Archive de mots clés: « hypnotiseur »

L’hypnose : pourquoi pas vous ?

L’hypnose, on en parle beaucoup mais qu’en savez-vous exactement ? Petit tour d’horizon de cette technique ancienne, longtemps décriée, et qui, malgré des mécanismes encore mystérieux a aujourd’hui toute sa place et dans de nombreux domaines de santé.

 

Si l’on sait que l’hypnose a fait son entrée dans le monde médical – opérations, accouchements, etc. –, ce qui lui confère un sérieux indubitable, quelque chose qui relève de la magie et une légère appréhension rôdent encore autour d’elle, soit trois ingrédients qui font d’elle un objet de fascination.

 

L’hypnotiseur nous manipule !

Revenons aux débuts et en premier lieu à l’étymologie qui, si elle est souvent éclairante, est dans le cas qui nous occupe plutôt à l’origine d’une belle confusion… Car « hypnose » vient du grec et signifie « sommeil ». Voilà qui nourrit de nombreux fantasmes liés à cette pratique… Pourtant, et c’est une des premières idées reçues liée à l’hypnose, il n’est pas question de sommeil – ce serait un échec pour l’hypnothérapeute. Une autre ? L’hypnotisé serait inconscient. Au contraire, impossible de travailler avec un patient inconscient… Et que penser de l’idée de l’hypnotiseur qui serait un manipulateur ? Qu’elle est juste ! Mais seulement parce que le patient entend être manipulé. C’est même pour cette raison qu’il fait appel à un hypnotiseur…

 À lire aussi : Entre méditation et thérapie, l’hypnose intrigue

 

Tout le monde expérimente l’hypnose

Savez-vous que nous expérimentons tous les jours la transe hypnotique ? Vous étiez en voiture sur l’autoroute pour rentrer chez vous et vous avez raté la bonne sortie ; vous avez fait la vaisselle « mécaniquement » ; vous avez passé la soirée avec un ami et vous n’avez pas vu le temps passer ? Vous étiez en transe – une légère transe hypnotique. Nous sommes dans les cas évoqués centrés sur une idée ou une sensation, et la réalité environnante n’est plus perçue consciemment. Il s’agit d’une modification de la vigilance qui advient lorsque, dans notre environnement, rien de particulier ne se passe : notre cerveau n’est pour ainsi dire pas stimulé et se met alors à produire lui-même des informations en puisant des images dans notre inconscient. On peut voir l’hypnose comme un état modifié de la conscience, au même titre que les rêves, la relaxation, les expériences mystiques ou encore la méditation.

 À lire aussi : L’hypnose : ça marche ou pas ?

 

Les suggestions directes et indirectes

L’hypnose « classique » est la première-née – on trouve ses origines dans des traditions anciennes, mais c’est surtout au XVIIIe siècle qu’elle réapparaît grâce à un médecin, Anton Mesmer. Cette méthode fonctionne avec des suggestions directes (on suggère au patient une action à réaliser). On utilise cette technique surtout pour traiter des problèmes comportementaux comme les phobies. C’est à partir de la moitié du XXe siècle qu’une nouvelle forme d’hypnose voit le jour : l’hypnose ericksonienne. L’inconscient est cette fois celui à qui le thérapeute s’adresse : on ne cherche pas seulement à éliminer les symptômes, mais plutôt à les comprendre en cherchant des explications dans l’inconscient. Aujourd’hui, la plupart des hypnothérapeutes utilisent les suggestions directes et celles indirectes.

 

Quand se tourner vers l’hypnose ?

De plus en plus utilisée en médecine, l’hypnose semble efficace pour lutter contre les douleurs, en finir avec les dépendances, se défaire d’addiction (alcool, cigarettes, etc.), de son anxiété, de phobies ou de kilos superflus. Si scientifiquement tout n’est pas parfaitement clair, que sait-on du fonctionnement de l’hypnose ? Durant la transe hypnotique, la production d’endorphines est à son maximum. Celles-ci provoquent une baisse du stress, créent un état de calme et agissent comme de véritables antalgiques, qui peuvent, si elles n’effacent pas tout à fait la douleur, la rendre supportable ou permettre une consommation de médicament moins importante. Côté addiction, le praticien va plutôt utiliser les associations. Par exemple, la cigarette à la nausée.

 

Maigrir par l’hypnose

Et pourquoi pas ? On sait que la seule véritable méthode pour perdre du poids consiste à modifier son comportement alimentaire, changer ses habitudes et en douceur. Or que fait l’hypnose ? Elle permet de modifier le comportement et la relation qu’a une personne à son alimentation, d’en modifier sa perception. Si une personne associe le sucre à une récompense, lui ôter serait la punir. Si sa perception n’est plus la même, sa consommation de sucre évoluera. L’hypnothérapeute doit aider le patient à remplacer les anciennes par de nouvelles habitudes. Comme pour le reste – douleur, anxiété, addictions, phobies -, point de magie car la motivation et le sérieux sont les gages de votre réussite.

 

Comment choisir son hypnothérapeute ?

Comment choisir son hypnothérapeute ?

Il n’existe à ce jour aucune réglementation légale quant à l’hypnose, ce qui complique les démarches pour trouver un hypnothérapeute. On vous conseille d’opter pour un professionnel de la santé formé à l’hypnose. Vous pouvez ainsi vous renseigner sur le métier d’origine du praticien et choisir selon vos attentes : médecin, infirmier ou kinésithérapeute pour traiter la douleur ; psychiatre, psychologue pour les troubles psychiques. L’institut IFH (Institut français d’hypnose) propose un annuaire des thérapeutes qui précise le type de médecine pratiquée (psychologue, dermatologue, chirurgien-dentiste, etc.). Par ailleurs, il existe une confédération francophone d’hypnose qui regroupe un certain nombre d’écoles qui ont toutes une charte d’éthique, une formation, un programme défini.