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Nagui : « Donner à la Fondation pour la recherche médicale est essentiel ! »

Cet animateur emblématique de France 2 endosse désormais le rôle de parrain. Pour une noble cause : soutenir la Fondation pour la recherche médicale.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter d’être le parrain de la Fondation pour la recherche médicale ?

Attention, je ne suis pas le seul parrain ! J’endosse ce rôle aux côtés de Marina Carrère d’Encausse et de Thierry Lhermitte. Comme eux, je dois œuvrer pour faire connaître le travail des chercheurs et sensibiliser les Français à l’importance de soutenir l’action menée par la Fondation, en faveur de tous les malades. J’ai accepté parce que je sais depuis longtemps que cette Fondation a l’intelligence de s’intéresser à toutes les formes de maladies et de pathologies. La plupart des événements médiatiques que nous avons menés ensemble concernaient la recherche contre le cancer, c’est vrai. Mais les autres maladies sont tout aussi importantes aux yeux des chercheurs et de la Fondation pour la recherche médicale (FRM). Et cela constitue à mes yeux une qualité essentielle.

En quelques mots, quelle est la mission de la FRM ?

Elle est double. Son premier but est de soutenir la recherche sur toutes les pathologies : cancers (dont la leucémie), maladies cardiovasculaires ou infectieuses, d’Alzheimer ou de Parkinson, mais aussi le diabète ou la sclérose en plaques, sans oublier les maladies dites orphelines… Avec une même volonté : combattre toutes les maladies, toutes les souffrances. Le second volet de la mission de cette organisation à but non lucratif, fondée par des médecins et des chercheurs, est de fournir au grand public des informations sur les évolutions et les avancées de la recherche médicale.

Pouvez-vous nous éclairer sur votre action ?

La seule chose que, humblement, je puisse apporter à la FRM, c’est de faire ce que j’aime bien faire dans la vie : être le trait d’union entre des artistes et le public, ou entre un sujet important et le public. Et, là, le sujet est capital. Donc, si je peux me faire l’écho des projets de la FRM, si je peux mettre sous la lumière les donateurs – parce que sans eux beaucoup de programmes de recherche seraient, malheureusement, abandonnés –, j’apporterai le plus possible d’eau à ce moulin. Mon rôle est de servir de lien entre le public, les donateurs, les chercheurs et les malades.

Quelle satisfaction en retirez-vous ?

Si la vie vous a particulièrement souri, même si vous vous êtes battu pour arriver là où vous en êtes, je pense que vous vous rendez compte que cela n’aurait jamais été possible sans les autres. Cela n’aurait jamais été possible sans une parfaite santé, sans tout le cadre, le contexte dans lequel votre réussite, votre bonheur, en un mot ce qui contribue à votre épanouissement a pu avoir lieu. C’est bien qu’il y ait un juste retour des choses dans la vie. Donc, donner – donner quelque chose, donner de son temps, donner la moindre somme –, c’est essentiel. Et, tout comme moi, vous aurez le sentiment d’aller extrêmement mieux en ayant donné à la FRM.

Notre système de santé vous semble-t-il aller bien ?

Tout dépend du regard que l’on a au niveau mondial. On peut être fier de notre système actuel mais on peut aussi mieux faire. Cela ne se joue pas au niveau matériel mais plutôt à celui de la formation. C’est l’aspect humain qui compte le plus. Le chronomètre pour un chercheur n’est pas le même que celui d’un malade qui lutte contre la maladie.

 

Surveillez-vous de près votre santé ?

Je n’y suis pas particulièrement attentif. Comme la majorité des Français, j’attends d’être malade pour aller voir un médecin. Je ne devrais pas vous le dire mais le dernier check-up que j’ai passé, c’était l’année dernière suite à la demande d’une assurance-crédit ! En revanche, j’ai une hygiène de vie saine : je ne bois plus de café et, depuis peu, je veille à m’imposer entre 7 à 8 heures de sommeil quotidien. Pour garder la forme, je fais du vélo, du tennis ainsi que de la natation. Et je me rends régulièrement dans une salle de sport où je pratique la gymnastique, à mon propre rythme.

Avez-vous des astuces pour chasser le stress ?

Je positive et je cultive l’optimisme à toute épreuve pour éviter l’overdose. Je me dis que j’ai une chance incroyable de faire un métier que j’aime même s’il y a parfois des périodes de creux ou de doutes. Ce sont autant de leçons de vie qui me permettent de dire aujourd’hui que tout va bien. Je sais que je pratique un métier où l’on vit continuellement du désir des autres.

Après avoir connu quelques turbulences dans votre vie professionnelle au début des années 2 000, vous êtes aujourd’hui un homme heureux ?

C’est vrai que j’ai la chance d’animer deux émissions quotidiennes sur France 2 : Tout le monde veut prendre sa place, à 12 heures, et N’oubliez pas les paroles, à 18h45. Je vis le moment présent en essayant de ne pas insulter l’avenir. Et le fait d’animer une émission d’une heure trente sur France Inter chaque jour, La bande originale, m’oblige à dégager des ondes positives. Avec mon équipe, nous sommes adeptes du carpe diem ; nous savourons au maximum le plaisir partagé avec le public.

Votre émission culte, Taratata, est devenue un rendez-vous mensuel à 22h25 sur France 2.

Le retour de Taratata me remplit de bonheur ! Et j’ai été particulièrement heureux de recevoir dernièrement Alain Souchon, accompagné de ses fils, Pierre et Ours, réunis autour d’un projet, 2 générations chantent pour la 3e, au profit de l’Association pour la recherche sur Alzheimer.

Le temps qui passe, cela vous inquiète ou cela vous rassure ?

C’est une question d’états d’humeur, mais aussi de sérénité et de confiance. Ma femme, Mélanie, m’a connu dans des moments de doute. Elle a su m’apaiser et me redonner confiance en moi. C’est un pilier essentiel de ma vie. Voir mes enfants grandir : seul le temps qui passe permet cette joie. Il faut beaucoup d’amour pour s’épanouir. Et je sais aussi bien en donner qu’en recevoir ! Par les temps qui courent, c’est la densité avec laquelle on vit notre vie qui importe le plus.

À savoir

À savoir

  • Sur France 2, Nagui présente, du lundi au vendredi, Tout le monde veut prendre sa place, à 12 heures, et N’oubliez pas les paroles, à 17 h 50. Sans oublier l’émission Taratata chaque mois à 22 h 25.
  • Sur France Inter, Nagui anime La bande originale, du lundi au vendredi à 11 heures. 
La Fondation pour la Recherche Médicale

La Fondation pour la Recherche Médicale

Pour soutenir la FRM vous pouvez faire un don sur www.frm.org ou, par courrier, à la Fondation pour la Recherche Médicale, 54, rue de Varenne, 75007 Paris.

 

Mareva Galanter : « Je suis une adepte des cures détox ! »

Étoile filante, telle est la signification de son prénom tahitien. Elle le porte bien ! Mannequin, actrice, chanteuse, animatrice et femme d’affaires, Mareva Galanter file d’une activité à l’autre. Sans négliger pour autant son équilibre.

 

Avoir été couronnée Miss France vous a permis de nombreuses expériences artistiques. Laquelle a votre préférence ?

C’est difficile à dire car j’ai toujours pris beaucoup de plaisir dans tout ce que j’ai fait. J’ai profité du tremplin médiatique que m’a apporté le fait d’être Miss France 1999 pour faire mes premiers pas au cinéma et à la télévision avant de me faire un nom dans l’univers de la musique. Je compte d’ailleurs sortir prochainement un troisième album en solo. Dans le domaine de la télévision, j’ai également une expérience très variée. Sur Paris Première, nous étions dans un décalage complet, très inattendu, qui rappelait la grande époque des [Maritie et Gilbert] Carpentier. Depuis quatre ans, j’anime une émission de mode sur June TV. Je suis rassurée par le professionnalisme et la fidélité de l’équipe qui m’entoure. Cela crée un climat de confiance propice à la créativité. Je reconnais que je me lance dans ces diverses aventures toujours avec la même passion. Je pense que plus on fait des choses différentes, plus on s’enrichit.

Et aujourd’hui, vous devenez une femme d’affaires dans le domaine de la détox.

Cette initiative découle tout à fait logiquement de mon inclination à vouloir prôner le bien-être et la bonne santé ; cela fait partie de mes habitudes de vie. Le fait de boire des jus de fruits ou de légumes frais s’inscrit dans ma culture. L’envie de me faire du bien et le désir de partager avec les autres ont toujours été les moteurs de mon existence. J’ai découvert, une fois arrivée à Paris, combien il était difficile de manger « naturellement » comme je le faisais avant. J’ai la chance de beaucoup voyager et j’ai constaté que, aux États-Unis, il y avait des bars à jus à tous les coins de rue. Cela m’a donné des idées ! J’en ai parlé avec Valérie Lespinasse, une amie diplômée en pharmacie et micronutritionniste. Spécialisée dans la détoxication, elle travaille notamment avec les plantes, en particulier les algues. De notre association est née Good Organic Only, une gamme de jus « détox » 100 % bio, destinés à purifier le corps en éliminant les toxines et, par voie de conséquence, à améliorer les défenses naturelles. Étant moi-même une adepte des cures détox, je savais combien l’association de certains fruits ou légumes pouvait avoir mauvais goût. Aussi avons-nous fait appel à Sandrine Houdré-Grégoire, qui a travaillé sur les saveurs pendant plus d’une année. Nous pouvons être fières du résultat : des jus d’une grande qualité nutritive et qui régalent les papilles !

Vous imposez-vous une hygiène alimentaire précise ?

Je suis soucieuse de préserver mon équilibre nutritionnel. Je fais attention sans même y penser. Je connais mon corps et je reste à son écoute. Je sais ce qui me fait du bien mais je n’ai pas d’interdit. Dame Nature me gâte ! Je sais m’alimenter en faisant les bonnes associations, en cuisinant par exemple les meilleures graines et les bonnes huiles. Ce sont ces petits détails qui comptent et qui font la différence !

 Faites-vous particulièrement attention à votre santé ?

Au lieu d’attendre que la maladie ne se déclare, je préfère la devancer. Et pour cela, je recours aux médecines douces. La phytothérapie notamment fonctionne très bien sur moi. Dans le choix des plantes, le pharmacien est mon guide et mon ange gardien. Je passe énormément de temps dans les pharmacies, surtout aux rayons homéo-, phytothérapie… et dermocosmétique ! Pour mes cheveux, j’utilise le Shampooing anti-âge à l’extrait essentiel d’olivier de Klorane. Pour booster ma peau, j’applique l’essence botanique Aqua magnifica de Sanoflore. Je fais un gommage La Roche-Posay deux ou trois fois par semaine. Et, dès que je tousse, j’utilise un spray Puressentiel ; c’est une marque 100% naturelle que j’adore. Mon pharmacien est toujours de bon conseil pour les associations à faire ou à éviter. C’est lui qui, à chaque changement de saison, me propose gelée royale ou propolis, ou tout autre produit qui convient particulièrement bien à mon état.

En quoi la maternité a-t-elle changé la jeune maman que vous êtes ?

Ma petite fille, née en août 2015, se prénomme Manava, ce qui signifie bienvenue en tahitien. Et croyez-moi, elle le justifie ! J’ai eu la grossesse la plus détendue possible. J’ai été suivie par un bon médecin. Je ne me suis privée de rien. J’ai pris 9 kilos que j’ai perdus presque aussitôt. Manava a maintenant 8 mois, et tout se passe pour le mieux. Je l’ai allaitée. C’est cohérent avec ma façon de vivre. Si on veut le faire, c’est bien, mais je ne veux pas frustrer les mamans qui ne peuvent pas. Nous transmettons toutes nos émotions à notre bébé. Plus nos sentiments sont positifs, plus l’enfant a de chances d’être serein. Être à l’écoute de son corps et de ses émotions est primordial. Avec l’hygiène alimentaire que je pratique, j’ai donné naissance à une fille super-vitaminée !

Êtes-vous sportive ?

Avant d’être enceinte, je faisais deux fois par semaine une séance de yoga. J’ai arrêté pendant ma grossesse, mais je vais m’y remettre bientôt. J’ai suivi la méthode du Dr Gasquet : un travail en douceur sur les postures et la respiration. Je fais de la natation quand je retourne à Tahiti. Là-bas, j’adore marcher pieds nus sur le sable, c’est très bon pour la circulation. J’aime aussi aller en thalassothérapie. Dernièrement j’ai séjourné au centre Thalgo La Baule. J’ai adoré les enveloppements d’algues, les massages et surtout les gommages. Tout ce qui concerne le milieu marin m’attire.

Vous prêtez votre notoriété à des causes humanitaires, dont la campagne de la fondation Nicolas-Hulot, Un Défi pour la terre.

En 2011, j’ai présenté sur Ushuaïa TV Passage au Vert, un magazine traitant de l’actualité écologique. Je ne pense pas que l’avenir de ma fille soit tout vert. S’il y avait eu une prise de conscience plus tôt, on n’en serait pas là. À Tahiti, je vivais proche de la nature, et je ne compte pas vivre éternellement dans une ville dont l’air est pollué. Si les jeunes générations sont sensibilisées, cela ira dans le bon sens. Et chaque geste compte. Je veux y croire car je suis une éternelle optimiste. En fait, je suis une apaisée de la vie !

Infos utiles

Infos utiles

  • L’actualité de Mareva
    Vous pouvez tout savoir sur Mareva Galanter en consultant le site officiel : www.mareva-galanter.com.
  • Good Organic Only
    Vous pouvez découvrir les différentes cures détox mises au point par Valérie Lespinasse, docteur en pharmacie et micronutritionniste, en cliquant sur www.good-organiconly.com.
  •  En mode accro
    Découvrez les programmes de Émission Mode, dans laquelle Mareva Galanter accueille un invité (artiste, créateur, amateur ou pro) en tête-à-tête, en cliquant sur www.june.fr/grille-tv.

Anne Roumanoff : « Je suis une irrésistible angoissée, mais je me soigne ! »

L’humoriste préférée des Français est en tournée dans toute la France, et même aux États-Unis, pour Aimons-nous les uns les autres. Anne Roumanoff a pris le temps de faire avec nous une pause sourires et confidences.

 

Votre spectacle à l’Alhambra a affiché complet pendant six mois. Cela vous rend-il plus sûre de vous ?

Je pense que les doutes sont inhérents à tout artiste qui se respecte. Peut-être y a-t-il une question de dosage… Quand on ne doute pas, on n’avance pas. Et je suis donc super-gâtée car je suis une irrésistible angoissée, mais je me soigne ! Moi, je prends de la force des ondes que je reçois du public – et je les lui renvoie aussitôt. C’est un échange parfait.

Avoir suivi des cours de théâtre doit aussi vous apporter davantage d’assurance ?

Dans les cours de théâtre, j’ai croisé beaucoup de jeunes aspirants comédiens. Certains sont devenus célèbres, d’autres ont choisi une autre voie. Ce qui me frappe, avec le recul, c’est que les stars du cours, celles devant lesquelles tout le monde s’extasiait, ont rarement fait une grande carrière. Ce sont souvent les gens apparemment les moins doués qui ont le mieux réussi. Vincent Lindon bégayait. Yvan Attal avait des photos d’Al Pacino dans sa chambre. Mylène Farmer passait une scène de Tchekhov en chuchotant. Vincent Cassel parlait si vite que l’on ne comprenait rien à ce qu’il disait… Et moi, j’étais un peu pataude. Les gens trop lisses et parfaits n’ont pas forcément les bonnes armes pour réussir. Je pense que ce sont les handicaps que nous avons, si nous parvenons à les transcender, qui nous apportent ce talent.

Vous êtes actuellement en tournée dans toute la France. Quelle est la réaction des spectateurs face à vos sketchs ?

Je sens l’auditoire très réceptif à mon regard sur le mariage gay, la phobie administrative, la téléréalité,
la commande d’accessoires coquins sur internet… et bien sûr Radio Bistrot ! C’est très important, pour moi, de ne pas prendre position : c’est une question de respect vis-à-vis du public qui vient me voir. J’essaie d’équilibrer les attaques entre la droite et la gauche afin de ne pas blesser les gens. Mais je prends position tout de même contre l’extrême droite. Je préfère pratiquer un humour qui réunit plutôt qu’un humour qui divise.

Avez-vous mesuré combien votre saynète sur le chômage a un côté thérapeutique ?

Je voulais trouver une certaine manière de rire du chômage sans toutefois choquer les personnes qui sont dans cette situation difficile. Et cela doit être réussi car à la fin certains spectateurs viennent me voir en me disant qu’ils sont au chômage et que ce sketch les a fait rire. Faire rire est un beau métier. Pour détendre les gens et les aider à oublier leurs soucis, il faut d’abord les écouter et les comprendre. L’humour est une forme d’hypersensibilité. Mais je suis aussi consciente que si l’humour permet de supporter la vie, cela n’enlève pas la douleur pour autant.

Êtes-vous prévoyante au niveau de votre santé ?

J’affectionne les thérapies alternatives et je suis une véritable plaque tournante pour mes amis car je leur donne plein d’adresses de thérapeutes. Pas autant que Michel Drucker !, mais j’ai autour de moi des médecins, des magnétiseurs, des homéopathes, des phytothérapeutes… Ce qui ne m’empêche nullement de rester fidèle à mon pharmacien pour la propolis qui est l’un des premiers remèdes naturels contre la grippe, les angines et autres maux de gorge. Beaucoup de mes amis chanteurs s’en servent lorsqu’ils ont des extinctions de voix.

Faites-vous particulièrement attention à votre ligne ?

J’ai lu tous les bouquins sur les régimes mais j’ai toujours, quoi qu’il arrive, deux kilos en trop ! Alors, je fais attention à mon alimentation. J’ai tendance à manger quand je suis stressée. Je tâche de me limiter au niveau des quantités car je suis gourmande. Je ne mange pas de pâtes, plus de pizza ni de sucreries. Je prends du riz blanc et je bois beaucoup d’eau. Côté sport, car je sens que vous allez m’en parler, je ne pratique pas beaucoup… J’ai fait de la barre au sol, à un certain moment, puis j’ai abandonné. J’ai une amie qui m’emmène courir, mais c’est assez irrégulier.
Je m’efforce plutôt de prendre des moments de repos, et je suis une adepte de la sieste.

Comment entretenez-vous votre bien-être et votre beauté ?

J’aime bien me rendre en thalassothérapie notamment pour l’air marin, les enveloppements d’algues, les bains bouillonnants et les massages. J’ai particulièrement apprécié le Royal Thalasso Barrière de La Baule et je compte me rendre, aussitôt que j’en aurai le temps, au centre Thalazur de Cabourg. Côté beauté, je suis persuadée que l’amour des gens reste le meilleur des maquillages !

Que pensez-vous de notre système de santé actuel ?

Il ne doit pas être si mal que cela puisqu’il y a des gens du monde entier qui viennent se faire soigner chez nous. Dès que nous avons un problème, nous avons la possibilité d’appeler aussitôt un médecin, ou d’aller chez le pharmacien pour nous conseiller. Nous n’avons pas à nous plaindre.

Vous venez juste d’avoir 50 ans. Les signes du temps vous inquiètent-ils ?

Plus le temps passe, plus je me sens bien ! Mais je suis consciente de la précarité de la vie. J’ai perdu mon père récemment et, du coup, je me dis que les choses que j’ai envie de faire, il faut que je les fasse tant que c’est possible. Désormais, j’évite de remettre à demain !

Pouvez-vous nous parler de vos projets professionnels ?

Après l’Alhambra, j’exporte Aimons-nous les uns les autres outre-Atlantique, à San Francisco, Los Angeles et New York. Bien que ce soient surtout des francophones qui viennent me voir, j’ai allégé un peu mon spectacle dans sa partie sur la politique française pour ces représentations. Je suis actuellement en tournée dans toute la France avant de remonter sur la scène de l’Alhambra à partir du 26 juillet. Il est évident que je pense déjà à apporter des nouveautés au spectacle et ça me rend très heureuse d’imaginer la suite. J’ai eu beaucoup d’années où j’avais du succès, et je ne savourais pas mon bonheur. Maintenant, ça va beaucoup mieux  !

À voir

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Aimons-nous les uns les autres
En tournée dans toute la France.
Pour connaître les dates et les villes, cliquez sur le site officiel www.anneroumanoff.com
Le DVD du spectacle chez TF1 Vidéo.

Flavie Flament : « Les gens heureux attirent les autres comme un aimant ! »

Star de la télévision pendant dix ans mais fatiguée par cette surexposition, c’est sur RTL que Flavie Flament a trouvé son équilibre. Et les auditeurs sont au rendez-vous.

 

Comment expliquez-vous le succès de On est fait pour s’entendre ?

C’est une émission interactive sur des sujets variés, remarquée pour son authenticité et sa proximité avec les auditeurs. Elle est la plus écoutée sur cette tranche horaire. Peut-être parce que nous donnons la parole à des anonymes, que nous écoutons avec une véritable empathie. Cela crée des liens très forts.

 

Quels sont les thèmes qui vous ont le plus touchée ?

J’étais bouleversée lors de l’émission sur le thème de la difficulté que nous avons tous à dire je t’aime aux personnes qui nous sont chères. Pas seulement dans les rapports amoureux, mais aussi dans les relations entre parents et enfants, frères ou sœurs… C’était très émouvant.

 

Sur TF1, vous avez vécu des moments forts.

Le fait de présenter des émissions comme Exclusif, Stars à domicile, Saga, Vis ma vie… devenait très chronophage. J’étais prise dans un tourbillon. L’image que les médias renvoyaient de moi ne correspondait pas du tout à la femme que j’étais. Et cela m’affectait beaucoup. La vie est une succession de parenthèses, qu’on ouvre et qu’on referme. Aujourd’hui, j’ai trouvé mon équilibre.

 

C’est le fait de quitter la télévision, en 2009, qui vous a libérée ?

J’ai en effet dit non à une situation pourtant confortable. C’était à la fois un coup de tête et une décision mûrement réfléchie. Dans la vie, la liberté n’a pas de prix. Mais cela ne m’empêchera pas de revenir un jour à la télévision, avec une émission qui me correspondrait vraiment. Je ne suis pas dans le rejet absolu de la télé.

 

Quelques mois plus tard, on vous retrouve sur RTL avec Tout le plaisir est pour nous.

À la radio, je suis vraiment à ma place ! J’ai trouvé ma voie et ma voix ! J’avais déjà découvert l’importance de cette dernière lorsque je prenais des cours de théâtre. Sur les ondes, on ne peut pas mentir avec les intonations qu’on lui donne ! On est dans le vrai.

 

Que vous a apporté ce changement de parcours ?

Que ce soit à la télévision ou à la radio, j’ai toujours bénéficié de l’affection du public. Le grand changement, c’est le temps libre. J’en ai certainement de moins en moins aujourd’hui, mais j’ai appris à le gérer. Et je m’accorde des parenthèses salvatrices.

 

Dans votre premier livre, Les Chardons, l’héroïne était anorexique et victime de harcèlement moral. Était-elle proche de vous ?

Elle était proche de moi, oui ! L’anorexie est quelque chose qui me touche de près. Mais tout cela me semble bien loin aujourd’hui. Je me sens particulièrement épanouie et j’ai le bonheur contagieux. Être bien dans sa peau donne confiance en soi. L’important est de rester soi-même en toutes circonstances et d’être lucide dans les rapports humains. Les gens heureux attirent les autres comme un aimant !

 

En matière de santé, êtes-vous quelqu’un de « préventif » ?

Après avoir privilégié la forme pendant des années, j’ai décidé de privilégier le fond. Je suis très à l’écoute de mon corps et je ne laisse plus le mal-être s’installer en moi. En matière de nourriture, je ne boude pas mon plaisir. Ce qui ne m’empêche pas de faire attention en ayant une bonne hygiène alimentaire. Je consomme peu de viande et je privilégie les fruits et les légumes de saison. En plus, j’adore faire la cuisine et je suis une adepte des produits bio.

 

Quel rôle joue le pharmacien dans votre vie ?

J’ai longtemps habité au-dessus d’une pharmacie dont le titulaire est devenu mon meilleur copain. J’écoute particulièrement ses conseils. Dès que je rentre chez moi, je me démaquille systématiquement. Quant à mes cheveux, je les entretiens avec les produits René Furterer. Cet ami m’a fait découvrir notamment les inhalations pour protéger ma voix. Depuis lors, j’ai déménagé, mais je continue d’être une bonne cliente de la pharmacie.

 

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Je fais beaucoup de vélo ainsi que de la natation. Et je pratique aussi la barre au sol. J’aime bien m’offrir des escapades en thalasso. Dernièrement, je suis allée à Quiberon et j’ai adoré les massages et les douches sous-marines. L’air iodé a quelque chose de vivifiant qui me donne toute l’énergie dont j’ai besoin !

 

Quelles sont vos astuces pour lutter contre le stress ?

Il y a quelques années encore, je ne connaissais pas le stress. Cela m’arrive depuis quelque temps, mais je sais en faire mon allié. Il peut même devenir un moteur ! Pour me relaxer, j’ai pratiqué le yoga pendant un certain temps. Mais j’aime aussi la méditation. La confrontation avec moi-même ne me fait pas peur. La solitude m’apaise parfois ; elle me permet de me retrouver. Je suis très sensible au monde qui m’entoure. Je me sens concernée par la cause écologique. J’aime profondément la nature et je fais tout ce qui est de mon domaine pour préserver notre planète.

 

Vous publiez aujourd’hui un conte pour enfants, Lulu la Mouette. Comment cette idée vous est-elle venue ?

Elle s’est imposée il y a six ans. J’étais sur une plage, en Corse, avec mon fils Enzo. Il m’a demandé de lui raconter une histoire. En levant les yeux, j’ai aperçu une mouette et l’idée de Lulu la Mouette est aussitôt venue à moi. Lulu est la canaille des quais de Trouville ; elle fait caca sur tout le monde. Jusqu’au jour où elle a un coup de foudre pour Armand le Goéland. Ensuite, j’ai trouvé un excellent illustrateur en la personne de Pascal Lemaître. Et le livre a vu le jour pour mon plus grand bonheur !

À écouter / À lire

À écouter / À lire

  • À écouter
    On est fait pour s’entendre !
    Du lundi au vendredi de 15 à 16 heures sur RTL. Au micro de Flavie Flament, les auditeurs de la station partagent leurs expériences. Et les experts prodiguent leurs conseils sur des questions sociétales, relationnelles ou médicales.
  • À lire
    LULU, LA MOUETTE
    Le premier album jeunesse de Flavie Flament.
    Illustré par Pascal Lemaître, Éd. Mango Jeunesse, 14,50 €.

Fanny Cottençon : « La beauté vient de l’intérieur ! »

Présente sur tous les fronts : théâtre, cinéma, télévision, Fanny bénéficie d’un véritable amour de la part du public. Et elle le lui rend bien !

 

Qu’avez-vous ressenti en apprenant que vous veniez d’être nominée pour le Molière de la meilleure comédienne ?

C’était totalement inattendu pour moi. J’ai été très touchée et je dois vous dire que je n’allais pas bouder mon plaisir ! Mais j’ai beaucoup de distance par rapport à cela. Déjà, en 1982, lorsque j’ai obtenu le César du meilleur second rôle féminin pour L’Étoile du Nord, je n’en revenais pas. C’est un peu comme les applaudissements. Cela ne me gêne pas mais… C’est curieux, je n’arrive pas à analyser vraiment ce que je ressens. Ce qui me plaît, c’est quand j’aperçois des petites étincelles dans les yeux des gens qui viennent me voir jouer sur scène.

Comment le rôle de Marianne dans On ne se mentira jamais est-il venu à vous ?

C’est Jean-Luc Moreau qui m’a proposé de jouer dans cette comédie et j’ai été immédiatement séduite par l’histoire de ce couple. Mariés depuis des années, Serge, que Jean-Luc interprète, et Marianne sont heureux. Mais leur belle complicité va un jour déraper suite à un banal accrochage automobile. À partir de là, le spectateur va assister à leurs explications comme s’il les regardait à travers un trou de serrure. Le thème de On ne se mentira jamais tourne autour du doute et de la suspicion à l’intérieur du couple. Marianne est une femme qui a une intuition et qui veut la vérité bien qu’elle sache que ce n’est pas forcément pour son bien. Le doute peut être un moteur parfois, mais il peut causer également bien des dégâts.

Dans un couple, vaut-il mieux tout se dire ?

Quoi que nous fassions, nous restons toujours mystérieux pour l’autre. Je ne pense pas qu’il faut tout se dire. Parfois quelques omissions peuvent être salvatrices. Il faut avoir sa chambre à soi, comme disait Virginia Woolf. En 2011, j’interprétais le rôle de la maîtresse de Michel, incarné par Pierre Arditi, dans La Vérité. L’auteur, Florian Zeller, préconise de ne pas dire toute la vérité. Selon lui, dire la vérité c’est faire du mal aux autres. Or, qui dit adultère, dit mensonge. Dans la pièce, on appelait cela un « arrangement avec la vérité ».

En France, en 2000, vous avez été la première comédienne à interpréter au théâtre Les Monologues du vagin

C’est une de mes plus belles aventures parce que j’alliais mon métier de comédienne à mon devoir de citoyenne. Je me suis efforcée de faire en sorte que cela soit une parole généreuse de femme sans la moindre agressivité envers les hommes. Être seule sur scène donnait plus de sens à ces Monologues et les rendait encore plus émouvants.

Le cinéma vous a donné de beaux rôles. Je pense notamment à Femmes de personne.

C’était un très beau film de Christopher Frank avec des portraits de femmes véritablement modernes. Elles travaillaient toutes les trois dans le milieu médical et c’étaient des « femmes de personne » car trop absorbées par leurs occupations. Ce sujet est toujours d’actualité.

Concilier amour et travail vous semble-t-il difficile ?

Déjà, l’amour est dur à concilier avec le long terme ! Heureusement, les couples évoluent. Les femmes travaillent, et cela influe sur les relations entre hommes et femmes. Les rapports de force ou économiques s’estompent… Le fait qu’il y ait d’autres centres d’intérêt, c’est bien pour le couple, c’est bien pour les enfants. Toutefois, cela doit se gérer cas par cas.

La télévision vous a gâtée en 2005 avec la série Trois Femmes… un soir d’été. Quel effet cela fait lorsque les gens vous reconnaissent dans la rue ?

Le rapport direct que j’ai avec les gens ne m’a jamais dérangée. Je ne me suis jamais appelée Brigitte Bardot ! Mais, c’est vrai : quand on fait une série qui marche, le lendemain dans la rue c’est « violent ». Pour la première fois, la marchande de légumes de mon quartier m’a reconnue !

Pensez-vous que les (télé)spectateurs comprennent la femme que vous êtes dans la vie ?

Le problème numéro un d’un comédien reste l’interprétation. Mon rôle est d’être le vecteur des auteurs. Aussi n’est-ce pas moi qu’on doit voir en priorité mais les rôles que je joue. Je ne suis pas un être qui se cache derrière le paraître. Je n’ai pas besoin qu’on me comprenne car je sais que les gens me « ressentent » bien.

En matière de santé, êtes-vous prévoyante ?

Je suis plutôt médecines douces. J’essaye de soigner le terrain afin d’éviter les maladies qui pourraient se présenter. Je fais attention à ce que je mange et je prends des compléments alimentaires pour éviter les carences. Je ne vous dirai pas que je suis une grande sportive mais je suis une adepte du yoga. Et l’été, je marche ou je fais de la natation.

Avez-vous un secret pour être bien dans votre peau ?

Je sais que la beauté vient de l’intérieur. Quelques années d’analyse m’ont permis d’être en phase avec moi-même ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir quelques astuces beauté pour être encore mieux dans ma peau. Ainsi, je fais très attention à ma peau très claire quand je me mets au soleil. Le principal est de bien l’hydrater et surtout d’opter pour une protection efficace.

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Tous les âges ont leurs avantages et leurs inconvénients. Je ne suis pas plus heureuse maintenant que je ne l’étais à 20 ans. Disons que, à partir de 50 ans, on a davantage conscience de ce qui se passe. On apprend à mieux gérer ses émotions et on a plus de sagesse. Mais, en même temps, on a moins d’insouciance. Pour être honnête, dans mon métier, on a plus de mal à trouver du travail à partir de la cinquantaine. Mais je crois savoir que c’est pareil pour une secrétaire… J’essaie de ne pas trop me projeter dans l’avenir et, surtout, de bien profiter du temps présent.

Quels sont vos projets ?

J’ai la chance de jouer actuellement dans On ne se mentira jamais, qui a du succès sur Paris. Et cela continue puisque, à la rentrée, nous partirons en tournée avec cette même pièce dans toute la France.

À voir

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On ne se mentira jamais !
Une plongée au cœur d’une crise de couple. Une comédie d’Éric Assous, mise en scène par Jean-Luc Moreau, finement interprétée par Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau. En tournée à la rentrée dans toute la France.

 

Sophie Davant : « Je ne cache ni mes failles ni mes faiblesses ! »

 

Figure indissociable du Téléthon, qu’elle coanime depuis 1997 avec un engagement profond, l’animatrice préférée des Français témoigne aujourd’hui d’une étape majeure de sa vie : le cap de la cinquantaine.

 

En lisant votre nouveau livre, on apprend que, depuis toujours, vous êtes hantée par un terrible manque de confiance en vous

Il est au fond de moi et je ne le cache pas forcément. C’est en agissant et en récoltant le fruit de nos actions que nous arrivons à maîtriser ce sentiment, qui peut d’ailleurs se révéler moteur. Il ne m’a jamais empêchée d’agir ni d’être naturelle, notamment à l’antenne, où je ne cherche jamais à masquer mes failles et mes faiblesses.

Auriez-vous eu le même parcours si vous n’aviez pas perdu votre mère à 20 ans ?

Quand on vit ce drame, on est terrassé par le chagrin et l’absence de la personne que l’on a aimée. Mais, ma mère ayant une forte personnalité et moi également, je me suis aussi sentie libérée. Car j’ai eu l’impression d’être dans l’obligation de vivre ce qu’elle n’avait pas connu. C’est un paradoxe : je suis devenue adulte très tôt, mais j’ai mis du temps à devenir une femme à part entière. Je suis longtemps restée cette petite fille endeuillée.

Votre père vous a fait un magnifique compliment dans Vivement Dimanche. Comment l’avez-vous reçu ?

Mon père est un être extrêmement pudique. Mais Michel Drucker est allé le voir et il n’a pas pu se dérober. Il a reconnu avoir eu du mal à se laisser aller et à me dire les mots d’amour que j’attendais. Il a compris que cela avait pu provoquer certains traumatismes.

Le Dr Christophe Fauré, qui a collaboré à votre livre, vous a fait découvrir le processus d’individuation. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cela correspond au questionnement du milieu de vie. Au début de notre vie d’adulte, on se construit une place dans la société. Puis, vers 50 ans, on se demande si ce que l’on fait nous satisfait pleinement. Cette prise de conscience amène à faire des choix. À ce moment de ma vie, je me suis posé des tas de questions de fond alors que, en surface, tout allait bien. Après s’être construit à travers le regard des autres, on se pose des questions sur soi-même. Est-ce que l’épouse que je suis correspond à ce que je voudrais être ? Est-ce que la mère que je suis est sereine ? Dans ce livre, je ne fournis pas de réponses universelles. J’essaie de donner des clefs à ceux qui se posent des questions.

Passer de C’est au programme à Toute une histoire vous a apporté un supplément d’âme ?

Un être est constitué de nombreuses facettes. Moi, je suis tantôt espiègle, vive, rieuse, tantôt calme, abattue, triste… J’ai toujours été très curieuse des autres. Je me sens en phase avec les gens que je reçois. Ma plus grande fierté, c’est de voir à quel point ils sont en confiance. Cette émission libère la parole et combat l’isolement. Y participer est le début d’un chemin important pour ces personnes.

Si tout d’un coup la télé s’arrêtait, que feriez-vous ?

Si un jour on décide que l’on m’a assez vue ou que je ne suis plus « présentable », je me tournerai vers d’autres moyens d’expression. Je peux passer derrière la caméra ou écrire d’autres livres. J’y réfléchis, afin de ne pas être trop démunie le jour où cela m’arrivera… Si cela m’arrive.

Le Téléthon semble donner un sens à votre vie. Que pensez-vous de notre système de santé actuel ?

Vu le trou de la « Sécu » et l’endettement de l’État, ce dernier ne peut pas financer toutes les recherches. Le Téléthon est un moyen extraordinaire pour accélérer les choses en ce qui concerne les maladies génétiques. Mais il peut aussi servir la cause d’autres maladies, dont le cancer. J’ai l’impression d’être un maillon d’une formidable chaîne de solidarité.

En matière de santé, êtes-vous prévoyante ?

Je fais en sorte d’avoir une hygiène de vie correcte. Mais je suis une épicurienne : j’aime bien manger et boire du bon vin. Aussi, j’essaie de trouver le juste équilibre entre mon plaisir et la raison. J’ai la chance d’avoir une bonne nature et je brûle facilement les calories. Je nage deux fois par semaine et je marche le plus souvent possible.

Aimez-vous la thalasso ? Quelles sont vos destinations préférées ?

Je suis déjà allée à Biarritz, à La Baule ainsi qu’à Quiberon. Mais j’adore la mer et je me fais en quelque sorte « ma » thalasso en allant chaque semaine dans ma maison en Normandie. Je marche sur la plage en respirant l’iode et les embruns. Je profite également de ces moments de calme pour pratiquer la méditation.

Avez-vous quelques astuces de beauté ?

Je fais régulièrement un soin profond chez le dermato pour éclairer mon teint. Je prends des compléments alimentaires pour hydrater ma peau de l’intérieur. Le plus important, c’est de bien démaquiller la peau pour qu’elle respire. Comme mes cheveux sont fins, je leur offre un shampooing volumateur et je les protège du chlore avec un masque nourrissant. En ce qui concerne les huiles essentielles, dont je suis fan, je suis les conseils de mon pharmacien.

À lire/À voir

À lire/À voir

  • À lire
    CE QUE J’AI APPRIS DE MOI, JOURNAL D’UNE QUINQUA
    À travers son propre vécu, tant personnel que professionnel, Sophie Davant nous livre un récit courageux, tout en pudeur mais sans faux-semblant, et coloré d’un humour qui n’appartient qu’à elle.
    Avec la collaboration du Dr Christophe Fauré. Éd. Albin Michel, 212 p., 16 €.
  • À voir
    Retrouvez Sophie Davant sur France 2 dans C’est au programme du lundi au vendredi à 9 h 50 et dans Toute une histoire du lundi au vendredi à 13 h 55.

Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse : « Aujourd’hui, les patients sont acteurs de leur maladie ! »

Le duo cathodique le plus célèbre du paysage audiovisuel français ne sévit pas uniquement sur les ondes. À l’heure où chacun d’eux vient de publier un ouvrage, Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes se livrent en toute simplicité.

 

Le Magazine de la Santé a débuté en 1998. Pensiez-vous, lors de sa création, que vous alliez tenir aussi longtemps et que vous connaîtriez un tel succès ?

Marina Carrère d’Encausse. Au début, le producteur avait des doutes sur le fait que nous puissions tenir tous les jours, notamment au niveau du renouvellement des sujets concernant la santé.
Michel Cymes. En télévision, quand on commence un programme, on est d’abord très content que l’on nous mette à l’antenne !, et on espère ensuite que cela marche parce que la concurrence est féroce.

Parle-t-on encore de la santé de la même manière en 2015 ?

Marina. Ce qui a changé, c’est le fait que les patients sont impliqués dans leur maladie et dans leur prise en charge. C’est la démocratie sanitaire et l’arrivée des associations de patients.

Justement, n’est-ce pas parfois gênant que les patients soient mieux informés ?

Michel. En tant que praticien, j’adore quand les patients savent suffisamment de choses pour comprendre ce que je leur explique. En revanche, je déteste quand un patient vient avec un diagnostic et non avec des symptômes.
Marina. Aujourd’hui, les patients veulent participer avec le médecin aux décisions thérapeutiques et ils sont acteurs de leur maladie.

Votre prochaine émission Enquête de Santé a pour thème le mal de dos. Quelle est, selon vous, la meilleure prévention à adopter ?

Michel. Pour le mal de dos, comme dans beaucoup d’autres maladies, on a du mal à comprendre qu’il faut préparer tôt sa vieillesse. Le mal de dos est, pour une large partie, lié au vieillissement physiologique mais aussi à la sédentarité et au surpoids. Il faut donc être actif et éviter toute surcharge pondérale.
Marina. Le problème, c’est que, à 15 ans, les jeunes se soucient peu d’avoir mal au dos plus tard, à 50 ans ! Donc, c’est compliqué de les motiver.

Le pharmacien a son rôle à jouer ?

Marina. Les vrais pharmaciens de quartier, qui sont des pharmaciens de conseil, ont un véritable rôle à jouer. Moi, je suis fidèle à mon pharmacien ; il me connaît bien et c’est rassurant pour moi.

Quelles sont les avancées majeures de la médecine, ces dernières années ?

Michel. C’est la fibre optique car cela permet de faire des examens et d’aller à l’intérieur du corps sans endormir les gens. Dans ma spécialité, l’ORL, la fibre optique a révolutionné la médecine.
Marina. C’est l’imagerie en général. L’échographie, le scanner… On peut désormais voir ce qui se passe dans le cerveau.

Les Français sont méfiants vis-à-vis de l’efficacité des médicaments ; que diriez-vous pour les rassurer ?

Michel. Cette suspicion généralisée, c’est très français. Je ne pense pas que les gens se méfient des médicaments mais plutôt des laboratoires. Heureusement, devant ces dérives, il y a un garant qui est le médecin ou le pharmacien.

Quelles qualités appréciez-vous chez votre partenaire d’antenne ?

Marina. Sa fidélité, surtout ! Mais son humour également, sa célèbre carapace.
Michel. Marina est patiente… et endurante car elle me supporte depuis des années ! En plus, elle a une capacité de travail inimaginable, ce que j’admire.

Chacun de vous a trois enfants. Quelle mère et quel père êtes-vous ?

Marina. Moi, je suis une maman étouffante. Je leur ai expliqué pendant toute leur enfance qu’ils étaient les plus beaux et les plus intelligents. Je ne leur ai pas imposé quoi que ce soit, ils ont fait ce qu’ils ont voulu faire.
Michel. Moi, c’est exactement l’inverse de Marina. Je suis très strict et très angoissé dans mon rôle de père.

Vous venez tous deux d’écrire sur un sujet qui vous touche particulièrement. Que pensez-vous du livre de l’autre ?

Marina. C’est le premier livre personnel de Michel ; il s’y est vraiment impliqué. Le résultat est très intéressant pour ceux qui vont découvrir cette époque ignoble de la médecine – pendant laquelle les êtres humains servaient de cobayes. Et, en plus, c’est très émouvant.
Michel. J’ai lu le roman de Marina d’une seule traite. Elle a un talent évident. C’est un roman accessible à tous malgré une thématique difficile : une femme brûlée au Kurdistan irakien.

« Mon humour est la carapace qui me protège du monde extérieur », a déclaré Michel. Et vous, Marina, de quoi vous protégez-vous ?

Marina. De l’anxiété. Je vis avec cette mésestime que j’ai de moi. Je ne la montre pas et, heureusement, elle disparaît dans l’empathie et l’écoute des autres.

Vous parlez de prévention au quotidien. Êtes-vous angoissés par votre propre santé ?

Michel. J’ai une mémoire de poisson rouge et je trouve des subterfuges pour compenser ce handicap.
Marina. Moi, je suis cancérophobe. Mais j’ai une hygiène de vie très saine, donc cela me protège de certaines choses.

Entre vos émissions et la promotion de vos livres, vos journées sont bien remplies. À quoi occupez-vous vos loisirs ? Pratiquez-vous un sport?

Marina. Je lis beaucoup, je vois des amis, je vais au cinéma. J’adore voyager dès que mon emploi du temps le permet. Comme activité physique, je m’adonne à la barre au sol et au Pilates.
Michel. Je fais beaucoup d’activité physique et de sport pour oxygéner mon cerveau. Je pratique le cyclisme sur route. Et je suis passionné par la musique, le saxophone notamment ; ça me détend.

Quels sont vos projets actuels ?

Marina. Je suis déjà sur mon deuxième roman.
Michel. Je continue mes projets de télé avec Adriana Karembeu sur le corps humain. Il y a aussi un scénario en cours d’écriture pour une série télé dans laquelle je jouerais le rôle d’un médecin.

Au vu de votre notoriété, quelle est l’attitude des gens qui vous abordent dans la rue ?

Marina. Les gens viennent beaucoup me parler et me demander conseil. Mais je n’ai jamais eu, jusqu’à présent, une seule remarque agressive. Ils sont toujours bienveillants.
Michel. Ma notoriété est telle qu’on m’interpelle souvent dans la rue pour avoir un diagnostic !

À voir / À lire

À voir / À lire

  • À voir
    Le magazine de la santé
    Tous les jours de la semaine à 13 h 40 sur France 5.

    Enquête de santé
    Un mardi par mois à 20 h 35 sur France 5.
  • À lire
    HIPPOCRATE AUX ENFERS
    Dans ce livre, Michel Cymes revient sur les expérimentations exercées par les médecins nazis dans les camps de la mort lors de la Seconde Guerre mondiale.
    Éd. Stock, 18,50 €

    UNE FEMME BLESSÉE
    Dans ce roman, Marina Carrère d’Encausse nous conte l’histoire bouleversante de Fatimah, une Irakienne victime d’un crime d’honneur maquillé en accident domestique.
    Éd. Anne Carrière, 18 €

Estelle Lefébure : « Nous sommes ce que nous mangeons! »

Mannequin, elle détient le record de couvertures de l’édition française de Elle. Comédienne dans Le Bal des actrices, avant sa participation à Danse avec les stars, Estelle Lefébure va là où ses pas la guident. L’écriture atteste maintenant sa détermination à mieux vivre sa vie.

 

Orahe, tel est le titre de votre livre. Pouvez-vous nous éclairer sur la signification de ce mot ?

C’est la contraction de deux mots en maori, la langue des habitants du Pacifique. Ora signifie le bien-être et hoe, la rame. C’est une recherche du bonheur centrée sur trois principes : être, manger et bouger.

Vous nous faites partager des astuces ?

Je propose dans ce livre des recettes sans gluten ni lactose et des clés pour cultiver la convivialité mais aussi des exercices simples inspirés du yoga, du Pilates ou du stand up paddle.

En quoi consiste le stand up paddle ?

Le stand up paddle, ou SUP, est un sport de glisse nautique ; le pratiquant est debout sur une planche, plus longue qu’une planche de surf classique, et se propulse à l’aide d’une pagaie, paddle en anglais.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce sport ?

C’est un sport ultra-nature et écolo. Toutes les parties du corps y sont sollicitées. En prime : la sensation d’être en osmose avec l’eau.

Quand avez-vous commencé à vous intéresser à votre bien-être ?

J’ai toujours pris soin de moi. Il y a cinq ans, lorsque mon fils Giuliano est né, j’ai eu envie d’aller encore plus loin, d’étudier les choses en profondeur, de me documenter ou de rencontrer des spécialistes passionnants, qui parlent de nutrition et d’exercices physiques.

Qu’avez-vous découvert de particulier ?

Chez les Grecs, le bien-être s’articulait autour de trois axes : le corps (plus précisément la physiologie, l’alimentation, l’activité physique), l’esprit (les pensées, les préjugés, les croyances, les peurs) et le cœur (les émotions).

Votre méthode, c’est la complémentarité de ces trois axes ?

C’est la connexion de ces trois éléments qui permet d’être, tout simplement. Être ce que je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Être celle qui voyage, qui essaie de prendre soin de soi et des autres. Être celle qui n’oublie pas de remercier la nature à chaque fois qu’elle le peut. Être celle qui a besoin de sa famille, de ses amis.

Et vous nous faites partager aujourd’hui votre expérience…

J’ai voulu être celle qui donne ce qu’elle peut donner : recettes, infos, conseils, astuces. C’est pourquoi j’ai créé la marque Orahe qui propose différents programmes de remise en forme reposant sur des concepts simples : bien-être et plaisir.

Quel secret de beauté auriez-vous envie de livrer à nos lectrices ?

Démaquillage matin et soir, c’est l’étape incontournable. Je préfère l’eau micellaire qui ne laisse pas de film gras sur la peau. Si je suis très maquillée, j’utilise une huile démaquillante puis un tonique. En général, avant de mettre ma crème, j’utilise un sérum : les principes actifs y sont plus concentrés et sa texture lui permet de pénétrer plus loin dans la peau.

Ces rituels beauté sont-ils essentiels pour vous ?

Ils sont un repère qui isole du stress et de la fatigue. S’ils permettent d’être plus jolie, ils sont aussi un moyen d’avoir du respect pour soi-même, de renforcer son estime de soi, de s’offrir chaque jour le cadeau de reconnaître ce que l’on vaut.

Êtes-vous quelqu’un de stressé ?

Le stress est nécessaire, c’est la mal-adaptation qui est néfaste. Le corps a besoin d’actions et de réactions. Chez certains, l’excès de stress va créer un dérèglement physiologique favorisant la perte de magnésium, et donc de la fatigue physique, psychique, parfois jusqu’au burn out. C’est pourquoi un apport de magnésium permet de lutter contre le stress.

Vous êtes une écolo convaincue…

Dès que possible, je suis à l’extérieur. C’est d’ailleurs l’amour de la mer qui m’a fait connaître le stand up paddle. Je trouve essentiel de rendre à la nature les bienfaits qu’elle nous offre ; la respecter, c’est nous respecter nous-mêmes.

Et dans votre vie de tous les jours ?

Lorsque je fais mes courses, j’essaie de toujours arbitrer en faveur du produit qui entraînera le moins de déchets possible, sans emballages inutiles. Bien sûr, je trie mes déchets et, pour la maison, je choisis des détergents biodégradables.

Comment avez-vous progressé dans le domaine de la nutrition ?

Quand j’ai pris conscience de mon besoin de mieux vivre et de mieux manger, j’ai commencé par me documenter et par découvrir de nombreux spécialistes de la nutrition, des gens passionnants.

Que vous ont-ils appris d’essentiel ?

Des choses évidentes comme par exemple le fait que la consommation de sel recommandée par l’Organisation mondiale de la santé est de 5 grammes par jour ; or, un peu partout dans le monde, on approche plutôt du double ! Il en est de même pour le sucre qui peut créer une addiction. Nous sommes ce que nous mangeons !

Consommez-vous régulièrement des fruits et des légumes ?

Les jus de fruits et de légumes sont le meilleur moyen de faire une cure « coup de fouet » ou « belle peau » et de lutter contre le stress. Ils permettent de faire le plein de fibres et de vitamines rapidement. En outre, ils sont délicieux et faciles à faire. Mon livre regorge de recettes !

Quel est votre fruit préféré ?

L’avocat. Il n’y a pas un jour sans que j’en mette un peu dans un de mes plats ! Il offre mille possibilités, et me rappelle le soleil de Californie. L’ananas, également, est un fruit à consommer sans modération. Il est riche en oligo-éléments et en vitamines.

Êtes-vous plutôt viande ou poisson ?

Le poisson est avant tout un pourvoyeur de protéines aussi important que la viande, et parfois très riche en oméga 3. Ceux-ci, faut-il encore le rappeler, réduisent le risque de maladies cardiovasculaires, protègent la rétine, le cerveau et le système nerveux. Attention toutefois à la provenance de ces poissons et à leur consommation excessive à cause de la présence de mercure.

Quelle sorte de nage pratiquez-vous ?

Le dos crawlé, c’est une nage excellente qui travaille l’ouverture de la cage thoracique sans cambrure du dos. Je la recommande particulièrement aux personnes sujettes aux douleurs dorsales.

Avez-vous trouvé le bonheur ?

Aujourd’hui, je suis particulièrement bien dans ma peau. Avec la maturité, on apprend à se servir de ses atouts !

 

À lire

À lire

ORAHE
Le bien-être en se faisant plaisir : des recettes originales et gourmandes, et de nombreux conseils et exercices pour se sentir en harmonie avec son corps.
En collaboration avec S. Rouanet, éd. Flammarion, 182 pages, 18 €.

À savoir

À savoir

ASSOCIATION NINOO
Estelle Lefébure apporte son soutien à l’association Ninoo qui propose aux enfants autistes et à leur famille des activités ou des informations afin de leur faciliter la vie.
http://ninoo.eu

Chantal Ladesou : « J’ose être moi-même ! »

Sa bonne humeur contagieuse et sa voix inimitable en font une de nos humoristes et comédiennes préférées. Chantal Ladesou se livre à nous, sans fard, juste avant de monter sur scène.

 

Dans Nelson, que vous jouez au théâtre de la Porte-Saint-Martin, vous êtes Jacqueline Duvivier, une avocate qui mène son monde à la baguette. A-t-elle un point commun avec vous ?

Dans la vie, je suis certes très dynamique, comme le personnage que j’interprète, mais je ne mène pas les gens à la baguette. Je ne suis pas autoritaire à ce point !

Même avec votre mari ?

J’ai mon franc-parler avec Michel. Nous avons de grosses crises de dispute. Nous crions, nous nous disons des horreurs, mais je ne suis pas Cruella. N’exagérons pas !

Restons en famille, puisque Christine, votre fille dans Nelson, est interprétée par Clémence Ansault, votre propre fille. Que pensez-vous de sa prestation ?

Je trouve que ma fille est extrêmement juste. Elle incarne le personnage avec naturel, on s’y croirait. Nous avons une scène de dispute ensemble, cela pourrait se passer à la maison ! Nous sommes très proches l’une de l’autre et nous avons désormais un point commun, le théâtre. J’ai une vraie comédienne devant moi. Elle est très pertinente sur les intentions des personnages.

Tout se complique, dans la pièce, lorsqu’elle tombe amoureuse d’un végétalien. Aviez-vous déjà des idées précises sur le végétalisme ?

Mes deux garçons adoraient la bonne viande quand ils étaient encore à la maison. Nous étions très carnivores. Depuis quelque temps, j’ai revu mon mode d’alimentation. Si je vois une belle côte de bœuf devant moi, je ne m’en prive pas. Mais, maintenant, je privilégie le poisson. Je bois des jus de fruits ou de légumes frais, auxquels j’ajoute souvent du curcuma, du gingembre, du céleri… J’ai l’impression que cela me fait beaucoup de bien. Ça me requinque, j’ai moins de coups de pompe et je garde la ligne !

Vous avez pratiqué le spectacle solo mais pour Nelson vous êtes entourée d’une troupe. Comment vous sentez-vous le mieux sur scène, seule ou accompagnée ?

En fait, j’adore les deux. Après avoir tourné pendant cinq ans avec le one-woman-show, j’avais envie de remonter sur les planches avec une troupe. J’aime aussi cette ambiance. Après Nelson, je repartirai en solo raconter mes histoires au public.

Vous aviez intitulé votre one-woman-show J’ai l’impression que je vous plais… Vraiment ! Mais vous, Chantal, tout à fait entre nous, est-ce que vous vous plaisez ?

Je déteste me regarder dans une glace ou même quand je fais un sketch à la télé, par exemple. Je reste dans la pièce d’à côté mais j’entends mon mari rire et je viens voir à pas de loup. Pourtant, il est enrichissant de se voir pour s’améliorer. Je ne dirais pas que je m’aime, mais je me suis enfin rencontrée. Du coup, j’ose être moi-même !

Vous ne doutez plus de vous ?

Si, bien sûr, mais j’ai l’audace des timides qui ouvrent les portes et qui, ensuite, ne savent pas où se mettre. Le doute est constructif !

Être tous les soirs sur scène nécessite une bonne santé. Quelles sont vos astuces pour rester en forme ?

J’essaye d’avoir des plages de repos. Je fais des micro-siestes pour récupérer. Je prends en compte mes biorythmes entre l’enregistrement des Grosses Têtes, qui a lieu chaque matin, et la pièce, que je joue le soir.

Vous avez vécu des drames dans votre vie. Le rire est-il salvateur ?

Nous sommes tous des écorchés vifs, la vie ne fait pas de cadeau. J’ai cette immense chance de pouvoir faire rire. C’est un échange qui réconforte.

Avez-vous une technique pour être toujours de bonne humeur sur scène ?

Le public m’apporte énormément. Le théâtre, c’est la fête. Les lumières sont une vraie joie. Arriver au théâtre me rend joyeuse et cela déteint aussitôt sur le public. Le rire est une véritable thérapie !

Dans Nelson, vous utilisez le lapin éponyme pour afficher votre «passion» pour la cause animale…

Ce lapin est tellement gentil que ma fille voudrait l’adopter à la fin des représentations. Et moi, je ne veux plus manger du lapin !

Diriez-vous que c’est un animal-thérapeute ?

Je me suis toujours entourée d’animaux très différents : des rats, des geckos, des chats, des chiens… Quand on parle de l’animal-thérapeute, je sais vraiment ce que cela veut dire ! Mon labrador ne me quitte pas des yeux, c’est rassurant !

Exercez-vous la prévention-santé ?

Je ne manque aucune de mes visites de contrôle chez le médecin. Et ma pharmacienne m’a convaincue de me faire vacciner contre la grippe.

Quels rapports entretenez-vous avec votre pharmacienne ?

Je lui fais entièrement confiance, car elle me conseille ce qu’elle prend elle-même. Elle me recommande des produits qui me font du bien, notamment en homéo ou en phytothérapie, et elle m’a soignée lors d’une bronchite grâce à l’aromathérapie. Ma pharmacienne, c’est mon garde du corps. Et Michel est mon garde du cœur !

Pratiquez-vous un sport particulier ?

Quand je suis au théâtre, je n’en ai pas besoin car être sur scène correspond à deux heures de sport de haut niveau. Mais quand je ne joue pas, je marche ou je cours avec mon chien dans le bois et, dès que je peux, je vais nager.

Être belle, c’est important pour vous ?

J’aime avoir le poil brillant comme mon lapin ! Mais avoir une belle peau ou de beaux cheveux, cela dépend de ce que l’on mange. Je bois très peu et je fais attention à ne pas me jeter sur la nourriture le soir en rentrant.

Appréhendez-vous le temps qui passe ?

Avec l’âge, on se fait moins de souci pour les petites choses. On prend, avec le recul, une certaine liberté. Mûrir fait aller à l’essentiel.

Vous faites partie de l’équipe des Grosses Têtes sur RTL. Savez-vous pourquoi Philippe Bouvard vous avait choisie ?

Un jour où j’étais son invitée d’honneur, je lui avais dit à propos de son rire : «Vous, vous devez faire sauter le lit quand vous riez ! » Philippe a aimé mon esprit du tac au tac, et il m’a proposé aussitôt de rejoindre l’équipe.

Et Laurent Ruquier ?

Je l’ai entendu dire un jour : « J’ai gardé les meilleurs. » Cela me suffit !

Quels sont vos projets après Nelson ?

Notre troupe joue Nelson jusqu’au mois de juin à Paris ; ensuite, nous partirons en tournée en province. Je surfe sur la vague du succès. Et mon projet immédiat, c’est de me rendre à ma pharmacie. Je n’ai besoin de rien de précis mais vous m’en avez donné envie… Au revoir !

Adriana Karembeu : « J’adore entrer dans une pharmacie »

Dans son autobiographie, Je viens d’un pays qui n’existe plus, parue au Seuil, Adriana se retourne sur son passé. Cela n’empêche pas l’ambassadrice de charme de la Croix-Rouge française de sourire à l’avenir avec des projets plein la tête. Vous avez pu la découvrir récemment sur France 2, au côté de Michel Cymes, lors des trois premiers épisodes des Pouvoirs extraordinaires du corps humain. Mais ce n’est pas tout ! Adriana vient de commencer le tournage d’un nouveau programme qu’elle animera prochainement sur M6 : Recherche dans l’intérêt des familles. Si elle mène sa vie professionnelle à 100 à l’heure, la belle Adriana prend aussi le temps de se pencher sur ses maîtres mots.

Vocation

Faire médecine, c’est bien. On se prépare à sauver des vies. C’était ma vocation. À Prague, passer son brevet de natation pendant les années d’études est une obligation civique. Non pas pour faire des ronds dans l’eau mais pour devenir sauveteur. Certes, il n’y a pas de mer proche ; seulement des lacs, et il y en a de très beaux près de Brezno. Mon grand-père n’était pas le dernier à me jeter à l’eau, par jeu. Avec lui, il est vrai, je ne risquais rien. Et si je nage plutôt bien, c’est à lui que je le dois.

(Tchéco)Slovaquie

Évoquer mon nom de jeune fille me plonge toujours dans une tendre mélancolie. Si je vis depuis vingt-cinq ans dans une sorte de rêve éveillé, c’est parfois avec le sentiment d’avoir débarqué d’une planète morte, car je viens d’un pays qui n’existait pas à ma naissance, la Slovaquie, aujourd’hui indépendante, et en même temps d’un pays qui n’existe plus, la Tchécoslovaquie.

Défi

Je n’ai jamais spéculé sur l’avenir, mais plutôt avancé marche après marche. Si, dans l’enfance et l’adolescence, on ne m’avait pas seriné cent fois : « Tu n’es bonne à rien, tu ne feras rien de ta vie », peut-être ne me serais-je pas imposé tous ces défis. Mon moteur tournait sur le mode du défi : « Je ne suis bonne à rien ? Eh bien, je vais m’en sortir et prouver le contraire… » Je n’ai jamais eu la prétention d’être la meilleure, mais au contraire de travailler pour sortir du rang.

Mannequin

En moyenne, la carrière de mannequin s’achève vers 26 ou 27 ans. Durer, perdurer, tel est l’enjeu individuel dans une profession qui n’est pas un sport d’équipe. C’est un métier où l’on ne peut penser qu’à soi. Et où l’on doit construire son image si l’on veut exister après 30 ans. En tout cas, c’est la règle générale. Je ne suis pas tout à fait de cet avis. De mon côté, je crois à une part de chance.

Astrologie

Née sous le signe de la Vierge, j’en connais les atouts et les fragilités. La modestie et l’honnêteté en sont les qualités premières, mais les natifs de la Vierge sont réputés pour manquer de confiance en eux – ce que j’ai pu vérifier tout au long de ma jeunesse. Je ne suis pas particulièrement adepte d’astrologie, mais je me reconnais dans certains commentaires de magazines.

Médecine

Il s’agit d’une motivation familiale. Ma mère, médecin nutritionniste, nous a transmis très tôt, à ma sœur et à moi, le souci de la santé et de l’intégrité des personnes. De très bons résultats obtenus au bac m’ont permis de débuter des études de médecine à l’université Charles de Prague, avec l’idée de devenir médecin nutritionniste, dans le sillage de ma mère.

Peau

Je ne suis pas obsédée par la beauté. Il faut savoir être simple dans ce domaine. On s’occupe de son corps, de sa peau, mais on a aussi d’autres choses à gérer dans la journée. Je pense à l’hydratation de la peau qui est quelque chose de capital. Aussi, je m’asperge le visage d’eau glacée tous les matins pour préserver son ovale et sa fermeté.

Bien-être

Je suis avant tout préventive car nous sommes désormais les propres acteurs de notre bien-être. J’adore entrer dans une pharmacie ! J’y fais provision de compléments alimentaires, vitamines et oligoéléments, pour me remonter ou pour mieux passer l’hiver. Et je suis très attentive aux nouveaux produits.

Forme

J’ai une excellente hygiène de vie. Pas d’alcool, pas de cigarette, et je bois chaque jour trois litres de liquide – sous forme d’eau, de soupe ou d’infusion. Je fais de l’exercice physique et, dans Paris, je marche beaucoup. C’est excellent pour rester en forme. Je suis dans un état d’équilibre presque parfait entre ce que j’ai envie de donner aux autres et ce que j’aimerais recevoir.

Croix-Rouge

J’ai été très touchée que la Croix-Rouge s’adresse à moi pour devenir ambassadrice de sa campagne sur les gestes de premiers secours. Ce thème évoque des choses importantes pour moi. Déjà, dans mon pays natal, en Slovaquie, où la peur d’une guerre à venir était entretenue, nous apprenions à l’école des gestes de première urgence : arrêter une hémorragie, fabriquer une attelle ou un brancard de fortune… Le contexte n’est plus le même, heureusement !, mais l’enjeu n’a pas varié : apprendre à sauver des vies.

Santé

J’aime mon métier et je le fais avec tout le professionnalisme et la détermination dont je suis capable. Ce qui ne retire rien au fait que je reste très attentive aux questions liées à la santé. J’adore jouer le rôle de l’ingénue curieuse, qui submerge Michel Cymes de questions, dans l’émission, sur France 2, Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain. Plusieurs épisodes ont déjà été diffusés et ils ont réalisé des scores très honorables. Les sujets vont de « vivre mieux, bien vieillir » à la promotion de l’activité physique pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires.

Samu

Je pars parfois avec le Samu dans les rues de Paris. Rien ne vaut d’aller sur le terrain pour défendre une cause. Je suis quelqu’un d’assez introverti ; aussi, cela m’a enrichie sur le plan humain en me permettant de m’ouvrir davantage aux gens.

Vieillir

J’avance dans la vie sereinement. Même si je pouvais changer quelque chose en moi, je ne le ferais pas. Je trouve plus belle une femme qui s’accepte avec ses défauts et, surtout, qui n’a pas peur de vieillir. Cela lui donne cette force intérieure qui vaut tous les masques de beauté !