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J’apprends à me faire plaisir… sans culpabiliser

Apprécier les petits bonheurs de la vie sans flageller sa conscience est souvent plus simple qu’il n’y paraît. Et surtout tellement libérateur pour la paix intérieure !

 

Je fais taire mes scrupules et mon ineptie

Au chapitre culpabilité, l’éducation nous ménage rarement. Parce qu’on grandit bien souvent sur le chemin du devoir, notre morale est en guerre permanente contre les écarts de conduite dictés par l’innocence de l’envie. On s’en veut alors de tout et des petits riens qui écartèlent l’âme et la conscience, l’obligation socialo-moralisatrice et l’identité profonde, les lois transmises par nos parents et la tourmente qu’engendre l’envie de les transgresser… Laisser son réfrigérateur vide, prendre un bain au lieu de faire sa déclaration d’impôts, s’acheter la paire de chaussures dont on rêve… Tous les prétextes sont bons pour étreindre et éteindre le plaisir immédiat de s’écouter de temps en temps.

Ne plus avoir peur du gendarme de la culpabilité

C’est en effet la crainte de la punition (divine ou pas) qui nous pousse la plupart du temps à renoncer à ce qui nous fait profondément plaisir. Mais où faut-il placer le curseur de la gravité de nos actes ? Profiter de l’instant présent met-il en danger celui du lendemain ? Certes pas. Parce que les petits bonheurs font les grands fleuves, s’accorder et apprécier les petites choses de la vie donne un sens à l’agréable même quand ce dernier est futile.

Faire le plein de positif et ne pas culpabiliser…

… pour atténuer le négatif. Eh oui ! La frustration n’a jamais généré l’extase. Pas plus que l’autocensure ne favorise l’épanouissement personnel. Étouffer son plaisir nourrit de sentiments négatifs et peut pousser jusqu’à l’aigreur. La moindre obligation devient alors source de souffrance et de colère et le conflit intérieur s’installe. En revanche, s’accorder chaque jour un moment de détente, un fou rire entre amis, un bon film, un mets délicieux… allège le cœur et l’esprit, et permet d’affronter moins à vif et écorché les passages plus délicats de l’existence.

 

Je ne suis pas responsable de tout

Comprendre que le bonheur ou le malheur des autres ne repose pas sur nos épaules permet de se recentrer sur l’essentiel de ses propres responsabilités. Bien sûr, nos actions peuvent impacter en bien ou en mal sur notre entourage, mais il ne faut en aucun cas endosser les destinées d’autrui. Partant de là, il est important de réaliser que l’on est responsable uniquement de ses actes, de ses paroles, de ses pensées et de ses émotions. Si l’on ne respecte pas cette répartition de responsabilités, on victimise involontairement son entourage.

Parler pour déculpabiliser

Parler pour déculpabiliser

Pour se défaire du carcan de la culpabilité, on a souvent tendance à s’allonger sur le divan d’un psy. Or il existe des associations gratuites qui permettent de parler simplement et dans l’anonymat pour verbaliser ses souffrances ou se soulager de ses secrets. Formuler son malaise permet en effet de voir les choses plus clairement et sous un angle moins défavorable.

SOS Amitié regroupe 2 000 bénévoles, ni juges ni thérapeutes. Leur rôle : écouter la douleur et la remettre en perspective. www.sos-amitié.com

La Porte ouverte est une association de 150 bénévoles qui reçoivent quotidiennement et sans rendez-vous les personnes qui se trouvent en détresse morale. À Paris, Besançon, Lyon, Nîmes, Rouen, Toulouse. Rens. : 01 48 74 69 11.

À lire

À lire

AU DIABLE LA CULPABILITÉ
À la lumière d’exemples tirés de la vie quotidienne, l’auteur entraîne le lecteur au plus profond du sentiment de culpabilité. Il démontre que les recettes destinées à faire taire la culpabilité sont souvent inefficaces à long terme. En affirmant que la culpabilité et la toute-puissance sont deux aspects d’une même réalité, il apporte un éclairage original sur nos motivations les plus inconscientes en même temps qu’il livre des moyens concrets pour travailler sur la culpabilité et la dépasser.
Yves-Alexandre Thalmann, éd Jouvence. 15,20 €.