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Les indispensables à emmener à la maternité

Pour ne pas vous retrouver avec un sac rempli à la hâte par un futur papa traumatisé par vos premières contractions, pensez à préparer vos affaires pour l’accouchement… et après.

 

La chambre de votre bébé est prête à l’accueillir, ses bodys lavés et pliés dans sa commode, la pile de couche déjà prête à l’emploi… Et votre sac, il en est où ? Vous aussi besoin de plein de choses une fois arrivée à la maternité, et vous serez bien contente d’avoir glissé dans votre baluchon ces quelques indispensables.

 

1– De quoi passer le temps

On se figure souvent l’accouchement comme une course contre la montre pour arriver à la maternité avant que bébé pointe le bout de son nez. Cela arrive, mais soyons honnête, c’est rare, surtout pour un premier enfant. Une fois que votre col est suffisamment ouvert pour la pose de votre péridurale, va débuter une période d’attente plus ou moins longue : prévoyez de la lecture, des mots croisés, de la musique pour tuer le temps en attendant que votre enfant arrive pour de bon.

 

2 – De quoi vous rafraîchir

Une fois que le travail a commencé, vous ne pourrez plus ni boire ni manger. Munissez-vous d’un brumisateur qui vous rafraîchira les joues et le palais pendant ces longues heures. Vérifiez que le futur papa a dans ses poches de la monnaie pour s’approvisionner en cafés et en snack en attendant l’arrivée de sa descendance.

 

3 – Des affaires pour le bébé

Si les couches et les biberons sont fournis par la maternité pour ses premiers jours, c’est à vous d’apporter bodys et pyjamas. Choisissez-les de préférence en taille naissance : même s’il / elle ne les porte que trois semaines, il sera moins perdu dans les plis de tissu. Prévoyez deux tenues par jour, avec des vêtements qui s’ouvrent complètement et qui se pressionnent, sans avoir besoin de les passer au-dessus de la tête du bébé. Votre nouveau-né appréciera de ne pas être manipulé dans tous les sens pour lui enfiler son pyjama. N’oubliez pas un bonnet tout doux pour garder sa tête au chaud les premiers jours, et des petits moufles pour lui éviter de se griffer le visage.

 

4 – Des tenues confortables

Le lendemain de la naissance de votre petite merveille, vous serez contente d’être immortalisée sur les photos de famille dans des vêtements de ville plutôt qu’un pyjama informe. Offrez-vous des tenues dans une matière souple, élastique, pas trop moulante : vous serez plus à l’aise pour accueillir vos visiteurs et vous reposer pendant les siestes de votre bébé. Prévoyez aussi un gilet et des chaussons pour vos déplacements dans les couloirs.

 

5 – Un soutien-gorge d’allaitement

Si vous avez prévu d’allaiter, n’oubliez pas d’acheter avant la naissance un soutien-gorge adapté pour nourrir votre enfant sans avoir besoin de vous déshabiller à moitié. Prévoyez des hauts avec des boutons ou fermeture éclair sur le devant, nettement plus pratiques pour les tétées.

 

6 – Des serviettes de maternité

Qu’est-ce donc que cet objet non identifié ? Ni plus ni moins que des couches pour femmes fraîchement accouchées, destinées à absorber les pertes de sang importantes post accouchement. Non, les serviettes type « nuit » ne sont pas assez épaisses pour faire face à la situation, vous vous en rendrez vite compte si vous essayez. Vous trouverez en pharmacie des serviettes maternité, Ruby Maternité ou Unyque par exemple, plus épaisses que des protections classiques mais tout de même plus discrètes que celles fournies à la maternité.

 

7 – Une trousse de toilette

La maternité n’étant pas un hôtel : savon, shampooing, dentifrice et brosse à dents ne sont pas fournis. Préparez-vous une trousse avec tout votre nécessaire pour avoir tous vos produits fétiches à portée de main. Emmenez votre crème ou huile anti-vergetures : il est important de continuer à l’appliquer pendant encore au moins quatre semaines après l’accouchement.

 

8 – Un masque pour les yeux

Si vous avez des difficultés à vous endormir, glissez dans votre sac de quoi vous isoler de la liseuse de votre voisine de chambre ou de la lumière du jour. La fatigue est souvent intense après les émotions de l’accouchement, et votre masque vous permettra de faire des siestes en même temps que celles de votre bébé.

 

9 – Une trousse de maquillage

Vous n’en voyez pas l’utilité ? Pensez encore et toujours aux nombreuses photos prises par vos visiteurs, que vous retrouverez avec horreur dans quelques années en vous disant « mais quelle tête de déterrée j’avais ! ». Des photographes spécialisés proposent également dans la plupart des maternités une séance photo avec votre enfant avant la sortie : autant avoir une tête présentable si vous décidez de vous l’offrir !

 

10 – Un équipement de pro

Amenez avec vous votre coussin d’allaitement, il vous sera précieux. Pour vous caler pendant les premiers repas de votre bébé, mais aussi pour dormir en vous appuyant dessus. Vous pouvez aussi amener votre écharpe de portage et vous promener dans les couloirs avec votre enfant s’il a du mal à trouver le sommeil dans son nouvel environnement.

10 astuces pour terminer sa grossesse en beauté

Comment ne pas être qu’un ventre dans les dernières semaines de sa grossesse ? Bien-Etre et Santé vous donne ses meilleurs conseils pour partir accoucher l’esprit serein et le corps léger (ou presque).

 

Vous avez fait le plus dur, il ne vous reste plus que quelques semaines à tirer avant que votre (très très) gros ventre ne se dégonfle : parce qu’ensuite vous n’aurez plus tout à fait autant de temps pour vous, profitez de ce calme avant la tempête pour vous bichonner au maximum et vous aider à supporter d’un cœur plus léger les insomnies, problèmes de circulation et autres joyeusetés qui accompagnent la dernière ligne droite.

1 – Préparez votre valise

Vous l’avez lu dans votre guide de grossesse, votre sage-femme vous l’a conseillé, votre mère aussi, mais vous n’avez toujours pas préparé votre valise. Il est temps de le faire : à l’approche du terme, tout peut arriver, et si vous voulez conserver un look présentable à la maternité pour le défilé de visites post-naissance, mieux vaut préparer vous-même votre baluchon plutôt que d’en confier le soin au jeune papa totalement bouleversé par les événements. En vous aidant de la liste fournie par la maternité, faites une liste complète de vêtements pour vous et le bébé. N’oubliez pas de prendre quelques accessoires indispensables : boules Quiès et masque pour vous aider à dormir, casque pour vous relaxer en musique, sèche-cheveux en prévision de votre sortie, serviettes spéciale maternité, soutien-gorge d’allaitement si nécessaire, trousse de maquillage pour vous refaire une beauté avant d’accueillir votre belle-mère…

2 – Travaillez votre style cool

Si au deuxième trimestre vous pouviez encore vous autoriser des coquetteries comme des talons hauts ou des jeans de grossesse moulants, laissez votre corps respirer. Choisissez des vêtements confortables, qui s’enfilent sans lutte inutile, et préférez les chaussures souples sans lacets (que vous ne pouvez de toute façon plus attacher seule…) pour ne pas comprimer inutilement vos pieds et cheville déjà mis à rude épreuve.

3 – Papotez avec votre bébé

Il est encore là, bien au chaud, vous sentez le moindre de ses mouvements et lui ressent toutes vos émotions : profitez à fond de ces moments précieux partagés avec votre bébé en lui consacrant chaque jour un peu de temps pour lui parler, caresser votre ventre et lui dire toute votre impatience de faire sa connaissance.

4 – Virez à gauche

A partir du 7e mois de grossesse, il est conseillé de dormir du côté gauche. Pourquoi ? Vous libérez ainsi du poids de l’utérus votre veine cave inférieure, située sur le côté droite, qui ramène le sang veineux vers l’oreillette droite du cœur. Vous évitez ainsi les risques d’hypodébit sanguin qui pourrait conduire à un malaise. Pensez aussi à placer un coussin sous votre jambe droite pour vous caler sans avoir besoin d’appuyer sur votre ventre.

5 – Dormez quand vous pouvez

En fin de grossesse, votre petit hôte qui est assez à l’étroit dans la journée se lance souvent dans des fiestas effrénées le soir alors que vous aspirez à un repos bien mérité. Vos nuits seront fractionnées, profitez donc de chaque moment de calme dans la journée pour vous reposer afin de ne pas arriver au terme trop fatiguée.

6 – Faites-vous une beauté

Le jour de l’accouchement, votre intimité sera quelque peu exposée aux regards du personnel de la maternité. En prévision de ce grand moment, offrez-vous une séance d’épilation chez l’esthéticienne : même si vous ne voyez plus ce qui se passe sous votre nombril depuis belle lurette, vous vous sentirez l’esprit plus léger si vous savez que tout est en ordre.

7 – Optez pour les douches

En fin de grossesse, préférez les douches tièdes aux bains trop chauds pour stimuler votre circulation sanguine. La douche a aussi l’avantage de vous éviter de vous contorsionner pour y entrer et en sortir. Pour oublier quelques minutes le poids de votre ventre, allez plutôt vous immerger dans la piscine municipale, en pleine journée vous serez tranquille.

8 – Relâchez la pression

De nombreuses femmes enceintes découvrent les joies des jambes lourdes pendant la grossesse : prise de poids, bouleversement hormonal, les raisons sont nombreuses. Pour vous soulager, usez et abusez des jets d’eau froide de bas en haut sur les jambes, surtout le soir avant de vous coucher. Demandez à votre médecin de vous prescrire de bas de contention, et investissez dans un gel anti jambes lourdes qui soulage les symptômes : la Crème Bien-être instantané jambes de Mustela, ou le spray Cryo drainant d’Akiléïne vous apporteront une sensation de fraîcheur bienvenue.

9 – Préparez votre matos

Vous pensez pouvoir le faire tranquillement après la naissance, mais promis juré, vous serez contente de l’avoir fait avant : si la déco est terminée, fignolez la chambre de votre bébé en lavant tout son linge et en préparant le nécessaire de la table à langer. Au rayon des indispensables : l’irremplaçable liniment oléo-calcaire pour ses petites fesses, les couches premiers âges, des compresses pour les soins du cordon… et beaucoup d’amour dans les tiroirs !

10 – Prévoyez les cadeaux

Si ce n’est pas votre premier enfant, profitez d’avoir vos journées libres pour aller acheter un petit cadeau pour chacun de ses frères et sœurs, que vous pourrez leur offrir de la part du petit nouveau lorsqu’ils viendront faire sa connaissance à la maternité. Et vice et versa : n’hésitez pas aussi à leur faire choisir un cadeau qu’eux ont envie de faire au bébé pour lui souhaiter la bienvenue !

Grossesse nutrition et devenir de l’enfant

Durant la grossesse il faut faire très attention à son alimentation, la femme enceinte ne peut pas tout manger

 

Chiffre

Chiffre

69 %
des bébés sont allaités à la maternité, mais seulement la moitié à l’âge d’un mois.
Source InVS.

De nouvelles recommandations insistent sur l’impact de l’alimentation périconceptionnelle sur le développement de l’enfant en grandissant.

L’influence de l’alimentation femme enceinte sur la santé de l’enfant à naître et du futur adulte suscite de plus en plus d’intérêt. Dès l’annonce de sa grossesse, la future maman se renseigne sur la façon de bien manger en attendant bébé. Elle s’interroge sur les bons et les mauvais aliments pour elle et le fœtus, les apports recommandés en vitamines et minéraux. En revanche, elle se soucie moins de l’avant et de l’après-bébé. Aujourd’hui, un consensus se dessine en faveur d’une véritable préparation nutritionnelle à la grossesse.

 

Avant bébé il faut manger une nourriture adaptée

Le bébé hérite les gènes de ses deux parents. Les nouvelles connaissances en épigénétique nous révèlent l’intérêt d’un conseil nutritionnel, dès le désir de grossesse, pour le couple de parents. On appelle épigénétique l’ensemble des processus physiologiques qui régulent l’expression de nos gènes. Leur mise en place se déroule au cours de la vie fœtale pour former les tissus du futur corps humain. Ces mécanismes font intervenir des molécules, dites méthyles, omniprésentes dans notre organisme. On sait aujourd’hui que l’alimentation périconceptionnelle a une action préventive pour la santé à long terme du bébé. Il est possible d’influencer favorablement, avant la création de l’embryon, l’expression des gènes des deux parents en optimisant leur capital méthyle par l’alimentation. Les nutriments donneurs ou activateurs de méthyles sont les vitamines B9, B6 et B12, le zinc, la choline, les aliments contenant de la bétaïne ou de la méthionine.

 

Protection in utero, attention à ce que vous mangez

Chez les bébés de petit poids et de petite taille à la naissance, on observe une incidence plus élevée de certaines maladies. Plusieurs études suggèrent que ces maladies seraient programmées pendant la grossesse. Elles montrent que des adaptations fœtales se mettent en place lorsque les apports materno-placentaires sont insuffisants. Ainsi, les bébés de mères mal nourries ou carencées développeraient un métabolisme d’épargne les prédisposant aux maladies de pléthore, troubles cardiovasculaires, hypertension, diabète. La maman doit se nourrir de façon suffisante et équilibrée afin de fournir au fœtus tous les nutriments indispensables à son bon développement.

 

Quoi manger pendant l’allaitement ?

Une femme qui allaite produit environ 800 ml de lait chaque jour, ce qui correspond à un coût énergétique de 500 à 600 calories. Un apport supplémentaire de 5 à 10 g par jour de protéines est recommandé. Celles-ci doivent être de bonne qualité nutritionnelle, viandes, poissons, œufs, produits laitiers. Les différents acides gras doivent être représentés, tout particulièrement ceux de la série oméga 3 indispensables au développement neurologique de l’enfant (huiles de colza, soja, olive, tournesol…). Les besoins en calcium sont identiques à ceux de la femme enceinte, soit 1 g par jour (un produit laitier à chaque repas).

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Certains aliments sont à éviter pendant l’allaitement. Des légumes de goût fort comme les choux, le céleri, les oignons ou les asperges donnant un goût désagréable au lait, sans risque pour la santé de bébé, mais Bébé peut apprécier ces saveurs ou en être incommodé, dans cas il est préférable de les supprimer. D’autres aliments peuvent modifier la composition du lait maternel et provoquer des colites chez le nourrisson. Si votre bébé connaît ce problème, surveillez votre consommation de lait, de produits laitiers, d’œufs, d’agrumes (orange, citron, pamplemousse…) et de caféine. Comme pendant la grossesse, il faut impérativement supprimer l’alcool (tolérance zéro), ne pas abuser des excitants comme le café ou le thé. Contrairement à une idée reçue, la bière ne stimule pas la sécrétion de lait.

 

Alimentation et sexe

Certains régimes alimentaires sont censés influencer le sexe de l’enfant à naître. Ces régimes modifient la nature chimique des sécrétions du vagin et de l’utérus. Ils favorisent ainsi soit les spermatozoïdes porteurs d’un chromosome masculin, soit les spermatozoïdes porteurs d’un chromosome féminin. Ils doivent être suivis par la future mère au moins huit à dix mois avant la conception. Selon les études, la probabilité d’avoir un enfant du sexe désiré passerait de 50 à 75 %. Un régime pauvre en calcium et riche en potassium avantagerait la conception d’un garçon, alors qu’un régime pauvre en sodium et potassium, mais riche en magnésium et calcium favoriserait celle d’une fille. Toutefois, ces régimes sont contraignants et déséquilibrés, ils nécessitent un suivi médical et nutritionnel.

Folates, avant et pendant !

Folates, avant et pendant !

L’acide folique, ou folates, ou vitamine B9 intervient dans le développement du système nerveux du fœtus. Un déficit peut provoquer des anomalies graves (spina bifida), un risque de prématurité et de retard de croissance. Une alimentation riche en fruits (agrumes, fruits rouges, dattes, figues) et légumes (choux épinards, mâche, brocolis) est conseillée, mais elle n’est pas suffisante. Près de trois quarts des femmes en âge de procréer ont des apports alimentaires en folates inférieurs à 100 % des apports conseillés, alors que leur capital folates devrait être excédentaire avant même la conception. Les autorités de santé recommandent une supplémentation médicamenteuse de 400 µg par jour au moins deux mois avant la conception et durant tout le premier trimestre. Aucun effet indésirable pour la mère ni pour le bébé n’a été rapporté.

À lire

À lire

“Le guide de l’alimentation de la future maman” Catherine Chegrani-Conan, diététicienne. Editions Leduc.S. Prix public 15 €.

Un ouvrage qui vous permettra d’être au top avant et après l’arrivée de Bébé.

De l’acide folique lorsque l’on veut tomber enceinte?

Dans le cadre d’un projet de grossesse, le médecin d’Axelle lui a prescrit de l’acide folique. Quel rôle joue-t-il ? Y a-t-il un risque pour le bébé ?

 

L’acide folique (appelé aussi vitamine B9 ou folates) joue un rôle essentiel dans le développement du fœtus. Son déficit lors de la phase décisive de fermeture du tube neural peut provoquer de graves anomalies du système nerveux (spina bifida). Il peut également engendrer un risque de prématurité et de retard de croissance du fœtus. L’incidence moyenne des malformations est d’environ une grossesse sur 1 000 en France. Près des trois quarts des femmes en âge de procréer ont des apports alimentaires en folates inférieurs à 100 % des apports conseillés. L’amélioration de leur statut en folates, notamment en cas de désir de grossesse, fait partie des objectifs du Progamme National Nutrition Santé (PNNS).

 

Prescrire au bon moment la vitamine B9…

Pour prévenir ces carences, une alimentation conforme aux repères du PNNS, riche notamment en fruits rouges (fraise, framboise, cerise…) et légumes verts (choux épinards, mâche, brocolis) est conseillée mais elle est souvent insuffisante. Une supplémentation médicamenteuse est préférable pour plus de sécurité. Pour être efficace, elle doit débuter au moins quatre semaines avant la conception. Une prescription systématique de folates, jusqu’à la 12e semaine d’aménorrhée, est recommandée dès que la décision d’avoir un enfant est prise, et si possible dès l’arrêt de la contraception.

… et à la bonne posologie

L’acide folique n’est pas efficace à 100 % mais il réduit le risque d’anomalies dans près de deux tiers des cas. Parlez-en à votre médecin quand vous envisagez une grossesse. La posologie recommandée est d’un comprimé d’acide folique dosé à 0,4 mg en une prise quotidienne. Une dose plus importante de 5 mg d’acide folique par jour est prescrite aux femmes à risque élevé, présentant un antécédent de fœtus atteint de malformations du système nerveux ou traitées par certains médicaments pouvant induire des carences en folates. Dans les deux cas, les prescriptions sont remboursées à 65 % par la Sécurité sociale. La tolérance du traitement est bonne et aucun effet indésirable, ni pour la mère ni pour le bébé, n’a été rapporté.

Grossesse : quel sport et comment ?

Être enceinte n’est ni une maladie, ni un handicap, elle n’empêche en aucun cas de pratiquer une activité sportive.

 

Sport pendant la grossesse

« S’il n’y a pas de contre-indication à la pratique d’une activité physique, qu’il n’y a pas d’antécédents de prématuré ou encore un retard de croissance utérin, il n’y a pas lieu de devenir sédentaire quand on a un mode de vie actif. » Pour le docteur Carol Maitre, gynécologue à Paris et à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), il faut adapter la quantité et le type d’exercice physique. « La société canadienne de gynécologie obstétrique affirme même qu’il faut inciter les femmes qui ne pratiquent pas une activité sportive à en débuter une. »

 

Le sport, c’est bon pour la future maman

Le sport contribue à diminuer le stress, améliore le sommeil, stimule la circulation sanguine, optimise les capacités respiratoires et cardiaques, aide à prévenir la constipation, les crampes et les jambes lourdes, augmente le tonus musculaire et l’endurance. « Le sport aide aussi à diminuer le diabète gestationnel, à limiter la prise de poids, la dépression post-partum, le baby blues… »

À éviter

À éviter

  • Le VTT, l’équitation, le roller, ou encore le ski, trop à risques.
  • Les activités sportives demandant endurance, efforts brusques et violents ou engendrant des chocs.
  • Les sports de glisse, de combat, la plongée sous-marine, l’alpinisme, le parachutisme…
  • Forcer si vous vous sentez fatiguée. Accordez-vous des moments de récupération plus longs. Reposez-vous en respirant profondément pour bien oxygéner votre corps.
  • Réduire votre alimentation, pour garder la ligne. L’hypoglycémie risquerait d’entraîner un éventuel retard de croissance fœtale 

 

C’est bon pour Bébé et la grossesse

Pendant un effort modéré, le bébé profite d’un flux sanguin maximal optimisant sa croissance et des effets euphorisants des endorphines sécrétées. Après la séance, elles ont plutôt un effet tranquillisant. En respectant certaines règles, en ayant un peu de bon sens et en choisissant un sport adapté, il est facile de conserver la forme pendant neuf mois.

 

Optez pour le juste milieu avec un sport pour femme

Si la grossesse est un phénomène on ne peut plus naturel, il existe bel et bien des effets physiologiques particuliers. Dans les trois premiers mois, la sécrétion d’œstrogènes en quantité plus importante décuple les aptitudes physiques des futures mamans : plus de force, de tonicité musculaire et d’endurance à l’entraînement. Alors, prudence. Ne vous engagez pas dans des efforts qui dépassent les capacités du moment. Écoutez votre corps.

Attention aux entorses de la cheville. Prise de poids, ventre grandissant déplacent le centre de gravité, vous rendent maladroite. L’hyperlaxité ligamentaire favorisée par l’imprégnation hormonale augmente le risque de foulure.

 

Faire le bon choix pendant votre grossesse

Si vous êtes sportive, vous pouvez continuer à pratiquer vos disciplines habituelles, en vous ménageant. « Dans les deux premiers mois, on peut tout faire, ajoute le docteur Carole Maitre. La natation et la marche restent les deux activités les plus pratiquées. Le vélo peut être continué jusqu’à cinq ou six mois. Sixième pour le golf, quatrième et demi pour le tennis en double et le ski de fond. À partir du cinquième mois, évitez les sports tels que la course à pied. Le poids du bébé, du placenta et du liquide amniotique majorent l’impact sur les hanches et les genoux. Préférez les disciplines portées comme la natation. » Pour les accros des cours de fitness, les gymnastiques dites douces procurent de multiples bénéfices et s’adaptent à chaque stade de la grossesse.

Au fur et à mesure de la grossesse, le diaphragme, muscle principal de la respiration, est poussé petit à petit par l’utérus vers la cage thoracique ou sous-claviculaire. Il devient alors impossible de respirer à fond. Et les tensions, contractures, maux d’estomac, perte de sommeil (autant de maux de grossesse)… s’installent. Pour regagner une paix intérieure, rien de tel que le yoga, le tai-chi-chuan, ou encore le qi gong. Et n’oubliez pas l’alimentation femme enceinte pour avoir toute l’énergie nécessaire.

 

Réponses d'expert : ne pas pratiquer une activité physique en pensant esthétique

Réponses d'expert : ne pas pratiquer une activité physique en pensant esthétique

anais_royer_coachAnaïs Royer,
coach sportif, master trainer chez Nike France et auteur du DVD Enceinte & en forme chez Shaman Productions.

Commencez ou continuez de vous entraîner, mais dans l’objectif de soutenir, d’accompagner votre corps qui va connaître un certain nombre de changements, notamment au niveau du poids. Renforcez les zones sensibles comme le dos, les jambes et les chevilles. Travaillez votre souffle avec la respiration ventrale. Vous améliorerez ainsi la souplesse et la mobilité des tissus musculaires tout en renforçant en profondeur la sangle abdominale. Cela relaxe, aide à se recentrer, choses importantes lors des dernières semaines et pendant l’accouchement.

À lire

À lire

SPORT ET NUTRITION PENDANT ET APRÈS LA GROSSESSE
Ce livre contient les précautions spécifiques à chaque activité, des programmes d’entraînement de niveaux variés, des exercices de musculation et de détente adaptés aux différentes étapes de la grossesse.
Mélanie Olivier & Élise Hofer, éditions de L’Homme, 232 pages, 34,95 €.