais rebelle pour moi, maintenant je suis rebelle pour les autres. Mais, le vieillissement physique me fait peur. J’essaie d’avoir une hygiène de vie pour lutter contre. J’avoue que je me ferai lifter quand ma peau tombera un jour !

Quelles sont les astuces beauté que vous aimeriez donner à nos lectrices pour les aider dans leur quotidien afin de se mettre mieux en valeur ?

Tout est lié au regard que l’on a porté sur vous enfant. Je n’ai pas eu un regard paternel bienveillant qui me disait que j’étais une jolie fille. Aujourd’hui, je suis sûre de ce que je vaux, mais je ne suis pas sûre de moi !

 

Astuces bien-être de Karine

Astuces bien-être de Karine

  • Je ne maquille jamais ensemble la bouche et les yeux, c’est l’un ou l’autre. Ensuite, je trouve qu’une femme bien coiffée, c’est la base de tout.
  • Quand on n’est pas bien dans sa peau, il faut aller chez le coiffeur ou faire du sport, car cela règle tous les problèmes.
  • Pour avoir le corps sain, il faut avoir l’esprit sain. Et puis, je fais du rangement. Quand on range sa maison, on range sa tête.