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Gérard Holtz : « L’important, c’est de ne jamais être petit dans sa tête »

Il a bâti sa popularité en présentant Stade 2, le Tour de France et le Téléthon… Alors qu’il arrive en coup du vent du Dakar, Gérard Holtz nous parle, sous la forme d’un abécédaire avec les lettres de son nom, de ses coups de cœur et notamment de sa nouvelle passion, le théâtre.

 

G comme GROSSESSE

« Certains hommes voient une déformation du corps de la femme dans la GROSSESSE. Moi, je vois une sculpture, une sublimation de la féminité. C’est tellement magique qu’un être vivant se développe comme ça à l’intérieur d’un autre corps ! Le sentir bouger, sentir ses coups de pied, pour moi, c’est un des plus beaux moments d’amour, c’est un des plus grands moments de l’histoire humaine. »

E comme ÉMOTIONS

« Longtemps, ceux qui m’aimaient et même ceux qui ne m’aimaient pas m’ont accusé de me disperser… Il semblerait que, pour eux, ce soit un défaut d’aimer et de faire autant de choses à la fois. Pas pour moi. De mon point de vue, non seulement c’est naturel, mais c’est même une qualité que garder tous mes sens éveillés à de nouvelles ÉMOTIONS. C’est mon système de vie personnel. Il a des inconvénients, je l’admets bien volontiers. »

R comme RÊVES

« Les petits sont des battants, n’importe quel psychologue est capable de l’expliquer. D’après eux, face aux railleries, nous développons un caractère plus fort et une volonté d’acier, et puisque nous devons prouver deux fois plus que les autres nos capacités, nous sommes poussés à nous surpasser et à devenir meilleurs. Je dis beaucoup plus simplement que nous sommes plus concentrés que les autres en énergie, en idées, en envies. Mais surtout, le plus important de tout reste… de ne jamais être petit dans sa tête ! Voir grand, rêver en grand, et peu à peu réaliser ses RÊVES, même les plus fous, jusqu’à la plus haute marche du podium. Aux moins-d’un-mètre-soixante dix, tout est possible, même devenir président de la République ! »

A comme AUJOURD’HUI

« Sans se prendre au sérieux, surtout carpe diem, profitons du jour présent. Je me répète cela tous les jours en me levant. Qu’est-ce qui va m’apporter du bonheur AUJOURD’HUI ? La lecture d’un livre ? Un événement comme le Dakar ? Mon boulot de journaliste ? Une conversation avec mes fi ls ? La rencontre d’un ami ? Une répétition de théâtre ? Jouer de la guitare ? Que vais-je faire aujourd’hui pour que ce jour-là soit encore meilleur que tous ceux qui viennent de passer ? »

R comme REGRETS

« Je ne veux pas non plus m’attarder sur quelques REGRETS, celui de n’avoir pas eu plus d’enfants par exemple, car j’adore les miens. Celui de n’être pas allé au bout de mon mariage, comme je l’avais juré le jour où j’ai dit oui, mais c’est la vie. On ne fait parfois que ce que l’on peut… Et j’ai eu tellement de chance ! Tellement de coups de pouce du destin, tellement de belles occasions ! Petit mais débrouillard, comme le disaient mes amis, j’ai bâti une carrière par intuition, mais pile dans la direction de mon bonheur. »

D comme DAKAR

« Au départ, j’étais contre. Lorsque j’étais étudiant, j’étais plutôt tiers-mondiste avec mes copains africains. On se demandait ce que ce rallye allait faire dans ces pays-là. Ensuite, en 1994, lorsque j’ai été désigné pour présenter le DAKAR sur France Télévisions, j’ai découvert une compétition qui était accueillie à bras ouverts par l’Afrique et les Africains. Encore aujourd’hui, en vacances au Sénégal, on me demande “Gégé pourquoi tu ne reviens pas”… Mais le Dakar a émigré en Amérique du Sud où il est accueilli avec passion… On peut simplement se demander s’il est bon de garder le nom de Dakar. »

H comme HANDICAP

« Mes divers rendez-vous manqués avec la mort n’ont fait que me pousser à toujours plus d’envie de vivre. Je n’ai toujours pas peur de la mort ! Je crains bien davantage le handicap, je sais trop ce qu’il a retiré à mon enfance. Cette privation de mouvement, cet enfermement, cette vie soudain au ralenti à l’âge où l’on ne songe vraiment qu’à courir, sauter, bouger ! Fiché au fond de ma conscience, le souvenir de ces mois de préventorium reste pour moi l’exemple du HANDICAP absolu, puisqu’ils m’ont privé de ma famille, de mon énergie et de tous les rêves d’avenir que l’on tricote justement à 9 ans. Clairement, pour moi, il y a un avant et un après la tuberculose. Parce que j’ai ressenti cette fringale de vie dès que la maladie a ouvert les griffes qu’elle avait plantées dans mes poumons.»

O comme OZENNE

« C’est le nom de mes meilleurs amis, car il est bon et même nécessaire de vivre dans la fi délité. C’est vrai de Marie-Jo et Dominique OZENNE, mes amis incontournables et c’est vrai aussi dans ma vie professionnelle avec 42 ans de fidélité au service public.»

L comme LIVRE

« Il ne se passe pas une journée sans que j’ouvre un LIVRE. Contrairement à mes deux fils qui sont très ordinateur, j’ai encore un besoin sensuel et intellectuel de toucher du papier. Sur ma table de nuit, j’ai au moins trois livres ouverts en permanence, de La Pléïade à Molière en passant par Blondin ou James Joyce. »

T comme THÉÂTRE

« Après tant d’aventures professionnelles, me voici plongé dans mon rêve ! Je fais du théâtre, dans de sublimes conditions, extrêmement bien entouré par une troupe de comédiens jeunes et accueillants et sur un texte merveilleux ! C’est une expérience à nulle autre pareille. Je suis émerveillé par la magie du THÉÂTRE, étourdi par cette impressionnante sensation de mise en danger, sonné par l’intensité des émotions que dégage une scène. Définitivement, je suis fou de théâtre. Plus question de m’en éloigner jamais ! »

Z comme ZEN

« Pour moi, rester zen, c’est un état d’esprit et même une attitude que je mets en pratique au quotidien. Je dis toujours “Pas de problèmes, mais que des solutions s’il vous plaît”. Je me mets très rarement en colère et dès qu’il y a des sujets forts qui me touchent comme le racisme ou l’injustice, j’essaie de me contrôler et de ne surtout pas m’emporter, car c’est en restant ZEN que nous avons les meilleures chances d’être entendus.»